‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 266 sur 956 · BOURGUIGNONS · texte numérisé non relu

BOURGUIGNONS

) ; Ernest Petit, Histoire des

, __ capétienne IU02-IISS (Dijon,

1885-1887); de Barante, Histoire des ducs de baurgoqne de la maison de Valois (Paris, 1824-1826); Paul Fournier, le Jtoyaame d'Arles et de Vienne (Paris, 1891).

BOORGOGNE (CANAL DE), canal creusé, de 1775 à 1832. pour unir la Seine et le Rhône. La pensée de ce ' '

préoccupait déjà les esprits au temps de Françoi: 1076, Riquet le déclare impraticable. L'( cidée sous Louis XV, par édit du 7 septembre 1773; commencé en 1775, le canal ne fut livré au commerce, à titre dessai. qu'en 1832. Il commence à Laroche, au confluent de l'Yonne et de l'Armançon, remonte l'Armançon par Ton- Bufl'on, il suit, la vallée do la ;

travail

1 en fut dé-

çon par Tone affluent de

l'Armançon, . "-,„.„■

près de sa source. Près de Pouilly-e d'un tunnel d'environ 3 kilom., il descend vers qu'il côtoie jusqu'à Dijon, pour redescendre vers 1 qu'il atteint à Saint-Jean-de-Losne. Il a 242 kilom gueur, 191 écluses et 5 réservoirs qui l'alimenten au transport des matériaux de produits agricoles et deni

eut

souverains

successif

eugle

Hugues

royaume

II sert inéraux, alimentaires, bois à briller et combustibles minéraux, produits industriels et étallurgiques, engrais.

Bourgogne CISJHRANE, royaume fondé en 879 par Dson, beau-frère de Charles le Chauve, et qui dura jusl'en 933. Ce royaume comprenait la Provence, le 'Vivais, le comté d'Uzês, le Lyonnais, le Dauphiné, une par- 3 de la Bourgogne, la Franche-Comté et la Savoie. Il

■— '•'■- • Boson (879-887), Louis

Provence, qui céda son i de la Bourgogne trans-

BOURGOGNE TRANSJURANE, royaume fondé après la déposition de Charles le Gros (888) par Rodolphe, comte d'Auxerre, et qui subsista sous le nom de « royaume de Bourgogne transjurane u, c'est-à-dire à l'E. du Jura (par opposition à la Bourgogne cisjurane, située à l'O. des mêmes montagnes), jusqu'en 933. Ce royaume, qui comprenait la Suisse en deçà de la Reuss, le 'Valais, le pays de Genève, le Challais et le Bugey, s'étant accru en 933, sous Rodolphe II, de la Bourgogne cisjurane, prit alors le nom de « royaume d'Arles » . 'V. Arles (royaume d').

Bourgogne (Louis, duc de), dauphin de France, petit-fils de Louis XIV, fils aîné du grand dauphin et de Marie-Anne de Bavière, père de Louis XV, né en 1682, mort en 1712. Plein d'esprit et de pénétration, ce prince était né dur, opiniâtre, orgueilleux et d'humeur violente. Confié aux soins de Fénelon et du duc de BeauviUier, il se transforma, et devint un modèle de vertu, de patience, de douceur et de piété. Plein de déférence envers ses précepteurs, il entra dans leurs projets de réformes aristocratiques et constitutionnelles tout à la fois. C'est pour le duc de Bourgogne que Fénelon avait composé son Télémaque. En 1697, le duc de Bourgogne épousa Marie-Adélai'de de Savoie (fille de Victor-Amédée II, roi de Sardaigne), princesse qui devint, par sa grâce et par son esprit, l'eftchantement de la cour du vieux roi. Louis XI'V donna à son petit-fils le commandement de l'armée de Flandre en 1702, et le nomma, l'année suivante, généralissime de l'armée d'Allemagne. Mis en 1708, avec le même titre, à la tête des armées de Flandre, après les défaites d'Hochstaedt et de Turin, il n'essuya que des revers. Devenu dauphin à la mort de son père (1711), il fut appelé dans les conseils par Louis XIV, s'instruisit sur l'état du royaume, vit les maux, et chercha les remèdes pour les appliquer quand il serait sur le trône. « Un roi est fait pour ses suj jets, et non les sujets pour le roi, » dit-il un jour à Marly devant Louis XIV. Il fut subitement enlevé par une maladif infectieuse, moins d'un an après la mort do son pèr^ et six jours après celle do sa femme, morte, elle aussi, d'une rougeole épidémique.

Bourgogne (duchesse de). V. Marie.

Bourgogne (le bâtard du), v. Antoine.

Bourgogne (hôtel dk). C'était l'usage que les grands feudataires, les archevêques, les abbés dos abbayes importantes du royaume eussent à Paris leur hôtel. Dès le xill" siècle, les comtes d'Artois y avaient le leur, situé entre la rue Mauconseil et la rue Montorgueil, tout près des murs de l'enceinte de Philippe Auguste. Marguerite, comtesse d'Artois et de Flandre, en tra'hsmit la possession au duché de Bourgogne par son mariage avec Philippe le Hardi. Jean sans Peur en fit plus tard sa résidonco favorite. Au XVI" siècle, l'hôtel de Bourgogne fut démoli, à l'exception de sa tour quadrangulaire, et sur son emplacement fut construite une salle de théâtre où se succédèrent des troupes fameuses de comédiens (v. l'article suivant). La tour dont nous venons de parler est heureusement restée debout, enclose dans les bâtiments d'un groupe scolaire, rue Etienne-Marcel, presque à rintersection de la rue "Turbigo. C'est un échantillon des plus intéressants de l'architecture du xv" siècle, remarquable par les sculptures de son escalier à vis, ses baies ogivales et ses mâchicoulis. Bourgogne (théâtre do I'hôtel de), bâti vers 1548 par les confrères de la Passion, sur remplacement occupé

auparavant par l'hôtel des ducs de Bourgogne, dans la rue Mauconseil. à Paris. C'est là que jouèrent d'abord Gros- Guillaume, Gauthier-GarguiUe , Turiupin, Bruscambille; puis Floridor. Bellerose, Montfleury, Mondory, la Béjart, mère de la femme de Molière ; Baron père, Poisson, et surtout la fameuse Champmeslé et sou mari ; c'est là que furent représentés les chefs d'œuvre de Corneille et de Racine. Les comédiens italiens exploitèrent ce théâtre de 1680 à 1697, puis de 1716 à 1719, et y jouèrent, outre des canevas italiens, des comédies françaises d'Autreau, Marivaux, Saint-Foix, etc.; les opéras-comiques de Sedaine et de Favart, embellis par la musique de Monsigny, Grétry; Dalayrac, etc. Le théâtre de l'hôtel de Bourgogne, qui fut, avec le théâtre du Marais, le véritable berceau de la Comédie-Française, était devenu, en 1680, l'asile de la Comédie-Italienne, qui y demeura pendant plus d'un siècle, c'est-à-dire jusqu'en 1783, époque où elle alla prendre possession de la salle qu'on venait de lui construire sur les terrains du duc de Choiseul (salle incendiée Jeux fois, en 1838 et en 1887 : aujourd'hui Opéra-Comique). Le théâtre de Bourgogne, démoli alors, disparut à jamais. Son existence avait été de deux cent trente-cinq ans.

Bourgogne, ch.-l. de cant. de la Marne, arrond. et à 12 kilom. de Reims; 780 hab. Carrières de craie. — Le canton a 25 comm. et 16.861 hab.

bourgognes (qn mil.) n. f. pi. Sorte de coiffure employée au xvii" siècle.

Bourcogne-et-nivernais (bassin HOUILLKR de), nom donné à l'ensemble d'un grand groupe de bassins houillers élémentaires s'étondant sur les départements de la Côte-d'Or, de la Nièvre, de Saône-et-Loiro. C'est le quatrième de France.

BOURGOIN (BerpiMmm), ch.-l. deci et à 15 kilom. de LaTour-du-Pin, sur la Bourbre ; 6.659 hab. (Berqusiens, etines.) Ch. de fer P.-L.-M. Tribunal de 1" instance. Filature de soie et de coton, distilleries, huileries, machines agricoles, minoteries. Tourbières. On remarque à Bourgoin :

l'église Saint-Antoine, les murs du château de Beauregard et deux jolies places ornées de fontaines. J.-J.

Rousseau, exilé après la publication de l'Emile, se cacha pendant quelque temps au château de Montquin, situé à 2 kilom. de la ville.

— Le cant. a 13 comm. et 22.587 h.

Bourgoin ou Bourgoing (I

cobins de Paris, mort en 1590. Il violents

l'Isèn

deHe

et, dans ses sermons, il comparait le

III, Jacques Clément, à Judith. En 1589,

' ■ ' ' " ' par les sol-

Paris

n^âfa

il prit les armes pour défend

dais de Henri IV, et fut fait prisoni

par eux à l'un des faubourgs. Condamné à mort, il fut

roUé ou écartelé.

Bourgoin (Marie-Thérèse-Etiennette), comédienne Il M . li - Il • Taris en 1781, morte en 1833. Entrée à la

I i , I i- en 1799, sociétaire en 1801, elle joua 1. - ]iremière dans la comédie et la tragédie. |j ., . : . j 11.- charmante, cette actrice avait beau- , ,,ii|. -I < M.: ;i ^ cl se rendit célèbre par ses bons mots.

Bourgoin (Edme), chimiste français, né à Saint-Cyrles-Colons (Yonne) en 1836, mort à Paris en 1897, fut professeur à 1 Ecole de pharmacie de Paris (1879), membre de l'Académie de médecine (1879), et directeur de la pharmacie centrale des hôpitaux (1885). Outre des articles dans r « Encyclopédie chimique « de Frémy, on lui doit : De l'isomérie ( 1866 ) ; A^omelles recherches électrolytiques (1868); les Alcalis organiques (lS6i); Principes de la classification des substances organiques (1876); traité de pharmacie galénique (1880). Bourgoin de 'Villefore. Biogr. v. Villefobe Bourgoing (François), un des fondateurs de l'Oratoire et le troisième général de cette congrégation, né à Paris en 1585, mort en 1662. Docteur en Sorbonne, puis curé de Clichv, il fut un des six prêtres que le cardinal de Bérulle s'associa pour établir la congrégation de l'Oratoire, et il en fut nommé général après la mort du P. Condren (1641).

II vit son administration troublée par des luttes avec les Pères de son ordre, luttes provoquées par l'abus qu'il était accusé de faire de son autorité. Ou a de lui quelques ouvrages de piété et de discipline ecclésiastique.

Bourgoing (Jean-François, baron de), diplomate et publiciste, né à Nevers en 1748, mort en 1811. Attaché de bonne heure aux légations et ambassades, il devint, en 1791, ministre plénipotentiaire près la cour de Madrid, entama à Figuières les premières négociations de la paix avec l'Espagne, fut chargé par Napoléon de la légation de Saxe, et assista en cette qualité au congrès d'Erfurth. On a de lui quelques ouvrages estimés, notamment : Mémoires historiques et philosophiques sur Pie VI (1798).

Bourgoing (Charles-Paul-Amable, baron de), diplomate français, né à Hambourg en 1791, mort en 1864. Il occupa plusieurs postes diplomatiques sous la Restauration et la monarchie de Juillet, et fut nommé pair de France. Le président Louis-Napoléon l'appela à l'ambassade d'Espagne en 1849, et au Sénat en 1852. Il a publié quelques écrits ; entre autres, des Souvenirs d'histoire contemporaine (1854).

Bourgoing (François, comte de), diplomate, neveu du précédent, né â Paris en 1821, mort en 1885. Secrétaire d'ambassade sous le ministère Guizot, lors de la révolution de 1848, il donna sa démission. Sous l'Empire, il publia une intéressante Histoire diplomatique de l'Europe pendant la Révolution française llSSi-\&l\). En 1872, Thiers nomma le comte de Bourgoing ambassadeur auprès du saint-siège. Des difficultés s'élevèrent entre lui et Fournier, ministre do France auprès du roi d'Italie. Bourgoinir envoya aussitôt sa démission, qui fut acceptée. Depuis, il reçut une mission à Saint-Pétersbourg, et fut ambassadeur à Constantinople.

BOURGOIS (Siméon), marin français, né en 1815 àXhionville (Moselle), mort en 1887. Entré dans la marine en 1830, il était cootre-amiral en 1868. Bourgois a joué un rôle actif pendant la campagne de Chine; mais nommé, dans les premiers mois de 1870, commandant de la station des côtes

occidentales d'Afrique, il ne put prendre part à la guerre franco-allemande. Entré au conseil d'Etat en 1872, il fut promu vice-amiral en 1875, et nommé préfet maritime à Cherbourg. C'est sur son initiative que fut reconstituée l'escadre du Nord. Savant distingué, l'amiral Bourgois s'est particulièrement occupé de météorologie, et surtout d'architecture navale. Ses recherches sur les propulseurs des navires modernes ont contribué à faire adopter l'hélice. On lui doit, entre autres publications importantes : Rapport SUT la naviqation commerciale à vapeur de l'Angleterre (1854); Mémoire sur la résistance de l'eau au mouvement des corps (1855) ; Etudes sur les manœuvres des combats sur mer (1876); De la navigation tous-marine (1887); le Droit de guerre et la Torpille {\Sil).

BOURGON, comm. de la Mayenne, arrond. et à 24 kil. de Laval, près de la Vilaine naissante; 995 hab. Chaux. BouRGTBEROUI.DE, ch.-l. de cant. de l'Eure, arrond. et à 35 kilom. de Pont-Audemer ; 715 hab. Ch. de f. Ouest. Château, dont il ne subsiste plus que le pavillon d'entrée et le colombier. L'église a conservé quelques beaux vitraux de la Renaissance. — Le canton a 20 comm. et 6.603 hab.

BOURGUÉBUS, ch.-l. de cant. du Calvados, arrond. et à 8 kilom. de Caen ; 185 hab. Belle église du xjii" siècle. — Le canton a 24 comm. et 7.334 hab.

BoURGUEIL [Burgolium), ch.-l. de cant. d'Indre-et- Loire, arrond. et à 17 kilom. de Chinon, sur l'Authion (le Doit) ; 3.102 hab. Ch. de f. de Port-Boulet à Châteaurenault. Vins rouges d'excellente qualité ; moulins, corroiries, tanneries, tonnelleries, corderies ; culture du chanvre. Commerce de beurre. Ruines d'une abbaye de bénédictins fondée en 989 par Emma, femme de Guillaume Fierà-Bras, comte de Poitou. Patrie du théologien calviniste Moïse Amyraut. — Le canton a 6 comm. et 11.789 hab.

BOURGUEMESTRE (bour-ghe-mèsstr') n. m. Nom vulgaire des grands goélands habitant les régions du nord. BOURGUET (Louis), naturaliste et archéologue, né à Nimes en 1678, mort à Neufchâtel en 1742. II fit de nombreux voyages en Italie, en rapporta de riches collections d'antiquités et découvrit l'alphabet étrusque. Il était en correspondance avec Leibniz. Ses principaux ouvrages sont : Dissertation sur les pierres figurées {nib) ; Traité des pétrifications lim); Lettres philosophiques stir la formation des sels et des cristaux {1129); Opuscules mathématiques (1794).

BOURGUETICRINUS (jAé, nuss — AeBourguet, n.pr., et dugr. krinon, lis) n. m. Genre de crinoïdes fossiles, de la famille des apiocrinidées.

— Encycl. Le genre bourgueticrinus fut fondé par d'Orbigny pour des crino'ides articulés, à calice petit, à tige longue, dont les articles présentent des surfaces articulaires elliptiques; chacun d'eux, d'après Hœrnes, porte une crête transversale saillante, qui donne à la tige une certaine flexibilité. On trouve ces crinoïdes dans les terrains jurassique supérieur, crétacé et tertiaire.

BOURGUIGNAT (Jules-René), né à Brienne-Napoléon, aujourd'hui Brienne-le-Cbâteau (Aube) en 1829, mort à Saint-Germain-en-Laye (Seine-el-Oise) en 1892. Il entra en 1853 au Muséum comme préparateur de la chaire de paléontologie, dont A. d'Orbigny venait d'être nommé titulaire. Il se démit de cette fonction en 1860, et commença à publier de nombreux ouvrages sur l'archéologie, la botanique, la paléontologie et la malacologie (cette dernière occupe dans ses travaux une place prépondérante). Devenu chef d'une école fondée sur une conception particulière de Vespèce, il eut des partisans et beaucoup de détracteurs.

BOURGUIGNON (ghi-gnon [gn mil.]) n. m. Hortic. \a.riétédeVaisin.

— Mar. Glaçon isolé, dans la mer du Nord.

Bourguignon (ghi-gnon \qn née en Bourgogne, ou qui habit

pays

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