‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 152 sur 956 · Il :.,■ le France à Rome. Bodinier, qui vécut · texte numérisé non relu

Il :.,■ le France à Rome. Bodinier, qui vécut

,11 ]■ ,1m 1 ) nit le longues années, est connu par son tal.loau l'.Xinirli,.^ dans la campagne de Rome (1836). Mais. co qui fit surtout sa réputation, co sont ses libéralités envers sa ville natale.

BODINIÈRE (la). On désigne ainsi, du nom do son fondateur, uno petite salle de spe~otacle située rue Saint-Lazare à Paris, où Charles-Louis Bodinier, secrétaire de la -Comédie-Française, ouvrit, le 16 janvier 1888, lo Théâtre d'application, destiné à servir de théâtre d'études aux élèves du Conservatoire, devant un public payant. Cette entre-

prise avait eu pou de succès, lorsque Bodinier eut l'idée do donner, lojour, dans sa salle, les menus spectacles les plus divers : pièces inédites, revues, conférences, audition

funambulesque.

BODINURE n. f. Mar. Syo. de BOUDiNtlBE.

BODIO (Luigij, économiste ot statisticien italien, né à Milan on 1840- Il obtint la chaire d'économie politique, à l'école royale de Livourno (1864); puis, en 1867 et 1868, il professa la mémo science à Milan, devint professeur do statistique et do géographie commerciale à l'Ecole supérieure do commerce de Veniso, et directeur du Bureau royal italien de statistique. On lui doit : Statistique internationale des Caisses d'épargne (1876), en français; Statistique du commerce intérieur, sur terre et sur mer, du royaume d'Italie (Florence, 1865J; Documents statistiques du royaume d'Italie (1807), ces deux ouvrages en italien. Outre de nombreux articles, il a publié à Rome, depuis 1876, avec Correnti et Baselli, les Archiva de statistique.

BODIOCASSES. Ethnol. V. Bajocasses.

BODJANSKI (Osip [Joseph] Maximovitsch), savant philologue russe, né dans la Petite Russie en 1808, mort en 1878. Il fut professeur do slave à l'université de Moscou. On lui doit la publication des Comptes rendus de la Société d'histoire et d'antiquités russes de Moscou (1846 à 1849, et 1858 à 1874). Parmi ses travaux originaux, citons : la Poisie populaire des tribus slaves (1837), et l'Epoque de l'origine de l'écriture slave (1855).

BODLÉtEN, ENNE [lé-i-in, en' — de Bodterj, n. pr.) adj. Qui appartient, qui a rapport â Bodiey. Il n'est guère usité quo dans la locution : Bibliothèque Bodléienne.

BODLÉIENNE (BIBLIOTHÈQUE). V. à l'article BIBLiOTuè- QUB : Bibliothèques d'Angleterre.

BODLBY (sir Thomas), diplomate anglais, né à Excter en 1545, mort en 1613. Il se consacra entièrement aux arts et aux sciences, après avoir été chargé par la reine Elisabeth de plusieurs négociations importantes auprès des princes d' Allemagne et des Etats de Hollande. Disgracié, il se retira à Oxford et légua, à l'université de cette ville, vingt-quatrn mille volumes, qui forment ce qu'on appelle encore la Bibliothèque Bodléienne, et un revenu de 200 livres sterling, destiné au traitement des bibliothécaires.

BODMEB (Jean-Jacques), littérateur et poète suisse, né à Greifensee, près de Zurich, en 1698, mort en 1783. Il professa, de 1725 à 1775, l'histoire à Zurich, où il devint membre du Grand Conseil. Il a beaucoup contribué, comme journaliste et critique, à la création d'une littérature allemande originale et débarrassée des influences étrangères. Ses principaux ouvrages sont : la Noachide (Zurich, 1752), poème médiocre en douze chants; Lettres critiques (1746); des traductions, etc. Il a aussi publié Bibliothèque helvétique et Collection des minnesingers.

BODMER (George), mécanicien suisse, né à Zurich en 1786, mort en 1864. Il vécut en Suisse, en Allemagne, en Angleterre, inventa plus de quatre-vingts types de machines, dirigea des fabriques d'armes, des filatures, introduisit à Manchester un système de filature de coton qui révolutionna l'industrie (1824), perfectionna les machines à forer, les locomotives, les laminoirs, construisit des chemins de fer, etc.

BODMIN ou BOSSUENNA, ville d'Angleterre (comté de Cornouailles). sur l'estuaire de l'Alan, au confluent du Camel; 5.170 hab. Filature de laine, commerce de malt.

débuta par quelques poésies lyriques. En 1674, il fut nommé professeur de pédagogie. Bodnaresco est un des meilleurs poètes dramatiques de la Roumanie. Sa pièce la plus connue est Rienzi.

BODÔ, ville et port de Norvège (bailliage de Nordland), sur l'Atlantique ; 3.800 hab. Pêcte.

BODONAL DE LA SIERRA, bourg d'Espagne (Estrémadure [prov. de Badajoz]), près de l'ArdilIa ; 2.500 hab. Fabrique de savons.

BODONI /Jean-Baptiste), imprimeur italien, né en 1740 à Saluées (Piémont:, mon en 1813 à Padoue. H apprit la

fravure, plusieurs langues orientales, et devint, en 1788, irecteur de l'imprimerie du grand-duc de Parme. Les ouvrages sortis de ses presses sont considérés comme les plus beaux produits de la typographie italienne. Il avait

fravé des caractères de toute beauté. On cite, parmi ses ditions les plus célèbres, celles de l'Iliade (1788); à'Horace (1791); do Catulle, Tibulle et Properce (1794), etc. On lui doit aussi un excellent Manuale lipografico (1788), dans lequel sont présentés des échantillons de pins do deux cent cinquante caractères différents.

BODOTiUE n. f. Genre de crustacés-cumacés, famille des diastylidés, renfermant des formes do petite taille, qui vivent à de grandes profondeurs dans les mers boréales. L'espèce type est la bodotria longicaudata, découverte aux îles Lofoden.

BOD-PA [ ■ homme du pays de Bod •]. V. THraéTAiN.

BODRAT (dra) n. m. Etoffe soyeuse, qui provient du Levant.

BODREAU ou BODER£AU (Julien), jorisconsulte français, né au Mans en 1590, mort entre 1660 et 1666. On lui doit; les Coustumes du pais et comté du Maine (1645\- HliL^trations et remarques sur tes coustumes du Maine (1658), etc.

BODROG-KERESZTUR, bourg de I" Austro-Hongrie ( Hon-

BOÉ, BOHÉ ou BOBÉA adj. m. Variété de thé noir do

venté un nouveau photomètre (1877), ainsi qu'un appareil pour démontrer la précession des équinoxes. On lui doit des articles et des mémoires écrits avec une grande clarté.

BOÈCE — BŒLTE

BoÈGE (Anicius Manlius Torquatus Severinus), homme d'Etat, philosophe et poète de la décadence romaine, né à Rome vers 470, mort vers 525. Son père avait été consul. 11 eut pour maitres Festus, et Symmaque dont il épousa la tille, et compléta son éducation à Atliènes. Ce fut lui que le sénat chargea de haranguer Theodoric faisant son entrée dans Rome. Le roi goth l'attacha à sa personne. Consul et prince du sénat en 510, il devint ensuite magistcr palatii et magister officiorum. Ses connaissances en mathématiques et en mécanique le firent aussi nommer directeur

impots.

Une armée permanente était entretenue, les lettres et les arts furent protégés. Mais son énergie à poursuivre les exactions et une fierté toute romaine lui attirèrent la haine des grands. Tant que Theodoric fut jeune, il soutint son ministre ; mais sa volonté faiblit et son caractère s'altéra. Alors, une dénonciation formelle fut portée contre Boèce par le délateur Cyprien. Il fut accusé, avec Symmaque, de vouloir soustraire Rome au joug des Goths, et d'entretenir des intelligences avec l'empereur grec Justin. En même temps, on l'accusait de magie. Theodoric se laissa convaincre. Les biens de Boèce furent confisqués; luimême, condamné à mort, fut maintenu longtemps en prison, et enfin exécuté à Pavie avec des raffinements de cruauté. Symmaque fut décapité. Après la mort de Theodoric, sa veuve, Amalasonte, fit relever les statues de ces deux victimes. Plusieurs églises d'Italie admirent Boèce au nombre des saints, et il figure à ce titre dans le recueil des BoUandistes. Rien ne prouve, cependant, qu'il fût chrétien. Ses écrits relèvent surtout de la philosophie de Platon et d'Aristote.

Les connaissances de Boèce étaient variées et étendues. Il avait composé des Traités d'arithmétique, de qéométrie, de musique; mais il compte surtout comme philosophe. Ses Commentaires sur Arislote et ses Traités de philosophie péripatéticienne, montrent en Boèce le premier en date des philosophes du moyen âge, sur lesquels il eut une grande influence. Le plus célèbre de ses écrits est la Consolation philosophique, composée dans sa prison, en prose mêlée de vers, et divisée en cinq livres. Les quatre premiers ne font guère que reproduire avec éloquence des lieux communs antiques sur la Fortune, la Gloire, le Souverain bien, etc. Dans le cinquième, il étudie à fond le problème de la prescience divine et de la liberté humaine.

— BiBLlOGR. Editions: Edit. princeps (Venise, 1491); Glareanus.édit. coiiii'i' I. l;.ii., i:.;>i,; tAigae, Patrologie (t. LXIII, LXIV). I,., , ..u ie la. Consolation est celle de Cardali i - Gervaise, Histoire de Boèce (Paris, m ■ > i De l'origine des traditions sur le c/ins(j.i.i....it, iL IJ.i.l (Paris, 18G1).

' Boèce (Poème sdr). C'est le plus ancien texte littéraire de la langue provençale. Sans grande valeur poétique, car il est tronqué, il est néanmoins important par sa date que, l'on peut faire remonter au x* siècle. L'auteur de ce poème, resté inconnu, s'était proposé de raconter la vie et surtout la captivité du philosophe en s'inspirant d'anciennes biographies latines et aussi de la Consolation de Boèce. Ce fragment de deux cent cinquante-sept vers décasyllabiques est en langue d'oc et peut être attribué soit à l'Auvergne, soit au Limousin.

— BiBLioGR. : P. Meyer, Recueil d'anciens textes bas latins, provençaux et français (Paris, 1874).

Bœckh (Philippe-Auguste), philologue allemand, né à Carlsruhe en 1785, mort à Beriin en 1867, fut le chef de la grande école philologique moderne. Elève de Wolf, il devint, en 1807, professeur à l'université de Heidelberg, et, en 1811, à celle de Berlin, où il dirigea, en outre, le séminaire philologique et l'école normale. Il était membre associé de l'Institut de France. D'après lui, la philologie doit être une méthode historique, ayant pour objet de restituer toute la vie sociale et politique d'un peuple durant une période déterminée. Il divisa la philologie en deux sections : d'un côté, l'Herméneutique et la Critique ; d'autre part, la Vie pratique et la Vie théorique des anciens. On lui doit nn très grand nombre de dissertations et d'ouvrages, dont les plus importants sont : Œuvres de Pindare (1811-1822), l'édition critique la plus remarquable qui existe sur ce poète ; Économie politique des Athéniens (1827), ouvrage capital; Corpus inscriptionum grxcarum auctoritate et impensis Academix regix Borussias (1824-1850), vaste recueil d'inscriptions grecques connues ; De la critique des poésies de Pindare (1825); Recherches métrologiques sur les poids, étalons et mesures de l'antiquité {IS3S); Recherches sur le système cosmique de Platon (1852); les Cycles lunaires des Hellènes (1855). On doit encore à Bœckh : Leibniz et les académies d'Allemagne (1835); d'Alembert et Frédéric le Grand, rapports entré la science et l'Etat ; etc.

BŒCKHIE (beu-k'i) n. f. Bot. Genre de restiacées, renfermant deux espèces de l'Afrique australe.

Bœcking (Edouard), jurisconsulte allemand, né en 1802 à Trarbach (Prusse), mort à Bonn en 1870. Professeur à Berlin et à Bonn, il a donné de savantes éditions. Ce sont : Institutiones Gai et Justiniani (18291. avec Klenze ; Institutiones Gai (1850) ; Corpus legum seu Brachylogus , etc.

{isi9);Fragmenta[ilpi'ani(\Si5).

Il a fait également paraître les Œuvres complètes de A. Sclilegol (1845-1847) ; mais son principal titre scientifique est un grand travail : Notitia diqnitatum utriusque imperii (1838- 1850), qui lui a coûté vingt-cinq années de recherches ; Pandec-

1855) ; Droit privé romain ; institution du droit civil 7-oniain ; et.

dans un autre genre, le recueil des écrits d'Ulrich de Hutten

Bœcklin rArnoldl, peintre suisse, né à Bàle en 1827. Il fit ses études à Dusseldorf, dans l'atelier de Schirmer, puis visita Paris et Rome. Il séjourna ensuite à Bàle, s'établit en 1858 à Munich, et fut appelé, on 1860, à enseigner le paysage à la nouvelle école des beaux-arts de 'Weiraar, où il resta deux alors à Rome, revint à Bàle et â Munich, en Italie (1876). Bœcklin est un artiste pui

inégal, et fait de contras la mer sont souvent for .

antique germain. Ses bleâux de genre ou d'histoire, par contre, sont souvent d'une naïveté légèrement ridicule ou d'un mauvais goût incontestable. Avec cela, il est rarement banal. Dans le portrait, il a donné quelques morceaux de maîtrise. Mais son vrai domaine est une espèce de mythologie mi-païenne, mi-allemande, où triomphent son coloris chaud et hardi et une sorte de jovialité énorme. Ses Centaures, ses Aij-es (ondines), ses Sirènes, rouges ou blondasses, qui s'ébattent dans des eaux vertes admirables en narguant des silènes marins, sont de véritables créations. Les fresques de Bœcklin sont inférieures à de telles toiles. Bàle a célébré, en 1897, un jubilé pour ses soixante-dix ans.

Bœcler (Jean-Henri), érudit allemand, né en 1611 à Cronheim en Franconie. mort en 1692. Il professa l'éloquence à Strasbourg, à Upsal, à Mayence, et fut comblé d'honneurs et de pensions. On lui do'it beaucoup d'ouvrages, notamment : De Jure Gallix in Lotharingiam (1663); Ad Grotium de jure belli et pacis dissertationes quinque (1663); Bibliographia hislorico-politico-philologica (1677); Historia belli' Sueco-Danici (1616): Bistoria universalis ab orbe condito ad Jesu-Christi nativilatem (1680) ; Historia universalis iv sseculorum post Christum.

BOÉDROMIES (gr. boédromia) n. f. pi. Ant. gr. Fête athénienne en l'honneur d'Apollon, surnommé à Athènes Boédromios (qui secourt). Elle se célébrait dans le mois boédromion, â l'anniversaire de la victoire de Thésée sur les Amazones.

boédromies, en l'honneur d'Apollon Boédromios.

BoËGE, ch.-l. de cant. de la Haute-Savoie, arrond. et 26 kilom. de Thonon, sur la Menoge, affluent de l'Arve ; 1.403 hab. Poulardes très renommées; corroirie, tannerie. — Le cant. a 8 comm. et 5.749 hab.

BœGH (Erik), écrivain dramatique danois, né à Copenhague en 1822. A la fois dramaturge, conteur, publiciste et poète, il a écrit pour le théâtre de Copenhague une centaine de pièces plus ou moins importantes, publié des recueils de poésies et des chansons. Parmi ses pièces, écrites avec une extrême facilité, et qui renferment toujours un enseignement, nous citerons : la Nuit du nouvel on (1850); le Calife en aventures; le Secrétaire de rédaction. On lui doit encore un grand ouvrage en prose : Jonas Tvxrmoses Orgrelser (1875).

BœRL de Faber (Nicolas), littérateur espagnol, d'origine allemande, né à Hambourg en 1770, mort â Cadix en 1836. Consul à Cadix, il s'adonna à la littérature espagnole. On a de lui deux recueils : Floresia de rimas antiquas castellanas (liîï-liii), et Teatro espanol anterior a Lope de Vega(\iiî).

BœhM (Théobald), flûtiste, né et mort à Munich (1794- 1881), est considéré en Allemagne comme l'un des virtuoses les plus brillants qui se soient distingués sur son instrument. Membre de la musique particulière du roi de Bavière, il s'est encore produit comme compositeur. Mais, ce qui rattachera surtout le nom de Bœhm à l'histoire de la flûte, ce sont les modifications profondes et très heureuses qu'il a apportées dans la construction de cet instrument. La . flûte Bœhm», est aujourd'hui d'un usage universel, et elle a amené une réforme dans le même sens, appliquée à la clarinette et au hautbois. Bœhm a publié à ce sujet un écrit intitulé : Sur la. construction de la flûte et ses nouveaux perfectionnements (1847). 'V. flûte.

Bœhm (Joseph), violoniste hongrois, né en 1795 à Pesth, mort à 'Vienne en 1876, fut membre do la chapelle impériale de 'Vienne et professeur au Conservatoire de cotte ville. Elève d'abord de son père et du grand violoniste Rode, il fut virtuose remarquable. Bœhm a publié un assez grand nombre de compositions pour son instrument.

Bœhm (Joseph-Edgar), médailleur et sculpteur, né à Vienne en 1834, mort à Londres en 1890, après avoir étudié à Vienne et Paris, s'est fixé de bonne heure en Angleterre, où il a connu les plus grands succès. H a vite laissé l'art du médailleur pour pratiquer la sculpture colossale ; statues colossales de Victoria à "Windsor, de sir John Bunyan

1879, d'importants monuments funéraires : tombeaux de la grande-duche'sse Alice de Hesse, de William lyndale, du prince Louis-Napoléon (dans la chapelle Saint-Georges, de 'Windsor), etc. H était membre de l'académie de Londres.

BœhME ou Bœhm (Jacob), théosophe, un des prin-

1624. ses parents étaient de pauvres paysans; il reçi quelques leçons àl'école du village, puis futmisenappre tissage chez un cordonnier; il exerça cette profi

i Ta fin de sa vie. De bonne heu il rédigea la première damné par le clergé

jus-

aiteudi

écrit qui fut coniment paraître :

Description des trots principes de l'essence divine (1619); De la triple vie de l'homme, réponse aux quarante questions de l'àme (1620) ; De l'incarnation du Christ, de sa passion, de sa mort et de sa résurrection, et de l'arbre de la foi (1620) ; Du mystère céleste et terrestre (1620) ; De l'empreinte des choses (De signatura rerum) [1621] ; De la vraie repentance (1622) ; De la Providence et du choix de la grâce (1623) ; le Grand Mystère (1623) ; De la contemplation divine (1623), etc. Chose étrange chez un illettré, on trouve dans les écrits de Bœhme de nombreuses analogies avec les théories philosophiques de l'Allemagne contemporaine, et il peut être considéré comme un précurseur de Spinoza, de Schelling, de Hegel. L'édition la plus complète de Bœhme est celle qui fut publiée par Gichtel en 10 vol. in-S'>(16S2). h' Aurore, la Triple vie et les Trois principes ont été traduits en français par Saint-Martin, un autre illuminé.

Bœhme (Johann-Gottlob). historien allemand, né à Wurtzen en 1717, mort à Leipzig en 1780, où il occupait une chaire d'histoire. Il était conseiller aulique et historiographe de l'électoral de Saxe. Lié avec le père de Gœthe, il chercha, mais inutilement, à faire goûter du futur poète les études juridiques. Il a laisse un certain nom-

(Just Henning), jurisconsulte allemand, né a ±ianovre en 1674, d'une famille originaire de Bohême, mort à Magdebourg en 1749. Professeur de droit à l'université de Halle, il devint successivement conseiller d'Etat du roi de Prusse, Frédéric I*', et directeur de l'université de Halle. Il est l'auteur de travaux juridiques considérables, dont les principaux sont : Introductio in jus Digestorum {Il Oi); Exercitationes ad Pendectas {il A^-nei); Jus ecclesiasticum protestantium, usum hodiemum juris canonici juxta seriem Decretalium ostendens (llZl) ; Corpus juris canonici (1747); Jus parochiale (1701), â l'usage des protestants.

Bœhmer (George-Rodolphe), médecin et naturaliste allemand, né à Liegnitz en 1723, mort en 1803. 11 forma un cabinet d'anatomie, entretint presque constamment à ses frais le jardin de botanique de Wittemberg, et composa un nombre considérable d'ouvrages, entre autres : Sperviatologia vegetalis (1777-1784); Répertoire systématique de tous les ouvrages sur l'histoire naturelle, l'économie rurale < ' '

ifactures, ou gui pourraient y être employée. (1791), ouvrage d'un grand intérêt, etc.

Bœhmer (Johann Friedrich), historien allemand, né en 1795 à Francfort-snr-le-Mein, mort en 1863, se consacra de bonne heure aux études historiques. Il se voua surtout à la publication de documents, et fit à cet effet de nombreux et longs voyages en France, en Italie et aux Pays-Bas. Il amassa jusqu'à la fin de sa vie un nombre incalculable de documents, et prit iMe part très active, avec Pertz, à la publication des Monumenia Germanise historica. Il a laissé de nombreux ouvrages historiques.

Bœhmer, un des joailliers de Marie - A ntoi nette. V. col- LiEE [affaire du).

Bœhmer (Edouard), philologue allemand, né à Stettin en 1827. Il se lia avec Bunsen, visita l'Espagne (1857), se rendit en France (1868), pour y étudier la littérature provençale, et devint professeur à Halle f 1866), puis à Strasbourg (1872). Bœhmer a publié pour la première fois le Tractatus de Deo et homine, de Spinoza, dont il avait découvert le manuscrit en Hollande (Halle, 1852). Parmi ses nombreux travaux, nous citerons : les Réformateurs espagnols pendant deux siècles, àpartir de (530 (1874) ; une édition critique de la Chajison de Roland (IS72); une édition italienne des Considérations de Juan Valdes, etc. Bœhmer a fondé, en 1871, la Revue des études romanes.

BŒHMÈRE ou BŒHMÉRŒ (de Rœ/imer, botan. allem.) n. f. Genre d'urticées, comprenant un grand nombre d'espèces, qui croissent, en général, dans les régions intertroptoales du globe. L'une d'elles, la bœkmeria nivea, est cultivée en grand comme plante textile sous les noms de ramie

Bœhmerwald {forêt de Bohême), massif montagneux entre la Bohême et la Bavière, séparé du Fichtelgebirge par le défilé de l'Eger, et se raccordant, dans la Basse- Autriche, avec les hauteurs de Moravie. Il n'est qu'une portion du massif de roches primitives et granitiques, reste des chaînes hercyniennes, qui forme la Bohême presque entière. Comme dans la plupart des montagnes anciennes, ses éléments n'offrent pas d alignements réguliers en chaînes, sauf â l'O., où la haute vallée de la Regen (Pfahl) sépare de l'ensemble le Bayerischerwald. L'altitude moyenne est médiocre (Arber, 1.438 m.; Rachel, 1.454 m.), lesvallées divergentes {affluents de la Moldau, du Kaab

relient Prague à. Ratisbonne et Munich. De même que les autres montagnes de l'Allemagne centrale, le Bœnmerwald est couvert de pâturages et de superbes forêts de conifères, mais peu cultivé et peu habité. BœhNER (Jean-Louis), pianiste et organisti

léna en 1808, pour s'y trouver avec le grand violoniste Spohr, il fut très recherché pour son habileté artistique et la tournure curieuse de son esprit, et se lia avec Hoffmann, qui en fit le type de son excellente création du maître de chapelle Kreissler. Bœhner, malgré son caractère excentrique et ses goûts d'indépendance, n'en fut pas moms un artiste fort distingué. Il a publié beaucoup de compositions pour le chant, pour le piano, pour l'orchestre et pour la cnambre.

Bœhtlingk (Otto), orientaliste russe, né à Saint- Pètersbourgen 1815, membre du conseil d'Etat et de l'académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Etabli en Allemagne en 1868, il devint, en 18S1, correspondant de l'Académie française des inscriptions. Outre des traductions estimées d'ouvrages sanscrits et des dissertations, on lui doit : la Langue des .Yakutes (1849-1851); une Chrestomathie sanscnte (1845) ; un Dictionnaire de la Innqur sanscrite (1853-1875), en collaboration avec Kodolptip M'<\\\ ■ ntc.

Bœhtlingk (Arthur), histori- n i . iu \<vô-

codent, né à Saint-Pétersbourg (.-u \ ■ ■ i ] ii-

fesseur d'histoire à l'université dl^; . '' ;.j. lu-

sieurs drames, le Roi Conrad, Fninr ,-■ ^ .. , mw, ,i, ., u a publié : la Révolution de Hollande et l'Alliance des jinnces allemands {Bonn, 1874); Napoléon Bonaparte^ histoire de sa jeunesse et de son élévation (1878 à 1880); etc.

Bœl (Pieter), peintre et eraveur flamand, né à Anvers en 1625, mort aux Gobelins vers 1680, était fils de Jan Boel, graveur et éditeur d'estampes. On le croit élève de Snyders et de Cornélis de Wael, son oncle. Boel est un peintre d'animaux et de nature morte non moins habile que Snyders ou Desportes. S'étant rendu à Paris, il fut employé à peindre, pour la manufacture des Gobelins, des cartons de tapisseries représentant des animaux, des fruits, des fleurs. Les oeuvres de Pieier Boel sont extrêmement rares.

BŒLIE n. f. Section du genre genista (genêt).

Bœlte (Amélie), femme de lettres allemande, née â Rehna (Meklembourg-Schwerin) en 1811, morte en 1891 à Wiesbaden. Elle passa plusieurs années en Angleterre, puis retourna en Allemagne, où elle s'est fait connaître comme une féconde romancière et comme un chaleureux défenseur de l'amélioration du sort des femmes. Parmi ses ouvrages, nous citerons ; la Maison forestière {l^h'ô) ; Vn bon établissement (1856); Julienne de hrudener et Alexandre {\9.&\)\Wintke}mann{n&\\:la Fiancée des guelfes (1867); /a Fille du colonel [ISI 2) ; Oit cela mene-t-il ? {l^li).

BoËLY ( Alexandro-Piorre-François), pianiste, organiste t composilour français, n6 ù. Versailles on 1785, mort ù. 'aris on 18r>s, fut ("'Irve <1k son pure, étudia au Consorvanrc, puis îiclu'va seul snii rihu-atiiiu musicale. Piunisto

t. (n-''anisio r. m H .|ii,,i.l. . I;.i.i\ ni.i avt'C beaucoup do istim'iioii, ]M I. , , i .. . ,; ,(MiH^>. l'orgue do Saint-

Bor

BOËLY

I i r (le marchandises do coniin. et 16.417 hab.

r, ' , ,, ,//r-aou-îe-7ii — deflenn/iitft. (ù-nro do rutacées, dont on no une herbe vivaco, odorante, origiit du Japon, la Sicile (prov. do Trapani), ù la

BOEO, .1.. ll..||.h.-:„pui.tossi! fe-rocmo, »m avait composé dos hymnes pour les fcjtos d'Apollon à Dclplics.

BOËR {èr) n. m. r.rand bateau plat, muni d'un mât en son miliou. (Or,

en Belgique ,r, M II

de,surlosll.uv

également n-ii ■ ■■

BOERESCO !

1^ :i..iinriéodeBoerhaave ,c. t'i> .[ui caractérise sa lication des phénomènes naturisme hippocrattque.

BCERNE ^Louis), pubhcisto allemand, no à Francfort n I ;si;, mon à Paris en 1837. Après avoir abjuré le mojisine pour lo protestantisme, en 1818, il mit sa plume au

BOEnONrs •

cuté par David d'Angers. Outre les écrita prôciiés. mentionnons son ffittoire curieuse de la censure de Prancfort, et Mencel le Oalloplmtje, qui passe pour son meilleur ouvrage. 1. Titre nobiliaire que portaient auopriotaircs roumains do la Transyl-

quérant la Transylvanie (1000), les so à la noblesse roumaine leurs tor-

ot lo titre de boërones fdo boïer, iV siècle, les Roumains, dépouillés rros, perdent les titres nobiliaires ol irt au bas peuple. Cependant, beau-

roniiTiHit leur nationalité, embras-

1 holland. boer.

nie néerlandaise des Indos ■ Ions an Cap; ils prospé-

:.. do truis teiits calvinistes

domination, les nt été re poussés.

rorange ot le VaaI. Vaincus un 1818 par les Anglais, à lîoomsplats, la plupart dos Boers franchiront le Vaal et fourbiront la république du Transvaal. En lKr>2, l'indépen- (lanro dos doux Etats fut reconnue par les Anglais; ccuxri. m 1S77, voulurent les placer sous leur protectorat; iM.ii , . I 110 tentative fut vigoureusement repoussée, et en 1 - ., 1.-. lîoors obtenaient la complète autonomie pour les ].:(\ .. iju ils occupaient et qui devinrent la république .Sudombre de 350.000 environ , ont con-

BOKTIE

1 no ami tris Adèle

Los Boers, serve les mœurs et les coutumes de li grande simplicité de vie, ils habite dans des plaals ou fermes. Us se livre ", l'élevage du bétail

chasseurs, rompus

la fati!

llents

; aux

exercices du corps, ils font d intrépides soldats ; autant par leur courage q^ue par leur prudence, ils ont forcé jusqu ici les Anglais à les respecter.

BœRSCH ou BÔRSCH, comm. d'Alsace-Lorraine (Basse-Alsace), arrond.

do Mulshoim; 1.500 hab. Filature et II, ,iji do coton. Hôtel de ville du • ■ I li> : fontaine de la fin du xiv s.

1 , ( iioune du Bas-Rhin français

: r à l'Allemagne par le traité

BOESCHÊPE, comm. du dép. du Nord, arr. ot à lekil.d'Hazebrouck; 2.208 hab. Culture du houblon, brasseries.

BOËSSE {bo-éz' — pour droesse, forme dialectale de brosse) n. f. Outil dont le ciseleur se sert pour ébarber les sculptures et ciselures qu'il exécute, il Sorte de brosse en fils d( laiton avec laquelle on ébarliait autrefois les lames d'or

d'argent, au sortir des moules

ou lingotières, pour les metti

en état d'être passées aux la- '-4*=-

miooirs. Il Chez les doreurs <

argenteurs. Outil qui s'appelle iin,„!,o ,1.. ,1 1, ur

qratte - brosse et qui sert à

brunir les mats recouvrant les objets on métal précieux.

BOËSSER (bo-è-sé) V. a. Ebarber avec la boësse un métal sculpté ou ciselé. 11 On dit baisser ou gratte-brosser les objets dorés ou argentés pour faire disparaître les mats qui les recouvrent.

BOBSSET (Antoine), sieur de Villedieu, écuyer, né vers 1585, mort en 1643 à Paris, fut un des musiciens les plus réputés du xvii" siècle. Attaché à la cour, il était devenu surintendant des musiques du roi et de la reine, conseiller du roi en ses conseils et son maître d'hôtel. Boesset a conquis une véritable célébrité par ses 0 airs de couru, dont il n'a pas été publié moins de dix recueils. Boesset a écrit aussi la musique de nombreux ballets représentés à la cour. — Boesset (Jean-Baptiste), fils du précédent, chevalier, seigneur de Hault, né en 1612, mort en 1685, fut fentilhomme ordinaire du roi, conseiller, maître d'hôtel U roi et de la reine, et enfin succéda à son père comme surintendant de leur musique. Il a publié deux recueils d'airs, et la musique de plusieurs ballets pour lo service de la cour. — Boesset (CLACnE-jEAN-BAPTlSTR), fils

do ce dernier, écuyer, seigneur de Launay, né vers 1636, succéda à son père comme surintendant de la muslipie de la chambre du roi. Il a publié, sous le titre de Fruits d'autonme, un recueil d'airs à deux voix, et il a écrit quelques ballets ; entre autres, celui i'Alphée et Aréthuse.

BOESSIÈRE (Guillaume, comte de Chambors de Lai, L ■;,.■: 1! 'ri I :i] = , né à Paris en 1609, tué à Lens en 1649,

ifd au siège de La Rochelle et à la prise

1 , t plus tard comme maréchal do camp, à

Bœswillvvald (Emile), architecte français, né à Strasljourg <mi isi5. mort à Paris en 1896. Fils d'im artisan, mis do bonne heure en apprentissage chez un entrepreneur do maçonnerie, Emile Bœswillwald acquit ainsi par la prati.|iio toutes les connaissances de son art. Ses pr n , , ; fut ■; il étudia à Munich en 1836, puis entra à l' 1;: !:i ' I 1er de Labrouste, alors frappé d'ostra-

I i. ici, et qui abritait une jeunesse indé-

,,, I, 11 I ■ d'un académisme suranné. Ce choix

munion d'idée»; Mérimée lui fut r et très dévoué.

Refusé au Salon do 1840 avec d'admirables dessins de vitraux qui avaient lo tort d'étro gothiques, il o'co força pas moins la porte des Salon» suivants avec des travaux do mémo ordre ; et il s'imposa si bien par sa science ot son goût, que, dès 1813, il était attaché à la commission des monuments historiques. En 1845, il était inspecteur dos travaux do Notro-Liamo sous ViolIet-le-Ouc otLassus; en 1847, architecte do la cathédrale do Luçon, puis attaché au service do Dubao et Lassus pour la restanralion de la sainte Chapelle ; enfin, en 1849, lors do l'organisation du service des édifices diocésains, il était nommé architecte de plusieurs diocèses. Comme inspecteur général des monuments historique», il organi.sa le service des fouilles on Algérie-Tunisie, ot présida à la publication d'un admirable

ouarabos(2'im^a</,otc.) nfermentles riches pesos françaisosd'Afrique.

relevés ou projets de 1 d'Emile Bœswillwald sont très nombreux, et portent sur dos édifices souvent capitaux pour l'histoire de notre architecture ogivale française. Il a aussi élevé nombre d'édifices neufs, civils ou religieux, qui font grand honneur à son savoir et à son goût (Ecole rabbinique, 4 Metz; hôtel Xifré, à Madrid; chapelle du Château, à Biarrits; église Saint-Martin, à Pau, etc.). Il jouissait, à l'étranger, duiio réputation qui

Emile Bœswillwald.

membre honoraire des

BcF^wiir WALD (Paul-Louis), architecte français, fils ■ Il il ' a Paris en 1844. Elève de son père et de

Lai^iiL-. il fuiia a 1 Ecole des beaux-arts en 1863, et fut successivement nommé architecte diocésain de la cathédrale du Mans, de celle do Tours, de celle de Bourges et de celle de Périgueux. Attaché aux monuments historiques dès 1874, nommé en 1877 architecte du musée deCluny, il a succédé à VioUet-le-Duc comme architecte de la cité do Carcassonne, on 1879. Professeur à l'Ecole des beaux-arts (1893) dans la chaire créée jadis pour Viollct-le-Dnc, il y professa le cours d'architecture ogivale et, en 1895, il fut nommé inspecteur général des monuments historiques.

Neuve,

l'île, et interdisant aux populations côtièi

pêcheurs français la boette, qui se trouve surtout sur la

Page 1