BRONZER
RROQUILLE
de plomb et d remarquable ; liage résiste z
1 l'air.
n'e. Les matières employées
t un alliage de cuivre, d'étain,
ic. Le produit obtenu jouit d'une dureté
ne très grande finesse de grain, cet al-
[jires intempéries et à l'action oxydante
; de cuivre et d'étain varient considérablement. C'est ainsi que l'on compte de 77 à 94 p. 100 de cuivre ; le zinc y entre de 3 à 19 p. 100 ; l'étain de 1 à 12. De plus, quelques autres métaux, le nickel, le fer et le plouib s'ajoutent à l'alliage, mais en quantités extrêmement variables.
6° Bronze des monnaies. Ces bronzes sont très riches en cuivre, et leur travail s'exécute facilement à froid, grâce à la trempe qu'on leur fait subir. La composition légale du bronze des monnaies est do 95 p. 100 de cuivre pur, 4 p. 100 d'étain pur, et 1 p. 100 de zinc. V. monnaies.
T Brome d'aluminium. Cet alliage de cuivre et d'aluminium a reçu do très importantes applications. Les proportions des deux métaux varient comme suit : aluminmm, de 5 à 10 p. 100 ; cuivre, de 95 à 90.
Le bronze d'aluminium, d'une très grande ductilité, se forge, s'étire, se moule, se ciselle; on peut le planer et le tourner. Il jouit d'une très grande rigidité, près de cinquante fois supérieure à celle du laiton. On fait dans l'industrie usage du bronze d'aluminium pour les instruments d'astronomie ou de physique, pour les besoins domestiques, casseroles et autres ustensiles de ménage. L'horlogerie utilise sa très grande élasticité pour en fabriquer des ressorts de montres et de pendules, etc.
8» Bronze industriel. L'alliage est très riche en cuivre. Sa composition, bien qu'assez variable, suivante : 81 p. 100 de
zinc. Dans ces conditions, le bronze ainsi obtenu à d'énergiques frottements; aussi l'emploie-t-on pour faire des coussinets, des têtes de bielles, etc. Dans la robineterie des machines à vapeur, il entre 8S p. 100 de cuivre, 8 d'étain et 4 de zinc.
9" Bronze fondu. On désigne sous ce nom un alliage de qualité très médiocre, et qu'on appelle également potih.
10» Bronze blanc. Le bronze blanc, composé de cuivre et d'étain, auxquels on ajoute une faible quantité d'arsenic, se polit très bien, mais est d'un prix élevé.
Il" Bronze au manganèse. Si l'on ajoute au bronze ordinaire une petite quantité de manganèse, on obtient un alliage qui possède un grain plus compact et plus homogène, amsi qu'une ténacité et une dureté plus considérables, comparables à celles du fer forgé, tout en étant plus élastique. Il se laisse forger et laminer au ronge. Sa coloration est plus belle et plus brillante que celle du bronze ordinaire. Pour le fabriquer, on additionne l'alliage ordinaire d'un second alliage de cuivre et de manganèse.
12» Bronze pour dorure. Ce bronze se moule très bien et prend exactement les formes les plus variées; on peut aisément le tourner et le ciseler. C'est ce bronze que l'on emploie dans l'industrie, pour le dorer. Sa composition est : cuivre, 64,45 p. 100; zinc, 32,44; étain, 0,25, et plomb,
13» Bronze en poudre, Bronzine, Bronze couleur. Ces bronzes se présentent dans l'industrie sous forme de poudres ; ils s'emploient principalement pour le bronzage d'objets divers et s'obtiennent, soit mécaniquement, soit chimiquement. Dans le premier cas, on opère le broyage de feuilles minces de bronze; dans le second cas, on les obtient en les précipitant de leurs solutions par la réduction.
14» Bronze au vanadium. C'est une substance d'une inaltérabilité absolue, d'une coloration dorée. Aussi l'emploiet-on pour la fabrication des encres d'or.
15» Bronzes chinois et bronzes japonais.Ces bronzes, d'une composition variable, renferment jusqu'à 20 p. 100 de plomb. Le cuivre, l'étain, le fer, l'arsenic, le zinc, figurent également en compagnie du plomb dans la composition do ces beaux alliages qui, en général, sont d'une extrême fragilité.
Les artistes japonais, notamment, fabriquent des bronzes spéciaux incrustés, longtemps inimitables. Aujourd'hui, les artistes français arrivent à une perfection égale dans ce
16» Bronze phosphoreux. Cette variété de bronze, qui a trouvé de précieuses applications dans l'industrie et la mécanique, a été découverte par Ruolz et Fontenay en 1853. On emploie, en général, le phosphure de cuivre, que l'on ajoute au bronze ordinaire. La quantité de phosphore qui reste dans l'alliage est des plus faibles : 3 millièmes au plus. Ce bronze, de coloration assez semblable à celle de l'or rouge, est élastique, mais cassant. Sa résistance au frottement est considérable, extrêmement tenace; il a une grande dureté. C'est pourquoi les coussinets de machines fabriqués avec cet alliage résistent très longtemps. 11 en est de même des tiroirs de distribution, des tiges do piston de presses hydrauliques, etc.
— Archéol. et hist. Le mot bronze n'est pas très ancien ; il ne devient d'un usage courant que vers le xvii» siècle. Auparavant, on désignait cet alliage plus habituellement sous le nom de airain, sans distinction des métaux ajoutés au cuivre. L'étymologie plausible en est le mot latin brundusium {œs brundusinum, airain de Brindes), alliage dont parle Pline et que les Grecs nommaient brontésion. De môme que le cuivre {cuprum) avait tiré son nom de Chypre, où les mines en étaient célèbres, le bronze aurait tiré son nom de Brindes, où l'on fabriquait le meilleur alliage. Les anciens ont tout employé, même l'or et l'argent, comme dans les bronzes dits « de Corinthe ». Bien que la donnée d'un âge du bronze soit vague et impossible à établir chronologiquement, il est certain que les premiers métallurgistes fabriquèrent des outils et des armes en cuivre d abord pur, puis allié, et que cet alliage fut le bronze. On savait alors donner une trempe très bonne aux épées de bronze, et le secret en est perdu. Suivant les différentes régions, l'usage du bronze se maintint plus ou moins longtemps après la découverte du fer; ce dernier métal demeura, pendant des siècles, frappé, en Egypte, d'une interdiction religieuse ; et on continua à se servir d'armes et d'outils de bronze, pendant une période historique, alors que, sans doute, les mêmes objets, partout, ailleurs, fabriqués en fer et en acier, ne se faisaient plus en bronze que pour servir dans les mobiliers funéraires, mais la question est encore mal connue. Les recherches des alchimistes rendirent les procédés d'épuration et de dosage de plus en plus certains. Les fondeurs en airain se dilTérencient de plus en plus nettement des artisans en dinanderie qui travaillaient le laiton ou cuivre jaune. Les anciens chimistes n'ont jamais su isoler le zinc en traitant les cadmies
pour faire leurs alliages. Dés le xv siècle, il y avait de nombreuses espèces de bronze ou airain, suivant que l'on voulait fondre des cloches, des statues, des pièces d'artillerie ou tous autres objets. En 1500,1e bronze des cloclies comportait un tiers d'étain, un dixième de marcassite d'argent, le reste de cuivre pur; celui des canons, un dixième d'étain ; celui des plats et écuelles, un douzième de plomb. En 1556, on nommait « airain de Chypre » du cuivre natif, venant de cette île ou de l'Amérique du Sud. L'airain artificiel comportait un quart de la masse d'étain et un huitième de plomb blanc.
Bronze (âoe nE). V. âge.
BRONZER V. a. Donner une couleur de bronze à : Bronzer une statue, il Donner une couleur bleuâtre, au moyen du feu ; Bronzer un 7-essort.
— Par ext. Brunir, en parlant de la peau : Le soleil d'Afrique bronze la peau.
— Fig. Endurcir, rendre dur comme du bronze : L'égoisme BRONZE le cœur.
Bronzéf ée part. pass. du v. Bronzer.
— Entom. Qualification donnée à quelques papillons du genre argus.
— Pathol. Maladie bronzée, Maladie qui donne à la peau
— Tecbn. Teint en brun rougeâtre, en parlant do la peau de chamois : Peau bronzée. .Souliers bronzés.
Se bronzer, v. pr. Prendre une teinte bronzée : Lu peau
'■ le^li
Aie.
Fig. S'endurcir ; En vivant et en voyant les hommes^ il faut que le cœur se brise ou .se bronze. (Chamfort.)
BRONZERIE n. f. Art du bronzeur; les ouvrages de bronze en général.
BRONZEUR n. m. Ouvrier qui travaille le bronze d'art.
BRONZIER{;i-<') n.m. Fabricant de bronzes d'art; fondeur en bronze.
BRONZINE n. f. Nom que l'on donne à des poudres constituées par du bronze pulvérisé. (On leur fait prendre des colorations diverses en les oxydant plus ou moins par le chauffage à l'air. On emploie les bronzines en les appliquant sur les objets à bronzer, après avoir recouvert ceux-ci d'une légère couche de vernis incolore.)
BrONZINO (Angiolo), peintre, graveur et poète italien, né à Florence en 1502, mort eu 1572. Il exécuta un grand nombre de peintures religieuses pour les églises de Florence et de Pise. Il fit aussi beaucoup de portraits et se montra supérieur en ce genre d'ouvrages. Le musée du Louvre a de lui une Apparition du Christ à la Madeleine et le Portrait d'un sculpteur. Le Musée des offices possède : la Descente du Sauveur dans les limbes, qui passe pour être le chef-d'œuvre du maître; une Annonciation, en deux tableatix; une Déposition de croix; une Sainte Famille; une Madone; Vénus. Cupidon,la Folie et le Temps, etc. Les principaux musées d'Europe renferment des œuvres de ce maître. Une Déposition de la croix, très remarquable, est conservée au musée de Besançon. Le Bronzine occupa un rang distingué parmi les poètes de son temps ; ses poésies ont été imprimées, à a suite de celles de Berni. Il a écrit aussi quelques lettres sur la peinture, qui ont été reproduites par Boltari.
BrONZINO, peintres italiens. V. .\lloki.
BRONZITE (rad. bronze) n. f. Silicate naturel de fer et de magnésie appartenant au genre enstatite ; ce minéral, aux reflets bronzés, se présente en lamelles ; il est inattaquable aux acides et à peine fusible. On le trouve dans les serpentines et les péridotes.
BRONZITE n. f. Nom donné par Tschormak au genre enstatite ou genre des pyroxènes rhombiques. "V. enstatite.
BROOK {brouk — mot angl. qui signifie ruisseau) n. m. Large fossé plein d'eau qui est un des principaux olistacles du steeple-chase : Le bbook de l'hippodrome d'Auteuil est précédé d'une barrière fixe.
Brooke (Henrvi. poète anolais, né en 1706, mort en 1783. Avocat, ami '-l.' l'"|i^- i : ir- Swift, il s'adonna à la littérature. On lui .1. . nn- irs : Gustave Wasa, qui eut un grand suci. i /- ./'.E'.çsm (1749), etc.:
un poème : la Be.im. , , : ,. i ;.i>) ; des romans : le
Fou de qualité {l'IGù, . Juli'ilv t:,>i>iiUr., etc.
BROOKE(FrançoiseMooRE, dame), romancière anglaise, née en 1745, morte à Londres en 1789. On lui doit des pièces de théâtre : h Siège de Sinope (1781) ; Bosine (1782) ; etc. Mais elle dut surtout sa réputation à ses romans, parmi lesquels nous citerons : Histoire de Julie Mnndeville (17631 ; Histoire d'Emilie Montagne f 1769 1 ; ,Vé,;io!i-f s de M. le marquis de Samt-Forhiix (1770) ; l'Excursion ou l'Escapade (1777), roman satirique dirigé contre Garrick ; etc.
BrookfielD, bourg des Etats-Unis (Etat de Massachusettsl; 3.350 hab. Cordonnerie, cotonnades, cuirs. Incendié par les Indiens en 1675.— On rencontre aux Etats- Unis plusieurs villes et circonscriptions communales qui portent le même nom : une dans l'État de New-York, sur la petite rivière d'Unadilla (3.260 hab.) ; une autre dans l'Etat de Missouri, sur le Yellow, sous-affluent du Missouri (5.460 hab.), mines de charbon ; une troisième dans l'Etat deVermont,etc.— Il existe aussi un NoRTH-Brookfield dans le Massachusetts, peuplé de 5.870 hab.
BrOOKHAVEN, bourg des Etats-Unis (Et.tt de New- York), sur nie de Long-Island; 12.700 hab.
BROOKITE (irou — do Brook, n. pr.) n. f. Oxj'de naturel de titane; une des trois forni'^- '!e ro' oyvi't-
— Encycl. haibrookite o^i ''■'■ . ..jt. r iin.'iire ou rougeâtre ; au chalumeau, sur ' i ivnd l'aspect d'un petit morceau de tôle i I , ,n' a été trouvée aux environs de Saini-' ini^'-'i' <• nisans, dans
les roches du Saint-Gothard et dans celles du mont Blanc, spécialement à la Tête-Noire. Elle existe aussi en Angleterre, à Tremadock et au mont Snowdon. On a aussi observé la broukite dans les monts Ourals, etc.
Brookline, ville des Etats-Unis (Massachusetts), sur le Charles-River, en face de Cambridge; 12.100 hab.
Brooklyn, ville et port des Etats-Unis (Etat de New- York), dans Long-Island, séparée de New-York par l'East, River; 834.472 hab. Grande industrie: aciéries, machinesbrasseries, minoteries, distilleries, raffineries d'huile et de sucre, tabacs,conservesalimentaires,cordages,navires,etc. Commerce de grains, sucre, café, huiles, peaux, laines, métaux ouvrés, etc. Bâtie sur un terrain peu élevé, Broo-
klyn a des rues généralement droites et larges. Fondée en 1625 par des Hollandais, théâtre d'une victoire des Anglais sur les Américains (1770), cette cité si considérable n'était encore qu'un village au xviii» siècle. Ses monuments sont plus remarquables par l'utilité ou le luxe que par l'art. Dans la « cité des églises » , on ne peut guère signaler que la Sainte-Trinité (flèche de 84 m.), et la cathédrale catholique. Hôtel de ville en marbre blanc. Le pont suspendu d'East-River (1883) supporte deux voies ferrées, deux routes carrossables, un chemin pour piétons. Institut Brooklyn (1824), académies diverses, théâtres; institut Pratt, l'une des premières écoles techniques du monde. Depuis 1896, Brooklyn a perdu son autonomie et se trouve rattachée, administrativement, à la capitale de l'Union.
Brooklyn, ville des Etats-Unis (Etat d'Ohio), sur le
Cuyahoga, affl. du lac Erié ; 10.300 hab. Fabrication de cuir.
BrooKS (comète de), comète périodique observée en
~~ "" " ■ t accompagnée de cinq frag-
/elle, qui la
3 ses cinq compagnoi
1889 et 1896. En 1
disparu, itre la comète et le La durée de sa révoiée, est de 7 ans 097.
D'après Poor Lane,
5" satellite de Jupiter a pu avoir li
lution, après avoir plusieurs fois
Brookville, ville des Etats-Unis (Etat d'Indiana), .sur le "White-'Water; 4.300 hab.
BrooME (Guillaume), poète et littérateur anglais, né en • Bath en 1745. Il fut mis en relation avec Pope,
ui le charj
feTle chài
5 travaux, lui fit traduire huit chants lui
donna pour rémunération 600 livres sterling. Broome plaignit d'une rétribution si modique, et Pope s'en vengea en parlant de Broome avec le plus grand mépris, notamment dans son poème satirique : laDunciade. On a de lui un recueil de Poésies et la traduction d'odes d'Anacréon, publiées dans le « Gentleman's Magazine » .
Bboons, ch.-l. de cant. des Côtes-du-Nord, arrond. et à 25 kilom. de Dinan ; 2.816 hab. Ch. de f. Ouest. Minerai de fer; forges, moulins, clouteries. Là s'élevait le château de La Motte-Sroons, où est né Bertrand Du Guesclin ; on a élevé sur son emplacement une colonne de granit à la mémoire du grand capitaine. — Le canton a '.I comm. et 15.498 hab.
district de Broos : 25.300 hab.
BROQUART (ter) n.m. Véner.'Cerf d'u
BROQUE {brok' — de l'ital. hrocco, même sens) n. m. Hort. Variété de chou-fleur, ti Syn. de brocoli.
— Techn. A été dit pour petit clou, ou broquette, ^ (LA)ouVoRBRUCK,comm.d'Alsace-Lorraine
■Alsace [arr. de Molsheim]), sur la Bruche ; 2.460 hab. Scieries, tissage.' Ruines du château de Salm. Cette ancienne commune française du départ, des "Vosges (arrond. de Saint-Dié) fut cédée â l'Allemagne par le traité de Francfort du 10 mai 1871.
BROQUEL [kèV — de l'ital. brochiero) n. m. Petit bouclier ou rondelle en usage aux xv» et XVI» siècles, surtout en Italie et en
— Encycl. Le broquel était l'asso pée ; tenu à bout de bras par le poing gauche, il servait à parer les coups de taille et de pointe. Qu'il soit fait de peau épaisse, de cuir de rhinocéros, de bronze, d'acier, ou de bois fretté de fer, le broquel n'excède presque jamais 0",33 de diamètre et n'atteint parfois que 0"',20. D diff'ère de la rondache en ce qu'il se tient à bout de bras, tandis que celle-ci, toujours plus grande, passe ses énarmes à lavant-bras, qu'elle engage tout entier. Le broquel cessa d'être en usage au commencementduxvii' siècle, mais il subsista longtemps Broquel et encore dans le cérémonial espagnol. xv^tièclè
BROQUELIN (du flam. brokkelen, mettre en pièces) n. m. Déchets de feuilles de tabac, dans les manufactures.
BROQUELINE [klin") n. f. Botte de feuilles sèches de tabac, dans une manufacture, n Bout de manoque.
BROQUER {ké — forme dialectale de brocher, piquer) V. a. Accrocher un petit poisson vivant à l'hameçon pour servir d'amorce au brochet, à la perche.
BROQUETTE (kèf — dimin. de broque) n. f. Petit clou à tête plate, employé par les tapissiers. (Quand la broquette a une tête arrondie, on dit qu'elle est à l'anglaise.)
BROQUIER(ii-rf— rad. broc) n.m. Artisan qui, au moyen âge et jusqu'au xvii» siècle, fabriquait les brocs, pichets, cuves de bois cerclées et tous autres ouvrages de petite tonnellerie. Les brocs d'étain étaient faits par les étainiers spécialistes, et eeux d'argent par les orfèvres.
Broquiëre (Bertrandon de La), voyageur français, né à La Broquière, près de Saint-Bertrand (autref. Saiiit- Bertrand-de-Comminges [Haute-Garonne]) , mort à Lille en 1459. Il était premier écuyer tranchant, conseiller et chambellan du duc de Bourgogne, Philippe le Bon, quand, en 1432, il partit pour la Terre sainte. Etant tombé malade à Jérusalem, il s'empressa, aussitôt guéri, de regagner la Bourgogne en suivant la voie de terre. Aussi, dès le milieu de l'année 1433, se présentait-il à Philippe le Bon, qui lui ordonna d'écrire la relation de son voyage, l'honora ensuite de son amitié et le chargea de plusieurs missions.
Dans le voyage de Bertrandon de La Broquière on trouve de curieux détails. Oubliée pendant longtemps, cette relation a été signalée au début du xix» siècle, par Legrand d'Aussy. La meilleure édition du Vo^jage d'Outremer est celle de Ch. Schefer en 1892 (Paris).
BroquiÈS, comm. de l'Aveyron, arrond. et à 30 kilom. de Saint-Afi'rique ; 2.082 hab. Mine de cuivre.
fétu.
BROQUILLER {ki-llt! [Il nM.'J
HROnuILLEM
HROTF.RO
'à la
BROQUILIXUR (ki-Ueur' [H mll.])i EUSE n. Argot. Celui, rillc qui volo à la broquille.
BROQUILLON (ki-llon [H mil.]) n. m. Un dos noms vulgaires d'un roquLD dos côtos ouropéonnos, ^rrrr, . ,,,i„~
lo bouclé [echinoMnus spinosus). il Petit l\\ï • , ////W flou. (Vieux.) Il Bouclion pour tonneau. TO ' Il M
Brorsen (Théodore), astronome da- M ' ////#/ nois, no on 1819 à Noburg, dans l'île d'Al- Broaulllon son. Il fut attaché aux obsorvatoiros do ^
Kiol ot do Sonftenborg. Il découvrit do nombreuses comètes, dont une, on 18-16, qui porto son nom. Il est l'auteur d'un coitain iioinliro do mémoires insérés dans les Aslrono-
Bhoi;si:m n. m. Nom d'une comète périodique
amii .:. ii r lait on 5 ans ■156. Elle fut observée la
[•iiini. M i"i II isii; par Brorsen, à l'observatoire de Kicl. LUo i-a.^iL ^uliisammont près do Jupiter, tous les quatre-vingt-quinze ans, pour que cet astre fasse dévier sensiblement sa trajectoire. Cette comète fut retrouvée en 1857 par Bruhns à Berlin, et elle a été observée depuis un certain nombre de fois.
BROS (4i-o) n. m. Corps étranger existant dans la plto du papier collé.
BrosCRI (Carlo), clianteur italien. V. Farinelm.
BROSCINÉS n, m, pi Tribu d'insectes coléoptères carnivores, laiin '■■ :. . , ,i; ||.;iii's, renfermant dos formes do tailli i"i"- il'insées, à tête grosse, à cor-
sil. I 11 t.i. I I. -' I 1 1 un étranglement. (Répandus
sur tout le .i :■ , ti;ii MM's sont représentes en Europe par ic> iiui:î ^unir^ hru.-ivns, broscosoma, miscodera.)
BROSCOSOMA (iras,? — do brosais, nom d'insecte, et du gr. soma, corps) n. m. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, tribu des ira.srincs, renfermant une espèce d'Europe, bronzée, ayant lo faciès et les mœurs des broscus. C'est lo broscosoma baldpnsf.
qui paraît confiné sur le Monte Baldo (Vyrol).
BROSCUS {bi^oss-knss — du gr. broseiô, i'ai faim) n.m. Genre d'insectes coléoptères, type de la tribu des brosdnés, renfermant des formes noires ou bronzées, vivant enterrées sous les pierres dans les endroits sablonneux.
— Encycl. On connaît une douzaine d'espèces de broscus de la région circaméditerranoenno et de l'ouest de l'Asie. La seule franc a'^'ic {broscus cephalotes) se rencontre parlois aux environs de Paris.
BrOSELEY, ville d'Angleterre (comté de Shrop), sur la yevern ; -l.ooo hab. Mines de houille et de fer; fabrique de pipes, poteries, briques réfractaires.
BROSIME ou BROSIMUM (si-mom' — du gr. brâsimos, comestiblo] n. m. Bot. Syn. de piratinère.
BROSITE n. f. Variété do dolomio ferrugineuse, trouvée à Traverselle. il On écrit aussi brossite.
— rad. brosmiusj nom do
gai ier formes liabi-
grandes profondeurs do enre, lo brosmicutus itnberbis par Léon Vaillant, au cours de l'expédition du i
mangeable)
BROSMIUS {bross-l n.m. Genre de poissons anacanthins, famille dos gadidés.renfermantdes formes voisines des lottes et habitant les mers boréales.
(La chair des bros- iî ^uaio.
mius est bonne ; on
la sale et on la fume dans le nord do l'Europe et de l'Amérique, notamment celle des brosmius brosme et brosmiux fîavescens . Ce dernier est propre à l'Amérique.)
Brossac, ch.-l. de cant. de la Charente, arrond. ot à 20 kilom. do Barbezioux; 948 hab. Tuilerie. — Le canton