BUCKINGHAM
BUCZACS
odieux et luxueuse che, qui prête i
l HrC-^çm-'-
Buckmgham
Son ambassade en Franco, ;ès ; son attitude à l'égard d'Anne d'Autrii de malignes interprétations, soulevèrent ntement de Louis XHI ot préparèrent une rupture qui faillit éclater en 162G, lorsque le favori voulut intervenir en faveur des protestants français et conduisit lui-même ime flotte anglaise en vue de La Rochelle. L'expédition ayant échoué assez piteusement, l'irritation des Anglais atteignit une telle violence que le parlement présenta, en 1628, la pétition des droits.
Buckingham fit proroger l'assemblée. Il tenta, pour se sauver, un coup de désespoir : la délivrance de La Rochelle, et il se rendit à Portsmouth pour prendre la direction do forces navales imposantes. Il y fut assa d'un coup de co par John Felton, u content, grisé par ture des pamphlets du
— BiBLioGR. : Rawson Gardiner, History of England from the accession 0 f James {\S63); du môme, HisloryofEnglandunderthe duke of Buckinqham and Charles! {Londres, 1874); le Duc de Buckmgham, la cour et la société anglaises sous Jacques l" et Charles /"{« Revue britannique •, 1865, II).
Buckingham (George Villiers, duc de), fils du précédent , né à Londres en 1627, mort en 1688. Ses études à peine terminées à Cambridge, il voyage en France, combat dans les rangs des royalistes à partir de 1648, passe de nouveau sur le continent en 1651 et se distingue aux sièges d'Arras et de Valenciennes. Dès sa restauration, Charles II le comble de dignités et lui rend ses biens confisqués à la mort de Charles l". Membre du fameux ministère de la « Cabal • (1669), 'Buckingham, dont la vie de débauches avait provoqué maint scandale, était l'homme le plus exécré de l'Angleterre. Ses excès et ses désordres vinrent à bout de son immense fortune, et il mourut dans un état voisin de la misère. Il avait pourtant de brillantes qualités, écrivait des poésies spirituelles et mordantes et des comédies dans le genre de Dryden, parmi lesquelles the Rehearsal (Londres, 1671) peut être considérée comme son chefd'œuvre. Il s'occupait aussi d'alchimie. On a donné un choix de ses ouvrages (Londres, 1764).
Buckingham (John Sheffield, marquis de Normanby et duc de), homme d'Etat anglais, né en 1649, mort en 172 1 . A vingt-trois ans, il était à la fois capitaine d'un vaisseau de guerre et colonel d'un régiment d'infanterie. Il fit la campagne de Hollande, servit quelque temps en France sous Turenne, puis revint en Angleterre, oii il obtint le commandement d'un régiment de cavalerie de la garde, puis le gouvernement de HuU. En 1680, il leva 2.000 hommes et alla ravitailler Tanger assiégée par les Maures. Membre du conseil privé de Jacques II et grand chambellan, il se jeta avec ardeur dans le mouvement catholique. Pourtant, il sut garder la faveur de Guillaume d'Orange, qui le conserva dans son conseil privé. Il atteignit l'apogée de sa fortune sous le règne d'Anne. A la chute de Marlborough, Buckingham devint lord chambellan de la maison royale et président du conseil privé : il fit encore partie de la régence à la mort de la reine Anne. L'avènement de Georges I" le jeta dans l'opposition. Homme d'imagination "et fin lettré, il a laissé des poésies, des tragédies, des mémoires. Ses œuvres ont été publiées à Londres en 1723 et 1729.
Buckingham (Richard Temple-Ncgent-Brydge.s- Chandos, duc de), homme politique anglais, né à Londres en 1776, mort à Stowe en 1839. Membre de la Chambre des communes pour le comté de Buckingham, de 1797 à 1813, il fit partie du cabinet Grenville avec la présidence du bureau du commerce (1806). Il passa à la Chambre des lords, à la mort de son père (1813). Très épris d'art et de beaux livres, il avait formé des collections précieuses.
Buckingham (Richard Plantagenet, duc de Buckingham et Chandos), homme politique anglais, né à Londres en 1797, mort en 1861. Il porta le nom de « comte Temple » jusqu'en 1822 et, de 1822 à 1839, celui de « marquis de Chandos ». Membre tory de la Chambre des communes, oCl il représentait le comté de Buckingham, il se fit une spécialité des questions d'économie rurale et acquit, en défendant les intérêts de la propriété foncière, une réelle popularité. On ne l'appelait que « l'ami du fermier ». II passa à la Chambre des lords, à la mort de son père fl839). Lord du sceau privé dans le second cabinet Peel (1841), il démissionna lorsque le ministère se divisa sur la question de la législation des céréales. En 1848, il fit une banqueroute retentissante : ses domaines et ses collections furent vendus. Il se tint alors à l'écart de la vie publique ot tira des archives de sa famille une série de publications : Memoirs of the Court of George III and the regency (Londres, 1862) ; Courts and cabinets of William IV and Victoria (1861).
Buckingham-PALACE (palais de Buckingham), résidence de la reine d'Angleterre, dans le parc de Saint- James. Construit par le duc de Buckingham, lord du sceau privé, sous la reine Anne.
BUCKINGITE n. f. Sulfate hydraté naturel de fer. BUCKLAND {D.'William), géologue anglais, né à Tiverton en 1784, mort en 1856. Professeur de géologie (1813), puis de paléontologie (1816-1821), membre de la Société royale de Londres, conservateur du British Muséum (1847), il répandit par son enseignement et ses travaux le goiit des études géologiques et paléontologiques, et reçut la médaille Copley. C'est à lui que l'Angleterre doit la belle collection
féologique d'Oxford. Ses principaux ouvrages sont ; Vinicix geologics (1820), où il a pour but de concilier la Genèse avec la science ; Reliquix dilmianx (1823); la Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports arec la théologie naturelle (1836-1837). — Son fils, Fhancis-Trevelyan Buckland, né à 'Winchester en 1826, mort en 1880, fut chirurgien, puis inspecteur des pêcheries d'Angleterre, et publia des ouvrages de vulgarisation estimés.
BUCKLANDIE (de Buckland, natur. angl.) n. f. Genre de saxifragacées-altingiées , comprenant doux espèces qui croissent dans l'Inde et à Sumatra, il On a donné aussi ce nom à deux genres de végétaux fossiles.
BUCKLANDITE (de Buckland, géol. angl.) n. f. Silicate de chaux, d'alumine et de fer, cristallisant dans le système du prisme oblique à base rhombe. 'Variété no'ire d'épidote.
— Silicate hydraté naturel de chaux et fer. Variété d'orthite.
BUCKLE (Henry Thomas), historien anglais, né à Lee, près de Londres, en 1821, mort à Damas en 1862. Possesseur d'une grande fortune, il perdit de bonne heure son père, et cette perte lui causa un tel désespoir qu'il se désintéressa des plaisirs de la vie. Studieux, concentré, il étudia et voyagea beaucoup ; puis il écrivit. Son premier essai fut un chef-d'œuvre. Son History of civilisation in England (1857-1861), pleine de vues originales, très purement écrite, eut un succès considérable et suscita d'ardentes polémiques, car elle heurtait les idées reçues. Buckle appliquait à l'histoire la « loi du progrès » et les méthodes scientifiques. Gravement atteint par la mort de sa mère (1859), épuisé de travail, il ne put qu'ébaucher son œuvre, car son histoire devait avoir quinze volumes. On peut encore citer de lui une Histoire de Charles I" (1863), et des Mélanges et œuvres posthumes (1867).
BUCKLEIflE n. f. Genre de santalacées, dont la seule espèce connue est un arbuste de l'Amérique du Nord.
BuCKOW, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Brandebourg]), dans la » Suisse de la Marche » ; 1.740 hab. Culture du houblon, pêcheries.
BUCKSPORT, ville et port des Etats-Unis (Etat du Maine), sur le Penobscot; 2.900 hab. Pêche.
BUCKSTONE (John Baldwin), acteur et auteur dramatique anglais, né à Londres en 1802, mort à Sydenham en 1879. 11 joua avec succès en province, puis à Londres, devint directeur du théâtre de Haymarket, et écrivit un grand nombre de drames, de comédies, de farces, parmi lesquels nous citerons ; Luke le laboureur ; le Navire à la côte ; Victorine; le Débauché et son élève; la Reine de mai ; Benrielte la délaissée ; Isabelle ; le Songe à la mer ; John Jones ; Leçon pour les dames ; etc.
BUCOLE (du gr, boukolos, bouvier) n. m. Nom donné, dans l'antiquité, à plusieurs cantons de l'Egypte, où l'on élevait des bœufs, et aux habitants de ces cantons.
BUCOLIASME {assni — gr. boukoliasmos ; de boukolos, gardien de bœufs, et de asma, chant) n. m. Chant de bergers, dans l'antiquité grecque.
BUCOLIASTE (assf) n. m. Poète bucoliqiie : Bernardin de Saint-Pierre nous semble avoir surpassé les bvcohasies de l'Italie et de la Grèce. (Chateaubr.)
BUCOLIE (lat. Bucolium), ancienne contrée de la basse Egypte, sur la côte de la Méditerranée, voisine de la branche Phatnitique ou Bucolique du Nil et longeant le Butinas Lacus (lac Bourlos). C était une région marécageuse, au milieu de laquelle se dressaient des villages dont le plus important portait le nom de Nichochis. C'est dans ces marais que le roi Amyntas, poursuivi par ses ennemis, trouva un refuge ; là aussi, selon toute probabilité, se réfugièrent les Hyksos, vaincus par les pharaons. Selon Quatremère, cette contrée serait la même que celle qui fut connue plus tard sous le nom de Baschmour.
BUCOLIQUE (gr. boukolikos; de boukolos, pasteur) adj. Pastoral, qui a rapport aux bergers ou à. la poésie pastorale : Poète BDCOUQUE. Chant bdcoi.iqde.
— Prosod. anc. Césure bucolique ou mieux Ponctuation bucolique. Lorsque le quatrième pied d'un vers hexamètre était suivi d'une ponctuation sensible pour l'oreille, sans être suivi d'une éUsion, il était ordinairement un dactyle : cette ponctuation consécutive à un dactyle quatrième s'appelait ponctuation ou césure bucolique.
— Hist. Soldats bucoliques. Soldats recrutés dans les cantons de l'Egypte appelés » bucoles ».
— n. m. Genre pastoral : Le léché, le moelleux, le bucolique, /*" doux ont leur mérite. (Mornand.)
— n. f. Morceau de poésie pastorale : Les bucoliques austrn les son t pleines de souvenirs de l'Ecriture. (Chateaubr.)
— Fam. Ramassis d'objets, et particulièrement, de papiers sans valeur.
uthentiques. L'
(The
te la contamination, c'est-à-dire rs poèmes de Théocrite la matière d'une seule de ses églogues. Mais, surtout, il y introduit mille traits pris çà et là, comme s'il eût eu cous les yeux une sorte de cahier d'expressions soigneusement classées. En outre, il garde exactement les diverses formes d'églogues créées par Théocrite. Mais tout ce qu'il y avait de vraiment populaire chez le poète sicilien a disparu. Les bergers de Virgile s'expriment avec une élégance étudiée, qui ne rappelle en rien la rusticité des pâtres de son modèle. Du reste, la vie pastorale de Sicile n'existait pas dans les riches plaines de l'Italie du Nord. L'inspiration rustique ne pouvait être, chez Virgile, que toute littéraire. Le charme des églogues est dans l'harmonie des vers, dans la largeur du sentiment de la nature, dans les descriptions empreintes d'une grâce souvent mélancolique, enfin dans la peinture des passions. Un autre élément d'intérêt se trouve dans un défaut même de ces petits poèmes : les allusions historiques. Elles ont certainement quelque chose d'artificiel, et on les a parfois durement reprochées à Virgile : perte de son champ , éloge d'Auguste, prédiction de l'âge d'or qui va refleurir par la naissance du mystérieux enfant, qui était sans doute le fils de Pollion (iv égl.), etc. Mais ces allusions furent un vif élément de succès auprès des contemporains. Pour les modernes, elles ajoutent aux églogues un puissant intérêt historique et ont 1 aiantage de nous faire mieux
connaître l'attachanK ditionnel dans lequel les • l'ordre chronologique dai
Bucolique (branche), branche du Nil appelée a
jourd'hui « branche de Damiette n.
BUCOLUS, père de Sphe
BUCORAX {rakss) bœuf, et korax, ou t
reTux"févlfoTtres, famille des bucérotidés, renfermant des calaos à grand bec ayant à sa base une saillie plis-
(Les bucorax habitent les régions chaudes de l'Afrique. Le bucorax abyssiniens ou abbagamba des Abyssins, qui atteint 1 mètre de long, habite toute l'Afrique au S. du 17' degré de latitude N. Vit surtout à terre, ne perche que le soir, marche par paires, se nourrit de reptiles, de petits animaux.)
BUCQUET (J.-B.-Marie). chimiste, né à Paris en 1746, mort en 1780. Il professa la chimie à Paris, fut le maître de Fourcroy, et entra à l'Académie des sciences (1776). Ses travaux les plus estimés sont : Introduction à l'étude des corps naturels tirés du régne végétal (1773) ; Introduction à l'étude des corps naturels tirés du règne minéral (1771).
BUCQUJÉTIE (bu-ké-tl — de Bucquet, n. pr.) n. f. Genre de mélastomacées, comprenant des arbustes glabres, visqueux, de la Colombie et du Pérou.
BUCQUOI ou BUQUOY (Charles-Bonaventure de Lon- GUKVAL, baron de Vaux, comte de), général autrichien, né en 1571, mort en 1621. Issu d'une famille originaire de l'Artois, il servit d'abord en Espagne sous Philippe II, prit part à la guerre des Pays-Bas, s'y conduisit brillamment. Etant entré au service de l'empereur Ferdinand II, il fut chargé de combattre le général Mansfeld, à la tête des Tchèques révoltés, au début de la fameuse guerre de Trente ans. Bucquoi, aidé par Maximilien, duc de Bavière, défit près de Prague l'armée des protestants (1620), et réduisit la Moravie (1621). Envoyé ensuite en Hongrie contre Bethlen Gabor, il périt dans une embuscade.
BUCQUOY, comm. du Pas-de-Calais, arrond. et à 17 kil. d'Arras, vers les sources de l'Ancre ; 2.183 hab. Brasseries, fabrique d'instruments agricoles.
BuCQUOY (Jean-Albert d'Archambaud, comte de), plus connu sous le nom de abbé de Bucquoy, aventurier français, né en Champagne vers 1660, mort à Herrenhausen (Hanovre) en 1740. Il avait été tour à tour soldat, trappiste, directeur d'institution, lorsqu'on 1707 il fut arrêté en fort mauvaise compagnie et envoyé à la Bastille. Il s'évada et se rendit en Allemagne, où il se mit à la solde de Georges I", électeur de Hanovre, plus tard roi d'Angleterre. On a de lui une curieuse relation de ses aventures, sous le titre de Evénement des plus rares ou Histoire du sieur abbé comte du Bucquoy, singulièrement son évasion de la Bastille et du For-l'Eréque (1719). Gérard de Nerval a fait de celte histoire un chapitre de ses Illuminés.
BUCRÂ^ Tête de bœuf c chitecturale.
— E^■CTCL. Tout porte d'abord appliquas
1er l'idée des i, n
immolées en 1 1
la déesse 1 n i i
accompagnés de simples bandelettes, comme dans
la frise dorique tantôt on y joint des guirlandes fleurs. On voit aussi des bucrânes figurer comme ornements de plusieurs tombeaux antiques , on peut citer comme exemple celui de Cecilia Metella que les Italiens modernes ont appelé, pour cette raison, Capo di bove. Le bucrâne est devenu un ornement d'architecture banal depuis la Renaissance. En France, il époques où l'imitation antiqu
vile, par exempi sous Louis XV
le plu
sous la Révolu- /«T^ >^t- ^
tion et l'Empire. ^I^'^^^^ÊBI
BUCRATE (du // P^W^^Wi gr. boiis, bœuf, ^5**/— ^"TTi ' '^
et kras, kralos, n^^t-^'^'- ~ t ■~-.
its^I
tête) n. m. Genre m?* ^^I
d'insectes ortlio- g
ptères sauteurs, Bucrate (réd. de u famille des locus-
noilié).
tidés, renfermant des sauterelles américaine
S, voisines des
dectiques, dont l'espèce type est le bucrat Brésil.
s capitalus du
résine fossile
trouvée dans les alluvions aurifères de Bncuramanga, dans la Nouvelle-Grenade.
BUCYRUS, ville des Etats-Unis) Ohio), sur la rivière Sandusky; 7.000 hab. Sources minérales.
BucZACS, ville de l'Austro-Hongrie (Galicie), sur la '^tr\ pa, affluent du Dniester; ii.iooliab., dont un tiers de juifs et un grand nombre de grecs-unis. Elève de chevaux. En 1672, traité entre les Turcs et les Polonais ; prise do la Mlle par les Turcs en 1675. — Pop. du district de Buc- :acs 113.200 hab.
Biii>Ai DmIi'imo .loan), loxicographo ot poèto roumain,
w'' < ti ] i.iN \ l\ :uii(i OU n70, mort h Lomborg on ISUO. Il iii.inni j 1,1 Miagistraturo ot devint ciilèbro par sa l-;.i.ini.,,l.i. ii.i.ni» héroïco-comiquo on douzo ' ■ uiu'iuo auu.s suii {,'ouro dans la littérature r
BUOA-OERS ou BUD/VÔRS, (Hungrio); 5.300 liab. Viguoblus.
Budapest, villn crAuiri.hc-
ll"lr:l :,-, ,MI \.- |i, I.-, , ■!
Ot l'Ksr,r6uuiosou IS13. l.i ou Ofen, située sur la rivo flouvo, est l'ancienne capitale di Il.)TiKnn et vmo i>la.-o Im.I.'. i:
BUDAÏ — nu DO ET
l'j. Au palais royal insignes de saint Etienne. Monument Hontzy, église do Mathias ; casernes ; bains de 1 empereur, tombeau do Gœl-Baba, etc.
En face do Bude, Pest, la ville basse, commorrante, artistique, s'étend en éventail dans la plaino. Les tioiis (I8;is, isT L 1816') et les épidémies V liiii ir.i., II l'i.s. De belles places '1 avec monument do
1' i ili'vards comme le
\\ ,1 ,, i 1 ., ;,. ir à la grande gare,
dans lo llanube, large de 400 mètres, ornent la cité. Ce n'est qu'au xiii» siècle que la rive gauche commença à se peupler. Assise sur le Danube, en un point d'où rayonnent de grandes voies d'échange vers Fiume, Belgrade ou Vienne, en une région fertile, centre de la Transleithanie, Budapest prit une importance considérable. Les deux villes sont reliées par des bacs & vapeur et des ponts : le pont Marguerite (Margithid), le pont suspendu, le pont tubuTaire du chemin de fer.
Puits artésien de 970 mètres ; musée national, théâtres, le bizarre Uj-Epiilet (1786); observatoire, gymnases, université, bibliothèque ^vol. de la Corvina); sociétés scientifiques et artistiques, etc. ; 10 arrondissements.
Chemin de fer sur Temesvar, Fiume ; express-Orient.
— BlBl.lOGR. ; J. Kôrôsi, Statisti-
coU. Kirchoff).
BUDDAH. Myth. ind. V. Booddha.
BUDDLÉIE(de Buddle, botan.angl.) n. f. Genre de scrofulariacées, rentermant des arbres ou arbrisseaux originaires de l'Amérique tropicale et australe, de l'Inde orientale et du cap de Bonne-Espérance. (Une quinzaine d'espèces, cultivées en Europe, sont très recherchées pourlesjardind'agrément. On cito particulièrement la ourfdléie qlobuleHseo riginaire du Chili. Cette ble au froid ; il faut l'abriter en vonts du N. et la couvrir pendant l'hiver.)
BUDDLÉIÉES (do Buddle. n . pr.) n. f. pi. Tribu de scrofulariacées, ayant pour type le genre buddléie. — Une buddléiêe.
BUDDUSO, village du royaume d'Italie (île de Sardaigne [prov. de Sassari]) ; 2.050 liab.
BUDE ou Ofen (Aquimim), place forte de l'Autriche-Hongrio, anc. capitale do la Hongrie, sur la rivo droite du Danube, à 212 kilom. S.-E. do Vienno.V. Bu-
DAPBST.
BUDÉ (Guillaume), philologue ot crudit, né à Paris en 1467, mort on 1540. Ayant recueilli chez lui un Grec réfugié, il se livra avec passion à l'étude de la langui' il lioiiK'n'o. presque inconnue '■ 1 I . ' I ' III aussi les leçons
ontéti imprimées à B&lo (15.'>7). Vers la fln do «a sans embrasser positivement le protestantisme, il s'é détaché do la religion catholique ot consurait vivement les désordres do la cour romaine ot les dérèglements du clergé. Sa veuvo ot ses (ils, Jean-Louis, Mathieu ot Jean, allèrent, après sa mort, s'établir 4 Genève et se liront calvinistes. — Jkan-Loiis ilfvin- professeur do lari}.-n.'s
versé dans
l.i liiiiu'iK- liil.raïquo. — Quant a Ji-;an, il doviiit un des premiers magistrats de Genève, fut envoyé avec Farel ot Th.
do Bèzo auprès dos princes d'Allemagne, pour traitcrdes affaires des calvinistes de France, et lit imprimer les Leçons de Jehan Daniel (1561).
— BiBLioGH. : Rebitté, Guillaume Budé, réfr. études grecques en France (Paris, 1846) ; Eug.de Budé,
Théâtre de lOp.»! a r> Acad 9. Synagogue 10 Théâtre pipul
pont suspendu
N iveau Parlement 3 Casemeo
\ rh âtre d été 8 Caserne C harles
t 1 12 Eglise paroissiale 13 Hôtel
b t 11 lu 17 Académie militaire 18 Jardin
it Mathiaa 21 Gare de l Ouest 22 Gare du
pont de la Douane d pont du chemin de fer)
Buddléle
ollénistesdi
dation 1 et les I
siècle. Son mérite lui
portantes ; il fut tour à tour se-
ri^quètes, mattro de la librairie,
'lu roi, prévôt des marchands
[■■ Léon X, etc. Il profita de
'is I«r pour déterminer la fon-
Vie de Guillaume Budé, fondateur du Collège de France (Paris, 1884).
BuDÉIA ou BOUDEIA (9111 attelle des boeufs). Myth. er. Surnom d'Athéna, en Attique et en Thessalie. — Fille do Lykos, femme de Clymène et mère d'Erginos. (Elle donna son nom à la ville de Boudéion, en Thessalie.)
BUDEL, bourg des Pays-Bas (Brabant sept.) ; 2.100 hab.
BuDERICH ou BluCHER, ville d'Allemagne (Prusse), sur le Rhin, vis-à-vis de Wesel ; 2.300 hab. Fromagerie. clioucrouto. Prise en 1672 par les Français, qui la détruisir.^nt presque complètement en 1814 et y élevèrent le fort Napol.-on (fort Blucher actuel). Le nouveau Budcriuti fut fondé par la Prusse, en 1817.
BuDESHEIM, ville d'Allemagne (Hosso), près do la Nalio; 2.500 hab. Moulins à tan; vin.
la physiologie à Bonn, puis à Greifswald, où il mourut. Ce savant a découvert que certaines régions du cerveau sont en relation avec les organes génitaux et urinaires, que le nerf grand sympathique prend naissance dans la moelle épinière, et il a trouvé l'origino des canaux capillaires déférents du foie. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Becherches sur te système nerveux {\sil- 1842); Pathologie générale (1843); Manuel de physiologie (1862), suivi d'un Compendium de physiologie (1864), qui a été traduit en français.
BUDGEU. (Eustacho), écrivain anglais, né à Saint- Thomas, près d'Exeter, en 1685, mort en 1736. Protégé par Addison, son parent, il devint contrôleur général des revenus du royaume d'Irlande, mais fut révoqué pour avoir écrit une satire contre le lord lieutenant, duc de Bolton. Ruiné à la suito d'un désastre financier, il se noya dans la Tamise. D fut. avec Addison et Steele, un des plus brillants journalistes du temps, collabora au . Tattler », au ■ Spectator . , au . Gui - " écrivit des poèmes et i
BDDOET (bud-jé — du mot angl. budget, primitivem. emprunté au franc, bougette, petito bourse) n.m. Acte portant approbation préalable de» rccetton et de» dépense» de l'l!.tal, du diiuanemcni, Av lucommuûoiùe budget communal est voté par le conseil municipal et approuvé par le préfet ou par un décret présidentiel. Le uuDutrr de la France. Le bDiXïKT de la guerre, de la marine, etc.
— Par aoal. Kecettes ot dépeases annuelles d'un parti-
— ENCTa,. Jlégles budgétaires. Sou» le terme générique de budget, quand aucune autre désignation no l'accompagne, il faut entendre lo budget général do l'Etat on l'enscmblo des dépcoscs & faire pour les services dont l'Etat est chargé et des ressources qu'il doit se procurer pour y subvenir. Mais, comme la gestion do tous deniers publics
ides bud '
dgel départemental.
l'Etat, lo budget e
MONK, ot DÉI-ARTKHBNT.
Deux règles principales (annualité et unité) président à l'élaboration du budget do l'Etat: 1* Le budget est annuel, en ce sens que les recettes et dépenses no s'appliquent que dans le cours d'une année. Bien que portant sur une année, les recettes et les dépenses ont, en fait, besoin d'un plus long délai pour leur liquidation ; de là, l'exercice financier, qui prolonge l'exécution dos services jusqu'à la date do la clôture do l'exercice, laquelle varie du 31 mars an 31 juillet, suivant qu'il s'agitd'ordonnancement, de payemonts, do recouvrements, do crédits supplémcnuires ou do régularisations. Au compte par exercice on oppose le compte par gestion annuelle, en usage en Angleterre et en Italie, de même que chez les commerçants de tous pays.
2" Le budget n'est pas seulement annuel, ii est un, forme un tout réunissant dans un chiffre unioue toutes les dé-
fe principe de l'untW, ou de l'universalité de budget, consacré également par tous les budgets étrangers, et qui seul permet de saisir l'ordonnance, les grandes lignes de l'œuvre budgétaire et d'obtenir économie et clarté. Il a été, dans le passé, porté atteinte à ce principe par la création de budgets extraordinaires avec leurs récoltes propres et leurs dépenses spéciales, système inauguré en 1837 pour l'exécution des travaux publics, repris en 1862 et 1870 ; ensuite abandonné pour reparaître d'abord sous le nom de Compte de liquidation nécessité par la réparation de nos dé-
traordinairo a définitivement disparu en 1890. Mais au budget général, qualité aussi, mais sans raison, de budget ordinaire, par opposition à l'ancien budget extraordinaire, se rattachent divers budgets dont l'existence parallèle semble violer le principe de l'unité budgétaire ; ce sont, sans parler du budget sur ressources spéciales, créé en 1862 pour recevoir les recettes et dépenses départementales et communales pour ordre et supprimé en 1892, les budgets annexes rattachés pour ordre au budget général, véritables budgets autonomes de services considérés et traités en exploitations industrielles, ayant leurs recettes rapprochées de leurs dépenses de manière à laisser apparaître lo solde particulier de chacune de ces exploitations. C'est là le seul but de l'institution, car l'autonomie ne va pas jusqu à leur permettre de disposer de leurs excédents de recettes ou de subvenir à leurs excédents de dépenses : le bud|,et général de l'Etat reçoit en effet les premiers et au besoin les seconds, sous forme de subvention, afin que le budget de chaque service se balance exactement. Les budgets annexes sont : Fabrication des monnaies et médailles Caisse nationale d'épargne. Imprimerie nationale, Le^^ion d honneur. Invalides de la marine. Ecole centrale des arts et manufactures. Chemin de fer et port de la Réunion Chemins do fer de l'Etat, Chemin de fer du Soudan.
Mécanisme budgétaire. Los quatre phases que traverse le budget sont les suivantes : préparation, vote, exécution et contrôle. C'est le pouvoir exécutif qui prépare, qui seul peut et doit préparer le budget. A cet égard, l'initiative budgétaire lui appartient en propre. S'il est obligé de la partager plus tard avec le Parlement, lorsque le Parlement est saisi il n'en exerce pas moins à cet égard une action personnelle considérable, où se manifeste, à un degré variable suivant les hommes et les époques, l'esprit d'ordre, de réforme et d'économie qui anime le gouvernement. Chaque ministre prépare de son côté le budget de son département et c'est le ministre des finances qui centralise, qui contrôle quelquefois, dans une certaine mesure, l'ensemble des projets ministériels, auxquels il joint le projet de budget de recettes préparé par lui seiil, suivant le système d'évaluation dit • de l'antépénultième année • , qui consiste à inscrire comme produits probables de l'exercice futur les résultats effectifs du dernier exercice connu. C'est la réunion do ces divers projets de dépenses et de l'unique projet de recettes qui constitue (avec son commentaire, l'exposé des motifs), le projet de budget général de l'année qui suit généralement celle où le Parlement est saisi. C'est au rapprochement des dépenses et des recettes que résulte ce qu'on nomme léguilibre du budget, lequel ne fait jamais défaut sur le papier.
"Voilà le budget préparé : il passe alors des mains du gouvernement sur le bureau de la Chambre, obligatoirement saisie la première. Cette priorité dans l'examen et le vote du budget est, dans tous les pays parlementaires, un des privilèges essentiels des assemblées issues du suf-
effet, émanation périodique de la Chambre, se saisit aussitôt des projets du gouvernement, qu'elle étudie en subdivisant le travail entre un certain nombre do rapporteurs particuliers. Un rapport général résume l'ensemble des opérations budgétaires et propose à la Chambre le texte du projet de loi financier qui est sorti de ses délibérations, ainsi que de sa collaboration plus ou moins active avec le gouvernement. La discussion publique intervient peu après, portant à la fois sur l'ensemble du projet : c'est la discussion générale, suivie de la discussion par article du projet de loi ou par chapitre des tabieatix de dépenses. A la discussion générale se rattache souvent l'étude de réformes fiscales d'une importance telle qu'elles revêtent le caractère de réformes politiques, qui sont dites, dans ce cas, incorporées au budget. Quand on élimine ces réformes pour en faire lobjet de lois spéciales, on vote leur disjonction.
Nous avons déjà indiqué que le vote des dépenses par chapitre entraîne la spécialité par ehapUre. c est-i-aire l'obneation de rester, qiant au chiffre et à l^ nature do la dépense, dans les limites du chapiuc. De là, pour les
BUDGETAIRE — BUETTNERE
s, la liberté de se mo chapitre, lequel se subdivise
Au cours do la discussion interviennent les amonïemcuos, déposés par les membres de la Chambre, tant pour l'aufçmontation ou la diminution d'un crédit que pour la modification des ressources fiscales. C'est là que l'initiative parlementaire individuelle se manifeste librement en France, contrairement à la méthode anglaise, qui réserve au seul gouvernement le droit de proposer la dépense. Une fois voté à la Chambre, le budget passe au Sénat, où la même procédure est suivie. L'examen et le vote du Sénat peuvent entraîner et entraînent fréquemment des désaccords avec la Chambre. La question de savoir quelle est la limite des pouvoirs budgétaires du Sénat est une de celles qui sont agitées tous les ans et d'ailleurs tous les ans résolues parues concessions réciproques, sorte de modus Vivendi pratiqué avec succès depuis la mise en vigueur de la Constitution do 1875. Généralement, après deux ou trois va-et-vient entre le Palais-Bourbon et le Luxembourg, l'accord se fait, et le budget, ainsi souverainement voté par les Chambres, devient, par sa promulgation au « Journal officiel » , la loi de finances de l'année à laquelle elle se réfère.
Mais, pas plus que les autres affaires humaines, le budget, une fois arrêté dans ses prévisions et sanctionné comme loi de l'Etat, ne saurait être à l'abri de l'imprévu. De là la nécessité reconnue, de tous temps et en tous pays, malgré toutes les restrictions dont elle est entourée, d'accorder, postérieurement à la loi annuelle de finances, des allocations DowveWes on crédits additionnels. Les crédits additionnels sont dits crédits extraordinaires, quand ils s'appliquent à des services ou à des portions de services non prévus par le législateur ; crédits supplémentaires, quand ils tendent simplement à augmenter les allocations de services déjà inscrits au budget; et enfin crédits complémentaires, alors qu'ils sont ouverts, après la clôture de l'exercice, pour régulariser des excédents purs et simples de dépenses. Le surplus de charges résultant des crédits additionnels vient rompre l'équilibre du budget dans des proportions souvent inquiétantes. Heureusement, on a, pour faire la contre-partie, la ressource , d'ailleurs insufdsante, des annulations de crédit, qui ont pour but d'effacer du budget des allocations non employées, soit pour les reporter à l'exercice suivant (c'eî^t alors une annulation d'ordre), soit pour les faire totalement disparaître à titre d'économie effective, et l'on a affaire alors à une annulation définitive.
Une autre éventualité peut se produire en matière de vote annuel du budget : c est celle où l'année financière va s'ouvrir avant que les Chambres aient terminé le vote des recettes et des dépenses afférentes à l'année qui commence. On a recours en toute hâte au vote de douzièmes provisoires, c'est-à-dire d'acomptes mensuels en cours d'exercice, tant pour les recettes que pour les dépenses, suivant une répartition purement provisoire. En France, ce procédé a toujours été considéré comme un expédient de la dernière heure, tandis qu'il constitue, en Belgique, un mode normal de rapprocher la préparation du budget de sa mise à exécution.
"Votée et promulgée, la loi de finances revient des mains du Parlement dans celles de l'administration qui va assurer son exécution. Cette opération comprend d'une part la perception des recettes autorisées par la loi (y. impôts) au moyen du personnel des régies financières de l'Etat et la centralisation du produit de ces recettes dans les caisses du Trésor, représenté par les trésorierspayeurs généraux, receveurs particuliers des finances, percepteurs, et, d'autre part, le payement au moyen des fonds du trésor, jouant le rôle de oa'nquierdu budget, des dépenses prévues par la loi et dans la mesure des crédits qui y sont ouverts.
Ces diverses opérations terminées, le budget se trouve exécuté dans certains délais à l'expiration desquels l'exercice est clos, tandis qu'au bout de cinq années pendant lesquelles les créanciers retardataires peuvent être désintéressés, l'exercice est périmé. Puis le contrôle du budget intervient, sous ses formes administrative, judiciaire et législative. A cet effet, les comptables présentent leurs comptes, qui sont au budget ce que les résultats réalisés sont aux prévisions établies à l'avance. D'abord examiné par une commission de vérification, l'ensemble de ces comptes est soumis au contrôle de la Cour des comptes {v. co mot), qui se prononce par voie de déclarations générales sur les comptes de gestion annuelle et sur la situation définitive de l'exercice expiré ; puis, par voie de rapport public, au chef de l'Etat. Une fois saisi et éclairé, le Parlement statue sur le règlement définitif de l'exercice. C'est la loi des comptes. Le budget se trouve ainsi parvenu au terme do son existence.
— BiBLioGR. : R.Stourm, le Budget (Paris, 1S96); Léon Say , les Finances (Paris, 1895) -, Paul Leroy-Beaulieu, Traité de la science des fijiances {Paris, 1883).
BUDGÉTAIRE {bud-Jé) adj. Qui a rapport au budget : Dépenses budgétaires. Question budgétaire.
BUDGETAIREMENT adv. Au point de vue du budget.
BUDGÉTER (bud-jé-té) V. a. Porter, inscrire au budget : BuDGÉTER des dépenses.
BUDGÉnvORE {bud-jé — de budget, et du lat. vorare, dévorer) n. et adj. Mot plaisant pour désigner un individu qui vit aux dépens du budget de l'Etat : Un bddgétivorb insatiable. La gent budgétivore augmente chaque jour.
BliDINGEN, ville d'AUemagne (Hesse-Darmstadt) ; 2.S00 hab. Mine do lignite, carrière de grès rouge. Ver-
I hab.
BUDISO-W, ville d' Austro-Hongrie (Moravie) ; 4.000 hab. Fabrication de toiles et lainages; chanvres.
BUDNÉE ou BuDNY (Simon), théologien protestant polonais, né en Mazovie au xvi" siècle. Disciple de Servet, il devint le chef d'une secte de protestants unitaires qui admettait la doctrine de Socin poussée à ses dernières conséquences et niait la divinité de Jésus-Christ. Budnée conquit à ses idées un grand nombre d'adhérents, surtout en Lithuanie et en Prusse ; mais, ayant été excommunié par le synode de Luclan (1582), il consentit à une abjuration et se réunit aux pinczoviens. On a de lui quelques écrits en faveur de sa doctrine.
BUDOS, comm. de la Gironde, arrond. et à 36 kilom. de Bordeaux, près du Ciron ; 803 hab. 'Vignobles. Eglise ro-
aux chapiteaux admirablement sculptés ; château ; sources importantes servant 1 de Bordeaux.
BUDWEIS, ville d' Austro-Hongrie (Bohême), ch.-l. du district du même nom, sur la Moldau ; 28.600 hab. Evêché, séminaire, lycée épiscopal ; arsenal. Fabrique de porcelaines, de poteries, de sucre, de papier, de passementerie, de machines. Commerce actif de grains et de chevaux.
BUDWTTZ, ville d'Austro-Hongrie (Moravie) ; 3.300 hab. Brasserie, distillerie ; marchés de céréales et de bétail. Ch.-l. d'une seigneurie du même nom.
BUD'XTE (du gr. boudutês) n. m. Nom scientifique des ux du genre bergeronnette. Les budyt'
• dégage i
genre motacilla, renfermant les bergeronnettes oont 1 espèce type est le budyte fauve {puaytes flava). \ . motacilla.
BuDZANO-W, ville d'Austro-Hongrie (Galicio), sur le Sereth ; 5.360 hab. Carrières de porphyre et do pierre meulière. Fabriques de tissus et de bougies; céréales.
BODZYN, ville d'Allemagne (Prusse) ; 2.000 hab. —Village d'Austro-Hongrie (G^icie), sur le Dniester. Bataille livrée aux Turcs en U43.
BUE n. f. Linguist. V. buée.
BUECH (Lk) [lat. Buchium], affl torrent de la Drôme, des Hautes-Alpes confluant avec la Durance à Sisteron, après un parcours de 90 kilom.
BUECKIE ou BUÉKIE n. m. Genre do cypéracées, renfermant des herbes a chaumes arrondis, originaires du Cap
BUÉE ou BUE (subst. verbal de buer) n. f. Lessive. (Vieux.) Cependant, dans certaines provinces, notamment dans le Berry et dans la Bourgogne, on dit encore faire la buée (ou la bue).
— Par oxt. Vapeur : Vitres couvei tes de BUÉE.
— Techn. Vapeur qui pain pendant la cuisson.
BOEIL (Jean V de), c cerrk, né vers 1405, moi surnommé le Fléau des Anglais Comme son père, Jean IV de Bueil maître des arbalétriers de Franc à Azincourt, Jean V servit la maison d'Anjou, puis fut l'un des principaux capitaines du roi. Sous le règne de Charles VII, il prit une part importante à toutes les guerres, en particulier à la seconde conquête de la Guyenne, qu il contribua à diriger en qualité d'amiral Sous Louis XI, il se vengea d'une dis grâce momentanée en se rangeant par mi les prétendus défenseurs du Bien public ; puis il rentra en faveur, car ses talents militaires le rendaient précieuv Il a écrit une sorte de roman militaire très curieux, le Jouvencel, dont le est historique, comme le prouve le Cotnmentaire de Guillaume Tringant, écuyer de Jean de Bueil.
BUENAVENTURA ou BaHIA DEL Caoco, ville et port de la république de Colombie(Etat de Cauca), sur l'océan Pa cilique; 5.000 hab. C'est le port colombien le plus actif de cette partie du littoral
BuenaventurA, ville maritime des Etats-Unis (Californie), sur le Pacifique près de l'embouchure du fleuve cotier Santa-Clara , vis-à-vis de l'île de Santa Cruz; 2.000 hab. Vignobles et vergers
BUENA-VISTA, bourg du royaume d'Espagne (prov. des îles Canaries [lie de Ténériffej) ; 2.100 hab. Pêche et récolte de fruits et ma'is. — Nom d'une métairie du Mexique (dep de Coha huila), à 7 kilom. de Saltillo. Victoire remportée par le général Taylor sur Santa-Anna, en 1847
BUEN-AYRE ou BONAIRE, ou BON-AIR île d Améri que (Antilles holland.), dans la mer et 1 archipel des Antilles (îles sous le Vent), non loin de la côte de Venezuela; 3.800 hab. Bois de construction; bétail. Le bourg du même nom est chef-lieu de l'île et résidence d'un commandant hollandais, dépendant du directeur de Curaçao.
BUÈNE n. f. Genre do rubiacées-cinchonées, désignant, selon H. Bâillon, la plupart des plantes décrites sous les noms génériques do cascarilla et ladenbergia.
BUÉNINE n. f. Se dit d'une résine extraite de l'écorce d'une espèce de buène.
BUENO DA Sylva (Bartholomeu), explorateur brésilien du XVII' siècle, que la hardiesse de ses expéditions
es maisons, général qu'un rez-de-chaussée
mais, depuis cette époque, elle a grand vile, grâce surtout à l'immigration europé Ayres est une belle ville, dont les rues, tiré sont pavées et bordées de larges trottoirs bien construites, n'ont en général qu'un rez-uesurmonté d'une terrasse. Reliée par de nombreuses voies ferrées à l'intérieur du pays, elle est l'entrepôt naturel du commerce de toutes les provinces de la Confédération argentine. Elle manque, malheureusement, d'un bon port, et les grands navires doivent s'arrêter à Ensenada, qui, située à 45 kilom. de la capitale, est unie à elle par un chemin de fer. Buenos-Ayres est non seulement le centre commercial, mais aussi le centre intellectuel de la république : là se trouvent les grandes écoles, là sont édités les livres et paraissent les journaux les plus importants. Buenos-Ayres exporte des céréales, des laines, cuirs, viandes conservées, crins, cornes et suifs.
BuENOS-AYRES OU BuENOS-AlRES (province de), la plus importante province de la républitjue Argentine. Bornée au N. par l'estuaire de la Plata, à 1 E. par l'océan Atlantique, elle couvre une superficie de 198.000 kil. carr. et a une population de près de 700.000 hab., qui s'accroît avec rapidité, grâce aune immigration incessante, favorisée par la fertilité du sol et la douceur du climat, grâce aussi à l'excédent du chiffre des naissances sur celui des décès. Jusqu'en 1882, elle eut pour capitale la viUo de Buenos-Ayres ; ma.\s, à cette époque, Buenos-Ayres devint domaine fédéral et capitale de la république, et le cheflieu do la province fut fixé à La Plata, ville nouvelle qui so développe très vite (50.000 h.). La culture des céréales (blé.
7 Place de la Liberté 8 Place Lorea II Rue de Rivadivia 12 Rue^ des Art français 1j Ls
Victoire 19 PI
u Pli^u du 6 Jain G Place Saint Mari n Pince Belgrano 10 Place du 29 Novembre rue du BonOrdie 13 Hospice H Hôpital 17. Rue Indepeudencia ; 18. Place de la
1 1680 ; on fils.
il en reconnut la richesse ,
qui l'avait accompagné, bien qu'il n'eût alors i ans, parvint, après deux voyages infructueux, à retrouver les gisements reconnus par son père. Sous ses auspices commencèrent le lavage des sables aurifères et l'exploitation des mines ; mais les Indiens, trop maltraités, se révoltèrent, et les Portugais durent abandonner ce pays.
BUENOS-AYRES {bué-nn-:ér') a. t Rognures de peaux provenant de l'Amérique du Sud, et qu'on emploie pour la fabrication de la colle forte.
BuENOS-AYRES ou BuENOS-AIRES, grande ville de l'Amérique du Sud, capitale de la république Argentine; 560.000 hab. Fondée en 1535 par l'Espagnol Mendoza, qui l'avait appelée Puerto de Santa-Maria de Buenos-Ayres, dans une admirable situation sur la rive droite du rio de la Plata, large en cet endroit de 46 kilomètres, elle fut érigée en évôché en 1620 et devint capitale d'une vice-royauté espagnole en 1776. Détachée de la métropole en 1810, elle fut déchirée par des luttes intestines jusqu'au milieu de ce siècle, et son développement ne date guère que de 1S60;
le pays, depuis quelques années, nt, mais c'est l'élevage (races ovino 3 encore (pampas).
mais) a pris dans grand déveioppenu bovine) qui y domir
BUENOS-AYRIEN, ENNE {bué-no-zè-ri-in, en'), personne née dans la ville ou la province de Buenos-Ayres, ou qui les habite. — Les Buenos-Ayriens.
— Adjectiv. Qui appartient à cette ville, à cette province ou à leurs habitants : Prospérité buenos-ayhienne.
BUEN-RETIRO {bou-en'-ré — mot composé espagnol, qui signifie bonne retraite) n. m. Appartement privé, réservé. Il Par ext.. Petite viUa ou maison de campagne. n Fam. Lieux d'aisances.
BuEN-RETIRO, résidence royale bâtie par Philippe IV, aux portes de Madrid. C'est un édifice carré, flanqué, à chacun de ses angles, d'une tourelle, et entouré de jardins.
BUER (du gcrman. button; allem. bauchcn, même sens) V. a. Lessiver: Buer rfu linge. (Vieux.)
— V. n. Dégager une buée, une vapeur humide, en parlant du pain qui cuit.
BUET (le), montagne du massif du Mont-Blanc, haute de 3.109 m., et renommée ajuste titre pour la beauté do son panorama. On y monte facilement par le versann méridional (vallée de Bérard). L'ascension par le côté de Sixt est plus pénible. Le sommet, connu aussi sous le nom de Martine, forme une calotte de neige ovale qui surplombe des escarpements de rochers et des murs de glace.
BuET (Charles), journaliste et littérateur français, né à Chambéry en 1846, mort à Paris en 1897. Ardent catholique, écrivain de talent, il a écrit un nombre considérable d'ouvrages, romans, brochures politiques, drames. L'un de ces derniers, le Prêtre, est très remarquable.
BUETTNERE {buèf-nèr') n. f. Genre de malvacées, renfermant des plantes frutescentes ou suffrutescentes, dont quelques espèces grimpent et portent des aiguillons. Les cinquante espèces connues sont originaires des régions tropicales.
BurADOR n. m. Nom donnô aux oriflcos do cavornos qui visirni. ilaiis lus lavos aux environs d'Olot (Cacaloc;no). Los m I ,i. I,.i-i , ■•111 (^ours do létti, chassent dos courants d air Iroid.
ouvi-iu-os ■ '■•'
, 1819); SuWiiii"' ' ' '
(183ie);otc. Danscotto lutte, oti 11 i::! I i i mi-iit des médecins pour adversaires, ni:ii . .m . i ;. . | * ilosoplies religioux qui l'accusaiont do inatj-nalismn. tl limt par triompher, ot par faire substituer au vtialisnio la nn^docmo dite n positivo n, dont il s'était ou quelque sorte constitué l'apfttro.
Biirr Tlnrl ■t.-\ n.'r en i7(i, mnrto en 1828, était
.,1,.: , . il .1 ;.• l.dTTE (Charlotte),
rVvec Liebi^, il avait tuudé, eu 18'l7,les 3onipto's rendus annuels sur les progrès do la chimie ■ . BOFFALMACCO (Buonamico di Cristofano, dit), peintr»* "Mhf't. tc' r> Kinrenco, travailla pondant la promièro ij,.i; >ii M. H rlo. Il commença par peindre dans le SI ■ ; 1' la suite, il se rapprocha de la manière
,1.1. - ll'urs ouvrages, exécutés pour l'abbayo
.1 |."ui l.^h,.' lo Tous-les-Saints, à Florence, no nous sont lias parvenus : il nous reste de lui que quelques pages, ù Arozzo et à Pise. Les fresques, assez bien conservées, qu'il a peintes au Campo-Santo do cette dernière ville, peuvent donner une idée de son talent ; elles représentent, entre autres sujets : la Création du monde, Adam et Eve, la Mort d'Abel, la Construction de l'Arche, le Crucifiement, la Itt'surrection, l'Ascension. Il est signalé dans les Nouvelles do Boccace et de Franco Sacchetti comme un des hommes les pins excentriques et les plus facétieux do son temps. BurrALO n. m. Nom vulgaire du bison, dans l'Améri-
qU,. lll, Nord.
BuFFALO, ville des Etats-Unis (Etat de New- York), sur II' lar Krié, 4 la sortie du Niagara; 255.604 hab.,dont
Ihsm tp 'l'AM ands. Machines, fonderies, minoteries,
. hri h I . l.' ' ■iiii-nctions navales. Commerce de grains, laiii. I ir, sel, soie. Ville nouvelle, aux larges
ni , i il isoi, elle s'appellait Nouvelle-Ams-
tci 1 nu -Il II. hollandaise); devenue Buffalo en 1808, elle tut, iin-t'inliL'o par k's Anglais en 1813. Le canal Erié la relie à Albauy. Ou lappollo souvent Queen city ofthe la/ces (la reine dos lacs). La force motrice de la chute du Niagara y est mise à profit depuis 1895. Cathédrale Saint-Joseph, écoles diverses. Ch.-l. du comté d'Erié. — Le nom de Buffalo est porto encore par plusieurs comtés des Etats-Unis.
BUFFALORA, village d'Italie (Lombardie), entre Novi ■ du T< ■ ■ - • ■■
Milan, près lépis
ressin, et à 2 kilom. do Magenti Buffalora, sur le Te; ' - ■ ■ ■ i bataille de Magenti
manger, composée ordii
Vai,:,.,l,.vlar;4.„lvr,c.lo
table :Ht:i.-Fiir<;tte;-Mf'i.
— Uuffet de cuisiîie. Pe-
tite armoire plus grossiè-
re que la précédente, où l'on serre des provisions.
des ustensiles do cuisi-
— Sorte do panier à
vivres et à ustensiles do
table , que Ion emporte
en voyage
- fins de buff-el. Vins
do ciualité supérieure :
IJoire du vin Se boffet.
(Vieux.) — Table, dressoir sur
lequel on dispose des
-^rriA-
mots, des pâiisserios, des
rnfr:ii-!nsvo,n, .,.•,, etc..
liutret
moiioriic
(style Kt
IN ,•,.'. •,., etc.
l' i 1 • K ..iirant
nstallé, à l'usage des voyageurs
do fer.
1' . . •• :• 1 ■! r.riT ,!
is laquelle les
gens de
servioe
lers et valets
chargés
du scr-
ont au buffet
: Le BUFFET (ont
i.Liii, //,,„>,,■ ,i,r„„t le buffet, N'avoir rien à ■ Art railit. Chacune des parties d'un casque qui couvre
— .lard. Pyramide d'eau établie contre un mur et foru^e d.» va-sques superposées.
— .Mus. Boiserie dans laquelle est enfermé un orgue. lluffet d'orgues. Nom que l'on doime quelquefois aux
otites orgues de salon, il Pop. Rémouleur de buffet, Joueur