BERCAIL
— En T. de relig. Orthodoxie, pratique de la vraie religion ; sein de l'Eglise : Ramener un hérétique au bercail.
— Syn. Bercail, bergerie. L'un et l'autre mot désignent le lieu couvert où l'on renferme les brebis et les moutons: mais bercail s'emploie surtout cjuand on considère ce lieu comme le point vers lequel il tant conduire les moutons, l'enceinte où ils doivent entrer pour reposer tranquilles ; bergerie s'emploie plutôt quand on ios considère dans leur repos même ou pendant
l'ils
. On
Les moutons sont dans la lirrgerie et Les moutons vont rentrer au bercail. L'emploi figuré do ces mots confirme cette distinction : Retifemier le loup dans la bergerie, c'est introduire un ennemi au milieu de gens ((ui ne
ù' I ' '," " "..■ " "h, n- au bercail
s était cjoignc.
BERCE n. f. Genre d'ombelli fères peucédanées, dont l'es pèce la plus connue, appelée
Berce.
aussi branche-ursine bâtarde, est grande, vivace et fort commune où on l'emploie à divers usagt scientifique du c-enre est heraclemn.
— ENcvet ] .^< /...,■.•..! ....nt des herbes vivaces ou bisannuelles en, .1 - , ...lis tempérées de l'hémisphère boréal, t.'... .■ rencontrent eu Abyssinie et
La ier. 1. i-acfeiim spondijlium). connue
1 dans beaueoii|i uenir.iii^ ^uus le nom de pa«e-rf'oie, est
IM'iUltKllAlh
plante plu
J5EUCEAU
igont. Dans l'économio domestique, la berce est i coptiblo do plusieurs usage», fluo uou» signalerons en passant. Ses fouilles communiquent une bollo couleur verte à l'oau-de-vio. Dan» quelques contrée», elle» servent à faire uno sorto de boisson qui remplace la bière pour les classe» pauvres. Au Kamtchatka, lo» habitants man-
1 assez grande quantité.
[ berceau, Dé-
au soleil, so (
recueille, et qui passe pour une
Elle» fournisscat aussi do l'alcool c
BERCEAU («0 — étym. douteuse ; très (probablement du bas lat. Ijersa, claie d'osier, treillage, qui devint d'abord tnrs [V. DUR)) n. m. Petit lit pour coucher les jeune» enfants, généralemont disposé de manière à pouvoir Être balancé : C'est à côté du behcrad d'un enfant gu'il faut voir une femme. (J. Simon.)
— Par ext. Lieu, villo, pays où l'on est né : La Corse, ce BEBCiiAD de Bonaparte. (Alex. Dumas.) u Première enfance, bas âge : La crainte prend l'homme au. bbkceac et l'accompagne jusqu'au cercueil. (Lévis.) Il Lieu d'origino d'une plante, endroit où une chose a pris . Mayence a été le bkbckau de l'imprimerie.
— Fig. Commencement, origine : L'histoire berceau du monde. (Laurontie.) Il Etouffer i truire au début, à la naissance.
— Bot. Berceau de la Vierge, Nom vulgaire de la cléma-
— Cborégr. Nom d'une figure de cotillon. V. ce mot.
— Constr. et archit. Voûte en pie naissances portent sur deux murs parallèles.
— Grav. Outil armé do pointes nombreuses et ténues, pour produire sur le cuivre un pointillé particulier, dit • matière noire . .
— Hortic. Voûte de feuillage au-dessus d'une allée, il Greffe en berceau, Grcfl"© par approche sur tige et sur branches.
(Sra».).
ogue allée bordée do verdure et d'arceaux en bois, dans laquelle on s'exerce au tir de l'arc ou de l'arbalète : Tirer au berceau. Il Berceau d'amour. Dans les jeux de salon. Voûte simulée que deux joueurs forment avec les bra»
les
oscillante sur laquelle on lavait les sables aurifères.
(Le berceau se composait d'un crible recevant les minerais à laver. Les gros fragments restaient sur le crible, tandis que le sable, entraîné par l'eau, abandonnait l'or ■ table inclinée.) ypogr. Partie i' lecofl
— Encycl. Econ. dom. Il est mauvais d'habituer le nés enfants à ne s'endormir que lorsqu'on les berce : faut-il, autant que possible, considérer le berceau ci
pour le premier âge, de crin blanc ou de lougè peu pius tard ; sous le drap do dessous, feutre absorbant ou ]ieau d'agneau garnie de sa laine. Toutes les pièces du berceau doivent être entretenues avec la plus mmutieiiso propreté, ce qui sera plus facile si l'on a soin de bien garnir l'enfant. Le berceau doit être placé de niveau avec le lit de la mère ou de la nourrice ; si on lo transporte avec lo bébé couché, éviter de le faire rouler et le prendre de préférence dans les bras.
— Gén. civ. et archit. On donne, en termes de travaux publics, le nom de berceau à certaines dispositions de voûtes. On dit qu'un berceau est droit, quand son axe se dirige perpendiculairement au plan de tête. Lorsque la voûte est composée de deux voûtes de même montée qui se rencontrent sous tout angio difl'ércnt de 180», elle forme un ensemble constituant le berceau coudé.
Berceau coudé. Lo berceau coudé est formé par l'intersection de deux voûtes à génératrices non parallèles, terminées à leur intersection. Cette intersection est uno courbe, cercle on ellipse, dans le cas des voûtes en arc de cercle ou arc d'ellipse. En outre, lo plan de cette mtersection est perpendiculaire au plan de naissance commun aux deux voûtes. V. cocpe et taiixk des pierres, voussoib, perspective, extrados et intrados. ...
Berceau coudé arec pan coupé. Le berceau coude présente, à l'intersection des deux voûtes qui le constituent, un»
BERCELLE
BERCHTESGADEN
arête vive offrant souvent un grand inconvénient .On fait dis paraître cette arête en coupant les deux voûtes principale par une troisii'nic. formant pan coupe. Le voussoir du pai
coupe trois berceau coudé mec pan coupé. .
— Hortic. On peut faire les berceaux de plusieurs manières : 1" Si l'on veut un berceau vert depuis le bas jusqu'au sommet, on emploie ordinairement la charmille, dont la croissance est très rapide. Celle-ci fournit en peu do temps une épaisse muraille de verdure, qui se prête à toutes les l'anlaiMe^ des jardiniers. En général.
les charmilles employées n'ont pas plus de 0", 15 d'épaisseur, ce que l'on obtient en coupant les pieds près de terre et en dirie-eant les brandies suivant une direction voulue.
Ces sortes de berceauN i u.^ .n usage en France. En
général, tous les lui : , ; . nr des inconvénients
assez graves. Coniim i ■ re pas aisément, ils
concentrent une iitiin. . ..i .- iasanté;de plus, les
insectes en rendent buuiL.iL il s.j.ir peu agréable.
2« Les berceaux en arcu/ts diiferetn des précédents par des ouvertures symétriques qu'on laisse de distance en distance. Elles forment des fenêtres ou do véritables portes dont les dimensions varient beaucoup, mais qui ont l'aspect d'arcades.
3° Quelquefois, les berceaux sont formés par des allées plantées de grands arbres, le plus souvent des tilleuls. Ce sont les plus beaux. Ces arbres sont taillés au dehors en ligne droite ; le dessus de l'allée figure une table ; à l'intérieur, les maîtresses branches sont courbées et solidement attachées l'une à l'autre; les intervalles qu'elles laissent entre elles sont occupés par la frondaison. Les berceaux de ce genre ont une hauteur double de leur largeur.
4° Les berceaux en treillaiii- sont formés de cerceaux en
bois ou en fer, suiip"!! i-.n i.- , Is-droits de même
nature.Des lattes sr . I ^ i les sens et joignent
ensemble les cerer.ii I i iliivee ou sauvage, le
chèvrefeuille, le ja-.ni inm. , • i.:., servent à couvrir
ces berceaux.
S» Les berceaux en arbres fritit/crs jouissent du précieux avantage d'unir l'utile à l'agréable. Il ne faat pas, cependant, prendre indistinctement toutes sortes d'arbres fruitiers pour couvrir les berceaux; on choisit de préférence
B3rc3a Hya
grâce i
groupe marbre d'Auguste sculpteur. Comp(
bemidoif, à Florence ; le modèle est au musée d'Angers; une épreuve en plâtre se voit au musée de Bruxelles.
BERCELLE n. (. Pince l'émaiL à la lampe.
BERCELONNETTE (lo-nèf de petit berceau. 11 On dit aussi
BARCELONNE BERCEMi de bercer état de ce qui est berce ou balance Le dour BERCEMENT du dos des muh Is ressemble a celui des tagut^ de la mer (Lamart )
(suuant Ml m
tenu éveillé toute la nuit par quelque chose qui le t nte. (Peu usité.) plan dé 6.
gravure en matière noire.
— V. n. Tirer de l'arc sous le berceau : Les archers du ffainaut s'amusaient chaque dimanche à bercer.
Se bercer, v. pr. Se livrer, s'abandonner à un mouveli.riit emliln!ile à celui qu'on imprime au berceau d'un I ■ - I I 1 1 , ].R dans un hamac. I , ! I I M. I relier en se dandinant : Les marins ont
iii.itcER en marchant.
I i :-. iliiirrde quelque espérance, s'entretenir dans quelque illusion : J'aime àuK bercer dans mes châteaux en kspaqne. (J.-J. Rouss.)
— Manèg. Se dit d'un cheval f|ui se livre à une espèce de balancement latéral : Rien n'est plus fatigant que de monter un cheval qui SE berce.
BercetO, ville de l'Italie (prov. de Parme) ; 6.500 hab.
BERCEUR, EUSE n. Personne qui berce, qui est employée à bercer un enfant. (Le masculin est peu usité, cet emploi étant généralement réservé aux femmes.)
— Fig. Quelques poètes, entre autres Béranger, ont donné le nom de berceuse à l'espérance :
Oui. mon hprceau me parait doux encore, El la berceuse a pourtant disparu.