BROME
* ni3,dontraînô, Victor, a appartenu I à 188-i, ot dont un autre, Emmanuel, ne i^tudo ostiméo sur Fénelon à CamiKhô Paul de BroffUe, né à Paris
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de 1415 à 1417. Ka 1423, il devint ovûquo do Gcncvo.
BROGUE (gli: — mot angl.) n. f. Nom de gros souliers que portent les montagnards d'Ecosse ot qu'ils attachent avec
BROHAN (Augustino-Siiianîie), actrice française, née à Paris en I8p7, morte en 1887 à Fontenay. Elève du Con- 1 elle remporta à quatorze ans le premier prix elli\joiia d'abord en province, puis à l'Odéon,
liriTl' " '" .''i',' 1 , !
. n^i, - ,r.,,irn,-cupé une place Il ii-o (1834). Elley
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, .:/..«. le Mariage de
■{■eliicii. ...1,,'- , . . ... ;
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inicu-.cli,. iciuurnaauVaude-
viilo. Unoatl'octiondular
■nx la lorça à prendre sa retraite
à trente-cinq ans. Elle a
ait infiniment d'esprit, de grâce
et de finesse, et elle trans
mit ces dons brillants à ses deu.^
filles.
BroHAN (Joséphine Félicité Augiistme) actrice fille
de la precelente née et
norto i Pans (1804 1893) Elève
de Samson au Conservât
Dire elle remporta dès 1840, le
premier pri\ do comédie
Tr s pieuse elle v oulut d abord
cependant elle débuta en 1811
avec éclat à la Comédie
Française et elle resta
attache e icetht\trejus
Douée dun esprit etin
jBH^r^ fti
celant d une vc rve inta
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rissable Au^ustino Bri
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et le nouveau répertoire
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Augustine Broinn
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omme pro''esseur au Conservano de &DZVNNE elle écrivit, en
ISol do sj-uiuul» couir
ers de Pans au Figaro . Elle
écrivit en outre pour le
tli. Ure dos proverbes Compter
sans son hôte OuUle ou dnubh Oui /i mme a querie a etc.
BroHAN I iiiili Vj</
In, a 1,1 seurdelaprécc-
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usquenl885 année où elle prit sa
ôles de grande coquette puis de
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apphudu da is ;ei CV ,<■« * .1/,.
BROIB IJ/ro-d — altér. de braie, dans le sons do Caveçon) n. f. Blas. Pièce en demi-cercle qui ressemble & un cavcçon. BROIEMENT {bro-i) [autrefois broyemeni] n. m. Action do broyer ; Le bboikmknt des couleurs. Broikmknt du calcul d:i7is lu vessie. Il Blessure d'un genre spécial. V. la partie rn, V- I Les poètes écrivent nnoÎMUNT.)
\i, i.ill. Action do broyer lo minorai à la masse, avant ' l,' |,t,r dans lo haut fourneau.
- il;--. C'est du V" au x" siècle que se fit le travail sourd et cuNUHc h: BBOïBMKNT d'où sortirent les idiomes modernes. (Stc-Bcuvo.)
— EiN'CYCL.Chir. Lemot broiement, on chirurgie, désigne tantôt les plaies contuses avec écrasement profond, tantôt ' 'on chirurgicale. I.e broiomcm no constitue pas définie; le-; inli -nti,,!;- i.-nr 1, TrnlN-mont dé- ' ' ■'"'■■ ' ' !',is jugée
udolori
pondontdes circon nécessaire, il impoi titétanique, et de
poudres antiseptiques, que, benjoin, etc.
L'opération du broiement du cristallin a été au traitement de la cataracte. Lo broiement encore à la cure des ganglions sous-cutanés meurs ôroctiles. Le broiement dos calculs véi connu sous lo nom de Lithotritie (v. ce mot), ot lo broie crâne du f<i-tii' phalotripair V
BROIGNC dubaslat. /,
;aui point haubert (, lilles), bien postén, .6 la I ■ la lorica romaini
Gaule dès les mérovingiens, ci n'a disparu qu'à la fin du xiii" siècle, lorsque la chemise de mailles avait atteint à la perfection.
BroisaT (Emilie), française, née à Turin en 1848.
Elle débuta on 1866 au théâtre Honnie d du Vaudeville, puis joua à broiene. Bruxelles (1867-1870), en Italie, de
à l'Odéon (1872), entra à la Comédie-Française (1874), et fut reçue sociétaire en 1877. Douée de beaucoup de grâce et de charme, d'une sensibilité exquise, elle devint une des meilleures actrices de ce théâtre, où elle a obtenu de grands succès dans Mimi do la Vie de bohème, dans Philiberte, le Demi-monde, le Monde où. l'on s'ennuie, les Maucroy, la Souris, etc. Elle a donné sa démission de sociétaire en 1894 et quitté le théâtre en 1895.
BROKEN-DOWN [brokn'-daoun'— de l'angl. broken, brisé, et doioîi, en bas) adj. m. Se dit d'un cheval de course mis hors de service par suite de claudication subite.
Broken HilL, ville d'Australie (Nouvelle-Galles du .Sud) ; 22.000 hab. Mines très importantes de plomb argentifère ; gisements aurifères.
BROKER {keur' — mot angl.) n. m. Courtier, homme d'affaires, prêteur sur gages, brocanteur.
BROMAL n. m. Composé chimique qui résulte de l'action du brome sur l'alcool absolu.
— Encycl. Ce composé, également connu sous le nom de hydrure d'acêtyle tribromé, a pour formule C*HBr^O. Il peut se préparer en versant petit à petit 3 parties de brome dans 1 partie d'alcool absolu récemment refroidi ; on abandonne la liqueur à elle-même pendant une dizaine de jours, puis on distille jusiju'aux trois quarts, et le reste est traité par l'acide sulfurique concentré. Le bromal ne tarde pas à surnager. On obtient également ce composé en traitant l'éther par le brome.
Le bromal est un liquide oléagineux, incolore, d'une odeur pénétrante ©t d'une saveur acre et brûlante. Sa vapeur irrite violemment les yeux. Densité, 3,34. Ce composé est soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther; il bout vers 174° et distille sans décomposition. Il est inattaquable aux acides sulfurique et nitrique, mais donne, sous l'action des alcalis, du bromoforme et un formiate. Il dissout rapidement le phosphore et le soufre. Quand on le traite par une quantité convenable d'eau, il se forme de l'hydrate de bromal, qui se présente sous forme de cristaux très solubles dans l'eau.
Si l'on traite 10 parties de bromo par 1 d'alcool méthy-
forme, qui a reçu le nom de parabromalide.
BROMALDÉHYSE (de brome, et aldéhyde) n. m. Corps gazeux, obtenu par l'action d'une solution de potasse sur la brométhérine.
BROMALIDE n. f. Composé analogue aux chloralides et résultant do l'action d'un bromal et d'un anhydride.
BROMAMYLE n. m. Liquide incolore, obtenu en distillant l'alcool aniyliqup avec le brome et le phosphore.
BROMANILE i^do brome, et aniline) n. m.Quinono tétra-
BROMANILtNE (de irome, et aniline) n. f. Corps obtenu on cliaiillant la bromisatine avec une solution do potasse.
BROMANILIQUE adj. Se dit de la dibromo-dioxyquinone. improprement nommée acirfe bromanilique. V. quisone.
produit par la i base. V. BEOM
— EscYCL. La bromargyrile, dont la formule est AgBr, lo poids spécifique 5,8 i. 6, et la dureté I à 2, se trouve â l'état cristallisé; elle se coupe facilement au couteau. Fusible au chalumeau, ce minéral, mélangé aux sels do phosphore et à l'oxyde de cuivre, donne à la flamme uoo teinte vert bleuâtre.
BROMATC n. m. Sel cido bromique avec une
BROMATOLOGIE '.;'( — logos, dii
BROMATOLOGIQUE adj. Qui a rapport à la bromatologie.
BROMATOMÉTRJE (Irl — du gT. brima, alot, aliment, et métron, mesure) n. f. Mesure de la quantité d'alimonts nécessaires pour chaque jour.
Bromberg, ville d'Allemagne (Prusse [prov. do Posen]), sur la Braho; 41.400 hab. Siège d'une cour d'appel, gymnase mixte ; fabrication de meubles, de bougies, (fcivprit-de-vin, de savon. Commerce de laines, de farines, do nouille; centre do lignes de chemin de fer importantes.
Bromberg (canal de] ou de la Netze, canal long de 30 k., qui unit l'OderâlaVistule par la Netze etlaWartha.
Bromberg (présidence de), subdivision administrative do la Prusse (prov. de Posen), peuplée do 625.000 hab. — Le cercle rural de Bromberg a 74.250 hab.
BROME (du gr. brSmos, odeur fétide) n. m. Corps simple de poids atomique Br = 80, de poids moléculaire Br* = 160.
— Enctcl. Èa combinaison avec les métaux alcalins et lo magnésium, le brome existe dans les eaux de la mer ou de certaines sources salées (eaux de Kreuznach, de .Stassfurt, de Salies-de-Béarn, etc.).
C'est un liquide roug© brun, très vénéneux, d'un© saveur répugnante, d'une odeur désagréable et pénétrante, rappelant colle du chlore. Sa dentité est 3,187 à O'.U se solidifie à — 22° et bout à -i- 63» on donnant des vapeurs très lourdes do densité 5,393. Le brome est soinbl© en tontes proportions dans l'éther, mais il est beaucoup moins solublo dans l'eau, qui n'en diss litre. La solution aqueus prend à 0« en une bouilli© cristalline de l'hydrate Br" H- lOlI'O.
Les propriétés chimiques du brome le font placer le chlore et l'iode dans la famille des métalloïdes i valents (fluor, chlore, brome, iode). Il i avec l'hydrogène (en présence d'un corps enflammé) et avec un grand nombre de métaux ; mais ces combinaisons s'effectuent avec un dégagement de chaleur moindre que pour le chlore et plus considérable que pour l'iode ; aa.ssi le chlore déplace-t-il le brome de l'acide bromhydrinu© ©t d©s bromures, tandis (lue le bromo déplace l'iode de 1 acide iodhydrique et dos iodures.
La tendance qu'a le brome de se combiner avec l'hydrogène fait qu'il décompose les composés hydrogénés des métalloïdes comme l'ammoniac, les hydrogènes sulfuré, phosphore, arsénié : l'azote, le soufre, le phosphore, l'arsenic, sont mis en liberté, et il y a production d'acide bromhydrique HBr. Mais il no décompose l'eau qu'en présence de corps capables de s'oxyder, comme les sels ferreux passant à l'état de sels ferriques, comme les acides sulfureu.x et arsénieux, qui sont transformés respectivement en acide sulfurique et acide arsénique ; ces propriétés o.xydantes du brome s appliquent aussi aux composés organiques et en font v ' * • — --:. 1- -V.I
avec l'oxygène, et les combinaisons oxygénées que l'on réussit à former sont des composés endothermiques très instables ; ce sont : l'acide hypobromeux, l'acide bromique et l'acide hyperbromique.
L'acide hypobromeux BrOH s'obtient en solution en agitant d© l'eau de brome avec de l'oxyde de mercure ; on l'obtient aussi ©n faisant réagir à froid I© brome sur une solution de nitrate d'argent. Enfin, on prépare de l'hypobromite de potassium dans l'action du brome à froid sur une solution de potasse :
Br' + 2K0H = BrOK + KBr -|- H'O. de potassium, potassium.
On ne connaît pas l'anhydride hypobromeux correspondant à cet acide.
L'acide bromique BrO'H est le résultat de l'action de
l'eau sur le pe ' ' ' ""^ "' "' -■
tassium
brome sur la potasse ; 3Br" -I- 6KoH =
chlore, le brome
chaud le
5KBr -f BrO'K -f 3H'0. potAssium. potassium.
Les bramâtes BrO'M' sont décomposables par la chaleur: ■ S© dégage de l'oxygène, et le résidu est du bromure BrM*. L'acide hyperbromique BrO'H se prépare en traitant
le premier, en 1820,
BROIE ^6(0(1-rad -^..,^111-^-^.. - — ,
ment propre à briser
la tige du chanvre et du lin pour détacher la filasse de la chènevotte (La broie en gros est compose© de doux mâchoires et la broie en hn d© quatre ) [On dit aussi BRisoiB BROTE, SERv^çoIR otc ] Il Opération qui s'opèr© avant celle du teiUage. ii Brisoir, sorte d© herse en usage dans les exploitations agricoles.
I du brome
BROMARGYRE n. f. Chim. V. BROMARGTHITE.
BROMARGYRITE (de brome, et du gr. arguros, argent) n. f. Bromure naturel d'argent pur, existant dans un certain nombre de gîtes argentifères du nouveau monde et utilisé comme minerai, n Syn. de BROMrTK, bhomargtre.
. du brome; il le retirait des eaux mères des sa-
I de la Méditerranée par le procédé consistant à faire
passer dans , '- ~" ''■'"'"'•" '"
prépara i
i eaux un courant de chlore qui déplace le
BROME — BROMOBE.NZINE
brome des bromures ; la liqueur se colore en jaune, et on l'agite avec de l'éther qui prend à l'eau tout le brome dissous ; la solution éthérée est traitée par de la potasse à chaud, et se retrouve ainsi décolorée par suite de la transformation du brome en bromure et bromate de potassium ; on évapore à sec, et l'on calcine pour transformer le bromate en bromure ; finalement, tout ce bromure de potassium est chauifé avec un mélange de biosyde de manganèse et d'acide sulfurique, et le brome qui se dégage est condensé dans un récipient refroidi.
Une bonne partie du brome utilisé aujourd'hui provient des eaux mères des cendres de varechs. Les fucus et varechs absorbent en effet les iodures et bromures contenus dans l'eau de la mer; ces sels se retrouvent dans les eaux mères provenant du lessivage de leurs cendres ; on y fait passer un courant de chlore : l'iode se précipite le
) et de l'acide sulfurique,
et l'on chauffe ; le brome est mis en liberté. Il se dégage
temps un peu de chlore qui provient des chlo-
Préparation du brome par
1 grès inattaquables ;
du liquidt
i pour la circulalior 1 de sortie du liquide
débarrasse en disiillaut le brome impur sur du bromure de potassium. On peut aussi faire réagir sur les eaux mères du chlore produit spécialement.
La production annuelle du brome est de 600 tonnes environ : 400 tonnes sont préparées à Stassfurt et Léopoldschall, 200 dans l'Amérique du Nord, 15 en Ecosse et 5 en France. Ce brome est utilisé surtout dans la fabrication de l'éosine et d'un certain nombre de matières colorantes.
BROME (du gr. brâmos, avoine ou ivraie) n. m. Bot. Genre de graminées, tribu des festucées, comprenant de nombreuses espèces communes presque partout, mais surtout dans les régions tempérées de l'hémisphère boréal, et dont plusieurs sont répandues dans nos Srairies, formant un fourrage 'assez bonne qualité. La plus importante est le brome de Schrader de la Caroline.
— Encycl. Nous citerons quelques espèces de bromes : le bromas purgans, qui est purgatif et dont ia racine est, dit-on.
vomitive ; le bromus cathartieus, ou guibio des Chiliens, qui a une racine purgative; le bromf de Schrader, qui est une plante fourragère, et n'exige que peu de frais de culture ; il s'accommode de presque tous les sols qui ne sont pas absolument secs, et peut subsister cinq ans au moins sur le même terrain, sans que son rendement en soit amoindri. Sous le climat de Paris, la meilleure époque pour semer est mars ou avril. Le semis lève au bout de quinze jours ; deux mois après, on peut faire la
en moyenne, 50 kil. de graines par hectare, inous pourrions citer encore le brojne dressé, le brome rude et le brome mollet, qui sont aussi recommandés comme plantes fourragères; le brome stérile, le brome des toits; etc.
BROME, ÉE adj. Qui contient du brome.
Brome (Richard), auteur comique anglais, mort en 1652. D'abord domestique de Ben Johnson, il a composé une quinzaine de pièces de théâtre qui eurent du succès, et dont la meilleure est une comédie intitulée : la Troupe joviale. Dix de ces pièces ont été publiées en 1653-1659.
Brome (Alexandre), poète anglais, né en 1620, mort en 1666. Chaud partisan des Stuarts, il écrivit, contre les républicains, des odes, sonnets, chansons, épigramraes, qui ont été réunis et publiés à Londres (i661). Il a laissé une comédie intitulée : les Amants rusés (1664).
OMÉLIACÉES n. f. pi. Famille de lédom
LIACÉK.
— Enctcl. Les broméliaeées sont des plantes à racines aériennes ou dépourvues de racines. La tige est généralement courte et porte une rosette de feuilles engainantes, dont les plus centrales se colorent. Ces feuilles sont allongées, étroites, quelquefois dentées sur les bords. Les fleurs, '■ d'ordinaire disposées en épi ou
ue baie ou une capsule septicide.
ue l'on mange est composé des baies de l'épi et d'une partie charnue formée des bractées mères des fleurs et même de l'axe d'inflorescence.
Les broméliacées comprennent 27 genres et 350 espèces environ, et sont toutes originaires des forêts tropicales ou subtropicales de l'Amérique. On les trouve fixées sur les arbres, sur les rochers, rarement sur le sol. Elles ont des rapports avec les hémorodacées, les liliacées et les amaryllidées. On les a divisées en deux tribus ■ '-- <-"— J--."--
niôre coupe. Il faut.
ont le fruit est une capsule, et les nfère, et dont le fruit est une baie.
BROMÉLIE (de Bromel. méd. suéd.) n. f. Genre de plannprenant un cer-
eidos, forme) n. f. pi. Nom donné par Ad Brongniart à uie classe de plantes monocotjlédones comprenant les familles des broméliacées, haemodoracées, velloziées et pontedenacees.
— Une BROMÉLIOÏDÉB.
BROMÉTHER {ter — de brome, et éther) n. m. Produit de décomposition de l'oxyde d'éthyle par le brome.
BROMÉTHÉRINE (rad. brométher) n. f. Liquide éthéré, obtenu par l'action du brome ajouté peu à peu au gaz olértant.
BROMÉTHYLE n. m. Cliim. Syn. de i^thkh bromhy-
) Bromfield,
ingl.)
i tillandsiées,
BROMPELDIE Ib Bot. Syn. de jatropha.
BROMFIELD(GuilIaume), chirurgien anglais, né en 1712, mort on 1792. Chirurgien de l'hôpital Saint-George et de. l'hôpital Lock, qu'il contribua à fonder, il perfectionna plusieurs instruments de chirurgie et devint premier chirurgien du roi d'Angleterre. Ses principaux ouvrages sont : Syllabus anatomicus generalium humant corporis partium (1749); Observations sur les vertus de différentes espèces de more/fes (1757), traduites en français (1760); Observations de chirurgie (1773).
BROMHYDRANILE n. f. Chim. V. QUINONE.
BROMHYDRATE n. m. Sel résultant de l'action de l'acide bromhydrique sur une base (on dit plus généralement brnmure pour les bases inorganiques) : bromure de potassium, bromhydrate de morphine.
BROMHYDRIQUE (ACIDE). L'acide bromhydrique HBr résulte de la combinaison de volumes égaux de vapeur de brome et d'hydrogène, unis sans condensation. Cette combinaison ne se fait directement qu'au rouge, et la préparation de l'acide bromhydrique s'eifectue d'une façon indirecte par l'un des procédés suivants :
l« Décomposition des bromures alcalins par les acides. C'est le procédé correspondant à la préparation de l'acide chlorhycirique à partir du sel marm ; mais il convient
nhydride
;é par 1' cide nh
es produits de cette décomposition sont reux et le gaz bromhydrique :
PBr' H- 3H'0 = PO'H' + 3HBr
de phosphore. phosphoreux. bromhyih-i*
Lorsqu'on fait servir cette réaction à la préparatio
l'acide bromhj'drique, on opère dans une cornue tuh
où l'on met du
voir ce s
sec, on le fait Préparation de l'acide bromhydrique: A, cor-
passer sur du nue contenant le phosphore rouge, le brome et
bromure de l'eau ; B. tube en U contenant des fragments de
calcium fondu verre humide et un peu de pliosphore rouge;
On le recueille C, ampoule pour éviter l'absorption; D, flacon
ment dans des flacons, et non sur le mercure qu'il attaque. 3° Décomposition de l'hydroqéne sulfuré par le brome. On fait passer un courant d'hydrogène sulfuré dans de l'eau bromée, il y a dépôt de soufre et production d'acide bromhydrique qui reste en dissolution dans l'eau.
'4° Action du brome sur les carbures d'hydrogène.' On emploie des carbures d'hydrogène solides, peu volatils, comme le naphtalène CH' :
C-H- + Br' = C'TI'Br + HBr naphtalène. brome. n-iphtalène broniL-. acide
bromhydriiiue.
Avec le naphtalène, la réaction a lieu à froid. Avec la paraffine, il faut chauflTer à ■-■'
est, comme l'acide chlorhydrique, extrêmement soluble dans l'eau, et sa dissolution, qui fume à l'air, donne par refroidissement des cristaux de l'hydrate HBr -{■ sH O fondant à — 11». Chaufl'ée, cette solution, si elle est concentrée, perd du gaz bromhydrique, et elle distille à 126» un composé de formule HBr -f sH'O.
L'acide bromhydrique, par double décomposition avec
les bases, donne des sels que l'on appelle bromures:
KOH + HBr = KBr + H'O
potasse. acide bromure de eau.
bromhydrique. potassium.
Les bromures se préparent encore : par union directe du brome et du métal, par l'action de l'acide bromhydrique sur le métal, sur un oxyde ou sur un carbonate; enfin, par l'action du brome sur les oxydes métalliques. Les bromures d'argent, de plomb, de palladium, et le bromure mercureux sont seuls insolubles dans l'eau ; tous les autres sont solubies. Les caractères analytiques des bromures sont les suivants : l'acide sulfurique, qui donne, avec les bromures solides, du gaz bromhydrique fumant à l'air et mélangé de vapeurs de brome. (Si l'on chauffe l'acide sulfurique et le bromure avec du bioxyde de manganèse, il se produit exclusivement du brome. Le chlore déplace le brome des bromures en dissolution et donne au liquide une coloration jaune ; on décolore en agitant avec de l'éther, qui entraîne le brome en se colorant en jaune foncé) ; le nitrate d'argent, qui donne, avec les dissolutions de bromure, un précipité blanc jaunâtre de bromure d'argent, moins soluble dans l'ammoiiiaque que le chlorure. (Ce réactif peut même servir à doser le brome se trouvant dans une liqueur : il suffit de recueillir le précipité de bromure d'argent, le laver, le sécher et le peser.)
Le bromure d'argent, qui noircit à la lumière, est employé en photographie ; le bromure de potassium est utilisé en médecine, comme sédatif du système nerveux.
BROMHYDROQUINONE n. f. Nom générique donné aux dérivés de substitution bromée de l'hydroquinone.
BROMIBASB n. f. Composé binaire du brome qui se comporte comme une base.
BROMIDE (de brome, et du gr. eidos, aspect) n. m. Nom que l'on donne aux combinaisons que forme le brome avec un élément moins électro-négatif que lui, pour produire un composé correspondant à un acide oxygéné. — La terminaison ide remplace alors la terminaison lire. Cette nomenclature, dite Nomenclature allemande, a été adoptée par plusieurs chimistes et mise en vigueur par Berzélius.
BROMIDROSE (du gr. brômos, puanteur, et idrâs, sueur) n. f. Sueur fétide.
BROMIFÈRE (de brome, et du lat. ferre, porter, produire) adj. Qui contient du brome.
BROMIQUE adj. : Acide bromique. V. brome.
BROMISATINE n. f. Corps obtenu par l'action du brome sur l'isatine et sur le bleu d'indigo.
BROMISME {missm' — rad. ironie) n. m. Ensemble des phénomènes produits par l'usage du bromure de potassium
BROMITE (rad. brome) n. f. Chim. V. beomarotrite.
BROMIUS (m!-M5 — du gr. bromios, bachique) n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des eumoli.idés, renfermant de petites formes courtes et convexes, de couleur terne.
— Enctcl. Les bromius sont des eumolpes de l'hémisphère boréal, dont la principale espèce [bromius vilts) est conles noms vulgaires de écrivain.
molpe de la vigne est surtout commun dans le Midi et dans les serres à raisins ; il déchire les feuilles en lanières minces, et ses larves rongent les jeunes pousses et les grappes naissantes.
Le bromius obscurus se rend très nuisible dans le Midi en attaquant les trèfles. ^'^a'fn'îsi
BrOMLEY, ville d'Angleterre (comté do Kent), sur le Ravensbourne ; 21.700 hab. Sources mi nérales. Près de la ville, palais des évêques de Rochestei .
BromLEY- SAINT -LEONARD'S, ville d'Angleterre (comté de Middlesex), à 4 kil. de Londres, dont elle forme un faubourg, au confluent de la Lea et de la Tamise ; 65.000 hab. Calicots imprimés, jardins potagers.
BROMLITE {brom' — de Bromley, et du gr. lithos, pierre. L'orthogr. étymol. serait bbomlithe) n. f. Carbonate naturel de chaux et de baryum, ii Syn. de alstonite.
— Encycl. La bromlite, dont la formule est BaCaC'0% le poids spécifique 3,7, et la dureté 4 à 4,5, est toujours cristallisée, et sa cristallisation présente une particularité très remarquable. En effet, les cristaux ont l'apparence de dodécaèdres bipyramidaux très aigus; mais, si l'on y regarde de plus près, on reconnaît que chacune des faces triangulaires du dodécaèdre est divisée en deux par une rigole peu profonde partant du sommet de la pyramide, et qui vient se terminer au milieu des côtés de la"base hexagonale. Les bipyramides ne sont donc pas des cristaux simples, mais bien le résultat de l'agrégation de trois pyramides à base rhombe. La bromlite "a été trouvée dans une mine de plomb située à Bromley-Hill, près d'Alstonmoor (Cumberland), et à Fallowfield (Northumberland).
BrOMMAT, comm. de l'Aveyron, arr. et à 58 kil. d'Espalion; 1.216 h. Corderie et peignagede laine, teinturerie.
BROMOBENZIDE [bin) n. f. Corps obtenu par la distillation de la bromobenzine sur la potasse hydratée.
BROMOBBNZINE ou BROMOBENZÈNE [bin) n. f. Corps qui résulte de la substitution partielle ou totale du brome â 1 hydrogène dans la benzine, ii On dit aussi benzine bromée.
— Encycl. Le brome, en se substituant à 1, 2, 3, 4, 5 ou 6 atomes d'hydrogène, donne une série de corps entièrement parallèles à ceux des dérivés chlorés.
La monobromobenzine ou benzine monobromée, ou bromure de phényle CH'Br, n'a pas d'isomère : on peut l'obtenir par 1 action directe du brome sur la benzine en présence du chlorure d'aluminium, ou encore en traitant la benzine par l'acide bromique (ou le bromate de potassium et l'acide sulfurique étendu de quatre fois son volume d'eau). C'est un liquide incolore qui donne, avec l'acido sulfurique, deux acides sulfo-conjugués et, avec l'acide azotique, deux dérivés nitrés.
— Uenzines dibromées C'H'Br'. Il y a trois dibromobenzines ou benzines dibromées :
La. paradibromobemine C'H'Br'j, jj est la plus anciennement connue. On peut la préparer par l'action prolongée du brome sur la monobromobenzine en présence du chlorure d'aluminium.
nuoMOHENZOiOUE — BRONCHER
H.mc C'H'Br'ji 2) a ilà séparée pur |."ii,ion, de la précédente, dont il avait ' li' ordinaire, une quantité importante. '. /;:.iiif C'H'Br'dj, a été obtenue neut do l'anilino dibroméo, préparée oUolacétanilido.
ses eut été obtenus on partant des trois
lubrornobonzines, l'ortho,
lii'. La théorie en fait pré-
r.i' 1 j ^, s'obtient quand on
,ii(l\' ■! iii, iiii m!'.- 1 'i'
. , trois IjiMizines dibromécs
■rr du hrOMin Ot Ull |"'i :
. .. 1 .-ii.-io par l'action du
Mme sur la benzine en i i
■iUlo d'aluminuini.
licnzine tribroméc «v
, ,M. ,,,,). Pour l'ob-
, :,.:„.,! ,„ dans l'alcool
"iuiioii oliaudo et concen-
1 liicidosulluriquo étendu.
lilir'. On en connaît deux,
i...sièmo:
M;.',,,,,,,)S-obtiontàl'aido
jIo i in», que l'on traite par
•:r.,m,'c symétrique C'II'Br'jj .j j ., s obiiii 'ii'e('toment la benzine ou la benziuo dil'siMico du chlorure forrique.
ne penlabromés ou penlabrimobenzine C'HBr' faible proportion, en môme temps quo la
brome
BiiOMOBENZOIQUE i4m) adj. tjo dit dos acides orllio, iii.'i;i, para. L'acide métabromobonzoïtjuo a été obtenu par lu. -lion du brome sur le benzoate d argent.
BHOMOBENZOYLE {bin-:o-U — de brome, et benzoïjlc)
tu rrijltiit résultant do l'action du brome sur l'essence li.aii If, amères.
unoMOCiNNAMINE n. f. Corps obtenu par l'addition du i iiiiat. a la cinnamin6 0ustyrel.il On dit aussi BROMOSTYBOL.
BROMOCITRACONIQUE adj. Se dit du produit do la substitution d'un atome de brome à un atome d'hydrogèno dans l'acide citraconique ou l'anhydrido cilraconique.
BROMOCUMINOL n. m. Corps résultant do la combinaison du brome avec le cummol.
BROMOCYANE n. m. Corps obtenu en décomposant l'acido cyanhydrique ou le cyanure d'argent par le brome.
BROMOFOBME (de brome, et forme) a. m. Produit secondaire dans la préparation du brome à l'aide des eaux mères des salines.
— Encycl. On peut le préparer par l'action du brome sur l'acide acétique cristallisable. (Damoiseau.) lise forme encore lorsqu'on soumet l'alcool ou l'esprit-de-bois à l'action simultanée du brome et de la potasse. Il a pour formule CHBr' ; c'est un liquide d'une odeur éthérée, très posant, qui donne de l'oxyde de carbone et l'éthylèue, lorsqu'on le traite par une solution alcoolique de potasse. On l'a employé en médecine contre la coqueluche : 5 à 20 gouttes dans un grog.
BROMOGRAPHE (du gr. brô/na, aliment, et graphein, écrire) n. m. Celui qui écrit sur les aliments.
BROMOGRAPHIE (rad. bromographe) a. f. Description des aliments, traité des aliments. (En ce sens, il est syn.
de BROMATOLOGIE.)
BROMOGRAPHIQUE adj .Qui arapport à la bromographie.
BROMOHÉLICINE n. f. Coriis obtenu eu traitant l'héliciue par le brome.
BROMO'iODOBENZINE (bin) n. f. Corps résultant de la substitution simultanée du bromo et de l'iode à l'hydrogène dans la benzine, il On dit aussi bknzine bromo'ïodéi:. (Ou connaît trois bromoiodobemines.)
BROMO'iODOFORME n. m. Composé qui résidte do l'action du brome sur l'iodoforme.
BROMOMALOPHTALIQUB adj. Se dit do l'acide (pii résulte de l'action du brome sur l'acide tétrahydrophtalique.
BROMONAPHTALËSE n. f. Corps obtenu en traitant ùl chaud la naphtaline par le brome jusqu'à ce qu'il no se produise plus d'acide bromhydrique.
BROMONAPHTALIDE (do brome, ot naphtaline) n. f. Corps liquiae obtenu en mémo temps que la bromonapbtalùso.
BROMONITRB, ÉEadj. Il Benzine bromomlrée.Y. bromo-
BROMONITROBENZINE [bin) a. f. Corps résultant de la substitution simultanée de la benzine et du nitryle à l'hydrogène de la benzine, il On dit aussi nitkobromobenzine,
«ENZINK BROMONITKÉE.
— Enctcl. Les bromonitrobenzines sont nombreuses, et à chaque formule de constitution correspondent plusieurs isomères dits • do position ». Elles ont servi à éta-
orin. i[.:il produit de la nitratation de la bromobonzine par l'acih; nitrique ; elle se sépare du dérivé ortho qui se forme siuiuli.aument grâce à sa moindre solubilité. Elle fond vers i:C'.
On connaît beaucoup d'autres dérivés bromonitrés ; ainsi on a préparé des benzines monobromées et dinitrées, bibromées et mononitrées. tribfomics et mononilrécs, polybramfcs et polynitriea.' ■ .
tifèro ; source gazeuse. Volcan éteint do Cbaluasot, fontaines glacées.
BROMOPICBAMYLE D. m. Corps obtenu ou sursaturant
le pi ■raiiiUo par le bromo.
BROMOPicRiLE n. m. Corps d'aspect résineux et trans-
parriii, i|iii M- lurine par l'action du brome sur le picrile. BROMOPICRINE n. f. Corps oyplc.-ijf qui résulte de l'ac-
iibstitution monouyliquo.
BROMOPLATINATE u. m. Ijrunmro double de platine.
BROMOQUINONE n. f. Nom générique donné aux divers
composés qui dérivent de la quinoao [lar la substitution
du brome à l'hydrogène.
BROMORCINE a. t. Composé do bromo et d'orcinc.V. or-
BROMOPIPERONAL 1
qui peuvent dériver do la salicine par la substitution du brome à l'hydrogène.
BROMOTÉRÉBÉNE n. m. Corps qui se produit eu même temps que do l'acido bromhydrique pendant l'action du bromo sur le térébèiie.
DROMOTOLUIDINE 1
substitution d un ou de plusieurs atomes de bromo à un ou
BROMOTOLUIQUE adj. So dit de plusieurs acides qui présentent la composition de l'acide toluique dont l'hydrogène a été remplacé en partie par du brome.
BROMOVALÉRIQUE adj. Se dit d'un acide qui dérive do l'acide valérique par la substitution d'un atome de brome à un atome d'hydrogène.
BROMOXYLËNE n. m. Composé qui résulte de la substitution du brome à l'hydrogèno dans le .xylène.
BrOMPTON, bourg d'Angleterre, comté d'York (North- Riding), à 3 kilom. de North-AUerton ; 1.600 hab. 'Victoire des Anglais sur les Ecossais, à la journée dite « de l'Etendard » (1158). —Ville de l'Austrahe (Australie méridien.), sur le Torrens; 8.560 h. Briqueteries, verrerie à bouteilles.
BrÔMSEBRO, village do Suède (préfect. de Calmar), sur le fleuve côtior de Bromse ; 275 hab. Ce village est célèbre dans l'histoire par les traités entre la Suède et le Danemark. V. l'art, suiv.
Bromsebro (conférence et paix de), outre la Suède ot le Danemark. Les préliminaires eurent lieu en 1541, dans le petit village de Bromsebro, à 45 kil. de Calmar, entre les souverains eux-mêmes, Gustave 'Wasa et Christian. Mais la paix ne fut déflnitivement signée qu'en 1543, après de difnciles négociations. Cette paix assura à la Suède, pour une durée de trente ans, la libre franchise duSundet la suprématie dans les cinq grandes provinces situées au S. et au S.-O. de son territoire actuel, qui apparalors au Danemark. — Un autre traité célèbre a iclu à Bromsebro, en 1645 entre le Danemark et la
les îles de Gotland et X
BroMSGROVE, ville d'Angleterre (comté de Worcesterl, sur la Salwarp ; 13.000 hab. Fabrication très active d'aiguilles, de clous, de boutons ; aux environs, importantes salines.
BrOMSTON ou BrOMTON, appelé aussi Brom-bakchi, Domton et Bjinàlcara, l'un des plus célèbres fondateurs de sectes du Thibet, naquit en 1002, et devint dès 103S le principal disciple du pandit indien Atiça (Dipankara Çrê Djfiâna). Comme son maître, il s'attacha à ramener le bouddhisme thibétain à la pureté de la discipline primitive, et fonda, en 105S, la secte réformée Kadam-pa (Z?Aa/i-5rrfams-pa)etl6nionastèred6 Radeng ou Ra-sgreng.
BROMURE n. f. Combinaison du brome avec un autre corps simple. V. bromhydrique (acide).
BROMURE, ÉE adj. Converti eu bromure ; qui coiitieul
d'Angle
West-
Bromwich CWest-),
Bromwicu.
Bromyard, ville d'Angleterre (comté de Hercford\ sur la Frome ; 3.000 hab. Maltories, tanneries. Eglise do pur style saxon.
BROMYRITE n. f. Minéral. V. bromargvrite.
BrON, comm. du Rhône, arrond. et à 6 kilom. do Lyon ; 2.665 hab. Aux environs, fort do Bron ou Masséua.
BRONCAL n. m. Drille employé dans l'ancienne chirurgie, notamment au xvi' siècle, pour le trépan. (Employé encore quelquefois par les horlogers et mécaniciens de préci-
BRONCHADE (rad. broncher) n. f. Faux pas d'un cheval.
— Par anal. Faux pas d'une personne.
BRONCHAGE n. m. Dans les mines. Galerie d'exploitati plutôt à l'aérage, et qui po
d'attendre qu'un autre poiii
BRONCHE (lat. bronchia, même sens) Chacun des deux conduits qui font tère, ot par lesquels 1' ' ■■ - ■
Broncal (1570).
la trachée-arintroduit dans les poumons :
La bronche droite, gauche. f.es ramifications des bronches. — Encycl. Anat. Chez les animaux supérieurs et chez l'homme, la trachée se subdivise en deux conduits qui portent le nom de bronches et qui se distinc:uent on bronche droite, et bronche gauche. Chacune des deux bronches se dirige vers le hile correspondant du poumon, et là se subdivise aussi en deux conduits : l'un supérieur, l'autre inférieur. La subdivision inférieure de la bronche droite se partage elle-même en deux, si bien que, finalement les divisions ptincipaies des bronches sont eu même nombre
que le» lobes du poumon. Ces première» divisions bronchiques s'irradient, on tous sens, on bronches collatérales dont les divisions ultimes floisscot dans les lobules pulmonaire». Les bronches, par suite do différence do structure et de rapports, so partagent on trois parties : les grosses bronches, les bronclies intra-putmonaires, et les ea' piltaires bronchiques.
Les grosses bronches résultent de la bifurcation do la trachée. Elles font entre elles un angle voisin do 90", de telle sorte quo la bronche gauche étant voisine do la verticale, la bronche droite so trouve voisine do l'horizontale. Los grosses bronches croisent les veines et les artères nulmonairos situées en avant d'elles, mais tandis que la bronche droite est on rapport avec la veine cave supérieure et lagrando veine azygos, la bronche gauche est embrassée dans la concavité de la crosse de l'aorte. La bronche droit
mineuse que la bronche gauche, mais elle
Fa^nï
ich..
grosses bronches ont la form d'un cylindre, plan à sa pa
antérieure. Elles oi
même structure que la trachée et so composent, pur suite, d'une tunique externe, tibreuso et élastique, contenant dans son épaisseur une „„, bronchM ; 1 série d anneaux cartilagineux ij, ^ g, v(!»lciil< et une tunique interne muqueuse présentant un grand nombre de petite pertuis qui sont les confins dos glandules bronchiques.
Los bronches intra-pulmonaires ou ramifications bronchiques ont la même structure que les grosses bronches, elles naissent au niveau du hilo du poumon, et leurs premières divisions, qu'on peut appeler bronches lobatres, sont destinées à chacun des lobes du poumon. Après leur pénétration dans leur lobe respectif, les bronches intrapulmonaires se subdivisentsuivantlemodc collatéral, pour aboutir, de division en division, au.x lobules pulmonaires.
Les capillaires bronchiques ou bronches iohulaires pénètrent dans les lobules pulmonaires ; elles se composent d'une partie extra-lobulaire appartenant au pédicule du lobule, et d'une partie intra-lobulaire qui, par des partages dichotomiques, so distribue aux diverses segmentations Iohulaires. L'air, en traversant l'ouverture des lobules, produit un léger bruit, dit mummre vésiculaire.
y. AUSCOLTATION, BEUIT.
— Méd. Les maladies des bronches constituent le plus souvent des affections très graves, en raison de ce qu'elles compromettent la fonction respiratoire. Leur gravité dépend à la fois du siège et do l'étendue des lésions. On doit distinguer, parmi les diverses affections do l'arbre bronchique, celles qui résultent des altérations de la membrane muqueuse des bronches (v. bronchite), et celles qui résultent de l'oblitération ou de ladilatation du conduit bronchique ; nous ne parlerons que de ces dernières.
Dilatation des bronches (bronchectasie ou bronchiectasie). Décrite pour la première fois par Laënnec, elle est toujours partielle : c est une dilatation uniforme, ampnlaire, en chapelet ou monoliforme. Elle <
teindri
lorsqu'une cavité s'est développée da
'Mtération des bronches. Cette lésion n'est que la conséquence d'une production pathologique développée dans le voisinage des bronches : tumeurs ganglionnaires, ané~ vrismales, etc. L'hypersécrétion bronchique, les hémoptysies et les apoplexies du poumon contribuent au mémo résultat.
Bétrécîssement des bronches. Toujours consécutif aux diverses affections aiguës ou chroniques, il est caractérise par le tirage ou cornage trachéo-bronchique et par l'affaiblissement du murmure vésiculaire, avec conservation de la sonorité normale. Le traitement des affections des bronches dépend de la nature et de l'étendue des lésions morbides. V. bronchite, catarrhe, croup, etc.
BRONCBÉAL, ALE, AUX adj . Qui a rapport aux bronches.
BRONCHECTASIE ou BRONCHIECTASIE (de bronches, et du gr. ektasis, dilatation) n. f. Dilatation des bronches. (La bronchectasie porto sur les bronches de moyen et petit calibre ; elle est le plus souvent unilatérale, et plus fréquente à gauche qu'à droite.) V. bronche.
BRONCHEMENT n. m. .-Iction do broncher, de faire uu faux pas. II Fig. Faute qui résulte plutôt de l'erreur ou do la faiblesse que d'une mauvaise intention : Le broncue- MFNT n'est pas tout à fait une faute, encore moins est-ce un crime. (Mercier.) ^Inus.]
BRONCHER V. n. Faire un faux pas, chopper : Broncher contre une pierre. Un cheval qui bronche.
— Par ext. Bouger, remuer, faire Quelque mouv inspiré par un esprit de liberté ou d'indépendance personne ne bronche!...
— Fig. Faillir, se tromper, manquer par erreur o faiblesse plutôt que par malice : L'ignorance est uni chante mojiture, qui fait sans cesse broncher celui qui a le malheur de s'en servir. (Max. orientale.)
— Dans un sens partie, Faillir, en parlant d'une femme :
SI l'époux que l'on preud n'a le don de touclier, La vertu de la femme est facile à bronelter.
BOURSIULT.
— Prov. : Il n'y a si bon cheval qui ne bronche, Les plus habiles se trompent quelquefois : les plus sages commettent quelques fautes.
— Syn. Broncher, chopper, trébticher. Broncher et chopper ne diffèrent guère qu'en ce que le second est plus familier ; un cheval bronche, choppe quand son pied reiicontre un obstacle et qu'il fait un faux pas. Trébucher ajotite à cette idée celle de perdre presque l'équilibre; quand on trébuche, on est sut le point de tomber. An fig., '""PP^'' terme vulgaire, n'est presque jamais employé : mais oion cher dit beaucoup moins quo 'débucher : conaaemejaeerreur légère, hésiter quelques instants, c est broncher, mais
par
BRONCIIEUR — BRONGNIART
celui qui trébuche commet une erreur grave il échoue complètement.
BRONCHEUR n. m. Ouvrier attaché à des voies de roulage, dans les galeries de mines.
BRONCHIARCTIE (de bronche, et du lat. arctare, resserrer) n. f. Resserrement ou rétrécissement des bronches, dû à l'inflammation chronique, à des ulcérations d'origine diverse. (La syphilis est la cause la plus fréquente de la bronchiarctie.)
BRONCHIECTASIE u. f. Pathol. V. BEONCHECTASIE.
BRONCHILLAIRE adj. Se dit du souffle des petites bronches, que l'on entend seulement dans quelques cas morbides : Souffle bronchillaiiîe.
BRONCHIOLES n. f. pi. Nom donné aux ramification terminales des bronches intralobulaires. — Une bronchiole.
BRONCHIQUE adj. Qui appartient, qui a rapport aux bronches : Veines bronchiques. Nerfs bronchiques, il Lithiase bronchique. Maladie caractérisée par la présence, dans les voies respiratoires, de concrétions pierreuses. (On
dit aussi BRONCHIAL, ALE, AUX.)
BRONCHISME {chissm') n. m. Contraction spasmodique des bronches.
BRONCHITE n. f. Inflammation des bronches.
— Encycl. Pathol et niéd. Ce mot a été employé pour la première fois, en 1811, par Dadham; on désignait auparavant l'inflammation des bronches et de la trachée par le mot catarrhe.
Laënnec, le premier, put, grâce à l'auscultation, séparer les diverses variétés de bronchites. La bronchite est la maladie la plus commune après le coryza; elle frappe également l'enfant, l'adulte et le vieillard, et succède, soit à un refroidissement, soit à une irritation des voies aériennes par des poussières et des fumées, soit encore à une détermination locale d'une maladie infectieuse d'origine microbienne (bronchites de la grippe, de la rougeole, de la fièvre typhoïde, etc.).
L'inflammation des bronches porte surtout sur la tunique muqueuse, avec de légères altérations des couches sousjacentes. Les lésions se caractérisent ; lo par l'hyperhémie de la muqueuse allant de la simple rougeur à l'ecchymose ; 2° par la diapédèse ou exsudation abondante dès globules blancs et rouges ; 3° par l'altération de l'épithélium, tant de revêtement tiue glandulaire ; V par des modifications de la sécrétion bronchique.
Ces lésions, qui se rencontrent à des degrés divers dans toutes les broncnites, donnent lieu à des signes pliysiques et des symptômes communs. Les signes physiques, la percussion restant normale, sont surtout fournis par l'auscultation, qui laisse entendre : les râles de la bronchite. Ces râles sont secs ou sonores, humides, buUei
sont : la l
, des-
tinée à expulser les sécrétions accumulées dans les voies respiratoires, et qui est légère ou intense, sèche ou humide, sifflante, rauque ou sourde, convulsive ou quinteuse ; les crachats, muqucux , muco-purulents, purulents, ne contenant que les microbes ordinaires des voies aériennes et qui font défaut chez les enfants et les vieillards ; la dyspnée, surtout fréquente dans la bronchite capillaire ; la douleur tkoracique, consécutive à la toux et qui siège dans du thorax, mais principalement aux
bronchites chroniques ; nous les déci
laissant do côte les bronchites telles que l'asthme et la
coqueluche où l'élément nerveux est prépondérant.
Les bronchites aiguës sont : la bronchite aiguë simple, la bronchite pseudo-membraneuse, la bronchite capillaire, et les bronchites symptomatiques.
Bronchite aiguë simple ou a friqore. On doit distinguer une forme légère et une forme intense.
La forme légère, qui succède en général à un coryza, connue vulgairement sous le nom de rhume de poitrine, débute par une douleur rétro-sternale, une toux sèche et quinteuse. Bientôt après, la céphalalgie, la fièvre, l'inappétence se joignent aux premiers symptômes, la toux augmente sans expectoratiou marquée ; c'est la période de crudité Au bout de quelques jours, tous ces symptômes s'amendent, la toux est moins quinteuse, les crachats plus abondants, visqueux ; la maladie passe à la période de coction pour finir en une ou deux semaines. Les râles, secs au début, sont remplacés à la fin par des râles muqueux à grosses bulles
La forme intense est caractérisée surtout par 1 intensité des symptômes pe niant la période de crudité Lauscul tation laisse entendre des raies sonores ronflants et bibi lants. La période de rudito dure de trois à cinq jours ■ ■ ' ' • • hoauc-oup plus longue et la
I 1 1 i zième jour quand
; la période de co maladie ne se term elle ne passe pas I modifier les secr toration ; par suit balsamiques, les |
Bronchite pseu l à la propagation i microbe de natur
Bronchite captl muqueuse qui tai ques. On lui a donn
I par J
oJicho pneumc pseudo-lobula ! capMme est u
traitement doit .ciliter 1 expec s bechiques le:
L jours se
par 1 intensité des phénomènes asphyxiques lèvres cya-
nosées, yeux inject s et e 1 \ni s s evtremites fioides
et violacées. La h p 1 j ouïs petit et très
fréquent. Les enl v sont très sujet-^
La médication doit ni i Is les revul
sifs doivent être b do 1 afl'ection
Broni-Jiit'^^ SI 1 ue:s qui sont
b 'il^ '. . '\^'-y^ tieuse dorigne
;. ; d athesique pr
- ' ! \ de la bronchite
. alement dan»; les
ii.j.ii> .j 1 1 le rougeole diph-
EUe s'établit le plus souvent après la bronchite aiguë" simple. La toux et l'expectoration en sont les signes majeurs. Curable, prise au début, la bronchite chronique s'aggrave lentemeni, et bientôt tout les traitements n'apportent plus qu'une amélioration relative. Le repos à la chambre jusqu'à presque cessation de la toux et de l'expectoration, puis les balsamiques, les astringents, les indurés, constituent la meilleure médication de cette afl'ection.
chez le cheval ; on l'observe jeunes chevaux, et en particulier cliez ceux qui ont les poils longs et touifus. Le froid paraît en être la cause déterminante. L'inappétence, la sécheresse de la bouche, une toux forte et un léger jetage muqueux caractérisent la forme légère. La toux quinteuse, pénible, douloureuse, les battements du flanc irréguliers et entrecoupés doivent faire songer à la forme intense.
Les révulsifs aoivent succéder rapidement aux électuaires adoucissants, composés de miel, de poudre de réglisse et de guimauve, si la bronchite persiste. Si la toux reste sèche, le kermès à la dose de 15 à 20 grammes ou l'émétique à celle de 5, 10 ou 15 grammes doivent être
Chez h
bœuf, la bronchite est moins fréquente, mais plus rapide, et la médication est la même que chez le cheval. Bronchite chronique. Désignée encore sous le nom de rhume de poitrine, catarrhe, catarrhe muqueux, vieille courbature, morfondure, elle se développe à la suite de l'alimentation par des fourrages vases, poudreux, moisis. La broncliite chronique détermine toujours la dilatation des petites bronches, parfois l'emphvsème. CV. poussii.) C'est une maladie lente, mais incuraîile dès qu'elle est un peu
appartenant au genre strongle {strongii filtrix), qui donnent naissance à des phénomènes morbides groupés sous le nom de maladie vermineuse des bronches, bronchite vermineuse. Les jeunes animaux, veaux, agneaux, jeunes chiens, jeunes cochons, sont attaqués de préférence.
Dans cette bronchite, la toux est quinteuse, forte, très répétée, donnant lieu au rejet de vers isolés ou réunis en paquets. C'est une maladie grave, difficile à traiter; la vie se prolonge rarement au delà du troisième mois.
BRONCHITIQUE adj. et n. Qui concerne la bronchite; qui en est atteint.
BRONCHO-^GOPHONIE [ko'-é-go-fo-n i — du gr. brogkhos, gorge ; et aix, aigos, chèvre, et pfiôné, voix) n. f. Bronchophonie à timbre aigre, tremblotant; en d'autres termes, bronchophonie chevrotante.
BRONCHOCÈLE {ko — du gr. brogkhos, gorge, et kèlé, tumeur) n. m. Tumeur à la gorge, développement anormal do la glande thyroïde, vulgairement goitre.
BRONCHOIR {cho-ar) n.m. Instrumentpourplierles draps.
BRONCHOLITE {ko — du gr. brogkhos, gorge, et lithos, pierre. L'orthogr. étymol. serait BR0NCHOLiTHE)n. f. Calcul qui se forme dans les bronches et qui peut être, suivant sa provenance, cartilagineux, osseux, ou calcaire.
BRONGHO-MYCOSIS {ko, et ziss— du gr. brogkhos, gorge, et mukés, champignon) n. f. Production de cryptogames parasites dans les bronches.
BRONCHOPHONIE {ko — du gr. brogkhos, gorge, etphoné, voix) n. f. Résonance très forte de la voix dans les divisions bronchiques (elle se rencontre dans l'induration du poumon et la dilatation des bronches).
BRONCHO-PLEURÉSIE {ko) n. f. Bronchite accompagnée de pleurésie.
BRONCHO-PNEUMONIE {ko) u. f. Inflammation des bronchioles et des vésicules pulmonaires.
— Encycl. La broncho-pneumonie, aussi appelée qucl-
3uefois pneumonie lobulaire ou pneumonie catarrhale, se éveloppe au cours d'une affection chronique ou aiguë des bronches, souvent consécutive à une maladie infectieuse (rougeole, scarlatine, grippe, etc.). Elle a été distinguée de la pneumonie franche d'abord par Gerhard et Rutz, puis par Rilliet et Barthez. Elle est surtout fréquente dans l'enfance, et devient rare après six ans. Cependant, les vieillards et les débilités y sont souvent sujet. On doit distinguer la broncho-pneumonie de la pneumonie lobaire par ses origines, ses symptômes et sa marche.
Toujours secondaire, succédant à la bronchite, elle n'a au début ni la brusquerie, ni la solennité Je la pneumonie. Les râles perçus à l'auscultation sont sibilants, ronflants, humides, ils s'entendent dans toute l'étendue des deux poumons. La dyspnée est très vive et la fièvre dépasse rarement 40 degrés. La broncho-pneumonie ne se termine pas brusquement au sixième jour, la convalescence se fait attendre quinze jours à trois semaines.
Le pronostic est grave ; la mort, fréquente, survient parfois brusquement.
Dans la broncho-pneumonie, on doit surtout soutenir les forces du malade : les potions alcooliques s'imposent; on doit y ajouter les préparations ammoniacales et l'ipéca pour favoriser l'expectoration.
BRONCHO-PYORRHÉE {ko-pi-o-ré — du gr. brogkhos, gorge ; puos, pus, et rhéein, couler), n. f. Bronchite purulente, dernier terme de quelques bronchites chroniques.
BRONCHORRAGIE {ko-ra-ji — dugr. brogkhos, gorge, et rhéijnumi, je romps) n. f. Ecoulement do sang par les
thritiques nerveuex. Lorsque l'expctoration est presque exclusivement matinale, on l'appelle vulgairement pituite.)
BRONCHOTOME {ko — du gr. brogkhos, gorge, et tO'nè, section) n. m. Instrument employé dans l'opération de la bronchotomie. (Le meilleur bronchotome est le bistouri.)
BRONCHOTOMIE (to — rad. bronchotome) n. f. Incision pratiquée, non sur les bronches, mais dans la région du canal aérien qui correspond au cou et à la gorge. (Pratiquée avant l'ère chrétienne, elle est employée dans les cas corps étrangersdu larynxoude l'œsophage, plaie
pénétrante du cou, œdème de la glotte, altérations chroniques du larynx. J^Iais c'est surtout dans le croup qu'elle est en usage.) V. trachéotomie, et laryngotomie.
BRONCHOTOMIQUE {ko) adj. Qui a rapport à la bronchotomie.
BRONDIR V. n. Faire entendre uu brondissement.
BRONDISSAGE n. m. Opération consistant à garnir de menues étoupos les joints des cadres du cuvelage d'un
Bruit qu
ouffre I
toupK
ngout
BRONDISSEMENT 1
tournant rapidement, t
porte d'un poêle dont le tirage i
Brondolo, île d'Italie, à l'embouchure de la Brenta. Sou port, Conca di Brondolo, joua un certain rôle durant les guerres de Gênes et de 'Venise, au moyen âge.
BroNGNIART (Alexandre-Théodore), architecte, né et mort à Paris (1739-1813). Destiné à la médecine, il reçut d'abord une éducation scientifique, mais il se tourna bientôt vers les beaux-arts et se livra à l'architecture. Ce fut vers 1773 qu'il commença à construire quelques bâtiments remarquables, tels que le petit palais du duc d'Orléans, l'hôtel de la princesse de Monaco. De 1778 à 1785, il construisit divers hôtels particuliers, tels que ceux de Montesson, de Frascati, d'Osmond, les bains souterrains de l'hôtel de Besenval, rue Saint-Dominique, l'église des capucins d'Antin (aujourd'hui lycée C..n(inrcBtV 11 .ins^ina le parc de Maupertuis, le cimetioi' M- n:! nuis l'cic- LachaiseJ et les grandes avenues iir: ,,. ,i: Inva-
lides et l'Ecole militaire, dont il lu: i ■ i ■ niant
dix ans. Son œuvre capitale est W |.il,i; ir !,i limir^e, dont il posa la première pierre en imi^. iNumiiie membre de l'Académie d'architecture en 1777, il fut attaché toute sa vie aux plus importan tes administratioDSpubliquesde Paris.
BrongnIART (Antoine-Louis), chimiste français, frère du précédent, mort à Paris en 1804. Il se livra à l'étude des sciences et futsuccessivementprofesseur au collège de pharmacie, professeur de chimie appliquée aux arts, apothicaire de Louis XVI, pharmacien militaire pendant la Révolution, et enfin professeur au Muséum d'histoire naturelle. On a de lui ; Tableau analytique des combinaisons et des décompositions de différentes substances ou Procédés de chimie pour servir à l'intelligence de cette science (1778)
BroNGNIART (Alexandre), minéralogiste et géologue, fils d'Alexandre-Théodore, né et mort à Paris (1770-1847). A l'âge de vingt ans, il publia un travail perfectionner l'art de l'émailleur. Il se des Pyrénées comme pharmacien militaire, fut mé ingénieur des mines eu 1794, puis professeur d hi-.
toire naturelle à 1 E( ule centrale des Quatre-r^a-
direoteur de la manufacture de Sèvres, où il ht renaître l'art presque perdu de la peintur Il fut nommé profi la faculté des scien remplaça Haîiy dans chaire de minéralogie Muséum, et fut w 1815, membre de mie des sciences.
d'une classification relie des reptiles {mi), les principaux résultats ont Alexandre Brougniart
été universellement adop
lés; plusieurs mémoires importants fcur les coquilles et les crustacés fossiles, dans lesquels il ht lo piemier, connaître la vraie nature des trilobiteà un Ttaité élémentaire de minéralogie (1807) Devenu le collaborateur de
-- - ^.-r-rt '
géologique des env un Traité des arts cet amiques {liK,), réédite en 1877. Alexandre Brougniart doit être regardé comme le fondateur de la méthode en géologie ; le premier, il reconnut que les débris d'animaux ne varient pas pour la même couche, et fit jouer dans la formation des terrains un rôle important aux eaux douces.
BrONGNIART (Adolphe-Théodore), botaniste, fils du précédent, né et mort à Paris (1801-1876). Il débuta dans la botanique par des recherches d'i logie végétale, et publia: en 1820, u veau genre de crustacés {limnadia) ; en 1825, u tion des champignons. Il publia ensuite : Histoire des végétaux ^"
fossiles ou Recherches botaniques et géologiques sur les végétaux renfermés dans les diverses couches du globe (1828), ouvrage très important, dont la publication n'a pas été achevée. On peut dire qu'Adolphe Brougniart a fondé la paléontologie végétale, comme Cuvier avait fondé la paléontologie animale. Il fut nommé professeur de botanique et de physiologie végétale au Muséum d'histoire naturelle en 1833, membre de l'Institut en 1834, inspecteur général de l'Université pour les sciences en 1852.
Il fonda avec Audouin et Dumas les Annales des sciences naturelles. Nousciterous encore de lui : Prodrome d'une histoire des végétaux fossiles (1828); Considérations sur ta nature des végétaux qui ont couvert la surface de la terre aux diverses époques de sa formation (1838); Enumération des genres déplantes cultivées au -Muséum d'histoire naturelle (1843); Mémoire sur la génération et le développement de l'embryon dans les végétaux phanérogames (1828); Mémoire sur la structure et la fonction des feuilles (1831); la partie botanique du voyage autour du monde fait par «la Coquille» (1831); Rapport sur les progrès de la botanique phytogronhique {li&i}: enfin, un ouvrage posthume ; Recherches sur tes graines fossiles siiicifiées.
Adolphe-Th. Brong:
BnONGNIARTKI.I.l
BROXfi.MARTELLE — BRONZE
au Mexique, au Chili et dans la Bo
-JIMiriÉES (
i mil., et li) n. f. pi. Tribu do léguiiiiiifusos-ijaijillonacSos, série desealégôos, renfermant des arbustes drossés à fleurs géminées, axillairos ou disposées en grappes terminales. Trois genres rentrent dans cottn tril>u : brongniartie, lamprolobier liarpalyce.
HuoNr.MiAi'.TiNi: ■-;'/ mil. — du Hom de Brongniart. 1 i : i ' ii.iturel de chaux et do soudo.
I , /1,-iine, dont la formule est
N '. , ' , lu... 2,04 à 2,85 et la dureté 2,5
,1 , <. Il :, lui- l-s i.'pùts desel gemme ; elle rou-
ir I Mil', -"iir 100 j)arti<'s, -10 ilo sulfate de cliaux et 51 desul- Ijic ilr s.jihIo. Syn. de GLAUBÉRtrii.
Siili'ate hydraté naturel de cuivre. Syn. do bro-
nrunf/niart, minéral.
:i ', de plomb et d'ar-
gBnt.siMH' I I I 1. 'S d'un gris d'acier,
n a truiu. . , n ... ; \1im.|uo et en Bolivie.
Variété do n-.- l-i.- i I- j. -.niile.
BrONI, ville dllalia (Lombardio fprov. de Pavie]) ; 0.500 hab.
BronikO'WSKI { .\lexandre - Auguste - Ferdinand
iVi' - -T ■iii-iirind, né et mort à Dresde (1783-
1 11 lus les armées prussienne, fran-
. romans dont les sujets sont 1 1 liistoire do Pologne, et qui,
"ttde^la
1 avait surnomme le Walter Scott
BroNKHORST (Pieter van), peintre hollandais, né A Delft en 158a, mort en 1061. Il a peint un Jugement de Satomon, et Jésus chassatit les vendeurs du temple, tableaux qui se trouvent dans la salle du tribunal de Delft.
BrONNITZY, ville de la Russie d'Europe (gouv. de Moscou), sur la Moskova ; 7.200 hab. Tissage de coton, commerce de céréales. Ecole de district. C'est l'ancien village de Bronnitch, devenu en 1781 le chef-lieu d'un district peuplé de 144.800 hab.
BRONOLTTE {de Brones, n. pr., et du gr. litlios, pierre. — L'orthogr. étymol. serait bronolithe) n. m. Explosif inventé par Bêla de Brones ; il est formé de différents mélanges se composant essentiellement de pici'ate, de plomb, do soude et de potasse, de noir de fumée et de nitronaphtaline.
Bronsart von Schellcndorf (Paul), général et homme politiquo allemand, no â Dantzig en 1832, mort à Kœnysberg en 1891. 11 lit la campagne de 1870 comme chef de division au grand état-major. C'est lui qui négocia les préliminaires de la capitulation de Sedan avec Napoléon III. Il remplaça le général Kameke comme ministre de la guerre, en 1883. On doit à ce général un ouvrage spécial très apprécié : der Ilienst des generalslabs xm frieden und im kriege (1875).
BroNTAIOS [le Tonnant), surnom de Zeus.
BronTE, ville du royaume d'Italie (Sicile [prov. de Catane)), au pied de l'Etna ; 16.500 hab. Marchés ; centre agricole. L'amiral Nelson fut créé " duc de Bronte », en 1799, par Ferdinand IV.
BrontË, nom de trois sœurs qui se sont fait connaître dans la littérature anglaise, sous le pseudonyme de Bell. Elles étaient filles d'un ministre anglican. L'ainée et la plus connue, Charlotte (Cukrek Bell), née en 1810 à Thornton (Yorkshire), mourut en 1853, emportée, comme ses deux autres sœurs, par une maladie de poitrine. Elle eut une existence malheureuse, tenta sans succès d'ouvrir un pensionnat, puis se tourna vers les lettres. Après avoir publié avec ses sœurs un volnino do vers. Poèmes (1846), qui passa inaperçu, ellu . iiis,|ui fon-
dèrent sa réputation : Jane /'-■, - 1 œuvre ;
SMrley (1849); Viltette (1S53 . remar-
3uables par la vigueur du st\u, I ulévation es idées, et la pénétrante anal >... i.i -.v,.i .cuimin. Elle avait épousé en 1854 le pasteur NÏiliuIls;. — EMiLTBrontë, connue sous le pseudonyme d'Ellis Bell, née en 1818, morte en 1848, est l'auteur d'un roman très curieux, Wntliering Ueights (la Colline battue du vent). — Anne Brontë, née en 1820, morte en 1849, et qui avait pour pseudonyme Acton Bell, est l'auteur de deux romans : Agnès Greii et le Tenant de Wildfell Mail.
— Bibliogr. : Mrs Gaskell, the Life of Charlotte Bronti (Londres, 1857).
Apelle
BRONTÉION :
BRONTES (du gr. Bronlts. nom d'un des cyclopcs;! n. m.
Genre d'insectes coléoptères clavicornes, famille des cucujidés, renfermant des formes
formes très longues.
— Encvcl. Les brontes vi- Uronii vent sous les écorces où leurs larves font la chasse à colles de divers xylopliages ; les quelques espèces du genre sont répandues sur le globe,
(sr. 2 fols).
pygidii loppée
BroQteus.
BR0NTEU3 («-iij» — du gr. Brontùs, nom d'un des cyclopc») n. m. Genre de crustacés trilobitoa fossiles, fondé
Sar OoWfuss, et so trouvant dans les terrains silurien et évonien.
— Encvcl. Dans le genre bronteus prennent place les formes dont les trois grandes divisions du corps sont sou-
I égales entre elles ; la dorniéro, ou m, étant parfois la plus déve- La této est plus ou moins convexe, son angle génal est aigu ou prolongé en une courte épine ; la glabelle, large on avant, se délimite par des sillons nettement accusés. La région thoracique comporte dix segments. Le pygidium semi-ovale, avec axe court, rudlmentairo, no porto que rarement ces sillons transversaux, i'oii rayonnent des côtes droites. On peut considérer comme t^pe de ces trilobites lo bronteus planus Corda, du silurien supérieurdo Bohême.
BRONTOLITE (du gr. brontê, foudre, et lithos, pierre. — L'orthogr. étymol. serait brontolithe) n. m. Nom par lequel on désignait autrefois les rognons de pyrite contenus dans la craie. Souvent mis à nu â la suite d'un orage, en attribuait leur présence à la foudre.
BRONTOMÈTRE (du gr. brontê, foudre, et métron, mesure) n. m. Appareil imaginé par Symons pour enregistrer les divers phénomènes météorologiques. Il porte sept plumes qui enregistrent : la vitesse du vent, l'intensité de la pluie, l'éclair, la durée exacte du coup de tonnerre, le moment, la durée et l'intensité do la grêle, la pression atmosphérique.
BRONTOSAURE (du gr. 6i-oii(^, tonnerre, et sauras, lézard) n. m. Genre de reptiles dinosauriens fossiles, du terrain jurassique des montagnes Rocheuses.
— Encvcl. Le genre brontosaure, fondé par le professeur Marsh, est, d'après Hoernes, presque entièrement
représenté dans les collections réunies par le savant am ricain ; le sacrum est formé de cinq vertèbres, et les ve tèbres sont, en général, pourvues de grandes caviti pneumatiques existant également dans les trois premii res caudales. Ce dinosaurien n'était pas inférieur, comn taille, aux apatosaures et aux diplodocus.
des terrains éocèno et miocène de l'Europe et de l'Amérique du Nord. — Un brontothébidé.
— Encycl. Les brontothéridés sont caractérisés par un crâne rappelant celui du rhinocéros et présentant en outre des éminences rugueuses, paires sur la face supérieure. La dentition est complète. Les principaux genres de cette famille sont : brontotherium, titanotherium, brachydiastematherium, chalicotherium. On pourrait rattacher aux brontothéridés certains rhinocéros fossiles portant des cornes paires, tels que le rhinocéros pteuroceros Duv. du miocène français et les diceratherium du miocène inférieur de l'Amérique du Nord.
BRONTOTHERIUM {oni — du gr. brontê, tonnerre, et rtérion, animal) n. m. Genre de mammifères ongulés fossiles, de la famille des brontothéridés.
— Enxtcl. Les débris fossiles des brontotherium Marsh ont été découverts dans le miocène inférieur de l'Amérique du Nord, dans les mauvaises terres du Dakota. Lo
thér
était de la taille de l'éléphant; son crâne volumineux n'avait qu'une cavité cérébrale assez petite. On suppose que les proéminences osseuses
uin^
du cran
taient une corne de chaque côté, au contraire des rhinocéros.
Brontothé
elles sont :
une derrière l'autre. La dentition était également plus complète que ceUe des rhinocéros : il possédait dos canines et des incisives. Les extrémités étaieut puissantes et lourdes, à quatre doigts aux membres antérieurs et trois aux membres postérieurs.
. Opération par laquelle on donne à des "r bronzée.
pour but de donner artificiellement à des objets de métal, do plâtre, de bois, de pâte, etc., l'aspect de la patine que le temps produit à la surface du bronze. On donne au cuivre la couleur du bronze appelé vert antique en appliquant au pinceau une composition formée d'un demi-litre de vinaigre blanc, de 7«',6 do sel ammoniac, de ■i',6 de sel marin et do 13p,2 d'ammoniaque liquide.
On obtient aussi lo bronzage à l'aide de la galvanoplastie, et ce procédé est employé pour les grandes pièces de fonte, telles que statues, groupes, vasques, candélabres, etc., et aussi pour les médailles, statuettes, etc.
Il existe un autre procédé do bronzage de la fonte qui consiste à enduire de colle ou do vernis la pièce â bronzer pour la saupoudrer ensuite avec un mélange de cuivre précipité et do cendres d'os pulvérisés. Lorsque la pièce est sèche, on la frotte avec un linge humide.
On emploie encore le procédé Fleck. La surface de la fonte est décapée dans une solution nitrique d'étain. L'enduit métallisant s'obtient en faisant usage do chlorures doubles ammoniacaux des métaux qui doivent recouvrir
la surfaco de la fonte. Le procc-dé Dumas ( capcr la pièce do fonte ou <le fer â bronzer, ger dans un bain do sulfate de cuivre, et i ■ ■ d'un ciment d'oxyde de i
& la plonde la re- 1 ot de charbon. Le tout est cliautfé, et le zinc, sous l'inflaenco do l'action réductrice du charbon, s'allie au cuivre. D'autres procédés sont
1 dus â 'Weill, à 'Woiskopf, à Storch, etc.
nzage s'c l'aido d'uu très grand nombre de procédés; le pU
Bronzage de» i
fusil. Ce bronzage s'obtient
ployé ost l'oxydatron superficielle par l'acide chlorhydriôuo en vapeur. On enlève la rouille avec une brosse en rtlg do for. On brunit la pièce, qui doit sa coloration à l'oxyde magnétique. On peut employer aussi un mélange de beurre d'antimoine et d'huile d olives. On frotte vivement le canon chauffé. La pièce lavée est brunie, vernie ou passée à la cire blanche.
— Bronzage des statuettes m plâtre. Pour donner au plâtre la coloration du bronze vert, on prépare deux solutions : l'une contenant un savon sodique à base d'huile de lin, l'autre un mélange de 4 parties (le sulfate de cuivre et de 1 de sulfate de fer. On môle les deux solutions chaudes et on recueille sur un filtre lo savon do fer et cuivre qui s'est précipité. On fond au bain-mario 300 grammes d'huile de lin cuite, 160 grammes de savon de fer et cuivre et 100 grammes do cire blanche que l'on mélange ; on applique au pinceau sur le plâtro chauffé à 98°.
— Le bronzage des papiers peints s'opère de la même manière que l'on procède pour l'argenture.
— Lo bronzage du zinc s'obtient en plongeant l'objet en zinc dans un bain léger de sulfate de cuivre. Après séchage, on frotte le zinc ainsi laitonisé avec une dissolu-
Ifhydrate d'ammoniaque ou de protochlonire de encore en le plon-
âdditionné d'eau acidulée par l'acide sulfurique; ou, enfin, dans une solution alcoolique de chlorure d'antimoino acidulée par l'acide chlorhydriquo. On a ainsi les diverses teintes du bronze. Un autre procédé consiste à plonger la pièce dans une solution contenant 3 parties de tartrate do cuivre, 4 de soudo et 48 d'eau. On obtient alors une teinte variant du violet au rouge, suivant la durée de l'immersion.
— Le bronzage de la porcelaine, du bois, etc., s'opère à l'aide d'un badigeonnage préalable do verre soluble ( "
nyi cuivre dans l'acide chlorhydriqui géant dans une solution d'azotate de nickel
de potasse), sur lequel on répand de la poudre de
idhère à un i
subir le polissage.
bronze ; <
: dernière adhère ;
I tel point qu'elle peut
Le bronzage des étoffes, des dentelles, des fourrures, des plumes, etc., s'exécute par application de poudres de bronze que l'on rend adhérentes au moyen d'un très grand nombre de procédés dus pour la plupart  Wohlfarih, Agnelet, Rosenthiel, Poirier, etc.
— Bronzage du fer par l'électricité. De Méritens, en 1886, a indiqué une méthode permettant de bronzer le fer par l'emploi du courant électrique. Cette méthode consiste à recouvrir les objets en fer, fonte ou acier, d'une couche d'oxyde de fer magnétique Fe'O' déposée électriquement.
BRONZE (probablement de l'ital. bronza, dérivé de Brundusium, Brindisi) n. m. Alliage de cuivre, d'étain et de zinc, dans des proportions qui varient suivant la destination de l'alliage : Une statue de bronze. Graver, Couler en bronze.
— Par ext. Ouvrage d'art en bronze : C'n bronze antique. De beaux bronzes.
— Poét. (V. AIRAIN.) i| Le bronze sonore. Les cloches. Il Canon, bouche à feu :
Le bronze vomit la mort.
BOILZAO
— Fig. Nature rude, forte, inflexible, insensible : Cn homme de bronze. C'n cœur de bronze, ii Brun et ferme : Sein de bronze. (Th. de Banville.) il Coulé en bronze. Se dit de ce que l'on considère comme impérissable : Une
— Archéol. Cuivre pur ou allié.
— Hist. Courtisans du cheval de bronze. Nom que l'on donnait, sous Louis XIII, aux filous qui rôdaient la nuit, au pied de la statue de Henri IV, sur le Pont-Neuf.
— Numism. Monnaie ou médaille de bronze ; Les bronzes romains, il Grand bronze. Petit bronze. Moyen 6ron:e, Grandes, Petites, Moyennes médailles do bronze.
— Encycl. Métall. On donne le nom générique de bronze à un grand nombre d'alliages, dont le cuivre est l'un des éléments. Suivant l'usage auquel on le destine, il doit avoir diverses propriétés.
Le bronze est plus fusible que le cui^-re ; contrairement à l'acier, il devient malléable par la trempe, propriété qui
Scrmet de fabriquer les cymbales et les tam-tams, et 'obtenir plus facilement les médailles.
Le bronze qui, en théorie, mais rarement en pratique, ost un alliage de cuivre et d'étain, est connu depuis une très haute antiquité.
La densité du bronze est plus considérable que chacun des poids spécifiques des métaux qui entrent dans sa fabrication. Si sa dureté augmente avec des proportions de plus en plus grandes de cuivre, il devient par contre de plus en plus aigre et cassant. La proportion d'étain et do cuivre varie suivant l'usage auquel on destine le bronze. En général, il entre dans sa composition des métaux autres que le cuivre et l'étain. Nous examinerons successivement les diverses variétés de bronze.
l" Bronze des cloches. On rencontre fréquemment dans co bronze du plomb et du zinc. On emploie le plus souvent les proportions suivantes : 18 à 22 p. 100 d'étam, et 78 à 82 de cuivre.
2* Bronze des canons. Le bronze avec lequel on fabriquait les canons était à peu près le seul ne renfermant que le cuivre et l'étain. La meilleure de toutes les proportions était do 90 p. 100 de cuivre et 10 p. 100 d'étain.
3» Bronze des appareils tèlescopiques. Cet alliage, que l'on emploie pour obtenir des miroirs et pour la construction des télescopes, est dur et cassant, mais peut recevoir un magnifique poli. L'une des compositions de ce bronze contient 66 p. 100 de cuivre et 33 d'étain. On ajoute quelquefois du platine, du zinc et de l'antimoine afin d'avoir I alliage suivant : cui\Te, 57,80 ; étain, 27,30 ; platine, 10,80 ; zinc, 3,00, et antimoine, 1,20 p. 100.
4" Bronze des instruments sonores. Ce bronze, fabriqué pour les cymbales et les tam-tams, a une couleur blanc jaunâtre ; û est très dur, & grains très fins, mais très fragile â la température ordinaire; sa composition varie comme suit : cuivre, do 78 à 82 p. 100, et étain, de IS à 22. On fait, la plupart du temps, subir la trempe à ce bronio afin de l'adoucir.