‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 228 sur 956 · BOUCHER — BOUCHERIE · texte numérisé non relu

BOUCHER — BOUCHERIE

\\ Boucher ses oreilles, son oreille. Obstruer ses oreilles avec les doigts, pour ne pas entendre un bruit ou des discours désagréables. — Fig. Refuser d'entendre, de coraprendre. (Bossuet a même dit en ce sens : Bouchons l'oreille, mais cette locution est peu employée.) il Boucher les yeux. Empêcher de voir quelque chose, de s'en apercevoir : L'habitude, souvent, eouchk les yeux.

— Pop. Boucher un trou. Acquitter une de ses dettes, ou du moins donner un acompte, il En boucher un coin à quelqu'uJi, Le réduire au silence, le mettre à la raison, quelquefois en le battant.

— Artill. Bouchez la lumière! Recommandation expresse faite aux artilleurs des pièces à lumière, dans le renfort, de tenir le pouce dessus pendant qu'on charge pour éviter les rentrées d'air pouvant enflammer prématurément la gargousse. {Cette précaution n'a plus de raison d'être avec les p^ièces se chargeant par la culasse.)

Dr.

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les.

qui, contrairement aux prescriptions de la loi, permettent de voir de trop près dans la propriété voisine.

— Mar. Boucher une voie d'eau, L'aveugler.

— Techn. Boucher d'or moulu. En terme de doreur, Réparer les défauts de la dorure, après le brunissage.

Bouché, ée part. pass. du v. Boucher.

— Fig. Qui a peu d'intelligence, qui comprend lentement : L'esprit le plus court et le plus bouché s'étend et s'ouvre à proportion de sa bonne volonté. (Fén.) Il Avoir les oreilles bouchées. Etre mis hors d état de comprendre.

— Mus. Sons bouchés. Sons tirés d'un cor dont on bouche le pavillon avec la raain. ii Tuyaux bouchés. Tuyaux dont la partie supérieure est fermée.

Se boucher, v. pr. Etre bouché, fermé, obstrué : Conduit qui commence à se boucukr. Il Fig. Devenir obtus, cesser de comprendre : Souoenl, l'âge venant, l'esprit SE BOUCHE.

— Boucher, obstruer, fermer quelque partie de son corps : Si; BorcHER le nez, il Fig. Se bonchrr les yeux, les oreilles. Se refuser à voir, à eutendre.

— Anton. Déboucher, ouvrir, per-

BOUCHER (de bouc, parce qu'au

, do la ^

naire. il Giânéral

dès le XI i*

iande de bouc) n. m. Celui

ier est de tuer, de dépecer etdevendre les gros animaux destinés à la nourriture de l'homme : Boucher bien achalandé. L'étal d'un boucher.

— Par ext. Homme cruel, ménager du sane de ses soldats, il Chirurgien maladr

— adj. : Marchand boucher. Garçon boucher.

— EscYCL. Archéol. La corporation des bouchers s

tait d'être une des plus anc" ""' ''

ses statuts étaient enregistrés, et, en 1182, Philippe Auq-uste en confirmait les priviloyos. Elle avait uno juridietion particulière et des privilèges spéciaux quelle partageait avec les six grands corps de marchands et qu'elle a continué à exercer longtemps dans la ville de Limoges , aux entrées solennelles des princes et des évêques. Au xvi' s., les boucherç étaient tenus de porter des tabliers de toile nlanche, et leurs garçons étaliers pouvaient être tonus à n'en porter que de noirs, V. boucherie.

Boucher (Jean), théolog-ien français, un des instiga-

j (vitrail (

teu

jlgue,

1614.11 lut inoit. Ce fut ch

à Paris en 1548, mort à Tournai; i

ement recteur de l'université, prie

docteur en théologie, enfin curé de Sait

fit sonner le tocsin pour donner le signal de la révolte, fut nommé membre du conseil général de la Ligue, écrivit l'apologie du meurtre de Henri III, dans un pamphlet violent {De justa Benrici III abdicatione, 1589) et se déchaîna contre Henri l'V dans ses libelles et dans ses sermons. Député du clergé de Paris aux états générau.v do 1593, il soutint avec acharnement la candidature de l'infanto d'ï;spagne au trône de France, et s'enfuit de Paris lors de l'entré \ II n ' IV Refuge à To rnay '1 f t

!-"ii ,r.M ,11 I en e du ro II n en cent nua pas

III" ' et publ a entre autres pamphle s

Il eletpo les Ppres de des s 1 95)

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montra dans sa jeu

la peinture le firent entrer

dans l'atelier de Le Mo ne II

vint ensuite demeurer chez

le père de Cars un graveur

qui faisait commerce de tl è

ses. C'est alors en 72 qu 1

composa de noml rcux des

sins pour VHUtu ede F a

de Daniel. Il exécuta en mên e

temps plusieurs gra ures

d'après Watteau dont 1 ad

mirait beaucoup le taie A

de vingt ans seulen ont 1

obtint le grand pr \ de pe n-.

ture ; il n alla toutefo s po t

à Rome tout de su e et ne

fit ce voyage que deux ans

plus tard. A son retour d I a

lie. Boucher se créa rapide

ment une riche entèle da

femmes à la mode les re nés

acquit ainsi en n ême ten ps fc

à l'Académie, 1 f t reçu en i"

plus tard qu'il fut nonfn e prem er i e ntre' du o

il était depuis longtemps en fa eur auprès de lu

1745, il est en outre auprès de M"» de Pompadour

quelle il ense gne la pe n uro II donne alors le

l'art. Doué d'une facilité prodigieuse, il multiplie les toiles, décorations, grisailles, tapisseries. Critiquable comme peintre, car il a trop de lacunes du côté de l'invention et de l'observation de la nature, il est au premier rang comme décorateur, et surtout décorateur de boudoir. En lui revit l'esprit de la Régence et le goût des salons de l'époque Pompadour. Il a peint des bergeries, des paysanneries, des allégories, des plafonds, des trumeaux. Un de ses chefs-d'œuvre est la décoration des salles du premier étage de l'hôtel Soubise. On lui a d'ailleurs justement reproché ses figures notariés de roses et bouffies, l'abus du nu et des « culs-nus • , l'alanguissement voulu de ses personnages. Mais ses crayons de couleur, ses académies, sont souvent superbes. Comme graveur, il a aussi de la maîtrise. Boucher eut un fils peintre, et maria ses filles à deux artistes, Deshays et Baudoin.

Boucher (Alfred), sculpteur français? né à Bouy-sur- Orvin (Aube) en 1850. Il fréquenta, à dix-sept ans, l'atelier du statuaire Ramus, puis il entra à l'Ecole des beaux-arts, où il fut élève do Dumont et Paul Dubois. En 1876 et en 1878, la section de sculpture lui décernait, par deux fois, le grand prix de Rome ; mais l'Académie annulait cette décision, et l'artiste n'obtenait que le premier second grand prix. Lauréat dès son premier envoi au Salon, en 1874, il était mis hors concours en 1878 i^Eve après sa faute). L'Etat a acquis sa Vénus Astarté en 1880, et sou groupe original Au but (jardin du Luxembourg). Le musée du Luxembourg a de lui une délicate figure féminine, couchée et dormant. La Terre, qui valut à l'artiste lamédaille d'honneur en 1891, est un morceau puissant. Boucher est un artiste souple et très sûr de sa forme. En 1896, il a donné un buste de Casimir-Perier; ealsai , Aux ckamps ; etc. Boucher D'Argis (Antoine-Gaspard), jurisconsulte français, né à Paris en 1708, mort en 1791. Fils d'un avocat au parlement de Paris, il devint successivement avocat, membre du conseil souverain de Bombes (1753), et conseiller au Châtelet de Paris (1767). Jurisconsulte émiiient, il fut l'un des collaborateurs de l'Encyclopédie du xvni' siècle. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite ; Dis- ^t-'rtatiutt .?!(;• l'oritjiue du parchemin et du papier timbré ]-■'.-' r^.J, l'ni'nl ou Maximes et rèqlements concernant

' ■ 711M (1749-17621; Rèi/ les pour former un

. iniv Histoire abrégée de l'ordre des avocats

Boucher d Argis (André-Jean), fils du précédent, né â Pans en 1751, mort en 1794. Avocat comme son père, il devint, en 1772, conseiller au Châtelet. En 1789, il instruisit le procès du baron de Bezenval, colonel des suisses. Chargé, après les journées dos 5 et 6 octobre 1789, de faire un rapport à l'Assemblée constituante, il signala,

mais, arrêté comme suspect, il fut condamné à mort et exécuté. On a de lui : Observations sur les lois criminelles en France (1781); De la bienfaisance de l'ordre judiciaire (178S), ouvrage dans lequel il demande qu'on accorde des défenseurs gratuits aux pauvres, et une indemnité aux jirêvenus dont 1 innocence est reconnue. 11 a publié, avec Camus, un Recueil d'ordonnances.

Boucher de CrÈVECŒUR (Jules -Armand -Guillaume), naturaliste français, né en 1757 à Paray-le-Monial. mort à Abbeville en 1844. Contrôleur des finances souy Louis X^'ï, il s'occupa de botanique, puis il devint .lin - iiin .hv iiuanos à Abbeville, et correspondant de

.' ' Tableau des plantes céréales et grami-

t. . .-, ^ !. ,' "nnces et reclierches sur l'orme (1199), et

Boucher de Crèvecœur de Perthes (Jacques), fils du précédent, littérateur et archéologue français, né à Rethel en 1788, mort à Abbeville en 1868. Ses goûts le portèrent d'abord vers les études littéraires et le théâtre, mais c'est comme archéologue que de Perthes s'est fait une grande réputation. Il affirmait l'existence de ce qu'on appelait alors l' n homme antédiluvien . , et il ne cessait d'en chercher des traces. Sur ce sujet, il publia deux ouvrages importants : De la création, essai sur l'origine et la progression des êtres (1839-1841), et Antiquités celtiques et antédiluviennes {\m)\ il n'en recueillit que des critiques et des sarcasmes.

Une découverte faite dans la carrière de Moulin-Quignon, près d'Abbeville, sembla fournir une confirmation irrécusable de son hypothèse. On trouva, en effet, une dent humaine et un -fragment de mâchoire qui paraissaient appartenir à une autre race que la nôtre, mêlées à des nstruments de s lex trava lie La de iiid

bru t et donna 1 eu entre paleontolog "s

d scuss ons \w furent ranchees dan ant qu to de 1 homme sou enue pa

et confirmée par de no velles decou 1

n ort de I em nen archeolog e Bou ion b en con n e le père de lard eolo j é ,11

a f a t don à 1 E at de ol e t ons prel stor ques et ga loroma es, n por an es qu ont forn e le noyau du n usée des ant qu es nat onales de Sa nt Gern a n Maigre un

rand nombre d ou rages qu ne manquent pas de mente 1 tera re 1 n y a à reten r de Boucher de Perthes outre les deux c tés plus ha t que les su vants De Homme a édl en et de ses a- res 1860) De la lé êrat 0 sponta e 861) \ègreetblanc Deq so n s 0 s fils '> 1861); Des 0 l dep e e 180 B en ne na t r e ne me t, la forn e se e est pér ssab e 1865J De la màcl le Mo l Qu /non "\ 0 lies décou e

BOUCHERAIE n f T r r I

(1865) des noms donnés

le 1 Ile-de France,

lu XV s ècle La

ra che cadette a

B at célèbre a ocat au

1 fut la eul de Louis

) de CoMP*^s cl ancel er de France et

sous Lou s XIV ne i Par s en 1616,

bouchère (fém. déboucher) a. f. Femme d'un boucher, ou femme qui vend de la viande.

— Art culin. A la bouchère, Se dit de plusieurs façons d'apprêter certains mets. 11 Entrecôte à la bouchère, Entrecôte grillé et servi sans autre assaisonnement que du poivre et du sel. 11 Côtelettes à la bouchère. Côtelettes qui n'ont pas été parées, c'est-à-dire rognées.

BOUCHERIE n. f. Abattoir, endroit où l'on tue les animaux destinés à la consommation : La santé publique exige que les BOUCHERIES soient situées hors des villes. 11 Etablissement où l'on vend au détail la chair des même.', animaux : Les BOUCHERIES de Paris sont parées avec coquetterie.

— Corps de bouchers : Grève de la boucherie. 11 Commerce de boucher : La boucherie est un commerce lucratif .

— Viande de boucherie. Celle qui se vend dans les boucheries, savoir : celle du bœuf, de la vache, du veau, du mouton, de la brebis et de l'agneau. Il faut y ajouter celle de cheval, depuis la création des boucheries hippophagiques.

— Par ext. Tuerie, massacre, carnage ; mort sanglante et assurée d'un grand nombre de personnes : Conduire des soldats à ta boucherie.

— Prov. Il n'a pas plus de crédit qu'un chien à la boucherie, Il n'a aucun crédit, aucune autorité dans cette entreprise, dans cette atfaire ; parce que les chiens sont très mal reçus dans une boucherie.

— Encycl. Industr. et comm. L'industrie de la boucherie a pour objet le débit et la vente des animaux destinés à la consommation, tels que taureaux, bœufs, vaches, veaux, moutons, chevaux, ânes, mulets, qui ont été abattus dans les établissements communaux connus sous le nom de abattoirs. Deux opérations principales constituent cette industrie : Vabatage et l'habillage.

La première de ces opérations a été décrite au motABA- TAGE. IShabillage consiste, tout d'abord, à l'iilcver les cornes du bœuf, de la vache ou du taureau 1" :i >;r]i,-irnr du corps les quatre-pieds de l'animal. Ci l,( ■ 1 1 - m !>■.,. .■.!,> au orocAa^e, c'est-à-dire qu'on pratiijii' ' nr

de petites incisions à travers lesquclli | . n-

mité d'un gros soufflet, dans le but de .s. |. nvi i,, ]., ,pi oi de la détacher. Tout en procédant au soiiiila^-o, on Inippo en tous sens la peau à l'aide d'un rondin dit batte a btruf, afin d'activer la séparation du cuir. Puis la peau est fendue en dessous, depuis la bouche jusqu'à l'anus d'une part, et, d'autre part, de la poitrine au genou.

Vient ensuite le dépouillement de l'animal, c'est-à-dire l'enlèvement de la peau. En dernier lieu s'exécute le découpage, consistant à fendre en deux parties égales le corps, d'une manière symétrique par rapport à l'épine dorsale, qui se trouve partagée en deux dans le sens longitudinal. S'il s'agit de l'habillage d'un mouton ou d'un veau, le mode de procéder reste le même. Après léoliaudage, les quartiers de viande de boucherie sont transportés jusqu'aux boucheries où doit se faire la vente au détail, après toutefois que ces viandes ont été travaillées a l'étal, c'est-à-dire partagées suivant les différentes qualités attribuées commercialement aux divers morceaux.

En ce qui concerne le bœuf, la vache ou le taureau, le veau et le mouton, on distingue les viandes qui en proviennent sous les qualifications de première, seconde, troisième qualité. V. bœuf, mouton, veau.

— Hist. et admin. A Rome, la profession de boucher et le commerce des viandes furent de bonne heure réglementés. Il y avait deux corps de bouchers : les suarii, qui faisaient le commerce des porcs, et les boarii ou pecuarii, faisant celui des bœufs et des autres animaux de boucherie. Les bouchers jouissaient de certains privilèges ; leurs procès se jugeaient au Forum. Les étaux, d'abord épars dans la ville, furent réunis au Grand Marché (Marcelhun Magnum), sur le mont Célius. Les édiles surveillaient la vente des viandes et s'assuraient de leur qualité. Plus tard, cette fonction passa au préfet de la ville.

En France, sous l'ancien régime, les bouchers se réunirent aussi en communautés jouissant d'immunités, sous la sanction de l'autorité royale. Leur nombre fut parfois limité. IjO plus souvent, on leur imposa de débit viandes dans une boucherie commune. Placées

bouchers de Paris demeura puissante par l'accaparement de tous les étaux et par la richesse de ses membres. Mais, les bouchers ayant pris parti pour les Bourguignons, leur corporation fut dissoute, et leurs privilèges abolis fi4ii'.i.

La communauté fut bientôt rétablie, et souvent les lamilles privilégiées tin-i-cnf parti de Imir pnvil. -.■ in

£jB'i'" ' ' ' 'lî"'

fut abolie il iLi.uic LUI Cha telet. Toutefois, les boticbor; jouirent encore de grands pri vilèges, se justifiant par lei obligation d'appi ' ' "

Fa-

de Paris Tliibert; !. Famille Saint- Yon 3. Famille d'Auvergne; mille Ladebors.

onnerla munauté ne fut définitivement sup-

iUe de viande. La c primée qu'à la Révolu

Le commerce de la boucherie fut rendu libre par l'article 7 du décret du 2-17 mars 1891. Toutefois, cette liberté ne saurait faire obstacle aux mesures commandées par l'intérêt public, et, aux termes mêmes de l'article précité, les bouchers sont tenus de se conformer aux règlements de police.

C'est aux maires qu'appartient la surveillance de la boucherie. L'article 3 de la loi du 16-24 août 1790. remplacé aujourd'hui par l'article 97 (5») de la loi municipale du 5 avril 1884, les charge de veiller à la fidélité du débit et à la salubrité des denrées mises en vente. Subsidiairement, les maires ont le droit de surveiller la qualité des viandes en

' la salubrité des 1

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chaudoir

nOUCIlERIES

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