V. BERNIQUET
Loc. pop. : Etre au berniquet. Mettre au bemiquet. Etre réduit, Réduire au dernier embarras, à la mendicité. Il Bemiquet pour sansonnet, ou Bernique, sansonnet. Se dit pour exprimer ironiquement à une personne qu'elle n'aura
pommes ?
BerniS (François-Joachim de Pierres de), né à Saint- Marcel en Vivarais en 1715, mort à Rome en 1794. D'une famille noble ruinée, il fit, par la protection de Fleury, de brillantes études au collège Louis-le-Grand et à Saint- Sulpice. Mais, n'ayant pu obtenir aucun bénéfice, il dut vivre pendant dix-sept ans à l'hôtel du baron de Montmorency, son parent, très recherché des salons, et si vanté, que l'Académie française l'accueillit dans son sein, à l'âge de vingt-neuf ans (1744). Ses petits vers et ce qu'on appelait ses «bouquets poétiques » lui avaient valu le surnom de Babet la Bouquetière et la protection de quelques grandes dames. Il sut plaire à M"* de Pompadour, et obtint d'elle un logement aux Tuileries, avec 1.500 livres de pension. Ambassadeur à Venise (1751), il se signala par un certain talent d'observation; revenu à Versailles, il fut fait conseiller d'Etat (1755) et allait passer à l'ambassade d Espagne, quand on eut besoin d'un homme de confiance pour négocier l'alliance autrichienne a\ec Stahremberg " conclut le premier
de Versailles (1" mai 17d6) et témoigna, comme minis tre, assez de clairvoyance car ce fut maigre lui qu au heu des 24.000 hommes promis à l'Autriche, le deuxième traité de Versailles mit à la disposition de cette
à le prendre poi
meret, tandis qu'il lut un mi /
nistre intelligent et éclaire
chez qui le charme des
manières et la souplesse
n'excluaient pas la dignité
Au conseil, il fut à peu près
le seul à montrer quelque
indépendance à 1 égard de
la favorite, et il sut prévoir où li
guerre devaient nécessairement
fit cardinal, et ce fut le signal de sa disgrâce (1758). Nommé
archevêque d'Albi (1764), il résida dans son diocèse, et s'y
montra bon administrateur. Ambassadeur à Rome (1769), il
obtint de Clément XIV la suppression des jésuites (1773), et rendit populaire par sa large hospitalité. Ayant refusé, 1791, de prêter serment à la constitution civile du clergé, ■ dans une extrême pau-
Cardinal de Bernis
; destitué.
révolutionnaires
Bernis des poéi
haine des émigré;
. celle des
poème, la Reliqion 'engée, publiés de son vivant; des Mémoires et Lettres (1 S78) ; Correspondance avec Paris Duverney (1790); Correspondance avec Voltaire (1790).
— BiBLiOGR. : F. Masson, Mémoires et Lettres de Bernis (Paris, 1878) ; du même auteur, le Cardinal de Bernis depuis son ministère, 1753-1794 (Paris, 1884) ; Ch. Aubertin, l'Esprit public au xviii" siècfe (1872) ; A. Sorel, Essais de critique et d'histoire (Pa.ns, 1883); A. Filon, l'Ambassade de Choiseul à Vienne (1872).
BERNISSARTIEN (ti-in) n. et adj. m. Nom donné par les géologues belges à l'argile aachénienne de Bernissart, Cette argile est venue remplir une faille du terrain houil- 1er, et par ce fait se trouve à plus de 180 m. au-dessous de son niveau primitif. C'est dans cette poche qu'on a découvert l'iguanodon ; on y a trouvé plus de vingt squelettes complets de ce gigantesque dinosaurien.
BerNKASTEL, ville d'Allemagne (Prusse rhénane), régence de Trêves, sur la Moselle ; 2.360 hab. Vins de la Moselle renommés ; mines de cuivre et de plomb ; ruines d'un ancien château plusieurs fois assiégé et occupé par les Français entre 1639 et 1650, brûlé en 1650.— Pop. du cercle de Beimkastel : 43.600 hab.
Bernois {no-a), OISE, personne née à Berne ou dans le canton de Berne ; qui habite ce canton ou cette ville.— Les Bernois.
— Adjectiv. Qui appartient à Berne ou à ses habitants : Oberland bernois.
— n . m. Dialecte parlé dans le cant. de Berne : Le bernois. Bernon, savant bénédictin allemand, mort en 1045. Il
fut élu, en 1014, abbé de Reichenau, près du lac de Constance. Il composa plusieurs ouvrages sur la liturgie, l'histoire ecclésiastique et la musique, ou plutôt le chant ecclésiastique. D'après l'Histoire littéraire des bénédictins, Bernon était Français. Nommé abbé de Reichenau, par Henri le Pieux, en 1008, il aurait accompagné à Rome, en 1013, ce prince, lorsqu'il y fut couronné empereur.
Bernos, comm. de la Gironde, arrond. et à 8 kilom. do Bazas, près du Ciron ; 1.190 hab. Source ferrugineuse, commerce de bois. Hauts fourneaux et forges do Banlac.
BernoT, comm. de l'Aisne, arrond. et à 34 kilom. de Vervins, sur un canal dérivé de l'Oise; 1.082 hab. {Bernotois, oises.) Fabrique de tissus, moulins, vanneries.
Bernoul ou Bernold de Constance , moine et historiographe, mort en 1100, auteur d'une chronique qui s'étend jusqu'au 3 août 1100, publiée dans le tome Vues Monumenta Germanix [Scriplores).
BerNOULU (nou-Ui [Il mil.]), nom d'une famille originaire d'Anvers, qui, vers la fin du xvi* siècle, se réfugia en Suisse, pour se soustraire à la persécution religieuse du duc d'Albe. Ses plus illustres membres sont :
Bernoulli (Jacques), mathématicien, né à Bâle en 1654, mort en 1705. Destiné d'abord à la chaire évangélique, il étudia, malgré son père, les mathématiques et l'astronomie. Le premier, il chercha à établir que la course des comètes est réglée par des lois et assujettie à des retours périodiques. Mais ses plus beaux travaux consistent dans les perfectionnements qu'il apporta au calcul différentiel et au calcul intégral, dont les bases venaient d'être posées par Leibniz. Il résolut, soit seul, soit avec son frère, plusieurs problèmes célèbres de son temps, publia la première intégration d'une équation différentielle, résolut le fameux problème des isopérimètres, qui prépara la célèbre découverte de Lagrange, le calcul des variations ; appliqua le calcul des probabilités aux questions de morale et de politique, et en étendit beaucoup les principes et les applica-
tiens dans des thèses qu'il fit soutenir à ses élèves. Enfin, Jacques Bernoulli, répondant à l'appel de Leibniz, découvrit, eu 1690, les propriétés remarquables de \a. spirale logarithmique. BernouUi fut nommé, en 1687 , après la mortdeMégerlin, professeur à l'université de Bâle. Associé des académies de Paris, en 1699, et de Berlin en 1701, il étudia, dans les dernières années de sa vie, le calcul des probabilités. Ses travaux sur cette question ont été publiés après sa mort, par les soins de son neveu Nicolas, sous le titre : Jacobi Bernoulli ars conjectandif opus posthumum ; accedit tractalus de seriebus infii;(7is(Bâle 1713) Ses œuvres ont ete pubhees à Genève, ^ oiis le titre de Jacobi Ber- II Hn^ Ip >îsi5o/)era(n44).
Bprnoulli Ii ïn), frère du précédent, né ; \\ res avoir reçu les leçons d \ jvage à Paris, où il apprit au marquis de I II ] Il 1 rincipes du calcul différentiel et intégral, et tut nomme professeur de mathématiques à Groiiingue eu ibjD Après la mort de son frère, il fut appelé à lui succéder dans sa chaire de mathématiques à l'université de Bâle, eu 1"05 et vécut dans cette ville jusqu'à l'âge de quatre- \ iiigts ans Jean Bernoulli fut placé par ses contemporains sur la même ligne que Leibniz et Newton I^es académies de
Jacques Bernoulli.
i Bâle en 1667,
Jean Bernoulli.
d avoir étendu et féconde la belle découverte de Leibniz mais ces deux illustres frères se brouillèrent ensuite a propos de la solution du problème des isoperimetres D un esprit jaloux, Jean mit dans ses débats avec son frère une âpre animosite et, comme l'ainé avait embrassé les principes de la philosophie newtonienne, Jean défendit toute sa vie la théorie de la physique céleste de Descartes. Il n'épargna pas même son fils Daniel auquel il reprocha son manque de respect pour avoir partage avec lui le prix de 1 Académie des sciences sur la déclinaison des planètes, et avoir fait un rrai'ield'Ai/rfrauiiguefort estimé. Il eut la gloire d'être le maître d'Euler et l'ami constant de Leibniz. Il publia un article fort remarquable sur la navigation, et d'importants travaux sur le calcul exponentiel ; la. solution du problème dit de la plus courte descente (v. brachistochrone), les calculs qu'il apphqua le premier à l'expansion des gaz, etc. Ses œuvres complètes ont été publiées sous le titre de : Johannis Bernoulli operaomnia, etc. (Genève, 1742).
Bernoulli (Nicolas), neveu des précédents, né à Bâle en 1687, mort en 1759, professa les mathématiques à Padoue, puis le droit à Baie. Il trouva, en cherchant les solutions de divers problèmes posés par ses oncles, le germe de la théorie des conditions d'intégralité des fonctions différentielles. Nicolas fut membre correspondant des principales académies de l'Europe. Il a édité l'Ars conjectandi de Jacques Bernoulli. Quant â ses été publiés dans les œuvres de Je vers recueils.
Bernoulli (Daniel), fils de Je 1700, mort à Bâle en 1782. Après i mathématiques de son père, dont plus d une fois il ( subir l'humeur injuste et jalouse, il étudia la médecine, et suivit en Italie les leçons de Morgagni et de Michelotti. A la fois philosophe, physiologiste, physicien, docteur en mé decine, il occupa successivement une chaire de mathématiques à Saint-Pétersbourg (1725-1732), une chaire d'anatomie, de physique et de bota nique dans sa patrie, et de phi losophie spéculative à Bâle. Il s'illustra par ses recherches sur l'inoculation, sur la durée des mariages, sur la détermination de l'heure à la mer lors qu'on ne voit pas l'horizon son mémoire sur l'inclinaison dos orbites planétaires, pour
lequel il partagea, en 1734, le prix avec son père; son traité sur le flux et le reflux de la mer, etc. En hydraulique, U est l'inventeur du système Bernoulli, lequel consiste à élever sur l'avant d'un hateau des masses d'eau, pour les laisser sortir à l'arrière et faire avancer le bâtiment au moyen de la réaction qui en résulte. Les prix de l'Académie des sciences étaient devenus pour lui un véritable revenu. Comme son père, il fut membre des académies de Paris, de Londres, de Berlin et de Saint-Pétersbourg ; mais son plus beau titre de gloire est son Traité d'hydrodynamique (Strasbourg, 1738), le premier ouvrage qui ait paru sur cette matière. La plupart de ses mémoires ont été insérés dans les recueils de l'académie de Berlin et da l'Académie des sciences de Paris.
Bernoulli (Jean), frère de Daniel, né à Bâle en l7io, mort en 1790, s'adonna à l'étude de la jurisprudence et à celle des sciences mathématiques. Il professa successive» ment dans sa ville natale l'éloquence et les mathématiques, se vit trois fois couronné par l'Académie des sciences de Paris pour ses mémoires sur le calorique, sur l'aimant et sur la propagation de la lumière, devint membre des académies de Paris et de Berlin, et mourut à l'âge de quatrevingts ans, laissant deux fils. Jean et Jacques, qui suivirent également la carrière scientifique.
(lis du précédent, né à Bâlo on 1744,
liilosophe, astronome et rautliémMi-
irro, la Franco, , et, do retour & H isso dos marhf^ni;
, frère du précédent, né
III, I . I I . III lauiiUo uuu les précédents.
il I-, il suivit la profession pator-
II, I I , ,, i |i:ission à l'histoire naturelle.
Mil 1 ,1 I il 1 !' il voyagea en Europe, et se
I , Il ii't d histoire naturelle, qu'il légua à
U iiiHiiii I iiiistuphe), savant suisse, do la famille
,1, :i Bîiln en ns?, mort en 1803. A la
1,,, , ; r.llisfn. ôrunoinisto, tochnologisto,
Clii ',, ,• i:. •...•lii II r.iKr in.iiii is:io, la « Feuille du
,11,, \ . . : ,uitistiquo et d'éco-
iii.ii. I ' I I iiurabre de traités
S|M 111,11,. I ,i n..Sifrlapfiijspho-
si,,,,,: ,/.■ , '....-/„/"'■ u„ii,st,;,-l/,-; ou-. --
Son frérr. ,ii - ' 15,'i'nouUi, né à Bàlo en 1811,
a publi'-. I 1 <',-mecum du mécanicien, ou-
vrage 4111 al I • ■> éditious.
Bernoulli ,1 ;> li-:- li. . Ou peut exprimer la somme dos puissam-es iiromiérc>s des ti premiers nombres entiers à l'aide d'un polynôme entier de degré p + 1 en Ji ; ce polynôme est appelé fonction de Bernoulli. Dans les coefficients de ce polynôme se retrouvent les nombres de Bernoulli.
Bernoulli (lois de). Ces lois sont relatives aux vibrations de l'air dans les tuyaiLX sonores. V. tuyaux sonores.
BERNOULLIE (lli [Il mil.] — de Bernoulli, célèbre géomètre) n. f. Genre des terculiacées, renfermant une seule espèce, qui a été établie pour un arbre du Guatemala.
BERNOULLIENS {lli-in [Il mil.]) (nombres) ou NOMBRES DE BERNOULLI. Lorsqu'on développe en série l'expression
les coefficients B„ B„ B„ etc., sont rationnels : ils constituent les nombres de Bernoulli ; ces nombres, d'ailleurs, sont nuls de deux en deux ; ils ont été signalés, pour la première fois, dans les œuvres posthumes de Jacques Bernoulli ; on les retrouve très souvent dans l'analyse inliuitésimale.
BerNSTADT, ville de Prusse (prov. de Silésie), sur la ■\Veida, affluent de l'Elster Blanche ; 4.430 hab. Brasserie, minoteries, scieries, fabriques de sucre, de chaussures, de meubles.
BeRNSTEIN, ville de l'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat d'Eisenbourg] ) ; 2.125 hab.; chanvre, hn, raffineries de soufre et exploitation de pyrite.
BerNSTEIN (Georges-Henri), orientaliste allemand, né à Cospeda, près de Weimar, en 1787, mort en 1860. Professeur extraordinaire de langues orientales à l'université de Berlin (1813), il fit la campagne de France, puis visita les bibliothèques de l'Angleterre, où il recueillit de riches matériaux, et revint à Berlin en 1819. Do 18214 1859, il fut professeur à Breslau. Il était peut-être le premier syriaciste du xix" siècle. Ses principaux ouvrages sont: Bar-Bahlud (1842); Barthelrxus (1847); un lexique de la Chrestomathia sijriaca de Birsch (1832-1836).
BernstorfF (Jean-Hartwig-Ernest de), homme d'Etat danois, né à Hanovre en 1712, mort à Hambourg en 1772. Entré en 1732 au service du Danemark, il fut nommé ministre des affaires étrangères en 1751. L conclut avec la Suède, en 1756, un fameux traite de neutralité armée. Il obtint que la maison de Holslein-Gottorp (devenue maisos impériale de Russie en 1762) abandonnât ses prétentions sur les duchés, moyen -
d'Oldenbourg et de Delmenhorst. Vrai ministre dirigeant, Bernstortf fit d'utiles réformes et de grandes fondations charitables, etc. , BernstorfF (André- ) Pierre, comte de), homme d'Etat danois, né en 1735,
cèdent. Ministre des affaires j Harlwig BernstorS
élrangères en 1773,11 négocia
et conclut avec la Suède et la Russie la ligue des neutres sur la base : le pavillon couvre la marchandise (1780). Ecarté du pouvoir peu de temps après, il y revint en 1784. Il maintint la neutralité du Danemark pendant les guerres do la Révolution, et. par une note remarquable, refusa, en 1793, de rompre les relations commerciales avec la France. BERNSTORFF (Christian-Gùnther, comte de), diplomate danois, fils du précédent, né à Copenhague en 1769. mort à Berlin en 1835. Ministre des affaires étrangères de 1773 à 1810, il fut plénipotentiaire danois au Congrès de Vienne; il passa au service de la Prusse en 1818, et fut ministre dos affaires étrangères de ISIS à 1331.
' (Albert, comte de), diplomate allemand, d'une branche cadette de la famille, né en I8O9, mort ii I-ondres en 1 873. Entré j eune dans la diplomatie prussienne, i I fut milii à toutes les grandes affaires de son temps. Depuis 1854 I I |u .1 sa mort, il a représenté la Prusse, puis 1 Allcma-
I 1 Londres, sauf pendant une courte période (1801- 1 . wii il détint lo portefeuille des affaires étrangères.
BernuS (Jacques),sculpteur sur hois, néon 1050 i >fazau, dans le comtat 'venaissin, nuiri r-n 17-" •:.• ri-ii'li' ' .rr
jeune àToulon, où il se fil a.li 'i- r , r 1 m,
Icsateliorsdesculpturenavalr \ I 1 . 11 ■ ,1
dans cette ville, lo jeune artisi.' n 1 , 1 il
se fixa dérttivement (1068). r.n : 1 i .1 Imh^ n. ,111 n 1 - il exécuta,danslcs|iniirii.al.marquables sriil[niii-i,s sm- 1 pentras, ou ion \iiit .le' lui
ouvrage <
■.les Sou
ssiirli.H. 1! I i;i\allla,desHJ6b,àCar-
1 Ion \nif il., lu /■' I ' /.'i,rnel dans sa gloire,
I a r<-Ii>i- 'le .\ui;r liiinn- de-l'Observanco. Cet 4 .■uiisulfn' cuiiiin.' son 1 liof-d'œuvre. 30R. : l'abbé H. Requin, Jacques Bernus, sa vie, .son œuvre (Avignon, 1885).
BeRNWARD (saint), évêque d'Hildesheim, né vers 953, inui-i en 11122, dos(uMidait il'uno vieille famille de la basse - , ,, Il lui , Il ni" :i,- i , ,, 1 1 „ ri , ,lii l'éducation du joune 1 1 111 ,1 III ,ii|,mrs une grande in-
!'i ,1, I ,1 ' • :,i, , ' , i, .,ii"'i,e."ll reste de iui les
1„,|,|. ,|, i,r,iii/i, ,|,, 1,1 . ,111m, inilr rrin-ésentant des scènes bililninos, la Christus .S«i(/c (colonne du Christ), son chefd'œuvre, puis des flambeaux, la croix d'argent, etc. II institua également une école de copistes, et copia lui-même
10 manuscrit du Liber mathcmaticalis. Bernward fut canonisé en 1194. Sa vie, écrite pnrTnn"mnr n-f l'im des monuments biographiques les plus imi ,i luii n I i nmycn âge.
BÉROALDE ou BéROUld I I Lien protestant, historien, né à .Sailli 1 ]: l'.iris, mort
à Genève entre 1576 et 1581. lu i .i-, il iiiiliissa les doctrines de la Réforme, combattit dans les guerres civiles, et finit par se réfugier à Genève, où il devint ministre et professeur de philosophie. Il a laissé, entre autres ouvrages, un Chronicon sacrœ scripturse (1575), dans lequel il se montre persuadé que l'Ecriture sainte renfermait tous les matériaux de la chronologie.
BÉROALDE DE VervilLE (François), écrivain français, fils du précédent, né à Paris en 1558, mortaprès 1623.11 avaitétudié toutes les seienees de son temi.s.et composa un grandnombred'ouvi:i'-aii|,'iir,i Im "ni' style diffus et obseiir,;: il , :, i,
pirs amoureux {\',^ '■ i , hs. poèmes
elautresœuvrespliii,' ",'' "I"' • ' -"' ' ' ,,, ,1,, Floride (1594); les Aventures d.LUiui„„^yVyj\ ;.U i',„ • il,: d'Orléans (1599); le Voyage des princes fortunez, etc. (IGio). Le seul ouvrage qui ait rendu célèbre son nom, quoiqu'on ne soit pas sûr qu'il soit de lui, car il parut anonyme, est le Moyen de parvenir. C'est un dialogue entre une foule de personnages anciens, modernes ou imaginaires; on y parle de tout au hasard, dans un style souvent licencieux et toujours amusant, qui rappelle quelquefois celui du curé de Meudon.
BerOALDO (Philippe), littérateur italien, surnommé l'Aine ou l'Ancien, né à Bologne on i r. i neri en i-,n-,.
11 contribua à la renaissance des letin's m ■. > -, 1, ,i professa,jusqu'àsamort,lalittérature lin i; -, après avoir donné des leçoLs publique- i r,i , , ■; im
et à Paris. On lui doit de bonnes édu nue m - i m-
teurs anciens, notamment de Lucain, Apulée, l^lme, Mietone, Aulu-Gelle, Properce, et un ouvrage assez original, écrit en latin : Déclamation de l'ivrogne, du débauché et du joueur (1*99), qui a été traduit en français (1559). — Son 'neveu, Beroaldo, dit le Jeune (1472-1518), bibliothécaire au Vatican sous Léon X, a laissé des poésies latines pleines de vivacité et d'élégance, qui furent traduites eu français par Clémen; Marot. Son meilleur recueil est intitulé : Odarujn très libri et Epigrammatwn liber unus (Rome, 1530).
BÉROÉ (dugr.Béroi'a,flpro(',n.myl1i,il i - : '' r -lye
de cténophores, type de la l'a- .,
mille des 6(<roiirf^s, renfermant des animaux marins transpa- î rents, en forme do cloche aplatie, dont certaines espèces habitent nos mers. Citons i le beroe ovatus (Méditerranée) ; le beroe punctatus (Atlantique), etc. ,
BÉROÉ. Mythol. Nourrice [ , ^
de Sémêlé, ( Hêra emprunta i
ses traits pour donner à Se- L
mêlé le fatal conseil qui la i , ,
perdit [V. Sémèlé].) - Une
des Océanides. — Fille d'Aphrodite et d'Adonis. — Femme
d'Enée.
BÉRŒA, ville de l'ancienne Macédoine (Emathio), sur l'Haliacmon. Prise par les Athéniens pendant la guerre du Peloponèse, elle fit partie de la Macédoine I", après la bauille de Pydna. (L'évangile y fut prêché par saint Paul, elle fut prise par les Turcs en 1397; auj. Véria.) — \ille de l'ancienne Syrie, dans l'intérieur des terres, au N -E. de Chalcis. (Agrandie par Sélcucus Nicator , elle était connue, au temps des croisades, sous le nom de Cliahp, d'où, plus tard, Alep.)
BÉRO'IDÉS (rad. béroé} n. m. pi. Famille de cténophores do l'ordre des eurystomes, renfermant les formes à corps aplati latéralement et muni d'appendices frangés à la région des pôles. Genres principaux : béroé, idiopsis, pandore.
— Cn BEROÎDÉ.
BeROLOINGEN (Joseph-Ignace, comte de), général et homme d'Etat allemand, né en 1780 dans le Wurtemberg, mort à Stuttgard en 1868. Après avoir servi de 1797 à 1803 dans l'armée autrichienne, il revint dans le Wurtemberg, alors allié de la France, combattit dès lors dans les rangs de la Grande Armée, jusqu'à le bataille de Leipzig, et mérita la confiance de Napoléon. Il s'éleva au grade do général. En 1814, il quitta la carrière militaire pour la di-
glomatie , fut nommé ambassadeur à Londres , puis a aint-Pétersbourg. En 1823, il reçut le portefeuille des affaires étrangères, qu'il garda vingt-cinq ans. Son administration fut libérale. Il rentra définitivement dans la vie privée on 1843.
BERNOULLIE — BERR
BÉROSE ou BEROSUS (xuss — de Bérosc, n. pr.) n. m. Genre d'insecte» coléoptères, type do la sous-fainillo dos bérosinés, dont il existe oo France quatre ou cinq especoK : berosus spinosus, berosus tignati-