‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 28 sur 956 · BERLINE · texte numérisé non relu

BERLINE

le palais du prince de Prusse ; Frédéric le Grand, dû au sculpi royal, vaste édilice rectangula

■ Rauch ( ISôl ) ; le château ; la statue du Grand Elec- .crilié à l'art militaire et à

Miè,^^'^^'^^^ / Eeh\„e

v/ fiflirmiiitz Izr.Seerfri/ o 2 - 6 e lOK

l'organisation de la défense . Les casernes sont de vêritabl édifices, la fonderie royale est un des établissements li plus considérables de la ville et toutes les s'"^ "

élevées à ceux qui ont incarne la lorce brutal

Bien que l'électeur Cicéron y eût transporté sa résidence, en 1495, la ville resta à peu près stationnaire jusqu'à l'avènement du grand électeur Frédéric-Guillaume (i651). Il travailla à enibeilir la ville, à l'agrandir, à défricher les environs, et il fut merveilleusement aidé dans cette tâche

réfugiés français qui se fixèrent à Berlin. En 1701", Frédéric I" en lit la capitale du nouveau royaume de Prusse. Enfin, Frédéric II donna de l'air à la ville en rasant sa ceinture de murailles, et favorisa son extension. Depuis cette époque, la ville a été envahie par les Croates (1757), par les Russes (1760), et par les Français, qui Toccupèrent de 1806 à 1809.

Berlin (traités de). I. Traité conclu entre la Prusse et l'Autriche, le '28 juin 1742. Moyennant la cession de la Silésie et du comté de Glatz. Fr'édéric II déposait les armes, abandonnant la I-'r;Lni(^. son alliée.

— li. Tradt vnt,-, /' /;,,',.. >t Ur puissances européennes (1S7S). Le 3 nuH i: ; II- imposa à la Turquie

vaincue le tr:jii - A la suite de l'attitude

hostile de iAn-ii^ii' ii I ; i;-^^^ consentit à soumettre à un congrès les lI^iu.-,..» au tiaiié de San-Stefano, qui, modifié, devint le traité de Berlin du 13 juillet 1878. Les principales dispositions dont se compose cet instrument diplomatique sont les suivantes :

i» Bulgarie. La Bulgarie, constituée en principauté autonome tributaire de la Porte par le traité de San-Stefano, fut divisée par le traité de Berlin en principauté vassale de Bulgarie, province autonome de Roumélie orientale, enfin, la Macédoine laissée à l'administration du Sultan. Le 18 septembre 1885, une révolution éclata à Philîppopoli, et l'union personnelle de la Bulgarie et de la Roumélie orientale viola le traité de Berlin dans une de ses clauses elles

S2 Ministère de la justice — 23 Ministère delà guerre — 2* Observatoire —25 Parc \ 2j. Place de Pans. — 28. Kônigsplatz (place Royale). — 29. Jardin

laijj du prince imptri

Théâtre allemand -

Amirauté — 21 Ministère i

26 Place B<

botaoïquâ.

tribuer la construction de l'arsenal et les agrandi successifs de la forteresse de Spaudau.

Dans cette capitale, le culte de l'inteingence et des idées a pourtant trouvé sa place : les expressions de ville de l'intelligence et à' Athènes de la Sprée ne sont pas vides de sens. L'université de Berlin, fondée en 1810, cette université qui, d'après Scharnhorst, devait être et fut, en effet, «la garae d'honneur de la maison des Hohenzollern ", compte aujourd'hui plus de 200 professeurs ou privatdocents, et plus de 10.000 étudiants. Berlin compte, en outre, 30 établissements secondaires, parmi lesquels il faut citer des écoles pratiques d'industrie, et 160 écoles élémentaires. L'Académie desbeaux-arts et le Musée roval possèdent quelques tableaux d'un grand prix. Le nombre

ist une des plus nomonde entier. La Bibliole volumes <

près de

thèque royale contient 1 million 20.000 manuscrits.

Ea ville s'agrandit à vue d'oeil. Elle a déjà englobé un grand nombre de faubourgs et menace d'atteindre Potsdam et les collines du Kreuzborg que domine le monument national. Ce n'est guère que du côté du N.-E. que la ville reste stationnaire, à cause des vents froids qui y soufflent. Depuis 1871, nombre d'immigrants se sont précipités vers la capitale. Presque toute cette population est protestante. On compte à peine 100.000 catholiques et 3.000 Israélites à Berlin. La ville est administrée par une commission executive composée de dix-sept membres (le magistrat).

On peut penser que de tout temps il exista, dans la petite île qui s'étend entre les deux bras de la Sprée, un village de pêcheurs. Est-ce Albert l'Ours, ou le margrave Albert 11(1200-1220) qui donna à Berlin sa première importance? On ne sait. Quoi qu'il en soit, grâce au commerce et à la navigation, Berlin devint rapidement une ville importante, et, au xm« siècle, elle était la rivale d'un antre centre, Cologne, sur la rive gauche de la même rivière. hes deux villes s'unirent ou une seule à partir de 1307.

20 Crète. La Porte s'engageait à appliquer dans l'île de Crète le règlement organique de 1868, mais elle n'en fit rien, et les affaires de Crète déterminèrent, en 1897, la guerre entre la Turquie et la Grèce.

3" Grèce. La Grèce et la Turquie furent invitées à s'entendre sur une rectification de frontières. La Turquie et la Grèce ne parvinrent à se mettre d'accord, malgré la conférence de Berlin de 1880, qu'on mars 1881, sur un nouveau tracé peu favorable à la Grèce, surtout en Epire.

4» Bosnie et Herzégovine. Le traité do Berlin décida

Hongrie. Cette disposit

"Peespai

entraver 1 ac-

6"Sr, '. •■.-.il, ^-^ 1, ,!,..,,. 1 .■, i, i: |:ril,:,, uft. 34-42). Sou indépendance fut reconnue, et elle rei-iu un agrandissement territorial peu considérable. Elle fut érigée en royaume postérieurement à l'exécution du traité de Berlin.

7° Roumanie. La Russie consentit à l'indépendance roumaine sous deux conditions : l'égalité confessionnelle et la rétrocession de la Bessarabie en échange de la Dobroudja.

8" Danube, Le traité de Paris avait établi le contrôle européen sur la navigation de ce fleuve : le traité de Berlin, ^our en assurer la libre navigation, décida que les fortifications élevées sur son parcours depuis les Portesde-Fer jusqu'à l'embouchure seraient rasées, -t que les bâtiments de guerre ne pourraient naviguer sur le Danube en temps de paix. L Autriche fut chargée de l'exécution des travaux destinés à faire disparaître les obstacles matériels à la navigation danubienne.

9° Frontière russo-turque en Asie. La Porte céda à l'empire russe en Asie les territoires d'Ardahan, de Kars et de Batoiuu.

10» Arménie. Les améliorations promises par l'article 61 du traité de Berlin n'ont point été réalisées. V. Armknik.

11» UeiLT saints. Le droit de protection fut reconnu aux agents diplomatiques, tant à l'égard des puloniis que do leurs établissements religieux; inai~ Mjn.ir •:: ivs.rva le protectorat de la France dans il:., ,

— BiBLiOGR. : Brunswick, le / ^ - / l',iii>.

1878); A. d'Avril, iVi^^ocm^ions rt-/.'/ . . ■ ... /,-,/,/,

blier, la Question d'Orient depuis le traite de litrUn ^Paris, 1897).

Berlin (conférence africaink di:) [1884-1885], conférence diplomatique internationale, convoquée par le gouvernement allemand, après entente avec le gouvernement français, en vue du règlement des questions pendantes en Afrique, par suite des difficultés survenues entre l'Association internationale africaine (v. ce mot), la France et le Portugal dans le bassin du Congo, et de l'émotion soulevée dans plusieurs puissances par le traité anglo-portugais du 26 février 1884, qui menaçait la franchise commerciale dans ij Congo maritime.

Laconférenc, s'ouvrit le 15 novembre 1884, sous la présidence d

mois et demi. Elle discuta et adopta successivement quatre déclarations et deux actes qui furent réunis sous le nom de Acte général de la^ionférence africaine de Berlin (26 février 1885), dont voici les dispositions essentielles :

1» Déclaration du régime de la liberté complète du commerce de toutes les nations, dans tout le bassin du Congo et de ses atfluents, le lac Tanganyika et ses tributaires orientaux dans les bassins côtiers de l'Atlantique, depuis Sette-Cama (Congo français) jusqu'à Ambriz (Congo portugais) et dans toute la partie de l'Afrique orientale située au S du 5* degré de lat, N., jusqu'à l'embouchure du Zambèze y compris le bassin du lac Nyassa et de la rivière Chiré afffuent du Zambèze ;

2" Engagement de cliacune des puissances à combattre le commerce des esclaves;

3° Toute la zone franche au point de vue commercial, y compris les eaux territoriales, est neutralisée en principe,

est a dire que les puissances possédant des colonies dans ces régions ont la faculté d'en proclamer la neutralité et d en bonehcier, en se conformant aux devoirs que la ntutralite comporte. En cas de dissentiment sérieux au sujet ou dans les limites des territoires de la zone neutre, les puissances contractantes s'engagent à recourir, avant d en appeler aux armes, à la médiation d'une ou de plusieurs puissances :

; marchands de 1 ->" Enfin fixation do certaines formalités à remplir pour Lcupation effective, par les puissances européennes, des

L Association

onale du Congo adhéra à (

— BiBLioGR Livre jaune sur la conférence de Berlin.

Berlin mUc du Dominion canadien (prov. d'Ontario), ] iLï, ie la Grand tîiver ; 7.425 hab-, en grande majorité d origine allemande. Nœud do ch. de fer.

Berlin, ville des Etats Unis (New-Hampshire), sur 1 Androscoggin, affluent du Kennebec , 3 700 hab — Ville des Etats-Unis fWi'iconsin). sur la Neeuah, affluent du la Winntba^u 4 i^n hab Minoteries, scieries, fonderies, 1 il : 1 r le lainages — Un certain nombre

1 I tats-Unis s appellent Berlin,

Bfh

de céréales

BERLINE fd presKoub.

jn-ovient de la ville de Berlin, où fut fabriquée la première voiture de ce genre, au xvii* sièol

de

lac d

les dessins de Philippe Chièse, architecte de Frédéric-Guillaume, électeur de Brandebourg) n. f. Carross. Voit

ipendue, à deux fonds et

d'une capote mobile garnie de glaces, qu'on peut relever ou abaisser à volonté. Cette voiture servait autrefoispour ^exëcuter les voyages d'une ^ — certaine longueur.

— Min. Sorte de benne -=

roulante, le plus souvent en Berline iuiiu.

tôle, employée dans les mines pour le transport de la houille à travers le ins(|uaux chantiers de versage des puits de

"v. CHANIIER Dli VERSAGi;.

BERLINE n. f. Dan

de polka. Le ca-

uche de la dame.

étendent la jambe

BKRLINGE

H E il N A CLE

iinoséo à collo qui a commencé )o pas, on e ofiito du pied. Lo couple tourne sur les talons i

lis assez remaniuables Sur uriure du péritoine. Bientôt . il.' nouveau à Piso pour II' i-lrriifL'ic, puis chargé do

II" II. rit il eut la direc-

r<ire lo tric/iiasis I 'frarre ia pictra ■ - : I : I. On lui doit la a. .-iii-Dr.. .Ml usage pour la corps étrangers.

BERLINGOT (j/0 — dérivé de berlingue, brelingue, qui est .lit pour berline au xvm" siècle) n. m. Demi-borlino i":iv.iiit i[iin la banquette du fond.

- l':ir o\t. et fara. Mauvaise voiture quelconque. BERLINGOT (t/o — de l'ital. bertingozzo. sorte dn maanin ii. mi. Sorte de sucro d'orge au caramel. BEBUNITE (rad. Berlin) n. f. Phosphate hydratu na-

Berlinois

I OISE personne noe à Ber n ou L s Bebl no s i jo Agglo état o berlino se

Berlioz (Lou s Hector) compos teur fran a s ni^ à I a Cote &a nt André Isère) en 1803 n ort à Par s en 8o<) F Is d un medec n qu voula t lu vo r su vre la n o carr ère et qu s effor a e a entraver sa vo

ca on mus cale Bc 1 eu de su vre

les cours de 1 Ecole ettre au Con

serva o re où 1 fu Le ueur Son

père re usant de lu z n en pers sta

pas n o ns ians son agner ave

1 0 a s eçons et a r te au I a

Ber

leur

familles. Mais il fallait travailler pour vivre, et B6rli.)z, dont lo tempérament musical était en opposition comi>léte avec les idées courantes, ne pouvait songer encore à gagner de l'argent avec sa musique. Il avait éi-rit déjà quelques articles de criti [ue dans le Correspondant et dans la » Revue européenne» il entra bientôt à la Gazette nmsicale puis prit possession du feuilleton musical du Journal des Débats II sentait que le journalisme était une puissance dont il avait besoin pour répandre liées llutt

un pour repanare et propager st

exempt Smsk'

imentation des effets inc.

L trouvé des rythmes d'une )ut dans le genre de la svm

de Vo

I la musique, et

qui ont été pu-

nt batailleur et

a i un grand tort à

doue d une rare et puissante ori-

■ grands

1 a introduit

ivant lui, do

particulière.

ique.

5 que dans 1 opéra proprement dit, malgré la très haute valeur de sa partition des Trot/ens. C'est dans les .ouvres exquises : Roméo et Juliette, dont il a su faire, à ré;:al .le Shakspeare, un adorable poème d'amour, la Danmatiun de Fam:!. considérée comme un chef-d'.cuvre, l'/Cnfunce du (lui si. iiul esl une sorte de petit oratorio d'un sentiment an: ■ ,; , .i . ju.- 1 in r.-trouve la trace de ce génie tantôt foii;ju. I :;.,int, et toujours personnel.

A côté .II' I iilument supérieures, il faut

citer les auur. |.i ■ h. i is .lu maître : la Symphonie fantastique, y,. .... uu .'. y.'..'....; .. M »..'. U-ir-'hl '^n Italie; ses opéras .le Dan-enutu Cellnu .-t .!.■ /; .-, , - H.nédict; ses ouvertures de Wncer/ei/, d.s / •: Itni Uar

et du Cai-naval romain; son /. /' . M. sso dos

morts, sa Symphonie fiinèlir.- .i i i il. , i i .lussi ses nombreuses mélodies \ . ,.:,,, nsi..iirs sont d'un

sentiment pénétrant .-t ii

Uno statue, due au I I I ', ur Lenoir, lui a été

élevée à Paris, au si|.i i \ in

— BiBLi.iGR. ; .\. I.il' // ' i;. la vie. le corn-

rOdéon et à la salle Favart. Gr&ee à sa beauté, à son jeu tour ù tour pathétique ot toucliunl, elle obtint lo pins brillant succès, ot inspira une violente passion au compositeur Berlioz, qui l'épousa on 1833. Elle quitta alors lo théâtre.

BERLOQUE (lolc') n. f. Art milit. 'V. DRELognE.

BERLU n. et adj. m. Autrof. Borgne, il Pop. Loucho. Il Homme léger, inconsidéré, qui agit avec précipitation et sans réflexion. No s'emploie que dans ces locutions, qui ont le même sens : C'est un beuhî, un hurlcberlu.

— Argot. Tronc d'église, parce qu'on ignore co qu'il contient avant de lo dévaliser.

BERLUE (de ber, préf. péjorat., et du lat. luccre, luiro) n. f. Sorte d éblouissement qui fait voir des objets imaginaires, ou qui fait voir déformés des objets réels : La «kr- LUE est considérée comme unjtrodrome de l'apoplexie.

— Fam.

• la berlue. Voir les choses do i

nairos. Lorsque l'œil ost es produit souvent une série d pliéiies : des bluettes, dos étincolants voltigeant sous et d'escarboucles, des arcs bos, des éclairs, etc.; c'est

ni'.-- »phn.<

j|.U-er.-s. des point

) pluie d'émeraudo

de cercle

là la berluo proprement dite.

Uaiiiri's lois, l.eil apercevra des ombres légères, des

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