TÈTE DE BUFFLE
— Peau de buffle employée comme vêtement ou pour un usage quelconque : Ceinture de buffle. Remettre des BUFFLES aux marteaux d'un piano. (G. Sand.) il Corne do buffle employée dans les arts : Un peigne en buffle.
— Teclm. 'Peau collée sur un morceau do bois, dont on se sert pour polir à l'émeri ou blanchir au blanc d'Espagne.
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BUFADOR — BUFFON
— Prov. : n se lalwe mener par I« oei comme un buffle. Il so laisse conduire aisément par les autres, par allusion à l'usage où l'on est do conduire les buffles au moyen d'un anneau do fer passé dans leurs naseaux.
— Encïcl. Los buffles sont propres aux régions chandes do l'ancien monde et y sont roprésoulés par quelques
modifiés, hekérabau de Malaisio,
de l'Indo-Chino, ""
des Philippines, parait on être une race & grandes comos ot de plus forte taille, chez laquelle los poils disparaissent I d'Afrique sont : le 6u-
plétemont. Los buffles i
BufQe kéraban.
bon
presque compU
balus caff'er de l'Afrique méridionale et orientale, lo buba. lus brachyceros do la région sénégambionno et du Congo, lo bubalus xquinoctialin do l'Abyssinio et de la région dca lacs. Ces diverses espèces africaines sont rebelles à la domestication. Puissants et farouche s, los buffles sauvages habitent los forêts humides ot marécageuses, et passent leur vie au bord dos eaux, toujours enfouis dans la vaso ou submergés à demi. L'espèce domestiquée est employée surtout aux travaux des rizières et
aux lourds charrois ; le lait de la bufflonne se laisse baratter facilement. Les cornes et los pcaox sont estimées dans le commerce ; les peaux, solides, assez souples, et d'un tissu serré, étaient jadis estimées entre toutes pour les harnois de guerre. On appelait collets de buffle les pourpoints à armer faits avec ce cuir et qu'on porta de tout temps, jusqu'au xviii" siècle. Les formes les plus voisines des buffles actuellement vivants sont les hemibos fossiles et les probubalus habitant la Malaisie.
8UFFLETER1E [bu-flèf-rl) n. f. Pièces en buffle, chamois ou autre cuir chamoisé, employées dans un grand nombre d'armes différentes, autrefois dans l'équipement militaire.
BUFFLETIER (ti-é) n. m. Ouvrier qui confectionne des buffletcries.
BUFFLETIN n. m. Justaucorps do peau de buffle. * ^-
BUFFXON n. m. Jeune buffle.
BUFFLONNE n. f. FemeUe du buffle. (Peu usité.)
BUFFO [bou-fo — mot ital.) n. m. -
Chanteur qui joue les rôles plai- - "-ipéra-comique.
;omm. de la Côte-d'Or, arrond. et à 22 kilom. de Semur. .^
sur l'Armançon, près du canal de - " -^
Carrières do ii„i.:cuii
de taille ; ciment. Ce village formait autrefois une seigneurie, qui appartint au naturaliste Buffon, et fut érigée pour lui en comté en 1774.
BCFFON (Benjamin-François Lecleec de), magistrat français, né à Montbard en 1683, mort en 1775. Il fut pourvu en 1720 dune charge do conseiller au parlement do Bourgogne, fonction qu'il exerça jusqu'en 1742. Il avait épousé, en 1706, Anne-Cbristine Mazlin,d une famille noble de .Moutier-Saint-Jean. De ce premier mariage. Benjamin Lcclerc eut cinq enfants, dont Georges-Louis Leclerc de Buffon, le célèbre naturaliste.
Après un an de veuvage, le conseiller Leclerc contracta avec Antoinette Nadault, sa parente, âgée do vingt-deux ans, un second mariage, ce qui amena une brouille de plusieurs années entre lui et Georges Buffon. Lorsque son père quitta le parlement, il lui offrit à Montbard une hospitalité large et digne. Il ne garda pas non plus longtemps rancune à sa belle-mère, et l'entoura d'affection et de respect. Le conseiller Leclerc vécut assez pour jouir do la gloire de son fils.
Benjamin-François Leclerc a eu do son second mariage avec Antoinette Nadault:
Pierre-Alexandre et Catherine-Antoinette Lcclerc de Buffon, qui devint M"" Nadault.
Buffon (George.s-Louis Leclerc, comte de), né à Montbard en 1707 , mort & Paris on 1788. Son premier ouvrage fut une traduction :
la Statique des végétaux, de l'Anglais Haies (1735), dans la préface d© laquelle il déclarait que « les recueils d'observations sont les seuls livres qui puissent augmenter nos connaissances >. Plusieurs mémoires sur des questions de physique et d'astronomie le firent entrer, dès 1739, à 1 Académie des sciences. Nommé, la même année, intendant du Jardin du roi, il conçut alors le projet de cette Histoire naturelle, à laquelle tout le reste de sa vie fut consacré. Les trois premiers volumes parurent an 1749 ; le trente-sixième, an an après sa mort.
On lui reproche ses classifications factices et ses généralisations Mtives. A vrai dire, il adopte d'abord un ordre tout arbitraire, que déterminent les rapports des animaux avec l'homme, considéré comme roi de la nature; mais lo
BulTon (Georges-Louis).