BŒUF
volontaire ou Contr'im. Les cruautés de Montmorency contre la Guyenne rebelle (154S) en lurent l'occasion; il circula sous" le manteau, puis parut, en 1576, dans un recueil de pamphlets protestants. Ce fait, que les protes-
pas une déclamation sans portée. Sans doute, il ne s'adresse à aucun tyran personnellement et ne contient pas de système politique lié, mais il est animé d'une passion très vive contre la tyrannie et nourri des plus celles idées antiques sur la liberté. La logique en est entraînante et sûre, le style chaud et nerveux, les images neuves et expressives, la phrase bien organisée, faite souvent à la façon latine, et par suite très propre à traduire les beaux lieux communs. Aussi le Coiitrun a-t-il vulgarisé les grandes idées politiques de l'antiquité et montré comment la culture classit|ue pouvait favoriser l'esprit républicain. Le nom de La Boétie restera, comme on l'a dit, étroitement uni aux mots immortels d'amitié et de liberté.
BOÉTIEN, lENNE {si-in, en') adj . Qui se rapporte à Boèce à sa philosophie ou à sa méthode d'annotation musicale : Logique boétienne. Annotation boétienne.
BœtTGER ou BœTTCHER, ou BŒTTIGER (Jean-Frédéric), inventeur de la porcelaine de Saxe, né à Schleiz en 1682, mort à Dresde en ni9. Il étudia l'alchimie, et prétendit avoir trouvé le secret de faire de l'or. S'étant rendu en Saxe, l'électeur Frédéric II lui donna de fortes sommes pour des essais qui restèrent infructueux. Il voulut alors s'enfuir (1704), mais il fut ramené à Dresde où, utilisant ses connaissances en chimie, il parvint, vers 1705i à fabriquer, avec une espèce d'argile rouge des environs de Meissen, une porcelaine peu intérieure à celle de la Chine. Ce fut lui qui établit la célèbre manufacture de Meissen (1710). Comblé de présents et anobli, Bœttger s'occupa jusqu'à sa mort du perfectionnement de ses procédés.
Bœttger (Adolphe), poète et traducteur allemand, né et mort à Leipzig (I815-1870i. Il s'est fait connaître par de belles traductions des œuvres de Byron, de .ShaUspeare, de Milton, d'Ossian, etc., et par des poSsies pleines de grâce et d'élégante facilité. Parmi ses œuvres originales, nous citerons : Poésies (iJ*4tii: Chant de la Saint- /ean(1847); Sur le Warlbouru \^ r. . /. r.lerinage des esprits des fleurs (igil); /. ■ la Chute de
Babylone(\i%^): Till Eutin.r : i ■■ nirico-comi-
que; le Livre des Saxmis i- . , 1 ./,, ,•, /tnnesse de Gœlhe {liil); Nouveaux chanta d /...c.ci vi.5oS).
BOETTI (Giovanni Battista), aventurier italien, né en 1743, mort à Solovetsk (Russie d'Europe) en 1798. Après diverses aventures galantes, il entra au couvent des dominicains de Ravenne, édifia durant cinq années toute la communauté par sa piété, et, une fois ordonné prf-tre, se lit envoyer comme missionnaire en Orient. Là, dans dt-s circonstances romanesques, un pacha, dont il
" • ■■ • pa-
fuit à Mossoul, oii son caractère indiscipline lui valut d'être excommunié par l'évêque. Boetti quitta l'habit religieux et parcourut l'Asie Mineure, cherchant à soulever les populations. Le moment ne lui ayant pas encore semblé favoïable, il revint en Europe et, à Constantinople, mettant un riche Persan dans la confidence de ses projets, il en obtint assez d'argent et de crédit pour acheter, à destination de Sinope, une grande quantité d'armes et de munitions. Il choisit Araadiah, petite ville du Kourdistan, pour théâtre de ses premières prédications, se fait remarquer par ses austérités, puis, sous le nom de Cheik-Ogan-Oolo, qu'il avait pris, se donne comme un envoyé de Mahomet et soulève la population. A la tête d'une petite armée, qui grossit tous les jours, il se met en marche, massacrant et pillant sur son passage tout ce qui résiste. En moins d'un an, tout le Kourdistan subit sa loi. et le propheic, prenant le nom de « Al-Manzour » (ou Victorieux), marche sur Smyrne. La Porte lui envoya des ambassadeurs qui, en flattant sa vanité, réussirent à le détourner de l'Asie Mineure et à le diriger vers le Caucase, où la Porte était en guerre avec les Russes. Ce fut la fin de la fortune do l'aventurier italien. Après avoir remporté une victoire sur le général russe Apraxin, il fut à son tour battu par celui-ci, tint campagne durant quatre ans avec des alternatives de succès et de revers (1787-1791), et finit par être fait prisonnier dans une dernière bataille qu'il perdit. L'impératrice Catherine se contenta de lui assigner comme résidence l'ile de Solovetsk, dans la mer Blanche, avec 100.000 francs de pension.
BœTTICHER (Charles), archéologue allemand, né à Nordhausen en 1806, mort à Berlin en 1889. Il fut professeur à l'académie des beaux-arts et à l'université de Berlin, où il devint, en 1868, directeur des collections de sculpture du musée. C'est à lui qu'est dû le classement, dans l'ordre historique, des œuvres d'art dans les musées de Berlin. Parmi ses ouvrages, nous citerons : l'Architecture du bois au moyen âge (1835-1841) ; le Livre d'ornementation (1834-1844) ; l'Architecture des Grecs, son œuvre capitale (1844-1852) ; le Culte des arbres che: les Grecs (1857).
Bœttiger (Charles-Augusto), archéologue allemand, né à Reichenbach (Saxe) en 1760, mort à Dresde en 1S35. Recteur du gymnase de Guben, puis de Bautzen, il fut nommé, en 1791, grâce à Herder, directeur du gymnase do ■Weimar. En 1814, il devint directeur des études à l'Ecole militaire do Dresde et nspe eur du m sée des ant ques. Parmi ses trava x le u m no c terons
une dissertation sur les ^ elle pe n
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Bœttiger (Char es Gu llaume) poète et 1 t a r suédois, né à Westeraes en 1807 mort en 1878 à Uj al o il était professeur de ph losop e d p 11 fut n cm
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(Philippe-Ernest), dessinateur fusiniste et graveur sur bois, né à Saar-Union (Bas-Rhin) en 1830, élève do Best, Hotelin et Feyen-Perrin. Il a fondé, en 1856, le Veilleur de nuit de Strasbourg, et, en 1865, l'Album du Salon, dit Album Bœtzel, pour lequel il a gravé sur bois quarantequatre planches. Sa collaboration aux recueils illustrés de ce temps a été considérable. Citons de lui les portraits de Thiers (1877), de Gambetta, de Victor Hugo, etc. — Son frère, C'HARLKS, né comme lui à Saar-Union, et sa sœur HÉLiSNE, née à Nancy, sont tous doux ses élèves.
BŒUF {beuf'; cependant, Vf ne se prononce ni dans bœuf gras — oeu gras — ni au pi. [on prononce des beû] ; du lat. bos, bovis, venu du gr. bous) n. m. Taureau que l'on a châtré dans son jeune â^e, pour le rendre plus doux et plus propre au travail, ainsi qu'àl'alimentation de l'homme : C'est sur le bœuf que roulent tous les travaux de la cam~ patine. (Bufif.)
— Nerf de bœuf V. neef.
— Par anal. Gros lourdaud, personne épaisse de corps et d'esprit ; grand brutal. Il Personne très vigoureuse, et aussi. Travailleur acharné.
— Pop. et argotique. Sœ»/" s'emploie parfois adjectivement, et signifie alors Colossal, imprévu, admirable -.Avoir un toupet bœuf. Avoir beaucoup d'aplomb, n C'est bœuf! C'est énorme ou extraordinaire, n Avoir son bœuf. Etre en colère. Il 5e mettre dans le bœuf, Se mettre dans la misère.
Il A certains jeux de cartes, et surtout à la manille. Mettre un bœuf. Jouer une grosse carte. Il Faire du bœuf ou Aroir un bœuf à la mode. Se dit d'un cavalier qui s'est mâché les parties charnues reposant sur la selle.
— liœuf gras. Bœuf engraissé et remarquable par sa
(grosseur, que l'on promène au milieu d'une brillante cavalcade, le dimanche, le lundi et le mardi gras, u Bœuf violé, vielle ou ville. V. la partie encycl.
— Bœuf de Lucanie, Nom donné à l'éléphant par les Romains. .
— Bœuf de mer. Ichtyol. Nom vulgaire donné au lamantin et à plusieurs phoques.
— Bœuf des marais. Ornith. Le butor.
— Art culin. Chair du bœuf considérée comme aliment ; BŒVFréti. Il Absol.
hoinai: Du buudlil
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Il Tu luruf Dans le
langage des restau-
~ ' BaveUe
rants, Une portion
^ dSl.jau
do bœuf pour une
personne, n Bœuf a
la mode. Pièce de
flo,
bœuf piquée de
Lui
gros lard, assaison
née, garnie do pom-
te s la noi>
mes de terre, do
cuite très lente-
Oueue
ment dans son jus.
— Mar. et pêch.
Bateau -bœuf. Ba-
teau destiné à la
Moitl
de bœuf V
e inWrieure
poche en Méditer-
avec les
ranée. (On appelle
ainsi ces bateaux parce qu'ils travaillent toujours par deu
comme les bœufs à
a charrue
pour traîne
r le filet.l
Techn. Chez les tailleurs, vriers de toutes catégories. Il On nomme ;)t7// do ces ouvriers qui n'a pas encore une lialm .
grande du métier pour terminer seul une pièi c
ment. Il Dans les salines, Ouvrier spécialemeiii < h n L,r .1 gros travaux. 11 Sorte d'horloge enfermée dans une longue boîte verticale en bois, appliquée contre un mur.
— PROV. et LOC. PROv. : Avoir un bœuf sur la langue, Avoir rei?u de l'argent pour ne point parler. (Cotte expression de l'antiquité grecque vient de ce que bons [bœuf] signitiait aussi une pièce de monnaie portj ■••'■-"■ bœuf.) Il Etre le bœuf, Support"- «--^ — '■ autres la peine, le dommage ou les frais. liMettre la charrue devant les bœufs, Mettre devant ce qui devrait <ïtre après, commencer par où l'on devrait finir, u Donner un œuf pour avoir un bœuf, Faire un petit présent dans l'espoir d'en recevoir un plus considérable; rendre un léger service, pour en tirer un grand avantage, u Dieu donne le bœuf, et non pas la corne, Dieu nous fait des grâces, mais il faut que nous nous aidions, il Bœuf saignant, mouton bêlant, Le rôti de bœuf doit se manger peu cuit, le rôti de mouton encore moins cuit. 11 II est de la paroisse de Saint-Pierreaux-Bœufs, le patron des grosses bêtes. Se disait, à Pans, d'une personne qu'on donnait comme stupide.
— Encyol. Agric. Le mâle émasculé de l'espèce bovine prend le nom de io»»/" vers l'âge de dix-huit à vingt-quatre mois. Auparavant, c'est un bouvillon.
Le mot " bœuf 'I sert encore à désigner l'ensemble de l'espèce bovine. Celle-ci comporte un "grand nombre de races
La meilleure classification qui en ait été faite, à notre connaissance, est celle d'André Sanson.
Sanson distingue onze races (types naturels;, comportant chacune uTi certain nombre de sous-races ou variétés : Bace des Pays-Bas (animaux anglais de Durham, ou courtes-cornes, très aptes à l'engraissement, durhams français du Maine et de l'.injou, races laitières de Hollande, des Flandres, de Picardie, variétés d'Oldenbourg, du Wallon, des Ardennes, bétail meusicn, petite race du Morvan) ; — Bace germanique (variétés allemandes ou danoises de Breitcn burg,Wilstermarcl d'Angeln, du Jut land, etc., bétai normand anglaise de Hc fofdl ; — Bace landaise f remarquable par la petitesse de sa taille (variétés anglaises de Kerry , d'Âyr, de Devon, des lies do la Manche • Jersey, etc variété française de Breta
méridionale.
de Lourdes) , — Bace des steppes
Autriche Hongrie Roumanie petite race à moitié sauvage de la Camargue [On doit aux importations de la race des steppes les épidémies de peste boMnc 1 1 — Bace ibérique (bétail de Corse, de Sardaigne de sicile de iNaples, variétés algériennes et du Maroc dEspa^nL tt de Portugal, variétés basquaise, béarnaise lan iaise et carolaise) - iface tiendeenjie (-larieii-. in iru Imi .rniutaiM animaux choletais ou parti i Il III II I 1 use bétail d \ubrac) — Bu ' \ i rit tes de Salers et du 1 » /
-laricte autrichu une 11 I U
bavaroises du ( i i m u
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Elle se iil lors de leqi du printemp que à laqm soleil entrai!
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Les l égorgeaient
un tauieau dune etole s taie, et les Francs, chez qui le bœuf tait également
bouLhers prêta le bœul i i
cle on 1 appelait la promtna h du^/*/Mj/ w // tuitlle, soit parce quo 1 animal était couronné de violettes soit parce qu il marchait au son des violes ou des % lolons Au XMii* siècle, ce n était pas le mardi gras, c était le jeudi qu avait lieu la piomeoade du bœuf gras Le ( ortège se rendait aux maisons ou hôtels des premiers magistrats, des personnages importants, à 1 Hôtel de \ille au Palais
ts choisis — - car il y en avait le plus . — étaient l'objet d'un concours 111 jury fonctionnait à cet effet au
hers. aidés de subven-