‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 300 sur 956 · V. Maures · texte numérisé non relu

V. Maures

BRALERIN n. m. Chacune des fortes pièces de bois évidées en rigole qui soutenaient la pièce d'artillerie, au moyen ajc. Ces bralerins de ce temps faisaient l'office do flasques. V. ce mot.

BrALLE (François-Joseph), ingénieur français, né à Paris en 1749, mort en 1832. Il s'est fait connaître par d importants travaux hydrauliques, et on le croit l'inventeur des couveuses artificielles.

Bram, comm. de l'Aude, arrond. et à 16 kilom. do Castclnaudarv. sur la PreuiUe, affluent du Fresquel ; 1 .714 hab. Comm. de" pois. iCc

^,:ti

brama ou BRAME n. m.

Genre de poissons de la tribu

type esl

casfngnole. C est

le brama Raii. grand poisson argenté de la Medi qui a une chair très fine Assez rare sur les cotes françaises, il est très commun sur les marchés d'Italie.

BrAMABIAU (mot patois qui signifie : le bœuf qui brame), rivière du dép. du Gard, dont la source se trouve auprès du village de Camprieu et à la base du plateau du même nom. — La grotte d'où s'échappe cette rivière s'appelle grotte de Bramabiau. Cette grotte, découverte en 1888 par E.-A. Martel, et dont le développement des ramifications est de plus de 6 kilom., présente une galerie principale, coupée à angle droit par plusieurs galeries secondaires ; elle est, en e.-jtension, la première de France et la quatrième d'Europe. (La rivière le Bonheur la traverse sur un parcours souterrain de 700 mètres, et s'en échappe par une cascade dite elle-même Bramabiau, à cause du grand bruit qu'elle produit, en ce point, après les pluies.)

Bramah (Joseph), mécanicien anglais, né à Stainborough en 1749, mort à Londres en 1814. On lui doit une foule d'inventions utiles, entre autres : une nouvelle espèce de robinet employé pour l'assainissement des cabinets d'aisances ; la serrure de sûreté qui porte son nom ; la presse hydraulique ; l'appareil au moyen duquel on fait monter, dans les tavernes et estaminets, les liquides do la cave au comptoir ; une machine à imprimer pour numéroter les billots de banque, etc. Il a publié une Dissertation sur la coiislruclion des serrures (1796).

Bramante ( Donato d'Angeli Lazzari, dit), architecte italien, iiC- vt-rs 1 itt, près d'Urhin, mort en 1514 à Rome. Bramante commença par étudier la peinture, puis il parcourut la Lombardie, se perfectionnant par l'étude des maîtres. Il fit la connaissance de Bernardino de 'Trevi, architecte de la cathédrale de Milan, et, dès lors, il s'appliqua à l'architecture. Il était arrivé à Milan vers 1476. Il y fit ses preuves comme peintre, et aussi comme architecte; car il construisit dans cette ville le couvent de Saint-Ambroise, la coupole de la sacristie de Santa-Maria-delle-Grazie et la petite sacristie octogone de San-Satiro. Ce fut encore comme peintre que Bramante débuta à Rome, en 1499. Il fut chargé de peindreà fresque les armes pontificales, dans la basilique de Saint-Jean-de-Latran. Il s appliqua ensuite à l'étude des monuments antiques ; en peu de temps, il dessina tous ceux qui subsistaient à Rome, et ponssa ses savantes recherches jusqu'à Naplos. Le cardinal Olivier

CaralTa confia à Bramante la construction du cloître du couvent de ta Pace, ouvrage qui lui valut la protection d'Alexandre VI. Il fut employé par ce pontife, comme architecte en second, aux travaux de la fontaine de Transtevère et de la place de Saint-Pierre, qui, depuis, ont été remplacés par des constructions plus grandioses. Il prit ensuite une large part à l'érection de 1 église des Saints- Laurent-et-Damase, et bâtit plusieurs pala'

du cardinal Adriano di Cornei cellerie. Ces divers monuments, élevés sur des pi; conception grande et simple, si tion des détails, de la maigreur

ui de la Chan-

Bramante.

dans lexécude la sécheresse qui cales constructions de la période qui a précédé Bramante. Mais, lorsque Jules II, monté sur le trône pontifical, eut conçu l'idée de rattacher le Belvédère au vieux palais d» Vatican, Bramante, qu il chargea de l'exécution de ce projet, y déploya beaucoup de goût et de magnificence. Il réunit les deux édifices par deux ailes de galeries, formant trois rangs de portiques superposés le premier dorique, le deuxième ionique, le troisième corinthien 11 couvrit l'espace intermédiaire d un admirable ensemble de constructions, très remaniées depuis Le pontife lui accorda ladirectiondusceauàlachan-

cellerie {officia del piombo) ^

Il l'employa comme ingeni militaire dans l'expédition de la Mirandole. C'est alors que commence ce qu'on a appelé la rivalité de Bramante et de Michel-Ange. Bramante n avorter le projet d un vasi mausolée qui devait être celui de Jules II et dont les sculptures avaient déjà ete confiées à Michel-Ange il conseilla au pape d'employer ce dernier à peindre la chapelle Sixtine, espérant peut être que le célèbre artiste, qui n'avait pas la pratique de la fresque, échouerait, et que cet échec relèverait le mérite de Raphaël, son parent. On peut supposer que Bramante, raisonnant comme architecte du Vatican, dut mieux aimer faire employer Michel-Ange à la décoration de ce palais qu'à la sculpture d'un tombeau qui n'avait pour le moment

Jules II, ayant décidé la reconstruction de la vieille basilique de Sa'int-Pierre, ouvrit un concours auquel prirent part les plus habiles architectes. Le projet de Bramante prévalut et fut mis immédiatement à exécution (1506); mais, quelle que fût la fougue avec laquelle l'artiste conduisit les travaux, ils étaient assez peu avancés lorsqu'il mourut 1514). Il était réservé à Michel-Ange de reprendre cette grande entreprise et de la terminer.

Bramante apparaît comme le grand maître de la Renaissance italienne en architecture. Il a fait partout du grand et du parfait, même dans des édifices de très petite dimension, comme le temple circulaire de San-Pietro in Montorio. Parmi les autres édifices de Rome et des Etats pontificaux dus à Bramante, nous citerons : le palais qui a appartenu à Raphaël, charmant édifice en brique (démoli lors de la construction des colonnades de la place Saint- Pierre), l'église du couvent de la Quercia, à Viterbe ; la belle église de la Madone, à Todi. On attribue à Bramante le dessin de la belle architecture qui orne le fond Je XEcole d'Athènes, de Raphaël, tableau où le vieil architecte a été représenté, par son jeune et illustre ami, sous les traits d'Archimède. On fit à l'artiste de magnifiques funérailles dans l'église de Saint-Pierre, où il fut enterre.

Bramaya, fleuve de l'Afrique occidentale appartenant au groupe dit des « Rivières du Sud », qui descendent du massif du Fouia-Djallon et dont l'hydrographie est peu connue. — Petit Etat de la Guinée française, sur les bords du fleuve de ce nom. Habité par des populations de race sousou, douces et adonnées à l'agriculture. (Le colonel Pinet Laprade a signé, avec le Bramaya, le 22 novembre 1865, un traité de protectorat qui fut renouvelé par le colonel Bourdiaux, le 14 juin 1S83.)

Brambilla (Jean-Alexandre), chirurgien italien, né à Pavie en 1730, mort à Padoue en 1800. Il devint premier chirurgien de Joseph II, et fut placé à la tête de l'académie Joséphine. Parmi ses nombreux ouvrages, nous citerons : Storia délie scoperte fisico-medico-anatomico chirurgicke,fatle dagli uomini illustri !(o(!ani(MiIan, 1 780-1782), et Discours sur la prééminence et l'utilité de la chirurgie, traduit par Linguet (Bruxelles, 1787).

Brambilla (Paolo), compositeur italien, né et mort a Milan (1786-1838), élève du Conservatoire de Naples. Il s'est fait connaître par ses œuvres au théâtre, à l'église et au concert. Il écrivit des opéras : l'Apparenza inganna, il Barone burlato, l'Idolo Birmanno et t/ Camevale di Venezia; des ballets représentés à laScala de Milan : Acbar, Gran Mogol, Sajfo, Otello, Capriccio e buon cuore, Giovanna dArco, il Trionfo delV amor figliale, Camma, il Paria. Il a écrit aussi de nombreuses compositions religieuses, et publié plusieurs recueils de romances et d'ariettes italiennes. Cet artiste est le chef d'une famille qui a fourni à la scène un grand nombre de cantatrices, dont plusieurs ont joui en Italie d une renommée considérable Elles, ni jitiinis.purs originaires de Cassano sur l'Adda I [ I Brambilla, . en 1807,

àl'enseigni i de vocalises 1813, morte à Milan

ques, Naples

TfcRhSA Brambilla, née en , se faisait applaudir dès 1833 Turin, Venise, Florence, Livourne, Luc- Rome. Dans cette dernière ville, elle fut nommée membre de l'académie de Sainte-Cécile. Après

en 1846, puis retourna en Italie et créa à Venise, en 1S51, le rôle de Gilda dans le Bigoletto de Verdi. Elle se fixa pendant plusieurs années à Odessa après avoir quitté le théâtre, puis revint s'établir définitivement à Milan. — Annetta Brambilla, la troisième sœur, a obtenu aussi des succès à Milan (1833:, Venise, Turin, Florence, Barcelone. — GiusEPPiNA Brambilla débuta à Trieste en

1841, chanta à Rome, à Barcelone en 1842, 1843 et 1S44; après quoi, elle revint en Italie, où elle épousa le ténor Corrado Mir^lia, dont elle resta veuve. Elle se distinguait autant dans le genre léger que dans le genre dramatique, et, après s'être fait acclamer dans la Fille du régiment, transportait le public dans les œuvres les plus sombres de Verdi. Elle fut le professeur de sa nièce, Teresina BrambiUa, qui débuta à Odessa et obtint ( suite de vifs succès en f teur Ponchielli.

BRAME n. f. On désigne sous ce nom, dans les forges, les paquets de fer qui servent à la fabrication de la tôle.

BRAME n. m. V. brahmane.

BRAMÉE n. f. Véner. Syn. de bramement.

' (rad. bramer) n. m. Cri du cerf, du daim autres i ■

II On dit aus

de quelques

BRAMER (de l'anc. haut allem.

Crier, en parlant du cerf, du daim i animaux du même genre.

— Par ext. Produire un son plus ou moins analogue au cri du cerf : Le vent d'automne qui brame. (Th. Gautier.) La mer qui BRAME. H Chanter d'une manière ridiculement plaintive : Ténor qui brame. (Balz.) il A signifié Crier, brailler, se lamenter, et est encore familièrement usité

— Activ. Emettre un son qui ressemble à un bramement : Bramer des cris plaintifs.

BRAMHALL(John), théologien anglais, né en 1594, mort en 1663. Nommé évêque anglican de Londonderry en 1634, il fut persécuté par Cromwell, impliqué dans les troubles d'Irlande, et forcé de s'expatrier. De retour en Angleterre, après la restauration des Stuarts, il fut appelé au siège archiépiscopal d'Armagh. Ses œuvres complètes ont été publiées à Dublin en 1677.

BRAMIE n. f. Bot. Section du genre herpeste.

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