COCU
COC'HV Cotte aldéhyde est le benzile.
Le benzile C"H"'0', dont nous venons ainsi de fixer la constitution, se prépare en iaisant passi-r un lourant do
chloredansdelahrh/.-ni' hkiiun in i.m, i,u encore
on chauffant douinii. i ,, . , imi.Is d'acido
;entr.-; ■ ; . , .. > : ation dans
alco'ol. Il se prcMni'' i i;l .im- 1' i I m. s hexago-
îi;uliers,IôgL-i
étr.
Appareil du Cuupier.
r; le magma cristallin obtenu est placé dans une
lin r.i ;.ii.r 'i>.i !■■ lh| i •!■■ Di-iiillant les cristaux;
1 I ■> dissolvantes do
... lion des graisses,
'■ 'i' i ' >it<-s. Si elle ne peut guère
ni]t|'\ i'i> parce qi' "
nés tl.Min
; servir à carburer cers comme celles de l'hydrorrosse partie de la benzine lisée pour la fabrication de l'influence des réducteurs, e substance si importante ros colorantes artificielles, nployée avec succès contre certaines maladies de peau ; elle constitue un boa antiseptique et un antiputride.
— Syn. Benzène, benzol, phène. hydrure de phényle. BENZINOSULFONIQUEadj. rliim. V bi-'n-.ivf. BeNZIO (Tryphon), poète il.-i'ni. ^ \ ' .• m.irtvers
1571. II roiiiplit près de pIu.Meur iit près
de Jules II, les fonctions dr- si, i . ,; l> in leur re-
poussante, mois du c-oinmercr ]•■ |'Im. .i i .iiii-v il s .-taitfait
un grand I.r.- 1:11111-, .| m 1 avaietit surii.miiné le .îocra^e
de Rome. 1'. 1 I 1 un LM-and nombre de pièces de
poésie itali -, 1, , ,111 se trouvent en partie dans
Bl■;NZ0AT[^ de chaux. V. BENZOÏQUK.
BENZOÈNE [fj/n-zo-èn') n.f. Liquide obtenu par la distillation sèche du baume de tolu.
BENZO'iciNE («m) n. f. Ether benzoïque de la glycérine. Au cours de ses recherches sur les éthers de la glycérine, Bertlielot a préparé deux éthers benzoiquos qu'il a appelés benzoîcines : la monobenzo'icine et la tribeozoïcine.
BENZOÏLE {bin) n. m. CIlim. V. BENZOTLE.
BENZOIN (6m-io-)n)n.m.Genrede lauracées tétranthérées qu'eu réunit aux Undères. {V. ce mot.) Syn. de styrax.
BENZO'INAM {hin, nnm') n. m. Substance qui se forme quand on abandonne un in. m in .in l.enzoîne, d'alcool absolu et d'ammoniai|in ,1. • , 1 murs mois : Le benzowKtiesl cristallin. !.. . suluble dans l'acide
sulfurif^ite, l'afcnnl. / - '.
BENZO'iNAIWIDE ' .,,„, et du gr. eidos,
aspect) 11. I' ^ n. , ^1 m eu exposant à uuo
chaleur dn II . 1 , : 1 , ,1 d'ammoniaque.
BENZOINE , . ,, Il se trouve dans le
résidu, qu nii ninn ni nu in..:;n.iiiL 1 n.,:,eiico brute d'aman- <l6s araères.
— Enctcl. La 6en:oînc a pour formule C"H"0'; elle se présente en cristaux prismatiques transparents, fondant i 120» ; ils sont insolubles dans l'eau froide et peu solubles dans l'eau bouillante, mais ils sont solubles dans l'alcool et assez solubles dans l'éther.
La benzoïne a été trouvée par Strange dans le résidu de la rectification de l'essence brute d'amandes amères. Plus tard, Liebig et Wôliler la préparèrent en traitant par le chlore, ou la potasse caustique en solution concentrée, l'essence brute d'amandes amères, et Zinin indiqua que c'est à la présence de l'acide cyanhydr' dans cette essence qu'est dû le su*ccès de Mais le mode de préparation le plus intéressant de la benzoïne, est le suivant : lorsque l'on traite l'aldéhyde benioïque C'H'COH, par l'hydrogène naissant, il se forme toujours, en mémo temps que" de lalroel benzvlique, un •corps de formule brute C"H"0', et (|u'oii ai>pélle lii/drobenzolne; en peut admettre (pie l'hydrogène se fixé sur l'aldéhyde benzoïque pour donner ïe radical monovalent C'H'CHOH, et que deux de ces radicaux se soudent en fournissant un glycol phénvléthvlénique de formule : CHC H ÔH
CHC'H'OH.
<;e glycol est l'hydrobenzoïne.
Or si l'on oxyde cette hvdrobenzoïne en la chauffant lé- .gèroment avec de l'acide azotique de densité 1,36, le premier produit de l'oxydation est de la benzoïne qui se pré-
liherté 1
ut le benzilate bouillante où unt par l'acide
a été isolé pour la p génère, qui l'a extr:
sel de ben/u
■ .nn innsonte en rhomboèdres transpa-
peu solubles dans l'eau froide et assez dans l'eau
haudo; ils sont très solubles dans l'alcool et l'éther, et
s fondent vers 120°.
L'acide benzilicme est monobasique, et les bonzilatos ont pour formule C"H"0'M, où M est un métal monovalent. On a préparé : le benzilate de potassium, C"H"0*K, fondant au-dessusdc 200»; le benzilatedo plomb (C"H"0')'Pb, fondant au-dessus de 100" en un liquide rouge qui émet des vapeurs violettes; le benzilate d'argent C"H"0* Ag, ipii se colore en bleu à 100», et dégage aussi, à une température plus élevée, des vapeurs violettes.
BENZO'IQUE (6111) adj. Nom donné à un acide que l'on extrait du benjoin et de diverses autres substances : Acide BKNZoïQOE. C'est l'in'.', ]n ./i i.n i ,jni se dégage, et qui
aromatise l'air, d'ur^ ' :>"rfitms préparés qu'on
iriWe. (Fourcroy.; I / ' Inhor que l'on obtient
par la distillation lin . n 1 li. m. I, d'acide benzoïque
et d'acide chlorhydi : 1 n
— Enctcl. L'acide /,nn:.,;ynn .m pli.'nylformique.
Ils iMi i.^so par Biaise de Vil'iin et lui a donné le nom de i Liebig et 'Wholer que l'on doit l'étude des propriétés de ce composé. Pour retirer 1 acide benzoïque du benjoin, on pulvérise
frossièrement cette résine, et on la chauffe dans un vase e tôle peu élevé que l'on recouvre d'une feuille de papier buvard et d'un cône en carton : l'acide benzoïque se sublime au travers du papier buvard et se réunit sur les parois du cône sous forme de flocons blancs. Scheele a indiqué un autre procédé qui donne un meilleur rendement: le benjoin est mis à bouillir avec un lait de chaux, et il se forme du benzoate de calcium soluble, tandis que les matières résineuses restent insolubles ; on concentre la liqueur et on ajoute de l'acide chlorhydrique : l'acide benzoïque peu soluble se précipite.
On extrait aussi l'acide benzo'ïque de l'urine des herbivores. Cette urine renferme de l'acide hippurique qui, bouilli avec les acides, se transforme en acide benzoïque et glycocoUe. On concentre de l'urine de cheval ou de vache, et on la porte à l'ébuUition avec de l'acide chlorhydrique; il se dépose par refroidissement de l'acide benzoïque, que l'on purifie par cristallisations successives.
Enfin, l'industrie prépare aujourd'hui de l'acide benzoïque à l'aide du toluène chloré ou chlorure de benzyle (v. bknzyle) C'H'CH'Cl; ce corps, obtenu en faisant passer du chlore dans du toluène bouillant, est mis à bouillir avec de l'acide nitrique, et dans ces conditions il se transforme en acide benzoïque.
En résumé, l'acide benzoïque peut provenir de trois sources différentes ; on comprend les di\ erses dénominations sous lesquelles on le trouve dans le commerce aci'rfe du benjoin, acide des herbivores ou enfin acide du toluène.
L'acide benzoïque est blanc, cristallisé en longues aiguilles nacrées fondant à 121«; il se sublime à 145° et bout à 249". Ses vapeurs excitent la toux. Il est soluble dans 12 parties d'eau bouillante et 200 parties d'eau froide ; il est très soluble dans l'alcool ou l'éther.
Les vapeurs d'acide benzoïque passant dans un tube de porcelaine chauffé au rouge se dédoublent en benzine et gaz carbonique ; le même dédoublement a lieu quand on chauffe de l'acide benzoïque avec un e.xcès de chaux, et c'est môme une opération que 1 dans les laboratoires quand avoir de la benzine pure.
Le chlore, le brome, l'acide ni trique agissent sur l'acide benzoï que et donnent des produits de substitution ; ceux-ci sont des dérivés bisubstitués du benzène, et comme tels doivent présenter trois isomeries différentes; l'expérience sur ce point conhrme entièrement la théorie de Kékulé, et il e\ist ert( inim< nt trois acides chlorobenzoïiiues C H' ( I 11» Il i bromobenzoïques C'H'Br,CO'H; tr zoïnues C'H'AzO',CO'H; trois a. . 1 C'H'.AzH'.CO'H. A signaler, parmi 1 ,
quels l'acide saliciilinue qui est le conipns, orttio
- Benznales. L'acide benzoïque C'H'CO'H, est un acide monobasii|ue, et ses sels, que Ton appelle benzoates, ont pour formule C'H'CO-M, M étant un métal monovalent. Les benzoates sont en général très facilement cristaliisables, solubles dans l'eau et dans l'alcool ; leurs solutions aqueuses se décomposent sous l'action de presque tous les acides qui mettent l'acide benzoïque en liberté. Soumis à l'action de la chaleur, les benzoates se décomposent en donnant des produits variables suivant la nature de la base
du sel ; c'est ainsi que le benzoate do calcium (C*U'CO*)'Ca 80 décompose en donnant du carbonate de calcium et rie la benzine, tandis que le benzoate d'ammonium C'H'CO'AzH", perd de l'eau et donne le bemonilrile C'Il'CAz. Presque tous les benzoates métalliques ont été préparés.
1.,'acido benzoïque fournit aussi avec les alcools des éthers sels; tels sont le benzoate de méthulc C'H'CO'CH', le benzoate d'éthulc C'H'CO'CH', le benzoate d'amyle C'H'CO'CH", les benzolcine» ouéthersdc laglycérinc, etc. Ces éthers sels sont en général liquides, tan'lis que les benzoates métalliques sont solides comme l'acide benzoïque lui-même.
— Aldéhyde benzoïque. h'aldéhyde benzoïque C'H'COH, ou hydrure de benzoyle, est l'aldéhyde correspondant & l'acitie précédent; unie à 10 p. 100 d'acide cyanbydriqne environ, elle constitue l'essence d'amandes amères.
Pour préparer cette essence, on commence par écraser les amandes amères, et on en retire par compression l'huile grasse qu'elles renferment ; cette huile, identique d'ailleurs à l'huile d'amandes douces, est utilisée en pharmacie et en parfumerie. Le tourteau est ensuite délayé dans une grande quantité d'eau, et on laisse macérer le tout pendant vingt-<iuatre heures; on distille ensuite en chauffant par de la vapeur d'eau dirigée dans le mélange: en mémo temps que l'essence, il passe à la distillation do l'eau qui occupe la partie supérieure du récipient; on la décante, et on la distille k nouveau pour extraire les restes d'essence qu'elle contient à l'état de dissolution.
En réalité, l'essence d'amandes amères no préexiste pas dans les fruits d'où on la retire; Robiquet et Boutron ont en effet montré, en 1830, que, si l'on prive le tourteau d'amandes amères d'un produit soluble dans l'alcool, l'amyr/daline, on n'obtient plus d'essence à la distiUatioD ; c'est donc bien aux dépens de l'amygdaline que se forme l'essence. D'ailleurs, Liebig et 'Wtilber, en 1837, ont montré qu'effectivement, pendant la macération qu'on fait subir au tourteau, l'amygdaline se dédouble sous l'influence d'no ferment azoté, d'une diastase soluble dans l'eau et qu'on appelle émulsine ou synaptase. Cette émulsine, qui existe aussi dans les amandes douces, dédouble l'amygdaline en aldéhyde benzoïque, acide cyanhydrique et glucose suivant la formule :
C"H"AzO" -t- 2H'0=:C'H'C0H + CAzH + 2CH"0'.
amygdallne. eau. aMèliyde ae. cyan- glucose.
benzofq. hydrique- La température qui convient le mieux pour l'action de l'émulsine est v 30» à 40» ; à 100», cette diastase se détruirait et n'agirait p^ s; notons en passant que ce dédoublement de lamygdaYfs ■> sous rinflucnce de l'émulsine peut se produire dans l'm^anisme d'animaux ayant absorbé des amandes amères, et que la production de l acide cyanhydrique résultant du dédoublement de l'amygdaline peut "empoisonnement.
d'aldéhyde
ployée en parfumerie ; elle sert aussi à la préparation de liqueurs imitant le kirsch. Lorsque l'on veut en retirer l'aldéhyde benzoïque pure, on l'agite avec trois ou quatre fois se volume d'une solution de bisulfite de sodium de densité 1,231; l'aldéhyde benzoïque s'unit au bisulfite de sodium, donnant une masse cristalline que l'on pressure dans un linge ; on la lave à l'alcool pour enlever les dernières traces d'acide cyanhydrique, on la dissout dans une très petite quantité d'eau, et on la décompose par une solution concentrée de carbonate de sodium.
Indiquons aussi que l'aldéhyde benzoïque peut se préparer à partir du chlorure de benzyle C*H'CH'CI : l'action ménagée de l'acide nitrique sur ce dernier composé fournit bien un peu d'aldéhyde benzo'ïque, mais elle donne surtout, comme nous lavons indiciué ci-dessus, le produit d'oxydation supérieur, l'acide benzoïque C'H'CO'H. Ch. Lauth et Grimaux remplacent l'acide nitrique par une solution aqueuse d'azotate de plomb et d'azotate de cuivre, et augmentent ainsi notablement le rendement en aldéhyde benzoïque. Enfin, l'aldéhyde benzoïque se forme dans la distillation sèche d'un mélange de benzoate et de formiaie de calcium.
L'aldéhyde benzoïque est un liquide incolore, d'une saveur acre, dont l'odeur est agréable ; elle est soluble dans 30 parties d'eau, et dans l'alcool et l'éther en toutes proportions. Elle bout à 180°, et, quand on fait passer ses vapeurs dans un tube de porcelaine chauffe au rouge et renfermant de la pierre ponce, elle se dédouble en benzine et oxyde de carbone.
Exposée à l'air, l'aldéhyde benzoïque s'oxyde rapidement et se transforme en acide benzoïque C'H'CO'H. On peut aussi hydrogéner l'aldéhyde benzoïoue ; il suffit, pour cela, de l'additionner d'eau et d^ajouter de l'amalgame de sodium : il se forme alors de l'alcool benzylique. V. benztliquk.
Parmi les produits de substitution de l'aldéhyde benzoïque, nous indiquerons seulement les dérivés nitrés C'H'AzO'CO'H : quand on fait agir l'acide nitrique fumant sur l'aldéhyde benzoïque, on obtient un mélange d aldéhydes meta et of thonitrées ; mais on n'a jamais pu obtenir plus de 10 à 15 p. 100 de cette dernière qui, au point de vue industriel, serait intéressante : elle peut, en effet, servir de point de départ pour la synthèse de l'indiyo.
BENZOL (6111) n. m. Produit résultant du mélange d'une eertaiiic quantité do benzine et de toluène. V. benzine.
BENZOLÉIQUE Ibin) adj. Se dit d'un acide ayant pour formule C'ircO'H, et qui est un produit d'hydrogénation de l'acide benzoïtiue. Syn. acide hydrobenzoïque.
— Encycl. L'acide benzoléiquc s'obtient, en môme
I aqueuse d'acide benzoïque bouilf:
do sodium. On peut aussi, sans passer par le l'acide benzoïque, l'obtenir directement le hippurique : on traite d'abord ce dernier le naissant, et l'acide hydrobenziturique : décomposé à chaud, par une solution alca- , en glycocoUe, alcool benzylique, et acide
huile volatile, d'une odeur
BENZOUNE ibin
rad. benzol) n. f. Substance isomé-
BENZONE — BENZYLSULFONIQUE
chaleur en présence de la potasse jusqu à ce que le mélang« noircisse.
BENZONE {bin) n. f. Chim. Syn. de eknzophénone.
BENZONŒ {bin) n. f. Genre d'arbrisseaux de la Guinée, encore imparfaitement connu, et rapporté avec doute à la famille des rubiacées.
BENZONITRILE {bin) n. m. Nitrile qu'on peut obtenir par la déshydratât ion du beuzoate d'ammonium. Syn. cyanure
DE PHÉNÏLE.
— Enctcl. Le benzonitrile C'H'CAz a été découvert
par Fehling qui a montré que sous l'action de la chaleur
benzoate d'ammonium C'H'CO'AzH' peut perdre les
éle
1 de deux molécules d't
C'H'CO'AzH' = 2H'0 + C'H'CAz
benzoate d'.iiumooium. eau. benzonitrile.
is on pre; zamide :
C«H»COAzH' — H=0 + C'H'CAz
Il suffit pour cela de chauffer la benzamide avec de l'anhydride phosphorique, ou de la baryte caustique, ou du porchlorure de phosphore, ou de l'anhydride benzoïque, ou enfin du potassium.
Le benzonitrile est un liquide incolore, bouillant sans décomposition à 190'6. Il est peu soluble dans l'eau, soluble en toutes proportions dans l'alcool et l'éther. Une solution étendue de potasse à l'ébullition fixe sur le benzonitrile les éléments de l'eau et donne une réaction inverse de celle qui a servi à le former : il y a formation de benzoate de potassium, et dégagement de gaz ammoniac; les acides dilués peuvent également le décomposer.
BENZOPHÉNONE (6m) n. f. Produit que l'on obtient dans la distillation du benzoate de calcium- Syn. benzone.
— Encycl. La ben:ophénone C IPCOC'H' est l'un des produits de la distillation sèiln- mi !.- m . mio !.■ .-alciuai; elle a été signalée pour la preiiii i I ' . j>it et ;tu-
diée par ChanceL Pour la pni-at. I ;, !• ii benzoate
de calcium parfaitement dessrrip' ,1 nirlaimi- ■!,. i/io do son poids de chaux vive; le li.jai'io olitcim est rectifié: les premiers termes de la rectification sont constitues principalement par de la benzine; mais, entre 315 et 325°, il passe de la benzophénone à peu près pure qui se solidino par refroidissement.
La benzophénone cristallise en gros prismes transparents du système rhombique fondant à 48'. Elle est insoluble dans l'eau, assez soluble dans l'alcool et très soluble dans l'éther. A froid, la benzophénone est dissoute purement et simplement par l'acide sulfurique et l'acide nitrique; mais, à chaud, l'acide nitrique la transforme en benzophénpne binitrée.
BENZOPINAKOLINE (bin) n. f. Corps résultant de la déshydratation do la benzopinakone. ii On écrit aussi ben-
— Encycl. Les benzopinakoUnes (C'H')'C'O sont au nombre de deux, désignées par « et p, et se produisent quand on traite la benzopinakone en solution alcoolique par le zinc et l'acide chlorhydrique : la benzopinakoline p se produit dans la seconde phase de la réaction, et cristallise par refroidissement en cristaux fondant vers 178' ; la variété il s'obtient au contraire dans la première phase de la réaction, quand il y a encore de la pinakone en excès : elle fond à 200', et les chlorures d'acétyle ou de benzoile la transforment dans son isomère p.
BENZOPINAKONE {bin) n. f. Corps produit par l'action de l'hydrogène naissant sur la benzophénone. il On écrit
aussi BHNZOPINACONE.
— Encycl. La benzopinakone C"H''0' se prépare à partir de la benzophénone comme la pinakone à partir de l'acétone, c'est-à-dire par fixation d'hydrogène : on fait séparément une solution très concentrée de benzophénone dans l'alcool, et un mélange de 1 partie d'acide sulfurique concentré, 1 partie d'eau et 1 partie d'alcool ; à 6 parties de ce mélange on ajoute 1 partie de la dissolution et du zinc. La benzopinakone se dépose en partie sur le zinc, sous forme de petits cristaux blancs, et reste en partie dissoute. Elle est le glycol du tétraphénylétliylène et sa formule développée s'écrit ;
C'H' — COHC'H'
C'H' - COHC'H'.
Réduite par l'acide iodhydrique en présence du phosphore à leii-, elle se convertit en tétraphényléthane C'H'(C*H')' ; au contraire, un oxydant comme l'aci'de chromique la transforme en benzophénone : c'est la réaction inverse de celle qui a servi à la produire.
On connaît une modification de la benzopinakone qui, au lieu d'être solide, est liquide, incolore, sirupeuse ; c'est V isobenzopinakone obtenue par la pulvérisation , la fusion et la distillation delà benzopinakone.
BENZOPnRPURINE n. f. Cllim. V. BENZIDINE.
BENZOS n, m. pi. Chim. V. benzidine.
BENZOSTILBINE Ibin-zons - de benzol, et stilbène) n. f.
Substance nui se foi ' ' '
zamide par la chalet
BENZOTARTRATE (6m) n. m. Sel de l'acide benzoïar-
BENZOTARTRIQUE (6m — de benzoyle . et lartriqiw) adj. .Se dit d'un éther qui n'est autre que du tartrate neutre d'éthyle, dans le(|uel un atome d'hvdrogèno typique non basique est remplacé par du benzoyle.
BENZOYLAMIDE {bin-zoAl) n.f. Chim. Syn. de BENZiMiDE.
BENZOYLANILIDE Ibin-zo-il] n. f. Corps produit par l'action réciproque de l'aniline et de l'hvdrure de benzovle.
— Encycl. ha.benzoyUniliile C'H'-CH = Az-C'H' s'obtient quand on chauife un m^'lange à. volumes égaux d'aniline et d'hydrure de benzoyle secs : il se produit de
surnage, et un dépôt qui se solidifie ordinaire- , et dont on peut, en tout cas, provoquer la solidification par addition d'eau; on purifie par cristallisation dans l'alcool chaud. Un mélange de benzoylanilide et d'iodure d'éthyle cliaufl'é au bain-marie se transforme en iodure d'étbyle"benzylènephénylamine. Syn.
BENZYLÈNBPHÉNYLAMLVE.
nt de 1
BENZOYIAZOTIDE {bin-zo-ll — de benzoyle, et azote) n. m. Corps solide en poudre cristalline, un peu soluble dans l'alcool, résultant de l'action de l'ammoniaque aqueuse sur l'hydrure de benzoyle (essence d'amandes amères). II a pour formule C'H' - CAz, et est isomérique avec le benzonitrile et le cyanure de phényle.
BENZOYLBENZO'iQUE {biji-zo-iV-bin) adj. Se dit de plusieurs acides qui difi'èrent de l'acide benzoique par la substitution du radical benzoyle à l'hydrogène dans le noyau bcnzénique.
— Encycl. L'acide benzmjllienzoïque C'H'CO,C'H'-CO'H diffère de l'acide benzoïque par la substitution du radical benzoyle à l'hydrogène dans le noyau benzénique. C'est un dérivé disubstitué de la benzine et, comme tel, il devrait présenter trois variétés isomériques ; ou n'en a encore préparé que deux.
L'acide parabenzoylbenzoïque ou a - benzoylbenzoîque s'obtient en chauffant dans un appareil à reflux, pendant deux ou trois jours, un mélange de 1 partie de parabenzvltoluène, 6 parties de bichromate de potassium, et 0 parties d'acide sulfurique étendu. Il cristallise en filaments soyeux, fusibles à 194".
L'acide p- benzoylbenzoîque se forme par l'oxydation du benzyltoluène de Jincke, par le bichromate de potassium et l'acide sulfurique. Friedel et Crafts l'ont encore obtenu en faisant réagir la benzine sur l'anhydride pbtalique en présence du chlorure d'aluminium. Il cristallise avec deux molécules d'eau en aiguilles fusibles vers 12T et perdant à 190' leur eau de cristallisation.
BENZOYLCARBINOL {bin-zo-ll) n. m. Composé organique solide, de la classe des alcools, que l'on peut considérer comme formé par la substitution du radical benzoyle à l'hydrogène dans l'alcool méthylique ou carbinol.
— Encycl. Le benzoylcarbinol C'H'CO-CH'OH s'obtient aisément en faisant passer du gaz ammoniac dans une solution éthérée de phénylchloracétj-le C'H'COCH'Cl ; c'est un solide incolore, soluble dans 1 alcool, l'éther, les carbures liquides et le chloroforme ; il fond à 86'. On a préparé plusieurs de ses éthers démontrant la fonction alcool du Ijenzoylcarbinol. La présence dans la molécule du groupement CO caractéristique des acétones ou aldéhydes secondaires explique d'autres propriétés intéressantes du benzoylcarbinol : il forme avec les bisulfites alcalins des combinaisons cristallines ; il a un pouvoir réducteur remarquable : il réduit l'argent en solution ammoniacale, et dans les solutions alcalines de sels cuivriques il produit par réduction partielle un dépôt de sous-oxyde de cuivre.
BENZOYLE (im-io-ïr — rad. 6en;'oin)n. m. Nom donné au radical C'H'CO que l'on trouve dans un certain nombre de composés comme l'aldéhyde benzoïque, l'acide benzoïque, la benzamide, etc.
— Encycl. Le radical benzoyle est monovalent, et, mis en liberté, il se double pour constituer la molécuie
sodium à du chlorure de benzoyle mêlé d'éther anhydre ; on active la réaction en chauffant au bain-marie, et l'on obtient ainsi de petits cristaux incolores et brillants de dibenzoyle.
Nous allons passer en revue les principaux composés dans lesquels le benzoyle entre comme radical :
— Chlorure de benzoyle C'H'COCl. Obtenu pour la première fois par Liebig dans l'action du chlore sec sur l'hydrure de benzoyle, il se prépare d'une manière plus pratique en faisant agir du perchlorure de phosphore sur facide benzoïque sec. C'est un liquide incolore, d'une densité d'environ 1,2, brûlant avec une flamme bordée de vert, décomposable par l'eau, l'alcool concentré et les alcalis.
— Bromure de 6en:oj/fe C'H'COBr. Il s'obtient en chauffant légèrement un mélange de brome et d'hydrure de benzoyle : il reste un liquide jaune, qui se prend par refroidissement en une masse molle. L'eau bouillante le décompose en acide benzoïque et acide bromhydrique.
— lodurede 6en=oj//e C'H'COI. Il se prépare en chauffant de l'iodure de potassium avec du chlorure de benzoyle : on recueille l'iodure sous forme d'un liquide brun qui donne par refroidissement des cristaux incolores.
— Cyanure de benzoyle C'H'COCAz. Il se prépare en chauffant du chlorure de benzoyle avec du cyanure de mercure ; il passe à la distillation une huile jaune qui, après rectification, est incolore. Cette huile se prend lentement en cristaux fusibles à 31».
— Bydrure de benzoyle C'H'COH. C'est l'aldéhyde benzoïque. 'V. benzoïque.
— Hydrate de benzoyle C'H'COOH. C'est l'acide ben-
I gr. uU,
BENZOYLRÉSORCINE {bin-zo-iV) n. f. Ether dibenzoïque
BENZOYLSALICINE {bin-zo-il) n. f. Nom générique onné à tous les corps qui dérivent de la salicine par la sub- 1 du benzoyle à l'h^-drogène. On en connaît quatre.
d'un résidu monoatomique de l'acide sulfurique (SO'H) à un atome d'hydrogène radical thymyle.
BENZOYLTHYMOL {bin-zo-iV) n. m. Composé qui résulte du remplacement de l'atome d'hydrogène typique du thymol par le radical benzoyle.
BENZO'YLURÉE {bin-zo-ll) n. f. Urée composée dérivant de l'urée type par la substitution du radical benzoyle à un atome d'hydrogène. V. ukée, et drkide.
BENZO'TLURÉIDE (6m-:o-i(') n. f. Corps produit par l'action de l'urée sur l'hydrure de benzoyle.
BENZULMIQDE tbin — de benzoique, et ulmique] adj. Se dit d'un acide produit par l'action de l'acide azoteux sur l'acide amidobenzoique.
BENZYUIMINE {bin — de benzyle, et aminé) n. f. Aminé résultant de la substitution à un ou plusieurs atomes d'hydrogène dans AzH'du radical benzyle C'H'CH'.
— Encycl. Les benzylamines ré'sultent de la substitu-
tion de un ou plusieurs radicaux benzyles C'H'CH' à un ou plusieurs atomes d'hydrogène du gaz ammoniac AzH'. On distingue : la mohobenzylamine AzH',C^H'-CH', la dibenzylamine AzH(C' H'-CH')', et la tribenzylamine Az(C'H'-CH')'. Quand on fait un mélange de chlorure de benzyle et d'une solution alcoolique d'ammoniaque, il se dépose, au bout de quelques jours, des cristaux de tribenzylamine, en même temps qu'il se forme dans la solution des chlorhydrates de di et monobenzylamine.
Ces cristaux de tribenzylamine sont purifiés par cristallisations successives dans l'éther : on obtient ainsi des lames blanches, cristallines, fondant à 91' 3.
Quant au mélange des deux autres chlorhydrates, on profite de ce que le chlorhydrate de monobenzylamine est le plus soluble dans l'eau, et on sépare les deux sels par cristallisations fractionnées. Chaque chlorhydrate est mis à digérer avec de la potasse en solution concentrée, et la base correspondante est mise en liberté. La monobenzylamine est un liquide incolore,bouiliant vers 185'5; la dîbenzylaraine est un liquide visqueux, incolore, soluble comme la précédente dans l'alcool et l'éther.
BENZYLBENZINE ibin-zil'-bin — de benzyle, et benzine) n. f. Chim. Syn. de diphénylméthane.V. phénylmétoaxe.
BENZYLBENZO'IQUE {bin-ziV-bin) adj. Se dit des acides, chlorures, aldéhydes et autres composés dérivant de l'acide benzoïque, du chlorure benzoïque, de l'aldéby de benzoïque, etc., par la substitution du radical 'benzj'le (C'H'-CH')' à l'hydrogène.
BENZYLE {bin) n. m. Produit qu'on peut obtenir en faisant agir le sodium en excès sur du clilorure de benzyle.
— Encycl. On donne le nom de benzyle au radical C'H'CH' que l'on trouve dans un certain nombre de corps comme le toluène C'H'CH' (hydrure de benzyle), l'alcool benzyliqiie C'H'CH'OH fhydrate de benzyle), les benzylamines rH'i'H'AzH", f\c' Ce radical est monovalent, et, mis en II. I - I -. ,i,,iil,le pour constituer la molécule C'H'Cli- ' Il ' Il . "luposé, que l'on appelle rfiSenzyle. sr I : Il lait agir le sodium en excès sur du chlurni. .;, ',, n . I- a iiio»; c'est un Corps blanc, cristallisé, lonrfantcntrc 5I"5 et 52»5. L'acide nitrique fumant le convertit en dimtrodibenzyle C"H"(AzO')', lequel est réduit facilement par le zinc et l'acide chlorhydrique et donne le diamidodibenzyle C"H"(AzH*)'.
Nous allons passer en revue les principaux composés dans lesquels le benzvle entre comme radical :
— Chlorure de benzyle C'H'CH'Cl. Il se prépare soit en faisant passer dans l'alcool benzylique un courant de gaz chlorhydrique, soit en faisant arriver du chlore dans du toluène bouillant. C'est une huile incolore, d'une densité de 1,107, bouillant à 183». Il est isomère avec le toluène chloré C'H'Cl - CH', qui bout à 158°.
— Bromure de benzyle C'H'CH'Br. C'est un liquide incolore, d'une odeur aromatique, de densité 1,438, obtenu en faisant arriver un mélange d'air et de vapeurs de brome dans des vapeurs de toluène.
— Iodure de benzyle C'H'CH'I. Liquide obtenu par l'action de l'iode sur de l'alcool benzylique dissous en même temps que du phosphore dans du sulfure de carbone.
— Bydrure de benzyle. V. toluène.
— Mydrate de benzyle. 'V. benzylique (alcool).
— Oxyde de benzyle ( C'H'CH') 'O. Il s'obtient en chauffant dans un tube scellé un mélange d'alcool benzylique et d'acide borique fondu et pulvérisé ; c'est une huile incolore, présentant des reflets d'un bleu indigo.
BENZYLËNE (bin) n. m. Radical hypothétique divalont (C'H'CH)".
— Ency'cl. On donne le nom de benzylène au radical divalent C'H'CH, dont l'aldéhyde benzoique C'H'CHO serait l'oxyde. Nous indiquerons les principaux composés dans la constitution desquels entre ce radical.
Chlorure de benzylène C'H'CHCl". Il est le produit
' ' "aldéhyde
et limpide, bouillant
benzoïqi
perchlorure de phosphore sur l'aldéhyde t un liquide incolore et limpide, boni] insoluble dans 1 eau. soluble dans l'alcool et l'éther.
, C'est .
— Bromure de benzylène C'H'CHBr'. Il se produit da les mêmes conditions que le corps précédent, si l'on suostitue le perbromure au perchlorure de phosphore. C'est un liquide insoluble dans 1 eau, très soluble dans l'alcool et l'éther, que la lumière colore en rouge vif; il se décompose quand on le distille sous la pression atmosphérique.
— Acétate de benzylène (CH' - CO')' = CH - C'H'. H est obtenu en triturant ensemble 1 molécule de benzylène et 2 d'acétate d'argent ; on obtient une huile épaisse qui se solidifie en une masse de cristaux insolubles dans l'eau, solubles dans l'alcool et l'éther.
BENZYLÊNEPHÉN'TLAMINE (6m) n. f. Chim. V. BEN-
BENZYLIQUE (6ml adj. Se dit d'un alcool dérivant do l'hydrure de benzovle.
— Encycl. L'alcool benzylique C'H'CH'OH a été découvert par Cannizaro ; il se prépare en chauffant du chlorure de benzyle avec de l'oxyde de plomb hydraté et de l'eau, ou encore par l'action de la potasse alco'olique en solution concentrée sur l'acétate de benzyle ou sur l'hydrure de benzoyle. C'est un liquide incolore, d'une densi'té de 1,051, insoluble dans l'eau, très soluble dans l'alcool, l'éther, le sulfure de carbone et l'acide acétique. Soumis à l'oxydation, il se transforme en aldéhyde benzoïque, puis e'n acide benzoïque. Syn. hydrate de" benzyle.
BENZYLISOXYLËNE (6in) n. m. Carbure d'hydrogène liquide résultant de l'action du chlorure do benzyle sur l'isoxyléiie en présence de la poudre de zinc.
BENZYLNAPHTALINE {bin) n. f. Carbure d'hydrogène qui se forme dans l'action du chlorure de benzyle sur la naphtaline en présence du zinc.
BENZYXOSOLFONE (6iii) n. f. Sulfone dibenzylique qui se forme en même temps que le sel potassique de l'acide benzylsulfonique quand on traite le chlorure de benzyle par lé sulfite de potassium.
BENZYLPHOSPHINE (6m, foss) n. f. Ammonia<|ue composée dans laquelle l'azote est remplacé par du phosphore et un atome d'hydrogène par du benzyle.
BENZYLSULFONIQUE (bin - de benzyle, et sulfonique) adj. Se dit d'un acide dérivant de l'acide sulfureux normal par la substitution du benzyle à 1 atome d'hydrogène, ainsi que du chlorure acide correspondant.
BENZYLTOLUÈNE (im) n. m. Carbure d'hydrogôno liuiild, i|ui so l'ormo <|uan(l on chauffe lo chlorure <lo hon-
y\o av,.< du tolu.Miron |,n;s,u,o^..^^a|m^u ro^^o^/na.^^
Il II , I , 111. |.i, ,., , I ,' . ,;iile 6i\edicn!syli:. I , ; , . M , . , . I , : . I - I II,:', i 1 • 1 1 1 c (le bcnzylo, avec
Il , I I II ii.liroinaioclo potassium et
, I i. : :. ii\ .1 I ti s honzoylbonzoïquos
: I II I I ! l'inn par l'acide a^o-
,1 ! : I I llH>nzoïqu6. L'oxis- , , !. ,1 I , I I lus dans les produits ; . Il tiMi ■• l'st un mélange de
ir \ii , . Il |.rosence do l'oxyde do plomb,
l.iii ,1 .,. ..iiit à chaud sur le bonzylto-
Li, iir iiiiirijii 1 a- lie "1 - ■:""'"'"■»« disulfonique cristallise Il .iiKinlIos fondant à 38 ', solubles dans l'eau et l'alcool ont les sols sont cristallisables.
BENZYLTOLUZDINE (4m) n. f. Dérivé bonzyliciuo do la oluidiii,^
BÉOBOTRYS(r
BÉOLE n. f. Bot. Syn. do bm\.
BÉOMYCÉES ou B^OMYCÉES n. f. pi. Gn chens, avant pour type le goure béomijccs. —
MYCliE (o"u B.EOMTCÉli).
BÉOMYCÈS {xfss — du gr. baios, petit, as ascosporé ■ , crustacé. (Le béomijcès rosé s ommunomont on Europe, au milieu des bruyères et dans 3s lieux un peu marécageux.)
BÉORAQE n. m. Piquette que l'on obtient en versant de eau sur lo marc do raisin et en ajoutant une petite quanitô do sucre candi, atin d'avoir une fermentation.
BÉOTARCHIE n. f. Antiq. gr. Charge do bootarque; duce di'^ f iiiMis de béotarquo.
BÉOTARCHIQUE adj. Qui concerne la béotarchio.
BÉOTARQUE (lt. boiàtarchês, môme sens; do Boi6los.
î irii, i-i iirchrin, commander) n. m. Antiq. gr. Titre quo
uii.ÉKiii l.'s rli.iis politiques et militaires, élus anauellonul, dans l.s > nés confédérées de Béotio.
Beothy, laiiiill.i honirroise dont les mombres les plus |||| I .1 .1 il i.i M B^'otliy la.i'i 1- .1 , lin se distin-
, • I . , I \ ;.•,., l; ,. I ■.. ., i^iS-1849, il
. . . , . , . , i ••. 1 I . ■ I .i-;-,i i I.M.i 1 \s Beothy,
— SiGisMOND Beothy, i|ui
.T Beothy, né en 18 is, jiroiité de Budapest et membre excellente Histoire de la îitiTaQs;.Y Histoire de la prose Etude sur ta trancdie et un irales.)
fut-elle prospère par son agriculture, tandis qu'elle n'avait ni industrie, ni commerce, ni Monnaie d'argent de Béolie. marine. Le climat, sa-
lubro dans la région montagneuse du N. (Cithéron), était malsain dans les dépressions; les anciens attribuaient ' le caractère légendail
homme
illards
propi
dos Béotiens :
ilaisirs intellec-
: Hésiode, Pin- 1 (citadelle de la
Beotie (s;), partio do la nomarchie grecque contempoiini' di' .\iTri,'rK-i-:T-BÉOTii.:, comprenant l'anc. Béotio et ain. l'IiiHtdc. Liindia en est la ville principale.
Béotie on BéotIS. Myth. gr. Femme d'Hyas, et mère
— Adjoctiv. Qui concerne la Béotio ou ses habitants : /,c« mœurs béotiennes.
— Par oxt. Se dit d'une personne grossière, incapable de la moindre délicatesse, par allusion ù la réputation qu'avaient les Béotiens d'être d'un esprit lourd.
— n. m. Une des variétés du dialecte éolien. Il so parlait dans toute la région désignée sous le nom do • Béotio . ; mais il est à rcinaïaïucr qu'il n'y avait pas i)artoiit les mômes
li;i. latins- , I :i, 1. lin. Il . ni , ni la ■ai.i, niO PiodarC,
BÉOTIENNE (i.iguk), confédération composée des principales villes do la Béotie. Sauf de courtes interruptions,
cdic s'est niainlciiiio pendant toute Tantiquilé. Affaiblie
aiilaiiij. .!i -. L'ii.aïf- iia'i|i.-|ia- : yair la i-li-tp. tir.n do Platées
■ ' ; I' ' I- ■■'■■■ an \'i 'Il .1 rnlava grâce à
.lii.a ■,'■■■ '' ■■ ■ I ' ■ I aa 'lanéd'Antal- III I .1. 1 j iM.ndas, sous
1 iM'j an lliaLi-, il al. i la aM" des fortUnOS
diverses, jusque sous i'ciii|iire romain. La lioiio Béotienne avait pour centre le temple d Athéna Itonia, où se célébraient les Pambœotia. Elle était gouvernée par quatre sénals et par le conseil des béolarques, magistrats fédéraux élus annuellement (un par cité). Au temps des Romains, les inscriptions mentionnent un archonte éponyme do la confédération.
BÉOTISME {l
. Caractère, esprit de Béotien ;
i'.,ii -.n lia 'i./^ ;'ii//7ià(Renan.)
BEOWULF II" B.JOVULF, "il BjOI.F, - '.I II - ai
Jutland. Il prit une part j:lorieusc, en âlâ, à une baladle où son oncle, le roi chochilaicus, périt vaincu par Théodoric I*', roi d'Austrasie. Rentré en Jutland, Beowulf fut régent pendant la minorité de son cousin, auqu 1 il succéda. Il eut des démêlés avec les Suédois les Frisons et les Francs. Il est connu surtout par 1.- /'i . -a ,i, /,- „//. qui paraît confirmé dans quelques-uns 1 |i jar
Grégoire de Tours et autres chr< in i a i -■
poème, tissu d'aventures merveillensi -, yi, | ■ la
première fois à Copenhague en 181.') par Inorkenn, no porte aucun nom d'auteur, et est écrit en dialecte anglosaxon. Selon quelques savants anglais, il aurait été composé eutre les années 755 et 794. en Angleterre.
Beppo, poémo do lord l'.i ron. C'est l'iiistoire d'un
Miaii liaaii , a . s ■ i . 1 1 ■ a n a iaii i . a i' -.1 IMi'.- i|a sa fcmmO, et
du carnaval.
ions étincecours de la-
impose l'at-
ville du Japon, île de Kiousiou (prov. de Bougo), sur la baie d'Hizi ou d'Oïta ; 6.400 hab. BÈQUE-BOIS ou BÈQUEBOIS n. m. Ornith. Il PI. Des bè-
vrii-unls lOU IIÈyUEBOlSj. V.BECQUEUOIS.
BÉQUÉE n. f. Syn. de becquée.
BÈQUE-FLEUR (bék') n. m. Nom vulgaire des colibris.
il PI. Des BÉQDE-FLEURS.
BÉQUET {ké) n. m. Syn. de becqdet, dans ses diverses acceptions.
— Art culin. Chair tenant à la mâchoire inférieure d'une tète de porc, morceau estimé, qu'on fume ordinairement.
BÉQUET {kl!) a. m. Petit bec. V. becqcet.
— Teohn. Clou à tête en goutte de suif dont on munit les semelles des chaussures do fati-,ue
Bequet V illo du Dominion canadien (prov de Québec), ir I San t 1 urent 4 000 hab Pêcheries
BEQUETER V a V BECQUETIIR
l'on
— Au pi Petites pinces n On dit mieux becuettes. Bequia ou Becoya, ilo anglaise du groupe des Grenadines, dans les petites Antilles.
BÉQUILLARD {ki-llar' [Il mil.]) n. m. Vieillard cassé qui ne peut marcher sans béquilles, sans canne.
— Argot. Bourreau, peut-être à cause des montants de la guillotine, comparés à doux béquilles. Il On dit aussi béquilleur.
BÉQUILLE {kiW [Il mil.] — de bec. à cause de la courbure de la partie supérieure) n. f. Bâton surmonté d'une petite traverse, que les vieillards et les infirmes
l'aisselle ou sous la
'aider à marcher :
de* BÉQUii LES. .i/arcliér avec des béquilles.
— Fig. Appui, soutien, aide, secours : L analogie et l'expérience sont les deux béquilles atiec lesquelles nous nous traînons dans la carrière du raisonnement. (Frédéric II.) La béquille du temps fait plus de besogne que la massue d'Hercule.
— Fam. \ieille béquille. Homme sans jugement, radoteur.
— Agric. Instrument qui sert à donner de légers labours aux plantes en végétation, n On dit aussi béqcii.lon.
— Mar. Etai ou étançon destiné à empêcher un navire échoué de se coucher : On doit avoir soin de faire trarailler toutes les béquilles ensemble. « A bord, ce sont lo plus souvent les basses vergues qui servent â béquiller lo navire s'il s'échoue, il On appelle aussi béquilles les accores disposées sous les flancs du navire qu on échoue à mer basse pour le caréner.
placent si
main, po
ippui/er
Béquilles.
BENZYLTOLUENE — BERAIN
— Mécan. Tiçes articulées armées do griffes employées autrefois afin d éviter lo glissement sur place et d'obvier au manque d'adhérence des roues sur les rails.
— Navig. fl. Espèce de perche qui seri, sur les rivières, i. manœuvrer le gouvernail de certains bateaux pêcheur».
" ■■ "le aussi BKQrp.TTiî.
Poignée do fer qui s'a<lapto en dessous d'un fusil do chasse, pour prévenir les accidents. Il Sorte de poignée qui s'adapte aux serrures, au moyen d'une tige de fer. ii Couteau à béguille. Couteau à deux lames disposées on ligne droite, de façon que l'une est toujours renfermée dans le man à fait ouverte.
— Allus. hist. : Béquille de l'ancien pâtre, était devenu cardinal ; mais I Grégoire Xlll ne lui donnait aucune part dans le i noment. Cette disgrâce servit ses vues ambitieuses, un vit tout à coup cet homme, qui était dans la force de l'âge, se confiner dans la retraite, pour ne travailler désormais, disait-il, qu'à son salut. La tête basse, il paraissait succomber sous lo poids dos années et des infirmités, ne so montrant en public quappuyé sur une béquille, ne parlant que d'une voix entrecoupée, avec une toux oui semblait présager sa fin prochaine. Tous ces signes de caducité redoublèrent quand, Grégoire XIII étant mort, il fut
auestion de lui donner un successeur. Il n'en fallut pas avantage pour réunir en faveur do Sixte-Quint toutes les factions qui divisaient le conclave, car chacune espérait (|u'un pontificat faible et de peu de durée lui laisserait le temps de se mieux concerter, pour parvenir plus sûrement àson but. Il fut donc élu sans contradiction, le ÎA avril 1585. A peine le dépouillement des votes achevé, le nouveau pape se leva par un mouvement si brusque que ses voisins reeiilèrent, jeta sa béquille, releva la tête, et en- 1 , Il : / //...m d'une voix qui fit trembler les vitres delà '.'mit occupa la chaire de saint Pierre pendant , re mois et seize jours, et se montra Vun des I I , -la; . II. mmes de son temps. Quand on parle de sa lie,|uiin-, on lait allusion soit à l'artifice qu'il employa pour tromper ses compéiiteurs. soit à la désinvolture avec laquelle il jeta au loin son bâton devenu inutile.
BÉQUILLER {ki-llé \ll mil.)) v. n. Fam. Mar- ^ cher avec une béquille, ou avec des béquilles.
— V. a. Agric. Travailler, cultiver avec la béquille : BÉQUILLER une plate-bande.
— Mar. Maintenir droit, par le moyen de béquilles, un navire échoué.
Se béquiller, v. pr. Etre béquille : Port où les bâtiments fins doivent SB béquiller ou reflux de chaque marée.
BÉQUILLER (ki-llé [Il mil.]) — rad. bec, pour bouche) V. n. Pop. Manger.
BÉQUILLON {ki-llon [H mil.]) n. m. Petite béquille sur laquelle on s'appuie avec la main : S'aider d'un béquillon.
— Agric. Syn. de béquille.
ultant de la 1
sformation des
de l'anémone, ré étamines les plus proches du centre.
— Fauconn. Bec des menus oiseaux.
BÉQUOT {ko) n. m. Chass. V. bécac.
BER ou BERS {bér — du bas lat. bersa, claie d'osier) n. m. Autrefois, et aujourd hui encore dans certaines provinces. Berceau : Un enfant endormi dans son ber.
— Prov. :
Ce qu'on apprend au hrr.
On le retient jusqu'au ver, On conserve jusqu'au tombeau, jusqu'à ce qu'on soit rongé des vers, les impressions et les habitudes de l'enfance.
— Bot. Nom indien du jujubier.
— Féod. Baron.
Berceau, Appareil destiné à maintenir
lance avec le navire. Le ber le plus simple se compose de deux pièces de bois rectanculaires placées de chaque bord de la quille parallèlement à l'axe longitudinal et appelées couettes, coitles ou anguilles ; elles s'appuient sur des coulisseaux fixés sur la cale. La carcasse du navire est munie de ventrières reliées aux couettes par des pièces de bois appelées « colombiers . . Le ber glisse entre les couettes, quand la clef qui le fi.xe par l'avant a été sciée. On appelle ce système ber sur voiistures. Souvent, la quille elle-même coulisse au moyen d'un patin sur une troisième glissière : c'est lo ber sur couettes rives ; il exige trois coulisseaux au lieu de deux. Enfin, dans le ber sur couettes mortes ou sur quille, le navire repose, au moyen d'un patin, par sa quille, dans un coulisseau; les ventrières fixées sur la coque glissent sur les couettes pendant le
iplc la flotte.)
BeraberS, peuple du sud-est du Maroc. — Un Berabf.r.
BÉRAIN (Jean), architecte, dessinateur et graveur, né à Saint-Mihiel (Meuse) en 1639, mort aux galeries du Louvre en 1711. Il eut le titre de • dessinateur de la chambre et du cabinet du roi . (1673). A la mort de Lebrun, Bérain fut chargé de la composition et du contrôle de la
BERAKA
BERBLRALES
BÉRALDI
Paris n
collect c
tampes
nour et iconographe, né à |U a rassemblé dix mille 1 a réuni une admirable u XVIII' siècle, et il est deur 1- eiu er ordre en matière d'es- 11t. ei tre autres ouvrages : l'Œuvre de ( 874) SOUS le pseudonyme de H. Drai- BEL ; Mes Est mipes lisso} B bl otheq e dun bibliophile (1886) les Gra\,e tsdi x-nii' « ecie (188d-18S6) ; les Gra-
BÉRANE n m Grosse to le de coton provenant de Surate.
BÉRANGER (Pierre Jean de) chansonnier français, né à Pans en 1 80 mort en 1S57 Pri\e de l'éducation de la famille il goûta peu celle de 1 école et reçut de bonne heure 1 éducation de la v e Typographe a treize ans, associé a la ban jue peu heureuse de son père, il se trouva, a di\ 1 u t a lu t au trenier qu il a chanté. Il végéta
! des Bour-
espnt trcb hn s a bientôt sent porte ver-, la poes e 11 tâtonna d'abord s esbaj ant dans des sdti es odes idylles comed es re Béranger
vaut même un poème
épique : Ctovis. Û voulait chanter la gloire nationale, sans oser encore la confier à la chanson, . trop frêle esquif.. Le Roi d'Yvetot lui révéla sa vocation de chansonnier, en même temps que la maturité de son talent et la force de ses émotions lui permettaient d'élever le genre de la chanson. L'invasion de 1815 exalte son patriotisme, et la réaction royaliste indigne son libéralisme. Dès lors la chanson de Béranger n'est pas seulement l'expression des joies faciles, de l'amour de Lisette et de la bonne chère, mais encore de tous les grands sentiments patriotiques, politiques et même sociaux. En 1S15 parut son cueil; en 1821, le deuxième, courageuse satir bons et hardie célébration de la gloire napoléonienne, qui lui valut la destitution et trois mois de prison; en 1825, le troisième; en 1S2S, le quatrième, qui le fit condamner à neuf mois de prison et 10.000 francs d'amende, acquittés par souscription publique; le cinquième, en 1833. Mais 1830, • en déirônant Charles X, avait détrôné la chanson . ; aussi les dernières chanson.s de Béranger ne furent publiées qu'après sa mort (1857), avec sa Biographie (1858) et sa Correspondance (1860).
L'évolution du talent de Béranger a été une élévation continue, conséquence des transformations et de son âme propre et de l'âme populaire dont il s'inspirait, n Mes chansons, c'est moi, » dit-il, et ailleurs : » Le peuple, c'est ma muse. » Béranger, jeune, a fait surtout des chansons légères; mûr, des cliansons patriotiques et politiques; vieillissant, des chansons philosophiques et sociales, car, après 1830, les questions sociales étaient « presque vulgaires », dit-il : " L âge rendit peu à peu plus grave ma muse, et l'esprit de l'époque aussi. < Mais, si le peuple agissait sur lui, il réagissait à son tour sur le peuple. Ses refrains pénétraient partout; et si, par ses chansons napoléoniennes, il a préparé, malgré lui, le rétablissement do l'Empire, d'autre part, par ses chansons politiques, il a travaillé à la diffusion des principes libéraux. Ses idées et son art ont provoqué bien des critiques. En politique, on lui a reproché de s être trompé, en croyant possible la conciliation entre le libéralisme et le bonapartisme. De l'amour il a une conception assez personnelle, considérant la femme moins comme une maîtresse que comme une amie. Sa morale, quelques chansons licencieuses à part, est simple, mais digne : c'est la modération des désirs pour SOI, et le dévouement pour les autres, pour la patrie et pour l'humanité. Sans doute, son art est souvent vulgaire, moins parce qu'il s'inspire du peuple, que parce qu'il suit la tradition pseudo-classique ; mais son style est aisé et clair, le tour de sa phrase spirituel et vif; ses rythmes, les uns inventes, les autres rajeunis, sont très justement appropriés à la pensée, et surtout l'ensemble clianson forme un tout très dramatique. Il a temps une puissance, et il restera toujours comme un original interprète de passions, grandes ou légères, mais essentiellement françaises.
— BiBL. : Œmves complètes (Paris) ; J. Janin, Béranger et son temps ( isfit'-i ;Ponimariin, Causeries du samedi {Paris,
1859-1874' ; >. I;.:,\. l 'x traits comtemporains, I; Cau-
seriesd'il" il .\ rti.Causeret, J?errtn(7er(i894);
./.,■ l'œuvre de Béranger (1876).
l'CMitre français, né à Paris en 1785, mort a ^evros on 1867, artiste fécond et varié, s'est surtout fait connaître par ses travaux de peinture sur verre et sur porcelaine. Il a été attaché, pendant très longtemps, à ta manufacture de Sèvres, à la célébrité de laquelle il a contribué pour une grande part. Parmi les peintures sur porcelaine qu'il a exécutées pour cette manufacture, on cite : une frise, sur un vase de grande dimeasion, représentant VAivivée au musée du Louvre des œuvres d'art conquises par les armées françaises; le portrait de Richardot, d'après Rubens; celui du dauphin, d'après Lawrence, etc. Il a exécuté aussi beaucoup de vitraux, d'après ses propres cartons ou d'après ceux de divers maîtres; les principaux ornent la chapelle de Dreux et de Trianon. Trois de ses enfants ont embrassé la carrière des arts : M°" Apoil, noe Sl-zann-e-Estelle Béran-
de chaque <
Jules Bru "1 /