BOURGET
. démarcation. Elle traversa la Révolution, • que la première moitié de ce siècle vit la ;omplète, dans le gouvernement, de ce que l'on appelle aujourd'hui la n bourgeoisie ". Ce fut une aristocratie de censitaires. En 1830, il ny avait pas beaucoup plus do 200.000 électeurs, et le gouvernement de Juillet lui-même refusa jusqu'à l'adjonction des capacités. Le suffrage universel fut établi par la révolution de 1848.
On appela, au moyen â^e, villes de bourgeoisie des communautés qui, sans parvenir à conquérir des droits suzerains, étaient parvenues du moins à limiter d'une manière précise les droits seigneuriaux. Point de droit de paix et de guerre, point de juridiction indépendante, de beffroi, de sceau municipal, mais des garanties en matière d'impôts, de service armé et de justice. Ces villes eurent un développement plus tranquille que les autres, n'en connurent pas les tourmentes et les révolutions intérieures, s'il est vrai qu'elles n'en eurent pas l'éclat et la grandeur. On appela, au moyen âge, bourgeois du roi, soit les habitants d'une ville qui avait acquis la bourgeoisie royale, c'est-à-dire de relever immédiatement du roi, soit les habitants d'une ville soumise à une juridiction différente, mais qui avaient obtenu, individuellement, de relever di-
— BiBLioGK. : Guizot, Histoire de la civilisation en France (Paris, 1851); Augustin Thierry, Essai sur l'histoire du tiers état (Bruxelfes, 1853) ; A. Bardoux, la Bourgeoisie française, i789 à i 848 {Pans, 1886).
BOURGEOISISME [joa-zissm') n. m. Etat do bourgeois : Anéantir le paupérisme, c'est anéantir le bourgeoisisme et le prolétariat. (Colins.) il Façon de penser propre aux bour-
B0UR6E0N [jon) n. m. Rameau rudimentaire, portant des feuilles ou des fleurs ébauchées, ou Partie terminale en voie de formation d'une tige ou d'un rameau.
— Encycl. D'après leur situation, on distingue les bourgeons terminaux, qui occupent l'extrémité d'une tige et sont de même génération qu'elle, et les bourgeons latéraux, qui en occupent les flancs et sont de deuxième génération par rapport à elle ; ces derniers sont ordinairement axillaires, c'està-dire situés à l'aisselle [axilla) d'une feuille, dans l'angle formé par cette feuille et la partie supérieure de la tige. On appelle bour-
qui se développent tar-
bûurgeoi
quelconques de tiges âgées, de racines ou de feuilles.
D'après leur constitution, on distingue des bourgeons nus, dans lesquels la pousse feuillée n'est pas protégée (plantes herbacées ou plantes ligneuses à vé-
fétation continuel , et es bourgeons écailleux, dans lesquels cette pousse, avec ses feuilles ébauchées, est protégée par des feuilles transformées en écailles {plantes ligneuses à
nue); souvent, la protection est rendue plus complète par un revêtement résineux ou gommeux que sécrètent les écailles (conifères, marronnier, peuplier) et même par des poils intercalés entre les jeunes feuilles (marronnier); les bourgeons écaiUeux ne s'épanouissent généralement qu'au printemps qui suit l'année de leur form^-tion.
D'après la nature de la pousse qui en provient, on distingue : des Aourgeons à bois ou à feuilles, ne donnant oue des feuilles (ils sont ordinaineHient étroits et pointus), ces bourgeons à fleurs ou à fruits, donnant peu de feuilles et surtout des fleurs (ils sont gros et courts); des bourgeons mixtes, donnant autant de feuilles que de fleurs {vigne : il n'y a, dans cette espèce, qu'une seule sorte de bourgeons).
BOURGEONNEMENT [jon'-man) n. m. Hortic. Développement du bourgeon ; C'est en général au printemps gue le BOURGEONNKMENT s'opère. Il Epoquo où ce développement a lieu : Depuis la chute des feuilles Jusqu'au bourgeonnement, la circulation de la sève est suspendue.
— Biol, Multiplication des êtres par le moyen de bour-
— Encycl. Biol. C'est par une comparaison assez grossière avec la formation des bourgeons dans le'règne végétal que l'on a donné le nom de bourgeonnement à un certain mode de multiplication des organismes animaux, et particulièrement des animaux peu élevés en organisation. Ce modo de multiplication se trouve chez les êtres monoplastidaires, aussi bien que chez les êtres polyplastidaires, et semble résulter directement de la limitation du volume do l'adulte. Voici une hydre d'eau douce qui a atteint son développement maximum. Les expériences de Tremblay ont prouvé que la forme d'un individu do cette espèce est toujours, à chaque instant, la forme d'équilibre de la masse de plastidcs qui le constituent, dans les conditions considérées; on off-'t, une portion quelconque, détachée do l'hydre, prend, si elb^ condnuc de vivre, la forme d'une hydre" plus jeune. Que doit-iI donc se passer quand l'individu est adulte, a atteint sa taille maximum et continue de se nourrir? La quantité des cellules augmentant, et la taille maximum étant atteinte, la prolifération cellulaire se localise en un point, déterminant ce qu'on appelle un bourgeon, c'est-à-dire une masse de cellules de l'espèce hydre, adhérente au corps du parent, et dont le développement annexe ne modifie pas les conditions générales d'équilibre auxquelles le parent devait d'être adulte. Or cette masse annexe, formée de cellulesde l'espèce hydre, aura naturellement, à cha(iue instant, une forme d'équilii)re qui sera la forme d'une hydre de la dimension considérée ; le bourgeon évoluera donc comme une hydre qui
croît et donnera finalement une hydre adulte, capable de bourgeonner à son tour.
Quand les individus résultant de la multiplication par bourgeonnement restent adhérents les uns aux autres, ils forment une colonie qui peut acquérir un certain degré d'individualité ; mais alors, la situation topographique de chaque individu dans la colonie peut modifier ses conditions générales d'équilibre, et c'est de là que résulte le polymorphisme des individus ; ce polymorphisme est souvent en relation avec une division du travail physiologique qui donne à la colonie des armes plus perfectionnées dans la lutte pour la vie. Le bourgeonnement peut avoir lieu en des points quelconques et donner une colonie dépourvue de symétrie ou douée de symétrie par rapport à un axe {phylozoaires); ou bien le bourgeonnement a lieu toujours dans le môme sens et donne lieu à une colonie linéaire (artiozoaire^). C'est ""h;;3r."TêfrdoLrcë)?" ce dernier mode de bourgeonnement qui donne naissance aux êtres les plus élevés en organisation. La reproduction par bourgeonnement n'empèclie pas la reproduction sexuée ordinaire; elle alterne queUmefois avec elle (générations alternantes).
— BiBL. : E. Perrier, les Colonies animales (Paris, 1881) ; Le Dantec, Evolution individuelle et hérédité (Paris, 1898).
BOURGEONNER {jo né)v n. Pousser des bourgeons, ou pousser en bourgeons Aibres qui BonRGEi.NNKNT.
— Par anal Pousser des boutons, se couvrir de boutons f n pTi I iiit de 1 homme, pousser, en parlant des bou- II i III oNNt Boutons qui bourgeonnent.
1 produire, se montrer, prendre son
II I III ut . Les pensées qui ont bourgeonna
./ /lient pas de se propager dans lespai/s
BOURGEONNIER [jo m-é) n.f. Nom vulgaire du bouvreuil.
BOURGEONS f jon) n m pi. Laines fines très élastiques et qui s allongent par brins II Ou dit aussi escouailles.
BOURG-ÉPINE, BOURGUE-ÉPINE (gllé-pin') ou BOUR- QUE-ÉPINE {Icé-pin) a. m. Noms vulgaires de l'alaierne et d'un arbuste de la. famille dos oléacées, la philhjrea latifolia.
BOURGERON (de l'anc. franc, bourge, sorte de toile) n. m. Petite casaque de toile, que portent certains ouvriers.
BOURGERY (Marc-Jean), médecin français, né à Orléans en 1797, mort en 1849. 11 est connu surtout par un ouvrage très important ; Traité complet de l'anatomie de l'homme, avec planclies lithographiques (Paris, 1830-184').
Bourges, ch.-l. du dép. du Cher, sur un plateau, au confl. de l'Yèvre, affl. de dr. du Cher et du Langis, du Mou- Ion et de l'Auron, sur le canal du Berry, à 23a kil. de Paris : 43.587 hab. Ch. de f. Orléans. Archevêché. Eglise réformée consistoriale. Cour d'appel ; tribunaux de 1'" instance et de commerce ; lycée de garçons, écoles normales d'instituteurs et d'institutrices; bibliothèque; musée. Ch.-l. du 8' corps d'armée, de la 6' subdivision militaire, Ki' direction et cheiferie du génie; direction de lainlliii' 1' I i
école d'artillerie, écolo centrale de pynn' ■ i \i . nn
de construction, fonderies de canons, magasin à poudre. Ch.-l. de la s* légion de gendarmerie. Commerce de grains, de vins, laines, chanvre, peaux, bois. Fabriques de draps, de bonneterie, de bougies ; filatures de laine ; couvertures, coutellerie, salpêtre, tanneries, brasseries, briqueteries, corderies, corroirie '' ries, mégisseries, imprimeries, vanneries, carrosseries, marbreries, scieries, nombreux moulins, pépinières. Bourges est une des villes qui ont conservé le plus de débris de leur enceinte gallo-romaine ; on peut voir une partie considérable des remparts à l'hôtel Jacques-Cœur, où ils servent de base à la façade donnant sur les anciens jardins. La cathédrale Saint-Etienne est remarquable. Projetée en 1182, elle a été cûusacrée en 1324; les cinq portails sont ornés de bas-reliefs et de statues représentant les scènes du Nouveau Testament, du Juc-pment dernier, etc.
I,PS .If llY t,„,i-s ivlv'-XVT' s.i sont iim,lii-vét>s. Le chœur
ricum. Cette ville soutint, pendant la guerre gauloise, un siège mémorable ; César la pilla, ruina les maisons et les édifices publics, massacra les habitants. Auguste fit de Avaricum la métropole de toute l'Aquitaine. Après la chute de l'empire romain, les archevêques primats de l'Aquitaine furent les vrais maîtres de Bourges. Les vicomtes de Bourges, les comtes, puis ducs de Berry leur enlevèrent une part d'autorité.La ville obtint, en 1179, une charte communale. Les états généraux y furent tenus en 131G, 1317,1422. A cette dernière date, Bourges est la capitale des possessions restées à Charles 'VII, que les Anglais appelaient le « roi de Bourges ». En 1438, Charles 'Vil y promulgua la Pragmatique sanction. Louis XI, en 1463, y institua une université que rendirent célèbre Alciat et Cujas.
De nombreux conciles ont été tenus à Bourges (en 1031, concile provincial contre le mariage et le concubinage des prêtres ; en 1225, concile national auquel assistent le roi Louis "VIII, le cardinal Saint-Ange, les comtes de Toulouse et de Foix, et le vicomte de Béziers, et qui relève de l'histoire des albigeois ; en 1276, concile provincial pour maintenir les privilèges de l'Eglise; en 1286, concile provincial, qui décrète 35 canons sur la juridiction ecclésiastique, l'excommunication, le mariage des prêtres ; en 1438, assemblée oii fut établie la Pragmatiqu ' '
Bourges : en 1528. concile provincial tenu a
riiércsie de Luther et du rachat des fils de Françoii
en 1584, concile provincial pour l'application des décrets
du concile de Trente).
Bourges est la patrie de l'argentier Jacques Cœur, de Louis XI, de l'érudit Labbé, de Bourdaloue, du physicien Sigaud de Lafond, du poète Emile Deschamps. — L'arrond. de Bourges a 10 cant., 101 comm., 151.471 hab.; Bourges est, en même temps que
I chef-l
la seule
dm
BiBLioGR. : J. Chenu, Recueil des antiquités et privi-
est supporté par une spacieuse crypte du xin» siècle. A l'intérieur, magnifiques vitraux (xfii' s. [1.610 figures]) ; Notre-Dame (xv"-xvi» s.); Saint-Bonnet (xv« s.), vitraux de la Renaissance ; Saint-Pierre-le-Guillard (xn'-xin' s.) ; chapelles. Maisons des xv" et xvi» siècles. Hôtel de Jacques Cœur, aujourd'hui Palais de justice. Devant la façade principale, statue en marbre de Jacques Cœur par Préaulx (1879). Hôtels Lallemand, Cujas, de La Porte, du Doyenné. Maisons de bois (xv« et svi" s.).
— Histoire^ Le nom que porte Bourges depuis le m" ou lo IV' siècle de notre ère est dérivé de celui des Dilarlticf
Labbé, les Eglises de Bourges (1688); Pierquin de Gembloux. Histoire archéologique et philologique de Bourges (1848); Martin et Cahier, les Vitraux de ta cathédrale de Bourges (Paris, 1842-1844).
Bourges, famille de médecins qui furent attachés à la cour de plusieurs rois de France i Jean de Bourges, médecin de Charles "VIII et de Louis XII, docteur en 1473, qui a publié le Livre d' Bippocrate de la Nature humaine, aiiec une interprétation (Paris, 1541); — Loms de Bourges, son fils, né à Blois en 1482, mort en 1556, lequel fut méde- .■in de Louis XII, puis de François I". (Il hâta, dit-on, la délivrance de ce dernier en faisant croire à Charles-Quint que la vie de son prisonnier était sérieusement menacée, et que la mort de celui-ci l'empêcherait de recevoir sa rançon); — Simon de Bourges, qui fut médecin de Charles ÎX ; — Je*n de Bourges, lequel fut doyen de la Faculté en 1654.
Bourges (Clémence de), jeune Lyonnaise du xvi» siècle, célèbre par son esprit et sa beauté. Comme son amie Louise Labbé, la belle Cordière, elle cultiva la poésie et la musique. Elle mourut de douleur d'avoir perdu son fiancé, Jean du Peyrat, tué au siège de Beaurepaire ; les
lui fir du temps 1
Bourges (Michel de). V. Michel de Bourges.
Bourges (Elémir), littérateur français, né à Manosque (Basses-Alpes) en 1852. Il a collaboré au « Journal des Débats " , à la " Revue des Deux-Mondes » , et il a publié tyle et l'imagina-
lutte de Charette / 'HLi- s'envolent et les fleurs tombent (1893).
B^m;get i.i , comm. de la Seine, arr. et à 6 kil. de s nul hr 111^, MIT- la Mollette, affluent du Crould; 2.550 hab. ("h. de f. Nord, et Grande-Ceinture. Troupeaux do mérinos, emaillcrie et cristallerie, moulins, pépinières. Combats livrés aux Prussiens les 28 et 29 octobre 1870, puis le 21 décembre. (V. Paris [siège de].) En 1872 et en 1874, on a inauguré deux monuments élevés au Bourget en l'honneur de ceux qui ont perdu la vie dans ces combats.
Bourget (Le), comm. de la Savoie, arr. et à 9 kil. de Chambéry, sur la Loysso, près du lac du Bourget; 1.344 h. Dans los montagnes voisines, gisements de fer, cuivre, zinc et plomb sulfuré. Ruines d'un ancien château des comtes de Savoie. — Patrie du duc de Savoie, Amédée V.
Bourget (lac du), lac du départ, de la Savoie, dans un pays de montagnes crayeuses et calcaires, non loin de Chambérv et d'Aix-les-Bains. Il doit son nom au villaire
du Bourget, à 700 m. de la rive sud. pr.- ' i i ml Imm
de la Leysse. A 231 m. d'altitude, il .n i m-
sur 1.500 à 3.500 m. de largeur, avec il. .m
vont à 80 m. et même à 100 m., près .in ri\ il. im. -i - La côte ouest est droite, froide, à l'omlne du liaui» [.u » . la Dent-du-Chat, 1.497 m.; le rivage E. est plus chaud et moins élevé. A partir du sud de l'embouchure de la Leysse de Chambéry, son maître affluent, on trouve Bourdeau et son château, la chapelle Blanche ou Notre-Dame-del'Etoile, l'abbaye de Hautecombe, le village de Conjux. Sur la rive E.', Tresserve, l'embouchure du Tillet et du
:ruo3 rhodanionric ine a chanté dans la lac.
BOURGET (KriioMl, .-1111
I lac (lu Bourgot quo Lariiar-
rfii pnijmn; avec Uonnory : tes Chevaliers du brouillard (1857); etc. Ernost Bourgot a composé la musique do la
upart do
BOUROET '
(Ard,-..|„. ,.,,
et romances, nthématicion français, né à Savas t à Clormont en 1887. Elève do looovoir docteur (1852), " vint roctour dos académie!
au lycL-o du CUriiwui, [.u... a 1',.ié> cours do l'Ecolo d<-s houles litudus collabora à plusieurs journaux ( volumes furent des recueils do
lem/,..,, - . . . , i.:,r-ni /
les ocnvaiiis du m,., I,., eux qui font eu le plus d'influence sur la ' formation intellectuelle et senti- Dientale de ses contemporains.
C'est une œuvre moins de critique littéraire que de moraliste et
psychologue : elle dénote une gulière vigueur d'esprit, une r
B0UR0NEUr-EN-IiETZ,ch.l. docant.dolaLoircIhférieuro, arrond. et â 29 kilom. de Paimbœuf ; 2.987 liab. Ch. do f. Ouest. Petit port presque comblé, au fond do la baie
I ?°A' '""" L ■"^r»'» salants, pêche, commorco considérable d oaux-dc-vie ot do sel. Au fond do la baie, rocher» iimaUa clicmmées ; cromlech do tronto pierres dit .la [I.nii.' F.,h„ . . Patrie du chef calviniste La Nouo'Brae-dc- ■ ot 8.7^8 hab.
80URGNON(jnmll.)
BOURGOGNE (,« mU.) n. m. Produit des vignobles dos (l.-paricra,nts do la Céto-d'Or, de l'Yonne, de Saône-et- Loiro, et d une partie du département du Rhône : lioire du
vieux BOUROOGNE.
— E.NCYCL. On comprend sous le titre générique do bourgogne tous les vins do la haute et do la basse Bour- ^Ojîne, des environs do Chalon-sur-Saône, ot ceux du