BOURSE
— Moine boun^u. Fantôme très effrayant qu'on représentait vêtu de bourre ou de bure, comme un moine, il Par anal., Homme brusque, de mauvaise humeur.
— Econ.agric. Vm bourru,\'ïn blanc nouveau et encore doux qui n'a pas fermenté.
— Grav. Hachure bourrue. Hachure dont les traits sont sans netteté.
— Techn. Fil bourru, Fil inégal en grosseur qui a des bourres, des parties renflées.
— Substantiv. : Votre père est un bourru fieffé. (Mol.) Il Bourru bienfaisant, Homme qui sous des manières brusques et rudes cache une réelle bonté.
— Techn. Moellon à peu près brut dont on n'a enlevé
— Anton. Affable, débc
Bourru (Edme-Ctaud
en 1737, mort en 1823, dernier aoyc-n ae i an* do médecine, supprimée en I7v.. *^:i Î!.; i-: tnut'fi- soi-même dans les ma/"'/ c/wrclirs sur les remèdes capni'!
la ynu-tlle (1775); Eloge fu}U'br> <
BOURSADE, BOURSAULT ou BOURSAUT Noms vulgaires du saule Marceau [salix ca^i
BOURSAGE n. m. Première opération que 1' tier fait subir à uno ycnw possédant mut sr
B, doux, liant, patelin.
decin français, uo à Paris
ÏOURS AL
V — provenç.
BOURSAL, ALE, AUX (rad. bourse) adj. Qui tient de la Bûuibc, qui ri-i.'ardc la Bourse : Opération
BOUESALES. (PoU Usité.)
BOURSAULT ou BOURSCAU Iso) n. I Archit. Grosse moulure ronde qui s étend A < tout le long du sommet d'un toit.
— Teclm. Nom d'un instrument de plombier et de zingueur. iiOn l'appelle aussi batte.
BOURSAULT (Edme), poète et auteur dramatique, né en 1638 à Mussy-sur-Seine (Bûuri^'ogne), mort en 1701 à Montluçon. Il débuta, très jeune, par des comédies, des , faldes, des lettres mêlées de vers et de prose, et quelques pif-cos fugitives, qui lui valurent une place de secrétaire des commandements do la duchesse d'Angoulême veuve d'un lils naturel du roi Charles IX Très répandu dans la plus liaute société, il entreprit de rédiger une gazette
î deux mille li\re T t t ^n ore par
quelques petites nouvelles 1 l i se
el PolNinle (1610), le Marqi s I ce
Jf r,„i(l,' (1675), et fut charg ] I oser
pour l'éducation du dauphin la so e
rains (1671). Il n'en continuai a n u le u re paraître tous les mois, sous le titre de la Muse e jouee se n>«nf a l'amusement et à l'instruction de 1/ le da ipl m sa gazette manuscrite, que quelques hard esses tirent parfo s sus pendre ou supprimer Au tl air B ur aul obt nt le grands succè» avec le M t I Mo t
vioantnmi); le Portra t di tq t
de V 1^ École des femmes -^ pi ement
attaqué (1663) Germamc t t e ga
tant on la Comédie to t S/ a «
reine d'Ecosse, tra^e i Esope
à la ville, comédie l 1 ero
que, avec un prolo,^ i 1 in on
a de Boursault des / fables
de contes, d'épiqrami t i, ou i s i 9 )
BOURSAULT-MALHERBE (Jean T an o s BoDRSiULT dit), acteur français directeur de tl ea re auteur drama tique, né à Pans en 1752 mort en 184'> Udesceidait no de Malherbe, mais du poète Boursault Au début de la Révolution, U fit constru re à Pans tntro les rues Saint Martin et Quincampoi-ï un theatie auquel il d ma le nom de TlMtre Molieie Elu membre suppléant a la Conventnu nationale, il eut à ren 1 1 i \ r {1 tique
puis il reprit la dire M i Tfe
tre des variétfs naf r des
adaptations de Lo] et II
a, de plus, donné i jmro
te Bon Tourangeau
BOURSE ( du bas lat cm m emprunté au er b t m
cuir) n. t. Petit sac 1t 1 i 1 r de 1 argent pour lo porter sur soi Bo ie filet
— Par anal Pc bourse et ser
1 |uel les hommes m ' ii\ par derrière, et la
recuit' e Pei i uque en bourse, it serrait autrefois sa montre.
Argent contenu dans la bourse : Donner toute BODRSK à un mendiant, u Argent, ressources pécuniai- ; : La source de luus les pouvoirs est dans la bourse des
BOURSE. Il Sac de 1 1 1 i enfermaient autreluis 1 barbe à une époque plu Petit sac dans lequel or
contribuables. (A. Carrel.) 11 Personne considérée au point de vue de sa fortune : S'adresser aux grosses bourses.
— Argent que l'on met en commun pour subvenir à certaines charges communes : Faire une bourse, il Masse d'argent que formaient autrefois ceux qui tiraient au sort, pour fournir des remplaçants à ceux d'entre eux que le sort désignait pour porter les armes.
— Loc. fam. ou prov. : Bourse plate, Bourse presque vide, et, par ext.. Personne qui a la bourse presque vide, ti Sans bourse délier. Sans qu'il en coûte rien, il Coupeur de bourses. Filou qui vole dans les poches. (Autrefois les bourses se portaient suspendues ostensiblement à des cordons que les voleurs coupaient.) il Avoir, Tenir la bourse, les cordons de la bourse. Avoir le maniement de l'argent, n Tenir serrés les cordons de la bourse. Etre très économe, un peu avare.
Il Faire quelque chose la bourse à la main, La faire avec de l'argent, il Malmener la bourse de quelqu'un, En abuser, y puiser sans discrétion, lui imposer des dépenses exagérées. Il Loger le diable dans sa bourse. N'avoir pas le sou.
Il Ne pas laisser voir, ne pas montrer le fond de sa bourse. Cacher l'état de sa fortune, de ses affaires. Il Ouvrir sa bourse à quelqu'un. Mettre son argent à la disposition de quelqu'un, n Faire bon marelle de sa bourse. Se vanter qu'on a payé une chose moins qu'elle n'a coûté réellement.
11 Labourseou la vie! Manière usitée, chez les voleurs, de demander à quelqu'un son argent, en menaçant de le tuer s'il refuse de le donner, u Donner sa bourse à garder au larron. Mal placer sa confiance, confier une chose à quel-
qu'un qui est capable d ei Ami tiède, dont 1 amitié i rtce d'argent.
PL N.i
Ul".îl
ra. pas jusqu a
; membranes affectant /toviales, muqi um, ou poch(
braneusi
— An 11 /■ ■' ..(./' 5, Petit sac de cuir dans lequel les muLi.,,j[iLLj.;i'^ -iijrraient les balles. Il 5o(»-5e de gibei'ne, Poclie en cuir que l'on cousait autrefois sur le devant de la giberne, et qui contenait les pierres de rechange. V. FOURNIMENT, MOUSQUET, FLASQUE.
— Banq. et comm. Lieu, édifice public où. se réunissent, pour traiter de leurs affaires, les personnes r[iit sr livrent au commerce ou à des opérations finaiM nr,-^ Construire une Bourse. Fréquenter la Bourse, n .M m. n ■ qui se tient dans le même heu, genre d'affair(^^- i| n ^ \ traitent : La Bourse est le marché des valt:ars /no,. ; , (Crampon^ Il Négociants, commerçants ^inl ii - ,,. ■, ,.i Bourse : La Bourse est en désairoi. l
s'est emparée de la Bourse, ii Cours d<: /< n-
plem . Bourse, Cours des effets né^'i> . .. l . -,
taux auquel ils ont été vendus à la }'H,i]i-,r i;mi ]:-~\: , „ hausse, en baisse, n Jouer à la Bourse, Spéculer t.ur la va- , à la Bourse.
champignon
nouvellement éclos. li Point de la branche d'un arbre fruitier et en particulier du pommier et du poirier, où prennent naissance les fleurs à fruit, il Capsule des anthères.
Il On désigne ainsi des rameaux ou des axes floraux ou fructifères, courts, renflés à l'extrémité qui, ayant donné les premières fleurs et les premiers fruits, en donneront encore à peu près sur les mêmes points pendant plusieurs années, il Bourse de Judas, L'un des noms de la passerage.
Il L'un des noms vulgaires de la mâche ou doucette.
— Chass. Filet en forme de poche, que l'on place à. la bouclie d'un terrier, pour prendre les lapins que l'on chasse au furet.
Dr.
des tribuna
Bouî
edes
Ancien i
Fauconn. Gorge de l'oiseau.
— Hist. Sorte de gratification que, avant la Révolution, les états de certaines provinces, notamment ceux de Bretagne, donnaient aux moins fortunés et aux plus zélés de leurs membres, il Bourse de secrétaire du roi. Ce qui revenait à cet officier sur les droits de sceau, ii Bourse de jetons, Bourse pleine de cent jetons d'or ou d'argent, que certains corps olfraiont au roi, à certains personnages ou
— IiiMi ' i I I ' ' ■; sont des pensions accordées par l'EcK ■ , . i. . ht s et les communes à des enfants ou ] L ' ilct de faire ou de perfectionner leurs t 1 lofessionnelles : Obtenir une BOURSE e t f l BOURSE | Grandes bourses, Pensions accordées sous 1 ancien régime, aux maîtres es arts, pour les mettre à même de continuer leurs études dans les tacultes supérieures Petites bourses. Pensions moins toi tes données à ceux qui étudiaient les humanités ou la philosophie, pour arriver au grade de maître es arts.
— Liturg Double carton couvert d'étoffe, dans lequel met les corp " ^ a i-„..*i ^
rquie, iable ; celle'de" Turquie vaut 500 piastres
— Pêch Nom générique de tous les filets fermés, Lomme manci es poches queues et sacs.
— Zool s s c 1 1 I es que se construisent les clie-
n lies l V PROCESSIONNAIRE.
I- comiierce. De tout temps, en
tius] 1 ant de commerce et d'airaires
it 1 usage indispensable à la vie
e de la nation, de se réunir, en un lieu déterminé, pour traiter de V Athènes c était à ï'emporium ; à Rome, to7 m On peut considérer les foires et s omme étant dans le passé l'application 1 11 e Je cet usage C est dans les villes com-
u ur autos d Xul e et de Flandre que, dès le xiii« siècle, apparut et se développa 1 institution qui devait donner progressivement à nos établissements actuels leur caractère propre et jusqu à. leur dénomination même. Il semble acquis en effet que le nom do Bourse » vient de ce que celle de Bruges se tenait chez un marchand appelé \ an der Burse, dont la maison, existant encore aujourd'hui, portait trois bourses sculptées sur le pignon.
En France, la première Bourse reconnue officiellement est celle de Lyon, suivie de la création de celle de Toulouse (1549). On trouve trace de celle de Paris dans un édit de 1304 disposant que « le change de Paris sera tenu sur le Grand-Pont » , qui garda le nom de Pont-au-Change. Mais la reconnaissance officielle de la Bourse de Paris uo
date que de l'arrêt du Conseil du 24 septembre 1 724. Fermée en 1793, elle était rouverte peu après. En l'an IX et en l'an X, les pouvoirs publics sanctionnèrent l'existence et réglementèrent le fonctionnement de ces institutions pour l'ensemble du territoire, en attendant que le Code de commerce vînt définir leur véritable rôle.
D'après la législation en vigueur (art. 71, C. comm.), les Bourses de commerce sont la réunion, sous l'autorité du gouvernement, des commerçants, capitaines de navires, agents de change et courtiers. Ce ne sont pas des établissements privés que les intéressés peuvent créer à leur gré. Au gouvernement seul appartient le droit de les établir là où le développement du commerce les rend utiles, de les supprimer s'il y a lieu, comme aussi d'exercer à leur égard un certain droit de police et de surveillance, confié : à Paris, au préfet de police ; en province, aux municipalités. Les Bourses sont en principe ouvertes à tous les citoyens, même aux étrangers (art. 1", arrêté du 27 prairial an X).
Les opérations qui s'effectuent dans les Bourses de commerce sont des plus variées, savoir : X" ventes de matières métalliques: 2*» ventes de toutes sortes de marchandises; 3" assurances maritimes; 4» atîrètement des navires ; 5° négociations des effets publics et de tous ceux
Bourse de commerce
dont le cours est susceptible d'être coté. Ces diverses négociations peuvent se diviser en deux grandes catégories : les négociations sur les marchandises, et les négociations sur les effets publics. Réunies en province où il y a peu de négociations sur les effets publics, où l'on ne négocie guère que les valeurs locales, elles sont séparées, à Paris et dans toutes les capitales d'Europe, quant au local où elles s'effectuent. D'ailleurs, les deux grandes catégories d'opérations effectuées dans les Bourses de commerce ne sont pas soumises aux mêmes règles et accomplies par les mêmes intermédiaires, suivant qu'il s'agit de transactions sur les marchandises ou de négociations de valeurs mobilières. Il en résulte que, pour tenir compte de la diversité de la situation existant à la fois en fait et en droit, il convient de distinguer entre les Bourses de marchandises et les Bourses d'effets publics : les unes et les autres légalement dénommées Bourses de commerce, tandis que, dans le langage usuel, à Paris notamuieiit, l'appellation de Bourse proprement dite est réservée à la
Bourse des effets publics, et celle do Bourse de r " -"
à la Bourse des marchandises.
Bourse d'effets publics. Véritable et
marché
simplement la Bourse, est le lieu où se rencontrent, à des heures limitativement déterminées, d une part les spéculateurs appartenant à toutes les professions et souvent sans autre profession que celle de spéculateur, et d'autre part les agents de change (v ce mot), intermédiaires obligés des transa ti i ^ [Ui mi n nt en ce heu Constitués en Compagnie 1 nt 60 mem-
bres à Paris, 30 à Lyon I ille et à
Nantes, et 8 à Toulouse 1 se tiennent
pondant la durée de la I n un point
central, un peu élevé ai i ' ' ^li public
dont il est séparé par une 1 Uu-,ti i k IN lornic nt ainsi le cercle autour d'un petit espace circulaire absolument fermé, dit Corbeille, de manière à pouvoir se voir mutuellement et être vus du public. C'est là que se font ou que doivent se faire toutes les négociations entre agents : un mot, un chiffre, un signe quelquefois suffisent, et l'opération est inscrite sur les carnets, et le cours aussitôt donné au crieur qui l'annonce au public. Toutes les négociations ne sont pas criées. On ne crie que celles portant sur les rentes sur l'Etat et les actions de la Banque de France, alors qu'elles sont faites au comptant. Les particuliers, acheteurs ou vendeurs, n'apparaissent pas dans la conclusion du marché; leurs ordres parviennent :
„..., pendant la séance, aux agents qui doivent le
;ret â leurs clients. Quand l'heure fixée pour la fin de séance est arrivée, toutes les opérations cessent et i agents se réunissent immédiatement pour établir le llotin officiel des cours, qui est aussitôt transmis au
ot ,ir 1 , n ' I . . ' ■ l's fonds d'Etats
valoms [ii.iiii'M-, .1 1 u des négociations, à
des tiiiià.i.i» tiu^it. Jui.L liii.i iiauce et le nombre vont croissant. Une première disiiiuiion s'impose touchant les valeurs qui sont l'objet d'un trafic à la Bourse : elles sont ou non admises à la cote officielle, c'est-à-dire inscrites sur le Bulletin des cours par la Chambre syndicale des agents dans des conditions qui varient suivant qu'il s'agit de titres français ou de titres étrangers. Les valeurs cotées ou admises à la cote ne peuvent être légalement négociées, à peine de nullité, que par l'intermédiaire des agents de change ; les opérations portant sur les autres valeurs ne sont l'objet d'aucune réglementation, d'où l'existence de fait, à côté du Marché officiel ou du Parquet, d'un Marché libre tenu par la Coulisse (v. ce mot) ou tous autres intermédiaires officieux, banquiers ou changeurs.
. hausae, nuaml la valnir est
1 1 -, Il mm !.. .,:( ! I ' (. .sr quand oUo obt trùs uHurLo.
I , . ;.i:ii II ;. ! ( ,-1 oomportonl do nomhrousos
m i,L:i'. Il 'i ■ ' : ;.'^ diviser tout d'abord en opti-
sn|Hil;i(i.iii '\>' 1. lai, faut pour le payomont, que pour la
l,<-s n|MTaiioii-^ au ruminant sont faites soit au cours >i)'>;/<'>i, .pu rsi la a.'iiii-suinnio du plus haut et du plus bas cours do la journéû, soit a un cours déterminé par lo client lui-mt'nio qui no veut pas s'engager, soit enfin au mieux, c"ost-;\-dire en laissant l'agent de change juge et, dans ce ras, c'est le cours moyen que co dernier gonoralomont appliquo doffîro.