BONNET
pâme de Rome {1827); Cà-émonie de Veau sainte, le jour de iEpiphanie, dans l'église des catholiques grecs à Rome (1831).
BoNNEPOY (Marc), littérateur et poète français, né à Sablet (Vaucluse) en 1840, mort en 1898. Il était capitaine lorsqu'il fut forcé de prendre sa retraite à la suite d'infirmités contractées pendant la guerre de 1870. Il se tourna alors vers les lettres. Ecrivain quelquefois abrupt, mais vigoureux, il se montra dans ses œuvres patriote ardent et penseur tiardi. Parmi ses recueil- '!■ 'm-, n >-: ■ ■ r.' i ^i. Dieu et patrie (\iH); la Franc, ' , ! : ," modernes [Mm]; la Vraie Loi de ,, ■^i-a' siècle {\m\\\ Poèmes à truj ■ ., . i
ses ouvrages en prose, mentions :i- A . ■ . ,.
(1333); Hrstuire du bon oieux temps (IssOi; la Rdigiuti future tis'.Hj, : le Culte de la patrie ^1892J; etc.
BONNE-GRÂCE n. f. Toile dans laquelle les tailleurs portent a leurs «'hents le travail qu'ils ont exécuté. (Dans ce sens, on dit aussi toilette.) il PI. Des BON.siiS-GRÂcEs.
BONNE-MAIN n. f. Syn. de POOHBOIKE. ii PI. Des bonnes-mains. (Inus.)
BONNEMAIN, comm. d'Ille-et-Vilaine, arrond. et à 34 kilom. do Samt-Malo ; 1.938 hab. Cb. de f. Ouest.
BONNEMAISONNIE (m^-io-ni— de Bonneniaison, cryptogamiste franc.) n. f. Genre d'algues, de la famille des laurenciacées do Harvey ou des polysipboniées de Kuotzing, remarquables par leur belle couleur rose ou pourprée, et "jlégante découpure de leur fronde. II comprend des " ' " '"•-'--■
ispèces des côtes de l'Atlantique, de la Méditer-
1 la mer JN BONNE-MAMAN
tueuse que les enfants s
Il PI. Des BONNES-MAMANS.
BONNEMENT adv. De bonne foi.
mont, sans détour : Un lionnèle homme l-ous dit une chose BONNiiMENT et comme elle est. (M»' de Sév.)
BONNEMËRB (loseph-Eugène), littérateur français, né à Saumur en 1813, mort en' 1893. Il débuta par quelques pièces de théâtre, puis collabora à divers journau.'C et se lit connaStre par des ouvrages inspirés par des idées démocratiques : notamment ; les Paysans aaxix* 5ièc/e(1847): Histoire des paysans (18r>6): la France sous Louis XIV (1864); la Vendée en 1795 ^1866); Histoire des camisards (1869) ; les Paysans avant nS9 (1872); Histoire de la Jacquerie (1873) ; Histoire populaire de la France (1874) ; l'Ame et ses manifestations à trarers l'histoire (1881); Hier et aujourd'hui; les Hatitants des campagnes {m2) ; les Gueri-es de la Vendée [iSSA); etc.
BONNER (Edmond), théologien anglais, né à Hanley, mort en 1569. Ayant obtenu la protection du cardinal Wolsoy, qui lui confia des négociations importantes, il devint chapelain de Henri VIII et évêquede Londres. Il prit le parti du roi contre le pape. Accusé cependant de tiédeur, il fut déposé et jeté dans une prison. Quatre ans après, la reine Marie I en fit sortir, mais il y fut enfermé de nouveau, par l'ordre d'Elisabeth. Il a laissé, entre autres ouvrages : Lettres à lord Cromwetl, Exposition du symbole et des sept sacrements (15541; etc.
comm. de la 'Vienne, arrond. et à 18 kilom. de ■ la Vienne ; 1.365 hab. Carrières.
et, fête de sainte Anne, par pi BONNES MŒURS. Dr. V. MŒCRS
BONNET [bo-7ie
eu de pèlerinage, du Do- :iIom. de Québec, sur le chaque année, le 26 juilde 20.000 personnes.
:, sorte d'étoffe aujour-
Bonnet de nourrice. Bonnet de coton, me comee a un let : Prêcher devant des bonnets endormis. ( Balz.)
Bonnet de coton, Bonnet de tricot, à l'usage des mes, qui s'en couvrent la tête pondant la ; il est le plus souvent double, une moitié t rentrée dans l'autre, et ordinairement teri en pointe, avec une houppe de fils de co- II Fam. Homme d'un esprit bourgeois, étroit, lé : Dire que des bonnets de coton sont devepairs de France ! (On dit aussi bonnet de
— Bonnet d'âne. Coiffure de papi deux oreilles imitant celles d'un âi coitfait surtout les écoliers paress punir par la ho
munie de ît dont on pour les
. de police. Sorte de bonnet de drap que portent les militaires en petite tenue, il Bonnet à poil. V. partie encycl.
— Bonnet phrygien. Coiffure de laine, haute, retombant ordinairement sur le côté de lalête, comme celle que portaient les anciens Phrygiens, et qui fut plus tard adoptée pour les esclaves affranchis.
Il Se dit particulièresemblable à cette coiffure antique, qui est devenu l'emblème de la Liberté et de la Révolution personnifiées. Il Bonnet rouge, Bonnet de drap ronge, adopté pendar la Révolution par les révolutionnsiires les plus exaltés, e
Bonnet vert
qui devint, à celte époque, un signe de patriotisme, n Par ext. Révolutionnaire, républicain ardent : Le parti des bonnets BOUGES.
— Bonnet vert. Coiffure qu'était autrefois obligé de porter celui qui faisait cession de biens, pour éviter d'être poursuivi comme banqueroutier. Il Coiffure qui, autrefois, distinguait les forçats condamnés à perpétuité de ceux qui ne l'étaient qu'à temps.
— Bonnet carré. Coiffure de forme quadrangulaire que portaient autrefois les docinurs, les professeurs, les juges et certains dignitaires, qui l'ont généralement remplacé par la toque, ii Prendre le bonnet de docteur, le bonnet doctoral, ou simplement Prendre le bonnet. Se faire recevoir docteur dans une faculté, il Donner le bonnet a quelq\ conférer le doctorat.
— Gros bonnet, Personnage d'importance.
— Coup de bonnet, Salutation faite en étant sor cnse découvrant la tête.
— Bot. Bonnet carré.
Nom vulgaire des fruits du barringtonia speciosa. Il Bonnet de fou.
Bonnet de matelot, Bonnet romain. Petit bonnet d'argent, Noms vul-
— Cuis. Bonnet d'évique. Fam. On appelle ainsi le croupion, ou plutôt l'arrière -train d'une volaille, notamment d'une dinde, parce que, lorsque l'on
il ressemble, en eft'et, à une mitre. Il Serviette pliéeen forme de mitre.
— Fortif. Bonnet à prêtre ou de prêtre. Ouvrage détaché dont la tête forme trois angles rentrants et trois angles saillants «On l'appelle aussi QDEDE D A-
— Hortic. Bonnet d'électeur, Bu un, I ,1e Turc, ho .
s'adresser à personne. (Se dit surtout, à l'exemple du maître Jacques de Molière, lorsque, pressé de dire à qui l'on parle, on ne veut pas répondre à la question.) n Mettre son bonnet de travers, Etre do mauvaise humeur, commencer à se fâcher.
— Encycl. Archéol. Jusqu'au xvn« siècle, le mot bonnet s'employait couramment pour désigner toutes les coiffures qui sont aujourd'hui connues aussi bien sous le nom de chapeaux que sous le nom de bonnets. Au xv" siècle, on commença à appeler plus particulièrement « bonnet " les coiffures faites d étoffe, en forme de calotte, de mortier ou de casijuette sans visière, qui se portaient souvent sous le chapeau à larges bords. D'une façon générale, on distingue les bonnets des chapeaux parce que ceux-là n'ont pas de bords. Brantôme a consacré plusieurs pages à l'étude des bonnets en usage au xvi* siècle. Les bonnets de nuit du moyen âge et de la Renaissance, au moins chez les hommes, oscillaient entre la forme du serre-tête, du fez et du moderne bonnet de coton, i es coiffures nocturnes étaient faites do toutes étoffes, voire de velours; ceux de Char-
Bonn
1 des noms du fusain.
genre macaque : Le de la tête disposé en
forme de bonnet -plat. (Buff.)
— Mar. Bonnet de travail. Coiffure en lame surmontée d'un pompon, prenant une forme circulaire et plate, au moyen d'un ressort d'acier mis à l'intérieur et portant un ruban sur lequel est inscrit le nom du bâtiment. C'est ce dont se servent les matelots pour se couvrir la tête. On peut le recouvrir de coiffes blanches pour l'été.
Il Bonnet turc, Nœud marin fait sur la tête d'un filin.
— Min. Bonnet carré. Trépan de sonde terminé par une pyramide quadrangnlaire. (Or aussi CASSE-piKRREs). Il Bonnct d'éveque. Autre trépan de sonde, dont l'extrémité acérée est une pyramide triangulaire.
— Techn. Partie supérieure d'un encensoir, ii Sorte d'écrou qui n'est pas percé d'outre en outre. Il Genouillère des bottes des anciens courriers, n Bonnet carré. Espèce de foret à quatre ailes. Il Sorte de bonnet avec œillères et étuis à oreilles, servant à couvrir la tête des chevaux.
— Typogr. Dans le langage des typographes, on appelle ' ' igtemps dans
f^Ci^
nnet de prêtre (fortif.).
bonnet un noyau de compositeurs depu une maison et qui, en se soutenant mu-
tuellement, font la loi à leu nouveaux venus.
— Véner. Bonnet carré. Tête du cerf, quand il a du refait aussi haut que les oreilles, c'est-à-dire lorsque la hauteur de son bois a atteint celledescsoreilles.
— Lnc. PROv. : Opiner du bonnet, Oter son bonnet pour marquer qu'on adhère
aujourd'hui, Adhérer par un simple si-
de tête.
if, emporté, ii Jeter son r qu'on est dans l'impossibilité do résoudre renoncer à une entreprise qu'on no croit
Braver le qu'en-dira-t-on, se mettre au-dessus de l'opinion publique, et même des bienséances. (Ne se dit guère que des femmes.) n Prendre quelque chose boub son bonnet, Avancer sans preuve une chose dénuée de fondement, et même de vraisemblance. — Signifie aussi Prendre sur soi toute la responsabilité d'une chose, il Trouver une chose sous son bonnet, la tirer de son bonnet, La tirer de son cerveau, l'imaginer, il Etre triste comme un bonnet de nuit, Etre mélancolique, ennuyeux au point d'endormir.
il Je m'en inoque comme un âne d'un coup de bonnet, Cela m'est parfaitement égal. Il C'est bonnet blanc « deux choses absolument semblables.
têtes dans un bonnet, Ce sont deux, ment d'accord, qu'elles n'en font pour î
Il Parler à son bonnet, Se parler à soi-même, parle
funérailles
royales, les effigies du défunt étaient coiffées de bonnets sous la couronne, afin que celle-ci ne glissât pas. Les bonnets liturgiques ont affecté des formes variées ; depuis celle dite en bonnet d'éveque jusqu'à celle des clercs, ronde et hante, campanuliforme ou polygonale. ( 'est de là qu'est venue la barrette. Les bonnets militaires peuvent également se ramener à quelques modèles fondamentaux, qui sont le bonnet replié, d où est issu le bonnet de police moderne, et la haute toque en fourrure portée parles canonniers allemands au xvi" siècle, et qui est
garnis, aux xv« et xvi< siècles, de petites médailles, de joyaux, qu'on appelait en.se i^nes de bonnet.
— Bonnet vert. Le port du bonnet vert appartient à l'histoire du droit pénal et date de l'ancienne Rome. La loi des XTI tables donnait aux créanciers droit de mort sur leurs débiteurs. Plus douce, la loi Julia autorisa les débiteurs insolvables à abandonner leurs biens en -payement de leurs dettes. (V. cession.) Mais cette cession n'éteignait pas toujours le passif, et le créancier se trouvait plus ou moins lésé. Pour empêcher les abus, on n'admit les débiteurs à la cession de biens qu'à charge déporter un bonnet vert, qui publiait leur déshonneur. Cette peine fut importée d'Italie en France au xvi» siècle : un arrêt du parlenirrT ^i ■?'' -nin l'^îe imposait aux « cessionnaires » le port '1 '"'il In I iiiMpf vert. Finalement, cette coiffure est dr\. ; ;>(inctifdes forçats à perpétuité.
— /.' < les Grecs et les Romains, le bonnet ëuiii : : I ' ;> 1 .iilranchissement, car l'esclave allait tête nue. Ap|>ien racunie que les meurtriers de César promenèrent dans les rues lo bonnet de la liberté, au bout d'une pique. Cet emblème figure d'ailleurs sur bon nombre de médailles romaines et françaises. Il fut adopi dans les révolu
. Eta date donc pas <
prétendu, avec l'insigne des galériens. En réalité, il rappelait la coiffure, généralement rouge, des anciens serfs. On l'arbora dès le début de la Révolution, en 1789.
Mais sa grande vogue commença en 1701. Lorsque, un an plus tard, le 20 juin 1792. Louis XVI s'en coiffa, le bonnet rouge était porté par la plupart des ouvriers et des bourgeois de Paris comme symbole do la liberté. Bien qu'adopté officiellement au 15 août 1792, il n'était pas obligatoire pour les particuliers, et. s'il devint la coiffure officielle dps membres de la Commune de Paris, Robespierre. Saint-Just et Iton nombre d'autres jacobins exahés
Bonnets phrygiei
re, il figurait s iux, etcT Après ' peu à peu.
à de
et des Teutons, s ou bonnets d'oui:
parurent qu'au 3
lâgei iolal
furent inconnus du moye vu' siècle dans les armées lis, vers 1760, dans l'armée française, 01 . dès lors la coiffure distinctive des grenadiers Sous le premier et le second Empire, le port du bonne à poil s'étendit à d'autres corps de troupes. Le crayon di Charlet a popularisé le de plumets des soldats c
do la ligne, et le lourd tolpalc à fond plat des chasseurs à cheval, dos guides, des artilleurs et dos tambours-majors. .Sous la monarchie de Juillet, le bonnet à poil était porto p.-ir lûs gronadiers de la garde nationale. C'est à la dcmanlio laite par ces derniers, le 16 mars 18t«, auprès du (,'ouvoi-nomont provisoire pour protester contre la supprcssiun lie leurs compagnies, qu'on a donné le nom do î/ta- • ■ ■ '- '- ■• — ■'. De 1854 à 1810, los réfc-[-
BO-NNET
BON.NETECR
,^.av
Bonnet a poil dans L'iRHés française : 1. Grenadier pard«-
française (LouU XVI); 3. Orenadter de la garde d" Eiiniire);