BRIGADE
Brienne (écolk dk). C'est l'écolo militaire où furent élevés Napoléon et bien d'autres oflîciers de la Révolution et de l'Empire. En 1627, la duchesse Marguerite-Charlotte de Luxembourg fonda à Brienne un collège dont la direction fut confiée aux minimes. Louis XVI, sur le conseil du ministre de la guerre, Saint-Germain, chargea spécialement douze collèges ou pensions d'éh
Brienne, toujc
de ses sujets. L'Ecole de ijours dirigée par les midu nombre. Elle relevait
u ministre de la guerre et était régie ar un règlement du 28 mars 177G.
L'Ecole de Brienne fut supprimée
bâtii
s, en partie occupés par
détruits, sont aujourd hi un pensionnat.
— BiBLiooR. : Bourgeois, des comtes de Briem notice détaillée... sur l'Ecole militain (Troyes, 1848); Arthur Chuquet, h Jeunesse de Napoléon, Brienne (Paris, 1897).
Brienne (combat de). A la suite d< la campagne de 1813, les alliés dirigèrent sur Paris deux armées principales : celle de Bohême (Autrichiens et par Sch-wartzeuberg, déboucha en France par trouée de Belfort, pour suivre la vallée de la Seine ; celle de Silésie (Russes et Prussiens), sous les ordres de Blûcher, franchit le Rhin entre Mayence et Coblenz. puis la Moselle et la Meuse, pour îraL'nor'la vallée de la Marne. Napoléon résolut do so |i|:i. . i .uiiv , ilrs pour empêcher leur jonction et les l.ai 1 1 I I. ni. A cet effet, il établit son quartier gi'ii'i I i i .:, janvier 1S14. Le 27, il délogea de .'Saini IM. !'■) .1 1,1 i I fi] pièces l'arrière-garde de l'armée de liluuini, qui ,.. iilait transversalement de la Marne vers l'Aube, pour rallier Schwartzenberg. Puis il poursuivit sans relâche le général prussien. Il 1 atteignit le 29, en avant de Brienne. L'armée de Napoléon n'était guère formée que de conscrits, mais ils étaient encadrés par les vétérans de la Grande Armée et commandés par le maréchal Ney. C'est avec une bravoure digne de leurs aînés qu'ils subirent l'épreuve du feu. Devant leur impétuosité, l'infanterie ennemie dut se replier sur Brienne. Un mouvement tournant de la brigade Duhesme livra aux Français le château, où Blùcher faillit être pris avec tout son état-major. Pendant ce temps, Ney et ses conscrits emportaient la ville. 'Vers onze heures du soir, Blucher 1
effort désespéré pour reprendre
après, culbutées de toutes parts, ses colonnes s'enfuya en désordre sur la route de Bar-sur-Aube, empêcha de les poursuivre.
Brœnne (comtes dk). Le château de arrond. de Bar-sur-Aube) s'élevait dès le i alors partie du domaine royal. Sur la fin di hardis aventuriers, Engilbert et Gosbert, s et l'aîné fut la tige de l'illustre famille produisit des ducs d'Athènes, des rois de Jérusalem,
heure
ïnne (Aube, ècle, faisant siècle, deux .mparèr^j
la souche des comtes d'Eu et de Guines, de Bar-sur-Seine, des vicomtes de Beaumont-au-Maine, d'Ouchy, des marquis de Saint-Rémy , des seigneurs de Conflans, de Vezilly, d'Armentières, d'Ennancourt, de Gizencourt, de Dampierre, de Mareuil et de Pouilleuse. Le comté de Brienne entra dans la maison de Luxembourg à la fin du xiv« siècle et fut acquis, en 1623, par la famille Loménie de Brienne.
Brienne (Jean I", comte de), roi de Jérusalem, né en 1148, mort en 1237, a été une des plus grandes figures du moyen âge par sa bravoure, sa sagesse et sa loyauté, fils d'Erard II de Brienne et d'Agnès de Montbéliard. Philippe Auguste désigna Jean I*' pour épouser la jeune Marie de Montferrat, reine de Jérusalem. En 1212, Marie étant morte, il devint régent du royaume, au nom de Yolande, fille de Marie. En 1218, Jean dirigea les soldats de la cinquième croisade sur l'Egypte; Damiette tomba en 1219. En 1229, les barons de l'empire de Constantinople choisirent Jean de Brienne pour être investi du titre d' » empereur » jusqu'à la majorité de Baudouin II. Comme empereur de Constantinople, Brienne guerroya en Asie et repoussa les attaques dirigées contre sa capitale par l'empereur grec Vatace, uni aux Bulgares. II fut emporté par une fièvre maligne.
Brienne (Gautier V de), duo d'Athènes, fils de Hugues de Brienne et de Hélène Ducas, veuve de Guillaume de La Roche, duc d'Athènes, né à la fin du xiii« siècle, tué en 1311 sur les bords du Céphise, non loin de Thèbes. La mort, en 1308, de Guy II de La Roche, fils de sa mère, Hélène, le fit monter sur le trône ducal d'Athènes. Il épousa Jeanne de Châtillon, fille du connétable Gaucher de Châtillon, comte de Porcion. Il entra en guerre contre l'empereur grec de Constantinople et fut tué par des mercenaires espagnols, ses propres soldats, qu'il avait essayé de congédier sans leur payer la solde fixée.
Brienne (Gautier VI de), duc d'Athènes, fils du précédent, tué à la bataille de Poitiers. En 1326, il fut placé à la tête de l'administration de Florence, où il se fit remarquer comme homme d'Etat et comme capitaine. En 1339, il vint prêter main-forte à Philippe de Valois, mais, dès 1342, fut rappelé par les marchands florentins. Dès lors, il se conduisit en tyran, et fut chassé par le peuple. Jean II le nomma connétable de France, en 1356.
Brienne (Loménie de), v. Loménie.
Briennon, comm. de la Loire, arrond. et à 13 kilom. de Roanne, sur le canal latéral à la Loire; 1.348 hab.
Brienon-sur-armançon, autrefois Brienon- L' archevêque, ch.-l. de cant. de l'Yonne, arr. et à 18 kil. de Joigny, près do YArmancon et du canal de Bourgogne ; 2.595 hab. Ch. de fer P.-L.-M. Carrières de pavés et de silex. Fabriques d'engrais; moulins. Saint Loup, archevêque de Sens, possédait la terre de Brienon, d'où Brienon- 1 Archevêque. Cette localité était, au moyen âge, une place forte qui, en 1434 et 1471, tomba au pouvoir des Bour-
Êuignons. En 1593, le duc de Biron l'enleva aux ligueurs. — e canton a n comm. et 8.894 hab.
Brœnz, ville de Suisse, cant. de Berne, sur le lac de Brienz, au pied du Rothhorn ; 2.500 hab. Sculptures sur bois, fromageries. Commerce de bois ouvrés, de laitages. Brienz, aux maisons de bois pittoresques, jouit d'une belle
vue sur le lac, la montagne, les cascades. Eglise de 1215. Route de Lucerne par le Brunig.
Brienz (lac de), en Suisse, canton de Berne, au piod des Alpes (alpes des Quatre-Cantons et Oberland bcruois). Surf. 30 kilom. carr. ; long. 14 kilom., larg. 1 à 3. Prof, moyenne 200 m. Traversé par l'Aar, entre Kienholz et Lanzenen. Dû, comme les autres lacs alpins, à des phénomènes glaciaires, il ne faisait qu'un, jadis, avec le lac de Thoune. Les alluvions de la Lutschine ont formé et accru l'isthme dlnterlaken. Ce torrent a dû être détourné, dès le milieu du xiii^ siècle, de la direction d'Interlaken vers le lac. Service à vapeur de Brienz à Interlakcn.
Brienza, gros Tjourg d'Italie (Basilicate [prov.de Potenzaj); 5.300 hab. Foires et marchés; centre agricole.
BRIER V. a. Donner la dernière façon à la pâte en se servant de la brie, il Passer du chanvre à travers le brioir.
Brière (la Grande) ou Grande Brière-mot- TIÈRE (la), plaine marécageuse de la Loire-Inférieure, arr. de Saint-Nazaire, comprise entre la Loire au S. (de Saint-Nazaire à Donges) et Herbignac, la Chapelle-des- Marais et Sainte-Reine au N. Les habitants de la Grande Brière (Briérons, onnes) en e.xtraient de la tourbe. C'était peut-être un ancien golfe marin à l'époque romaine.
Brière de L'Isle Louis- Alexandre-Esprit-Gaston), général français, né en 1827 à la Martinique, mort à .Saint-Leu-Taverny (Seine-et-Oise) en 1896. Sorti de Saint- Cyr en 1846, il fit toute sa carrière dans l'infanterie de marine, et prit part aux expéditions de Chine et de Cochinchine. En 1870, nommé colonel du l" régiment d'infanterie de marine, Brière de l'Isle se couvrit de gloire à la défense de Bazeilles, où il fut blessé et fait prisonnier. 11 fut nommé, en 1877, gouverneur du Sénégal, qu'il administra d'une manière remarquable. Général en 1881, il fut, en décembre 1883, placé à la tête de la 1'* brigade du corps expéditionnaire du Tonkin, et collabora activement à la prise de Bac-Ninh, de Thai-Nguyen et de Hong-Hoa. En 1884, il remplaça le général Millot comme commandant en chef et prit alors vigoureusement l'offensive. Sous ses ordres, le général de Négrier délogea les Chinois successivement de Kep, de Chu et de Langson. C'est le corps directement commandé par Brière de l'Isle qui, en mars 1885, débloqua Tuyen-Quan, assiégé par les Pavillons-Noirs. Mais bientôt, la brigade Négrier, accablée par les Chinois à Langson, dut battre en retraite vers le Delta (28 mars 1885). Rappelé en France, Brière de l'Isle, qui avait été promu divisionnaire en janvier 1885, resta quelque temps sans commandement. En janvier 1887, il fut chargé de 1 inspection générale des troupes de la marine.
BrieRFIELD, ville d'Angleterre (comté de Lancastre) ; 5.900 hab.
Brierley (Benjamin), écrivain anglais, né à Failsworth (Lancashire) en 1825. D'abord tisserand, il entra dans le journalisme (1855), fonda le Journal de littérature, de science et d'art, et écrivit un grand nombre de ; du feu, Conte de Noël, des
BriéS ou Breznobanya, ville de l'Austro-Hongrie (Hongrie), sur le Gran ; 3.800 hab. Fromages, élève de moutons et d'abeilles. — Pop. du district de Briés : 25.000 hab.
Briesen, ville d'Allemagne (Prusse), sur un lac d'où sort le Drewenz, affluent de la Vistule ; 5.000 hab. Fabrique de machines, brasseries, moulins ; commerce de porcs et de céréales. Ville brûlée, en 1414, par les Polonais et les Lithuaniens. — Pop. du cercle de Briesen : 39.900 hab.
Briest, bourg de la Bulgarie, arr. de Sistor, près des marais formés par le Danube et le Vid ; 2.560 hab.
Briestovitza, village de la Bulgarie (Roumélie orient.) ; 2.100 hab.
Brieuc, Brioc ou Briock (saint) [en breton Briec, en lat. Briocus], né vers 409, mort en 502, fut converti par saint Germain d'Auxerre, qui l'emmena en France et l'ordonna prêtre. Après diverses missions évangéliques dans sa patrie et dans l'Armorique, il fonda un monastère fameux, qui fut l'origine de la ville de Saiat-Brieuc.
m. pi. Mar. Syn. de briefs.
Brieux (Eugène), journaliste et auteur dramatique, né à Paris en 1858. Rédacteur principal du " Nouvelliste de Rouen », puis, collaborateur de la » Patrie » , du « Figaro n , du " Gaulois « , il débuta, comme auteur dramatique, par deux petites pièces eu collaboration avec Salandn : Bernard Palissy (1880), et le Bureau des divorces (1881). Deux pièces en 3 actes, jouées au Théâtre-Libre : Ménages d'artistes (1890), et blanchette (1892), qui fut très applaudie, commencèrent à le faire connaître. Depuis lors, il a affirmé son talent dans des œuvres où il porte au théâtre des sujets qui soulèvent des discussions plulosopliiques et où l'on trouve des études de mœurs et ■h-^ 1 ;■ '^ {■ ;i- - ^oiit : M. de Réboml, 4 actes (Odéon, î^ - ' ' ,3 actes (Escholiers, 1894); les Bien-
I" ■ Porte-Saint-Martin, 1896); l'Evasion,
■i .. • française, 1896); les Trois filles de
•V. Il r"'''- • ' " ■> (Gymnase, 1897); l'Ecole des beltesmères, 1 acte (Gj mnase, 1898).
brièvement (rad. brief) adv. En peu de mots, en peu de temps : Conter brièveme.nt.
— Anton. Longuement, diffusément, proUxement. BBir.vrTP. iii (t /,)-L>!)i(as;de brevis, court) n. f. Carac-
l'i' ' . I ' il étendu dans le sens de la longueur :
/ V certains insectes, d'une brièveté ex-
ir-'':- Wii i. I Peu usité en ce sens.J
— Courte durée : Ceux qui emploient mal leur temps sont ceux t^ui se plaitjnent le plus de sa brièveté. (La Bruy.)
Il Petit nombre de paroles, concision : Trop de longueur et trojhde BRIÈVETÉ obscurcissent un discoia'S. (Pasc.)
— Enctcl. Méd. Brièveté du cordon. La brièveté du cordon ombilical soit intrinsèque, soit résultant de l'enroulement autour du cou ou d'une autre partie du fœtus, peut avoir pour conséquence le décollement prématuré du placenta et provoquer la mort de l'enfant. Pour éviter le décollement, il faut couper le cordon dès qu'il est accès sible et comprimer le bout fœtal. Si le décollement se produit, il faut achever rapidement l'accouchement.
— Anton. DurabUité, éternité, longévité, longueur, pé-
BRïEY(Bri-é), ch.-l.d'arr. de Meurthe-et-Moselle, àesk. de Nancy, sur le WoMt, al'fl. de l'Orne de Woëvre i 2.000 h. {Briotains, aines.) Ch. de f Est. Sous-préfecture. Tribunal de 1" instance (cour d'appel de Nancy), bibliothèque, inspection des forêts. Chambre d'agriculture; prison départementale. Mines de fer; fabrique de tricots, bras-
huil
chamoi-
Arraes de Briey.
1 pape Gré-
( bière estimée), teintureries, série, tannerie, moulins, soieries; grand marche au blé. Belle église du XV" siècle à trois nefs, renfermant des stalles sculptées du xvi". Dans le chreur de l'église, bas-relief remarquable de la hanse des morts. — L'arrond. de Briey a 6 cant., 125 comm., 73.600 hab.; le canton 17 comm. et
— Histoire. Briey paraît avoir ou pour origine un camp romain, auquel aboutissaient trois voies militaires ; c'était, au moyen âge, le chef-lieu d'un comté important relevant des comtes de Bar. La comtesse Mathilde, amie dévouée t goire VII, était comtesse de Briey.
BRIFABLE (de brifer) adj. Mangeable. (Fam. et vieux.) BRIFAUD, BRIFAUT, et autref. BRIFFAU (bri-f6 — rad. brifer) n. m. Pop. Bâfreur, goulu, gourmand, ii Enfant grossier, mal élevé. (Vieux.)
— En T. de véner.. Nom commun à beaucoup de chiens de chasse.
BRIFAUDAGE n. m. Techn. V. brisacdage.
BBIFAUDER v. a. Techn. V. brisauder.
Brifaut I liarles), poète français, membre de l'Aca-
I ')! en 1781, mort à Paris en 1857. Quelques
!i i'Iionneur du régime impérial appelèrent
I 11. Sa tragédie de Ninus II lui valut une
I '•■ ^ 11' il'^on. Après avoir célébré dans une ode la
Naissance du roi de Borne, il chanta avec le même enthousiasme le Betour de Louis XVIII. Jane Grey, tragédie qu'il composa en 1807, ne fut jouée qu'en 1814, sans succès du reste; Charles de Navai're ne réussit guère mieux en 1820. Brifaut fit ensuite partie de la commission de censure. Une querelle qu'il eut avec Victor Hugo donna seule quelque notoriété à cette période de sa vie. Brifaut vécut dans la retraite à partir de 1S30.
BRIFE n. f. Pop. Gros morceau de pain. Il Appétit goulu. (L'argot écrit briffe, briffer.)
— Econ. rur. Redoublement d'appétit chez le ver à soie, aux approches de sa transformation.
BRIFÉE n. f. Quantité d'aliments qu'on peut avaler en brifant.
BRIFER 1
"'roisser,' gui BRIFE toutes ses robes.
BRIFEUR, EUSE n. Pop. Celui, celle qui brifo.
BRIFIDANGE n. f. Variété de poire d'hiver.
BRIFIER ifi-r) n. m. Bande de plomb de l'enfaîtement d'un
BRIO n. m. Mar. V. brick.
Brig ou Brigue, ou Brieg, petite ville de Suisse, cant. duValais, dans l'angle formé par le confluent du Rhône et de la Saltine; 1.170 hab. Petit commerce de transit. Le
II mai 1799, victoire des Français sur les Autrichiens descendus du Simplon. Brig semble fermer du côté de l'E. la magnifique vallée du Valais. C'est le terminus du chemin de fer parti du Bouveret, et le chef-lieu d'un district peuplé de 5.550 hab.
BRIGADE (de l'ital. brigata, même sens) n. f. Corps de troupes composé de deux régiments : Brigade d'infanterie, de cavalerie. Général de brigade. Il Signifiait autref. Escouade de cavaliers, ii Demi-brigade, etc. V. la partie encycl. Il Troupe de gendarmes sous un chef immédiat appelé brigadier : Conduire un déserteur de brigade en BRIGADE. Il "Troupe d'hommes de police sous uu chef immédiat : Brigade de la police des mœurs, des jeux.
— Par anal. Troupe d'ouvriers travaillant ensemble sous la surveillance d'un chef: Brigade de balayeurs.
— Eaux et for. Brigade forestière, Corps de trois à cinq gardes obéissant à un chef.
— Ponts et chauss. Circonscription de route formée des cantons placés sous la surveillance d'un cantonnier chef.
— Télégr. Brigade civile de télégraphie militaire. Section de télégraphistes civils chargés de relier la base d'opérations d une armée au siège du gouvernement, n Brigade de télégraphie d'étapes, Section de télégraphistes militaires chargés de relier le quartier général d une armée à sa base d'opérations, il Brigade de télégraphie militaire, Section de télégraphistes militaires chargés de relier entre eux les divers éléments qui constituent une armée.
— Encycl. Art milit. Le mot brigade désigne soit certains détachements de troupes techniques destinés à l'exécution de différents travaux : une brigade de boulangers pour desservir un four, la brigade topographique du génie ; soit des unités constitutives d'importance très diverse, comme une brigade de gendarmerie, une brigade d'infanterie, d'artillerie, de cavalerie. L'effectif d'une brigade peut varier entre quelques individus et plusieurs milliers d'hommes. Ainsi, la brigade de gendarmerie se compose de cinq à sept gendarmes, y compris le brigadîfr ^m]a commande; la brigade d'infanterie se compc^i^ii'n 11 m.-in- t.-iiv régiments, comme celle d'artillerie et tl'- ■ : i'' ! - < <ii 1- rniè*e en comprend quelquefois trois .u , , i lu trouve encore le nom de brigade d-n : I , \IV ù des formations d'artillerie composa . ! ' \ i :. - <i, en 1792, aux fractions des équipages fournis à l'omreprise pour le service de l'artillerie.
Le groupement de deux régiments en brigade est dû à Gustave-Adolphe, qui ne l'enïploya d'ailleurs que comme formation tactique sur le champ de bataille. Introduite en France par Turenne, la brigade devint une formation permanente de guerre qui servit de base à l'organisation des armées en campagne, jusqu'à ce que l'augmentation des effectifs eût fait admettre, dans la deuxième moitié du xviii' siècle, la nécessité, signalée dès 1748 par le maréchal de Saxe, de créer une unité supérieure à la brigade : ce fut la division. Ce qui caractérisait surtout la brigade, et ce qui la caractérise encore, c'est que, saut le cas exceptionnel des brigades mixtes, constituées temporairement
N de troupes. Chacpi o battono do 6 piii de bataille ot 14 >.
Aux bri^adiors de semaine.
chargé de poser et do relever les sentinelles, il Brigadier trompette, Brigadier qui, ilaii-; los troupes à clioval, est chargé do l'insti'ucti.m .l^ , 1 1 -in|m i . , ,,i-, ],■-, .n-iiros du maréchal dos logis (i : ' /•. Dans
la garde républicaine. i i , n . -> -io l'in-
' "" '■ ' tambour-, 'u ■ ■ iu : mil ■..iii--inajor.
rdions.lr ,. . , : i , , .mrnt),il
n-nt J'i;il 1.- -1M.|.' l,-ii,-ill U< uiiiirii , ;iir.' < , ii.x .i.- colonel
I': • '• r. Premier matelot dune embarcation : I-'' I 'I II I /.'r-<' le patron an besoin, ii Briqadkr de
'"■' . ' 1 i 11 a le maniement de la gaffe et qui
l'iiii--' I' t II m m large. Il Dans le langage des canotiers, Hann-Hr place sur le dernier banc à l'avant.
— ALLUS. LITTKR. :
Brigadier, vous avez raison.
Dernier vers du refrain d'une cSIcbrc rbansoii de N'adaud. On lo cite, toujours par plaisantcri-. pi-ir r:-| jcl^r lo respect aveugle que lo militaire 'f n i iniii^ner à
son supérieur.
— Encycl. Le titre de briiin^ln , , , i si plus donné ofrtciollemcut Mu'au tiiiihni- ;■ L, ,■ i nrmerio
gadiers, qui
cependant, a pour désigne
étrangers, lo
l.iiis riutantoric. Co I l'idier sellier, etc.
r- 'les généraux do
, sous Louis XIV,' ■ aos brigades, dont I i;ins certains pays i''dier-général, est ' le.s fonctions plus ' ' ^ s^ des arviées du I lo la Révolution.
'*; de brigare, qui va en ni vole et pillo à main ar-
n Chi-fdc BRIGANDS.
irnn ior : Le loup est le
échelle
?sto jUSi ■t sur un
Il Se dit
isit, qui a do genre qucl-
-Par l.iais., >i I1i^i.,„c,i„lli,ri
inque: Un uku.,s>, ,lc klh-el
— Encycl. A l'origine, on nommait U-iiiand un homme
! pied qui n'était pas armé de toutes pièces et qui por-
tait un pavois ot une pique. Los brigands étaient des valots d'armes accompagnant, au xvi' siècle, les archers cl les sergents à cheval. Le nom do • brigands • fut donné aux routiers de la guerre do Cent ans. Comme ces routiers étaient dos avouturiers de la pire espèce, « brigand . devint synonyme do « bandit »,
A l'époquo de la Révolution, on flétrit d'abord du nom do« brigands n ceux qui, on haine do lau forme n , incendièrent les barrières des villes pour anéantir les registres do perception, puis aux bandes do paysans qui parcouraient
furent surtout terribles dans le Beaujolais et lo Dauphiné. On n'en vint à bout qu'en lançant dos troupes contre eux et 1-n rxcV'iUani, iiiilitaircnicnt les principaux coupables. I 'r 11! 1. :i: ihi lui .le nouveau employé on 1793
r'i ''- /„ /,,, ,,, Après ■Waterloo, le maréchal ait rallie derrit'-ro la Loire les débris do l'armée on. Il fit parvenir à Louis XVIII une adresse luraission ào l'armée de la Loire aux Bourbons. s, ces vétérans de l'Empire inquiétaient encore s, qui exigèrent leur licenciement. Il fut prolî juillet, par un arrêté du nouveau
I. \1 M ilijnald,successeurde Davout. Dès. 1 r> . .Il lats, dispersés do tous les côtés, sévirent en butte aux railleries des royalistes. Ceux-ci no craignaient pas do leur imputer toutes sortes de crimes, par le seul fait qu'ils avaient servi sous 1' « usurpateur » , et ils englobèrent dans la dénomination de briqands de la Loire tous ceux qui avaient apparii-iiu à la licriiièro armée de Napoléon.
lii u',.aiuls :i II 111 ' r .IramedoSchiller, encinq ac- I I I ' Manheim. Le comte do Moor
Il ' I , Irs et François. Charles, l'aîné,
!■ 111 I. : ■it.i h 1 ir;,' ,, ii.nibe à Leipzig dans une réu-
ui.m uo jçiuir^ lilicriiu^, cl linit, perdu d'excès et do dettes, par fuir avec ses complices. François, lo cadet, do nature méchante et hypocrite, ot resté à la maison auprès de son père, l'amène à maudire et à déshériter son flls aîné.
Charles, rcdwit au .lçMs|.ijir, ilcvicnt le chef d'une bando debrigaiiil, , 1 . M. I Jo la Bohême. Une
ae origaiiii
François 1.1 .,; iiuuvelle de la mort
de son l'rcrc !.. i • .■.■; François fait cé-
lébrer ses fiiiicraillcs immhiui s il .lait mort, et le transporte dans une tour isolée pour l'y laisser mourir de faim. Cependant, Charles, qui s'est rendu fameux et redoutable, veut revoir le château natal où vit son frère, mis en possession de toute la fortune patrimoniale. Il s'y présente sous un faux nom, méconnaissable pour tous, mais non pour celle qui l'aimait. Charles, qui ne peut lui avouer son genre de vie, s'enfuit et va rejoindre sa bande. La forêt voisine, où il retrouve ses compagnons, est justement colle où lo vieux Moor, enfermé dans une tour, traîne dans le désespoir la misérable existence que lui a con-
rer de François, qu'il condamne à mourir de faim dans la tour où 1] avait fait enfermer leur père. Celui-ci expire de douleur quand on lui révèle le genre d'existence do Charles, qui, no pouvant posséder Amélie, la tue et vase livrer à la justice. — Cotte pièce, dont l'idée première consiste à montrer une âme noble ot vertueuse qui, ne pouvant trouver assez de liberté sous la discipline sociale, trouve, dans une association de malfaiteurs, un emploi plus poétique de ses facultés, et qui met la société en regard d'une caverne de voleurs, en donnant tout l'avantage à celle-ci, eut d'abord un immense succès ; elle aété depuis jugée très
sévèrement.
Brigands (les), opéra bouffe 3 Henri Meilhac ot Ludovic Halé\ Offenbach, représenté au théâtre des Vari'étés (Pa
do Henri Meilhac ot Ludovic Halévy, musiqi
des Variétés (Paris) le décembre 1869. — Le brigand Falsacappa est infor-
mission. Il substitue le portrait do sa fille à celui de la princesse, et se substitue lui-même avec sa troupe au personnel de l'ambassade. Mais, au lieu des millions, dépensés par un caissier infidèle, Falsacappa ne trouve qu'une somme insignifiante. Lo véritable ambassadeur survient, et le l.riuand payerait cher son stratagème si le prince do M.iiii.'iic ne reconnaissait dans la fille du bandit une per- ^ iiiiic i|iii lui a sauvé la vie. La partition est pleine do \ v:-\ c. et lo chœur des bottes des carabiniers, claanté par les hngaiids, est resté célèbre.
BRIGANDAGE (rad. brigand) n. m. 'Volerie, pillage commis à main armée, et le plus souvent par des malfaiteurs réunis on troupe : Se livrer au brigandage.
— Par ext. Concu.ssiun, déprédation; pillerie, volcrio, injustice exercée sur im ■ \ i •.■ .', - Ile.
— lirigandai/e (/'/',' . ^ i | i.i au concile tenu à Ephèse en 449, en lu i [ i. \-. Ephèsb.
— Encycl. Plus CM ■ i's époques lointaines où les sociétés em e , I ] iisiiuiécs, où lodroit ne faisait que de naître, piiiv 1. i I . le l,ri,iandage se multiplient. Tous les hères, i , ,ix, honorés par la Grèce, se .sont illusi le , . I , les excès du brigandage. Thésée, Persee, ,1, ,;, „, ,,i. senties grands justiciers de ces temps a un.: I..ii i,a: . .s ; ils purgent leur pays dos brigands; Gcryon, Diomèdo et les autres mythes semblables n'ont pas d'autre signiticatien.
Le berceau do Rome, lo mont Palatin, ne fut à l'origine qu'un lieu d'asile pour les brigands de la campagne" romaine. Pendant toute ladurée do la république romaine, les brigands couvrirent le sol do la Péninsule ; les esclaves fugitifs, les habitants des villes vaincues, échappés au fer des Romains, venaient sans cesse on grossir lo nombre. Auguste leur fit une guerre acharnée.
Les vastes forêts qui couvraient la Gaule et la Germanie offraient un abri naturel aux brigands ; aussi v ont-ils abondé. On montre encore au voyageur, près do Dresde, l'endroit où Freischiitz, le héros de 'Wober, faisait fondre ses balles, et lo nom de Schinderhann est encore populaire sur les bords du Rhin.
même qu'il fut~la c