CAILLOUTAGE
Cézanne, Edouard Manet, Claude Monet, Pissarro, Renoir, Sisley et Degas, figurent dans cette collection. L'acceptation de ce legs donna lieu à des débats assez vifs, dans lesquels il était dit que la plupart des œuvres de la collection Caillebotte, si elles ne « déshonorent . pas nos musées, n'honoraient pas grandement, en tout cas, les écoles qu'elles représentent.
CAIIXEBOTTER (H mil., et bo-té — de cailler, et botter pour bouler) v. a. Mettre en caillots, réduire en caillots : Le vinaigre caillebotte le lait. (Acad.)
— v. n. Se prendre en caillots : // faut éviter que le sang ne C4ILLEB0TTE et congèle dans le corps. (A. Paré.)
— Dans certains départements de fOuest, on dit que les arbres fruitiers caillebottent, lorsque les chenilles mangent leurs feuilles, et que les fleurs manquent de vigueur.
Caillebotte, ée part. pass. du v. Cailiebotter.
— Précipité caillebotte. Chim. Nom que l'on donne quelquefois à des précipités blancs qui ont la consistance du lait caillé.
Se c&illebotter, v. pr. Se former en caillots, se coaguler. Il Avec suppression du pronom réfléchi : Faire call- LEBOTTER rfu lait. (Le mot a vieilli.)
CAILLEBOTTIS n. m. Mar. V. cAiLLEBOTis.
CAILLE-LAIT ((( mil., et lé) n. m. Bot. Nom vulgaire des espèces du genre galiuni ou gaillet (v. ces mots), de la famille des rubiacéés, dont une espèce, la caille-lait jaune, est employée à colorer en jaune le beurre et certains fromages, mais n'a nullement la propriété qu'on lui avait attribuée de faire cailler le lait.
CAILLEMENT [H mil.) n. m. Action de cailler; transformation du lait ou de tout autre liquide qui se caille : Les femmes noiirt-llement accouchées sont sujettes au caille- MENT du but dans les seins.
CAILLER {ka-llé [H mil.] — du lat. coaqulare, qui devint d'abord coaglare, puis quaglare) v. a. Faire prendre en caillot, coaguler, figer : La présure caille le lait.
Se cailler, v. pr. Se former en caillots, se coaguler : Le sang se caille sitôt qu'il est hors des veines et sans chaleur. — S'emploie aussi avec ellipse du pronom se :
ntrefait le <
. des cai:
CAILLÈRE {ka-llèr' [Il mil.]) n. f. Récipient en bois, de forme cylindrique, dans lequel on verse du lait écrémé après y avoir plongé la présure qui doit le faire cailler, c est-à-dire prendre en masse compacte. (Ce terme est surtout spécial aux départements du centre de la France.)
GaillET (Guillaume) , paysan français, né à Mello
(Oi!
jiècle, exécuté à Cler- ; (Oise) en 1359. Ce fut le chef du grand soulèvement des paysans de l'année 1358, connu sous le nom de jacquerie. Il est appelé par les chroniqueurs : Calle, Carie, Karle, Chartes. C'était un homme d'une haute stature, remarquable par sa beauté et son intelligence ; il était instruit, beau parleur ; il possédait même des connaissances militaires. Il essaya de discipliner les hordes sauvages qu'il eut à commander. Les excès effroyables qui signalèrent la jacquerie furent commis en dépit de ses conseils et de ses exhortations. Le roi de Navarre, Charles le Mauvais, marcha contre les Jacques, que commandait Guillaume Caillet. Il avait compté poursuivre des troupes de paysans, incapables d'opposer une résistance sérieuse ; il se trouva en présence de communiers décidés, fermes et bien commandés, n recourut à la trahison. Il invita à une conférence le capitaine des Jacques ; Caillet "* s le fit saisir,
in-Beauvaisis,
charger de fers, et exécuter à Clermontaprès l'avoir, dit-on, en dérision de son titre de roi des Jacques, fait couronner d'un trépied de fer rouge. Privés de leur chef, les Jacques furent vaincus. — BiBLiOGR. : S. Luce, Histoire de la jacquerie (Paris,
CAILLETAGE (;i mil., et taj') n. m. Bavardage, propos de caillettes : Le ton de ces lettres est petit, assez commun; c'est proprement du cailletage. (Ste-Beuve.)
CAILLETEAU (/( mil., et to) n. m. Ce mot désigne les jeunes cailles de l'année, nées dans la
chasse les (
lilles
CAILLETER (Il mil. — Double le I devant une svllabe muette : Je caillette. Tu cailletteras. Il caillelterait) v. n. Faire la caillette, bavarder comme une caillette.
Cailletet (Louis -Paul), physicien et industriel français, né à Châtillon-sur-Seine en 1832. Il suivit les cours de l'Ecole des mines de Paris, puis s'occupa de métallurgie dans les forges de la Côte-d'Or. Grâce aux facilités que lui procuraient, pour ses expériences, les hauts fourneaux et les machines puissantes qu'il avait à sa disposition, Cailletet étudia un grand nombre de questions relatives aux propriétés physiques et chimiques du fer, à la dissociation des gaz dans les foyers métallurgiques, au passage de l'hydrogène à travers les lames de fer. On lui doit des recherches sur la loi de Mariette à hautes pressions, et sur la compressibilité des gaz. Enfin, eu 1877 et 1878, Cailletet, après avoir fait connaître à l'Académie des sciences une suite de recherches sur la condensation de l'cthylène et de l'acétylène, put réaliser la liquéfaction de l'oxj^gène, de l'azote, de l'air et de tous les gaz regardés jusqu'alors comme permanents. V. liqdé-
Cailletet a été élu, eu 1884, membre de l'Académie des
CAILLETTE (ka-lléf [Il mil.]) n. f. Ornith. Nom vulgaire du pétrel.
— Econ. dom. Masse de lait caillé qui sert à faire des fromages, ii On dit aussi caillon.
CAILLETTE (ka-lléf [H mil.] — rad. cailler, parce qu'on y trouve la présure, liquide propre à cailler le lait) n. f. Quatrième estomac des animaux ruminants.
— Encycl. La caillette est intermédiaire, pour le volume, entre la panse et le feuillet, et se trouve à droite de cette dernière poche. Ses parois sont très épaisses et ridées ;
avec l'intestin par l'orifice pylorique.
toriqu ; la fai
se développe chez les ruminants, le seul qui existe tant que le jeune animal tette ; alors, il n'y a pas de rumination. Sa surface interne, irrégulièrement plissée, est coniinuellement humectée par un liquide, qui est le suc gastrique. Chez les jeunes sujets, on trouve dans cet estomac la présure, qui sert à faire cailler le lait ; de là le nom de caillette.
CAILLETTE (ka-lèlf [Il mil.] — de Caillette, n. pr.) n. f. Femme bavarde, qui cause sans cesse, à tort et à travers : Propos de caillettes. On a dit de M"' de Séviqné qu'elle r '■ „ , . ,,,.
homme bavard ou lé£ femme légère, femme galante.
— Adjectiv. : Un homme caillette.
— Caillette-maman, Nom que l'on donnait autrefois à un petit garçon habitué à se tenir comme une lillette auprès de sa mère, au lieu d'aller jouer avec ses camarades.
Caillette, fou de Louis XII et de François I", né dans la seconde moitié du xv* siècle. Il remplissait à la cour de France le rôle de bouffon, en même temps que Triboulet ; mais, contrairement à celui-ci, qui amusait parfois par ses saillies plaisantes et qui aimait à tourmentor les pages, Caillette paraît avoir cumulé l'idiotisme et la folie et s'être borné à l'emploi de souffre-douleur. La Nef des folz, imprimée en 1497, donne le portrait de Caillette comme patron des modes nouvelles. Rabelais parle fréquemment de lui, et le bibliophile Jacob en a fait l'un des héros de son roman intitulé les Deux fous, dans lequel il tient fort peu compte de la vérité hi nom du bouffon de François 1=' est passé dan d'abord comme svnonyme de fou, d'imbécile, synonyme de "bavard, d'indiscret.
CAILLEURfi/mll.) n. m. Chasseur aux cailles à l'aide do filets ou d'appeaux.
(Vieux.)
CAILLEU-TAS- SART (ka-lleù [Il mil.], et tasar') n. m.
Nom vulgaire d'un poisson phys de la famille la mer des Antilles.
CailliAUD (Frédéric), voyageur français, né et mort - ~ ent, de 1813
'Europe méridionale et la Turquie d'Asie, en faisant le commerce des pierres précieuses. En 1815, Méhémet-Ali le chargea d'explorer les déserts situés à l'orient et à l'occident du Nil. Parti d'Edfou, Cailliaud s'avança vers la mer Rouge, retrouva dans le désert les mines d'émeraudes du mont Labarah. puis revint en Egypte par l'ancienne route de Coptos à Bérénice. II visita aussi la Grande Oasis (juin 1818), où il fit d'importantes découvertes archéologiques; puis, accompagné de l'ancien aspirant de marine Letorzec, e-xplora toutes les oasis connues à l'ouest de l'Egypte et remonta le Nil jusqu'au 10* degré de latitude. Ensuite, Cailliaud repassa en France avec ses collections, et publia lui-même la relation de son Voyage à Méroé, au fleuve
1819 à ISi-2 (1826-1827), qu'avait précédée la publication faite par Jomard, d'après les notes de l'explorateur, du Voyage à l'oasis de Tlièbes et dans les déserts situés à l'orient et à l'occident de la Thébaide (1821), et du Voyage à l'oasis de Syouah '1823). Puis Cailliaud se fixa dans sa ville natale, oii il devint conservateur du musée de la ville, et où il composa ses Recherches sur les arts et métiers, les usages de la vie civile et domestique des anciens peuples de l'Egypte, de la Nubie et de l'Ethiopie (1831-1837).
CAILLIER (ca-llié [Il mil.] — du bas lat. calatus, même sens) n. m. Vase à boire, on usage pendant le moyen âge et jusqu'à la fin du XVI" siècle, qui était fait do bois tourné.
— Encvcl. Les cailliers avaient la forme d'un bol de dimensions moyennes, avec pied pris dans la masse.
Beaucoup de cailliers, de grande dimension, servaient à contenir le vm, tandis que le bol ou caleron formant couvercle faisait office de vase à boire. Les bois les plus usités étaient lisses, comme l'alisier, le platane, le hêtre, alors nommé petit madré ; ce dernier bois passait pour clarifier le vin nouveau et lui donner un goût agréable. Aussi le mot « caillier « désignait-il parfois le bois lui-même. (On disait un hanap de caillier.)
OAILLITE (Il mil. — de Caille, n. de lieu) n. f. Nom donné àun type de roche météoritique ferreuse (holosidère) composée de tsenite et de kamacite. On retrouve ce type
■ ■ -"-' J:Ti__ — . . ]gg
;ki- Caillo (Alpes-Maritimes, 1828), 624 kilogr.'; CohahiTila (Mexique, 1860), 250 kilogr. ; Juncal (Bolivie, 1866), 103 kilogr. ; etc.
CAILLOT (ca-llo [Il mil.] — rad. caillé) n. m. Grumeau, petite masse de liquide coagulé : Caillot de lait, de sang, d'albumine.
— En T. de physiol.. Partie solide, qui se forme dans le sang lorsque, sous certaines influences, le sérum ou partie de liquide se sépare de la masse.
Caillot (Joseph), chanteur et comédien, né et mort à Paris (1732-1816), fut un des meilleurs artistes de la Comédie-Italienne. Laharpe a fait de lui les plus grands éloges; Grimm assurait que son talent était plus flexible et plus rare que celui de Lekain ; le grand tragédien anglais Garrick le tenait en très haute estime, et Grétry, dont il fut longtemps l'un des meilleurs interprètes, ne tarit pas de louanges à son égard dans ses Mémoires. Et il faut constater que Caillot, doué d'une belle voix qui tenait à la fois du ténor et du baryton, était aussi remarquable dans le genre patriotique que dans les rôles comiques et môme bouffons. Il en créa un grand nombre pendant son séjour à la Comédie-Italienne ; entre autres, dans Rose el
Caillier
Cotas, la Sorcière, le Buron, le Déserteur, Lucile, le Boi et la Fermière. Atteint fréquemment d'un enrouement, il quitta le théâtre en 1772 et devint plus tard capitaine des chasses du comte d'Artois et, en 1800, la quatrième classe de l'Institut le nomma membre correspondaut.
poire pi
Dans divers dépar- 'est de la France, on désigne sous ce nom plusieurs légumineuses, telles que le lotus corniculatus (ou caillotte jaune), le coronilla varia (ou caillotto
CAILLOU (;; mil.) n. m. Fragment de roche plus ou moins dure, et ayant généralement subi l'action des eaux. Il PI. Des CAILLOUX. (V. la partie encycl.)
— Fig. Obstacle, embarras, inconvénient : La rouie de l'homme est semée d'épines et de cailloux, ii Avoir le cœur dur comme un caillou, Etrç insensible, inexorable.
— Pop. Tête, figure. Se sucer le caillou, S'embrasser. \\ Avoir le caillou déplumé, J\ 'avoir ■plus de mousse sur le
caillou, Etre chauve, il Dupo. Avoir c. caillou, Avoir trouvé une dupe.
— Miner. Nom que l'on donne, selon leur provenance, à des fragments de quartz hyalin généralement roulés.
marqués de zones
sulteraient de la décomposition d'u
ferrugineux. Nom donné par Brochant à une vari.*f''rV»
quartz, dont le caractère distinctif est d'être pt-iaent-.
dune grande quantité d'oxyde de fer jaune ou rouge.
— Techn. Caillou plat et tranchant, servant à décrasser le creuset des ouvriers en cuivre, n Liqueur des cailloux. Dissolution de silicate de potasse ou de soude, employée comme vernis incombustible pour recouvrir les décors de théâtre et les bois. (V. incombustibilité.) Il Caillou couenneux. Nom donné au silex que l'on ne peut tailler, il Caillou franc. Silex qui est propre à la taille, n Caillou grainchu. Silex qui se prête mal à la taille.
— Allus. hist. : Cailloux de Démosthéne. V. Démos-
— Encycl. Géol. Le mot caillou qui, d'une manière générale, est employé pour désigner tout fragment pierreux, n'est utilisé en géologie que dans certains cas précis :
— Cailloux éclatés. Nom sous lequel on désigne les silex anguleux qui abondent dans le diluvien rouge et dont 1 "état fragmentaire est attribué par de Mercey à l'état de congélation profonde du sol, à l'époque pleistocène.
— Cailloux impressionnés. Phénomène que l'on constate dans les poudingues et en particulier dans le nagelfluh de Suisse. (Il se présente, le plus souvent, sous la forme d'un galet calcaire plus ou moins pénétré par un galet siliceiLX qui y a laissé son empreinte.)
— Cailloux roulés. On donne ce nom aux éléments alluvionnaires moyens, laissant le nom de sable aux matériaux fins, et le nom de blocs aux plus gros. Les cailloux roulés n'ont pas l'aspect des galets arrondis par la mer ; ils gardent à peu près leur forme primitive ; leur transport, plutôt lent, n a fait qu'émousser leurs angles.
— Cailloux striés, polis. On appelle ainsi les fragments de roches qui ont été entraînés par un glacier et qui ont contribué au creusement de son lit en attaquant le sol avec une énergie proportionnée à leur résistance et au poids de la masse glaciaire.
— Techn. Divisés en fragments et mélangés intimement au mortier de chaux hydraulique, les cailloux fournissent un excellent béton, jouissant d'une très grande résistance. La céramique fait usage des cailloux broyés et pulvérisés pour la fabrication de certaines faïences appelées terres de fer ou faïences anglaises. Les cailloux qui ont été roulés par les eaux servent fréquemment de motifs décoratifs dans la construction des murs extérieurs, en combinant leurs colorations multiples et leurs formes et dimensions. Souvent, aussi, on emploie les cailloux dans
autres* matériaux sont rares.
Les lapidaires tirent un excellent parti des cailloux pour la fabrication de la fausse bijouterie. Ce sont généralement des fragments de roches qui imitent les pierres précieuses. On les désigne sous différents noms : cailloux du Medoc, du Bhin, de Bristol. (Ils sont constitués par du cristal de roche diversement coloré.) Le cai7fow deCayenne, celui à'Alençon, qui ne sont que des variétés de quartz, sont aussi très employés. 11 en est de môme du caillou d'Egypte qui, sans être ni transparent, ni translucide, présente des espèces d'herborisation d'un très bel effet ; ce dernier est une variété de jaspe.
CAILLOUASSE {// mil.) n. f. En T. de trav. publ.. Variété de pierre meulière de couleur blanche. (Elle est très compacte et homogène, et par cela môme peut se tailler comme le moellon, assez régulièrement.)
CailLOUCTE (Louis-Denis), sculpteur français, né et mort à Paris ^1790-1868), fut élève de Cartellier. Ses œuvres les plus remarquables sont : Psyché abandonnée ; l'Architecture, bas-relief en marbre fait pour le grand escalier du Louvre; Marie de Médicis, statue en marbre au jardin du Luxembourg.
et eu), EUSE adj. Plein de cailloux.
cailloux.
— Ch. de f. Empierrement établi dans l'espace compris entre les files de rails, sur les chemins de fer à traction animale, il On dit aussi caillodtis.
— Techn. Terre à pipe, variété d'argile qui est propre à la fabrication des pipes, il Poterie faite avec cette même argile, et qu'on appelle aussi faïence
:e anglaise. (V. faïence..
cailloux et de chaux hydraulique.
— Trav. publ. Empierrement ( exécuté à l'aide de cailloux brisés.
Sorti
béton fait de
CAILLOUTÉE {U mil.) n. f. Faïonco en torro do pipo. ori.-.ri'njolivoniontfaitdo cailloux de diverses couleurs,
,,1 |ii.iio pour ornor les allées dos jardins.
i-Aii.i.niiTFB "mil ^ V ;i fiiirnir de cailloux un chemin.
(-(/,, ,ir, ,.• !i; I p i Ji. V. Caillouter. Il A'aïrace coii- :.i; li- [lipe ou cailloutago.
> lit des ûls, usité pour la fa- II. ,. Il Armure ou dessin imitant
ill.) n. m. Ouvrier qui cailloute, lins. Il Ouvrier autrefois employé ù fusil. (On disait aussi cailloutikh.
CAILLOUTEUX i
CAILLOUTIS yll mil., et (i) n. m. Trav. publ. Cailloux cuucabï.os, duut ou so sert pour empierrer les routes, en les midungoant avec une certaine quantité de gros sable. Il On dit aussi cailloutaqe.
— Cil. de f. Syn. de caillodtage.
~ Ciiillimlis ylaciaire. Nom donné au dépôt que l'on trouvo soiiviMit à l'extrémité inférieure des glaciers et qui r<<sulic du lav;it,'n dos matériaux de la moraine frontale par
les ,-MX ac HlSl.Hl.
Cailly :.li. v-;cs DE), poète français, connu sous le nom do chev aller de Cailly, et, dans les lettres, sous le psoudoiiymo anagrammatique de chevalier d'Aceilly, né à Orléans en 1604, mort en 1073. 11 était fils de Jacques de Cailly, l'un des cent gentilshommes de la garde de 11 fit d6s sa J.-unesso connaître par des épiesprit
Ilfnr
1 frondeur badin des
salo
it pu snii , I .■ 111- ! i~i'' l'- !'::<!■ SCS petites poésies du. chevalier ,1 Acfiib/ (Pans, iBt.il. Los vers de Cailly sont d'une faoïuri' aisée ; ils bnlleut par leur naturel, leur bon sens, leur tour simple en même temps qu'élégant, leur malice do bon ahii. Beaucoup de ses petites pièces, comme celle sur l'étyijiologie d'Al/ana, sont citées partout. \. Alfane.
CA'iM (ka-ini) n. m. Gardien d'une mosquée.
CAÏMAC ou KA'imac (mak') il. m. Sorte de sorbet turc.
CAÏMACAM ou CA'IMACAN (orthogr. usuelle de l'expression arabe cuim-makam) a. m. Cette expression, dont le sens étymologique est .i lieutenant » {kaim, tenant, et makam,
S lace), désigne le chef d'un ca:a, sous-gouverneur de istrict placé sous les ordres du vali, gouverneur général, et directement sous la juridiction du nmlesarrif. Le caïmacam-paclia est le lieutenant du grand vizir. En temps de guerre, quand le grand vizir commandait l'armée, le ca'imacam résidait à Constantinople et exerçait toutes ses prérogatives.
CA'imACANAT (na) n. m. Territoire administré par un
CA'ÎMAN (espagn. caijnan^ qui est une altér. du caraïbe ttcaijouman) n. m. Genre Je reptiles crocodiliens, famille des alligatoridés, renfermant des formes à museau long, dont les mâchoires supérieures ne présentent pas d'alvéoles pour loger les dents canines des mâchoires inférieures, dont les pattes ont leurs membranes interdigitales peu développées, dont les plaques dorsales sont articulées, tandis lu'elles ne le sont pas dans le ^enro alligator
— Enc\cl Les ciinins proprement lits d dorent des croLodiles par les cara tores i-rt itos et auss 1 s alliga tors par leurs dents Ijnt 1 loml ro est di 41 à chaque ma hoire On coni ait [ i I | o p o 1 i nn ^ repan
dernière espèce de petite taille no dépasse pas 2 mètres de long : elle a ete découverte, en 1879, dans le 1 ang tse-Kiang; dès le xiii" siècle, elle avait été signalée par Marco Polo.
Les caïmans, comme les alligators, abondent dans les fleuves et les lacs de l'Amérique : ils atteignent souvent jusqu'à 6 mètres de long, sans cependant égaler jamais, en dimensions, les crocodiles africains ou les gavials de l'Inde. Leur peau est très employée en maroquinerie; bien tannée, elle est de bon usage pour faire des valises, des portefeuilles et môme dos chaussures. Aussi, en Amérique, élève-t-on ces reptiles dans des lacs enclos, d'où on los tire au fur et à mesure dos besoins. Leur chair musquée n'est guère appréciée que par les Chinois. D'une manière gôiioralo, on enveloppe sous la dénomination commune de cnimniis la famille des alligatoridés.
CAÏMAN n. m. Pop. Mendiant. (V. les mots suiv.) il Argot. Surveillant à l'Ecolo normale supérieure.
CAIMAND, CAIMANDER, CAIMANDEUR. V. QUÉMAND, QUÉMANDER, QUEMANDEUR.
Caïmans ou CayMANS (îles), f-roupo ilo trois petites îles anglaises de la mer des .\ntill^. :. |-i,.|,i:ii admini-
Petit-CaïmanetCaïman-Brac- : < i , Ihistoire
des flibustiers: la promiôro siul.' i-^ n , ^os habi-
CA'iM-BiAMP.ii.L.Mi ' no. Il, califo abbasside. U succéda, en loi ., ■ ; " pas d'uno ai giro, ToL'ho) I.
couronnorsii;
I I oui fut tué dans une bataille contre le
I aïm donna sa llllo on mariage â Toglirn 1075. U était d'un caractàro doux
CAÏMÉ II, 111. .Mot arabe dérivé de la raciuo coma, et emprunté par le turc osmanly ; il signifie primitivement une feuillo do papier, une lettre, une note écrite. U désiKiio spéoialomont un papier-monnaie émis parle Trésor. I'- VI T I a première émission eut lieu au début du i-i 1 I il .l..l|id; chacun do ces billets était écrit à
II : :,, I . M tardapas aies retirer do la circulation lo la facilité avec laquelle ils pouvaient
o ,,l iiM , il . 1 liront remplacés par des billots imprimés,
qui ne pouvont circuler que dans la capitale.
CaIn (nom qui, en langue hébraïque, signiflo celui qui est acquis; de qoun, acquérir), premier-né d'Adam et d'Eve, selon la Genèse. D'après le réoit très ,';uocinct de la Bible,
- Je ne sais, suis-jo le gardien de mon
Dieu lo maudit ot le condamna à vivre
irntéger contre la loi du talion, le mar-
vo réfutïia dans lo pays de Nod (pays
!,i \ il-- 1 lloiiooh. Dans la légende des
' .Mis io liirc de /a CoHSCïfiHce,
,1 Caiu a la suite de son crime.
UVM, IJICU
t entendre i. Caïn
que, dans lo loca .lo U après le mcurtro d'.\bel.
— Iconogr. Cain et sa race maudits de Dieu, groupe en marbre d'Etex, au musée de Lyon (1833). Cain, tableau de
Cain, mjstèi drame puissant dans lequel mettre en scène les auges, Satan et la première famille, souleva les colères des théologiens, qui accusèrent lord Byroo de manichéisme et d'athéisme. Au point de vue littéraire, le sombre caractère de Caïn et Lucifer, qui pousse Caïn au fratricide, sont des conceptions remarquables.
Gain (Auguste) sculpteur français ne et mort à Pans (1822 1894) Il reçut les Iççons de Rude et s adonna des 1846 à la sculpture d animaux Ses œuvres fort nombreu ses lui ont acquis une juste réputation Rappelons entre autres l Aigle chassant un vautour (ISol) lionne du Sa haia \e Lion a l autruche bronze pour le jardin du Lu\em bouig Lionnes couchées , Tigi e étouffant un crocodile bron zes pour le jardin dos Tuileries le Ba'ii/', à la Cascade lu Irocadéro Combat de tigres, aujourd hui en Aneleterro Lion et lionne se disputant un sangliet 1 \ ^r i| I ( /liens de meute décorant 1 entrée d i tiUy etc — Son fils Georges Jules \ a Pans en 1856 a expose depuis 1878d ! nt il a ompr inte la plupart d(
tdui
I h t I , j fomentation de lord l oleon après l abdi imaidshtil) etc es lia été nommé
en 1897 coustrvateuradj
teur des collections dart do ce musée qu il a réer
— Henri, frère de Georges, ne à Pans en 1859, est,
lui, un peintre de talent. Nous citerons, parmi ses
la Fin d'une conspi
tique dans les champs (188ii
s (1892) ;Sai«/
le Via Cl,e: I.
e(lS96i
IVr I
auteur dramatique plein do On lui doit les livrets le van-aise (1895); de S,.phù - - .iais(l'.
de la Guimard {ima) ; etc.
Ca'INAN, fils d'Enos, mourut, d'après la Genèse, à neuf cent dixans, et fut le quatrième des dix patriarches hébreux qui vécurent avant le déluge.
CaîNAN, patriarche hébreu . lil ; d'Arpl. a-rai. d'apri^- la
généalogie donnée par saint 1.1 ■ ■ ' ■■ ^■■■•-•■■^l ■•,<■.
Septante. Aucune mention 11 os! , ,. .i,
hébreu ni dans la traduction 1 ■ '
Certains critiques ont cru à mio oi ii: oi .a \ ,■ ,io saint Luc imputable aux copistes; d'autres â une erreur de la version des Septante, que saint Luc aurait suivie.
CAÏNÇA (ka-in) a. t. Nom vulgaire de l'écorce du cAiococca anipiifuqa, arbrisseau de la famille des rubiacées, qui se trouve dans les régions chaudes de l'Amérique méridionale, où il est préconise contre la morsure des serpents. Il On écrit aussi cai
CAÏNCÉTINE [ki
AHINCA, KAÏNCA.
Lite la caïucine par les acioes.
n. f. Glucoside à forme cristalline, t Caventou, en 1830, dans la racine t pour un acide, ils l'avaient nommée on a abandonné cette hypothèse, la
CAILLOUTÉE — ÇA IRA
ca'inciquB adj. Chim. 'V. caIncine.
CAÏNITE n. f. Sulfate hydraté naturel do potassiam, chlore et magnésie, n On écrit aussi kaImtb. CA'iNITCS (do Cain, a. pr.) n. m. pi. Nom pris par i
secte gnostiq
; antinomisto t
' siècle. — Un caisite.
la sage:
IÏncycl. Les calnites voyaient en Caïn l'ouvrage do so ot du principe supérieur, déifiaient en général
personnages que l'Ancien Testament condamne,
faisaient de Judas l'objet d'uno vénération spéciale pour avoir amené la mort do Jésus. On accuse cotte secto d'avoir conseillé et pratiqué les pires turpitudes.
Ca'INITO n. m. Bot. Section du genre chrysûphyllo. Syn. do cubïsoimiylle caFnito.
CaiNSDORF, ville d'Allemagne (Saxe), sur la Muldede-Zwickau ; 3.800 hab. Source minérale. Mines ot usines de fer, fabrication de vitriol.
CA'iORNE n. m. Mar. V. caliorse.
Ca'iouhers ou KeYOMERS, nom du premier souverain et du premier homme, dans la légende iranienne : en zend, Gayu-Maretan; en pehlvi, Cayomart et Gayokmart. 11 est né do l'union d'Ormazd (Ahouramazda), le créatour, avec la Terre {Spenta Armaili]. En même temps que lui fut créé lo premier animal, le taureau (aevo-dala), en pehlvi evak-dat, qui donna naissance à toutes los espèces animales, do même que de Caioumcrsdescendonttontes les races humaines. D'après les légendes avestiques, lorsque le démon Ahriman ht invasion dans la création du bon principe Ormazd, le taureau divin mourut immédiatement, mais Caïoumers vécut encore pendant trente ans. De son union avec la Terre naquit lo premier couple humain, Mashya et Mashyana. D'après les historiens et les mythologues persans, Caïoumers créa les règles du gouvernement et donna des lois aux peuples ; on lut attribue la fondation des villes de Balkh, de Persépolis et d'autres localités de la Perse. Les historiens musulmans ont assimilé ce roi légendaire à Adam.
CA'ious (ouss) n. f. Nom vulgaire do la noix d'acajou, fruit de l'anacarde.
CaïpHE ou CaïAPHAS, grand prêtre et souverain sacrificateur des Juifs pendant le ministère du Christ et les commencements do celui des apôtres, fut investi de cette dignité par Valerius Gratus, gouverneur de Judé
Il était sadducéen. Il épousa une fille
i avait été grand prêtre, et se montra
mi du Christ. Dans l'assemblée du
écria qu""
lignite pa
d'Anne ou Hat
le plus arden
sanhédrin, il s'écria qu'il était bon qu'un homme mourût
peur le peuple. Il présida la séance du sanhédrin où la mort
du Christ fut résolue. C'est lui qui interrogea Jésus et qui
l'accusa de blasphémer.
Après la mort du Christ, il ne cessa de poursuivre les disciples des doctrines nouvelles, et conseilla contre eux les mesures de rigueur. Caïphe continua à poursuivre les premiers chrétiens jusqu'à ce que Vitellus, gouverneur de Syrie lui eut enlevé sa dignité, l'an 36 deJ.-C. U fut remplacé par Théophile, fils de Hanau. On ignore la date et les circonstances de sa mort.
CA!QDJI ou CA'IKJI (ik-ji) n. m. Nom des matelots employés à conduire les ca'ïcs.
CAÏQUE n. m. Navig. V. caîc.
CaÏQUES, groupe anglais d'iles, d'îlots et de rochers dépendant géographiquement de l'archipel de Bahama, mais constituant, depuis 1848, avec les lies Turques, une colonie séparée. Ces îles sont importantes, à cause de leurs salines.
Ça ira, chanson populaire de la prcm:
tionnaire. La musique, qui existait ava artiste obscur nommé Bécourt. Les parole d'un chanteur des rues, Ladre, soit d'un nom de Poirier, sur lequel les renseigne
anodines.
ce refrain, qui n'existe pas dans la version primitive, devint, concurremment avec la Cqrmaqnole, une sorte de cri de ralliement des partisans de la Terreur.
1, Malgré tes
là. H nous al-lonschanleraHo-lui-a;Alilcai-ra.çai-ra.caU
Ah ! ça ira. ça ira, ça Ira!
Par les flambeaux de l'augu Ah! ça ira, ça ira, ça ira!
Le peuple armé toujours se
Ah ! ça ira ! eto Ah ! ça ira, ça ira. ça ira !
Lafayette dit : "Vienne qui voudra I Ahl ça ira, ça ira, ça ira !
Le patriotisme leur répondra.
Sans c -'--■ ' ' ' "
Le Pri
' Ah ! ça i
CAIRD - CAISSE
Gàird (James), agronome anglais, né f
là Stran- 'ï libre-échange, en 1849 un livre sur la Culture en grand, qui eut un vu succès, fut chargé par Robert Pool do faire une enquête sur la situation agricole do l'Irlande, puis ht des enquêtes du même genre en Angleterre et aux Etats-Unis. On a de lui : Relation d'un voyage aux prairies du Mississipi (1856) ; des articles et des rapports, dont l'un a été traduit en français sous le titre de l'Agriculture anglaise (1854).
CAIRE (kèr') n. m. Filasse extraite de l'enveloppe de la noix de coco, qui sert à faire des cordages et même des étoffes extrêmement grossières.
— Par ext. Enveloppe filamenteuse qui entoure le coco.
— Pop. Argent, richesse ;ies dupes sont privés de caire. (Villon.) [Vieux.)
Caire (Le), capitale de l'Egypte, située dans la basse Egypte, à 25 kilom. en amont de l'origine du Delta, a 1 kilom. de la rive droite du Nil ; 576.400 hab.
— Encycl Mistove Memphis ajant ete prise sous e calife Omar, en 629, dans son voisinage lut batie la ville arabe de Fostut (aujourdhui le \ieut Ca< e En 909, l'Egypte tomba au pou\ oir di s sultans fatimitos du Moglireb, dont le gênerai ht toustruire, en cinq ans, en aval
de Fostat, la ville i'El-Kahira (la Victorieuse), dont nous avons fait, par corruption, Le Caire. Dos 973 I,e Caire d6>rint la résidence des fatimites. En 1500, Bl-Ghouri ht construire l'aqueduc on pierre, long de 3 kilom., qui, du Vieux Caire, porte les eaux du Nil à lacitadclle. Aucun fait notable n'est à signaler dans l'histoire du Caire jusqu'à son occupation par l'armée française, le 2S juillet 179^, et à la révolte qui eut lieu le 2 1 octobre suivant. De vastes plans d'amélioration et d'assainissement de la ville avaient été conçus par nos ingénieurs, mais l'évacuation de 1 Egypte (1801) ne laissa pas le temps d'exécuter ces projets ; quelques-uns ont été réalisés sous le gouvernement de Méhémet-Ali et de ses .successeurs.
— Topographie. La ville proprement dite s'étend au pied et sur le penchant de l'un des derniers mamelons isolés du Djebel-Mokattam. Sa forme générale est celle d'un rectangle allongé du S.-O. au N.-E., limité à l'E et au S. par le désert de sable ; du. côté de 10. et du N., des jardins et des plantations verdoyantes la séparent de ses deux faubourgs : le Vieux Caire en amont, Boulaq en aval, qui sont ses deux ports sur le Nil.
Un canal dérivé du I
il du
laquée du sultan Hassan,
nosquees.
ville dans toute sa longueur, tandis qu'une branche du même canal l'en- 10. La
VEsbékyeh , plan tée par Ibrahimpacha, est le centre de la vie européenne et le principal lieu de réunion de la ville. A e.xtrémité méridionale commence le Mousky, grandi belle rue bordée de nombreuses boutiques : c'est le quar franc. Le commerce arabe occupe les b:
en grand nombre autour du Mouskij,
— Monuments. Vers l'ancle S.-E. de la ville, la Citadelle se dresse au sommet U'un mamelon. LaCitadelle est ■ icipales administra- I château on palais du vice-roi
ordre ■
et la mosquée de Méhémet-Ali, on y remarque le de Joseph.
Le Caire renferme des datent toutes du règne des Arabe:
d'Egypte. On y trouve plus do q Telles sont les mosquées d'Amrou, du sultan H: de Touloun, d'EI-Azhar, etc. Signalons encore : le grand couvent des derviches, l'ancienne porte de Bab-el-Nasar, le nilomètre de l'île Roudah.
Les seules constructions modernes remarquables sont le palais d'ibrahim-pacha, entre Boulaq et le Vieux Caire, et fa résidence détô de Choubra, au N. de la ville.
— Etablisseynenls publics. Commerce, etc. Le Caire est la résidence du khédive et de sa famille, le siège des ministères, de la plupart des administrations et des établissements d'instruction publique, de philanthropie et d'industrie ; la résidence du patriarche des coptes et des patriarches catholique et grec d'Alexandrie. Centre des chemins de fer do la basse et de la haute Egypte, la ville est reliée à Alexandrie (170 kilom.) par voie ferrée ' -
de pri Alexandrie, la haute Egypte et l'Arabi indigène.
CairelS (Elias), troubadour périgourdin, né à Sarlat, mort vers 1260. D'abord orfèvre, il se fit jongleur et troubadour, visita les résidences princières, s'attacha, vers 1220, à l'empereur Frédéric II, puis à Guillaume IV, marquis de Montferrat, et fit un long voyage en Syrie. Millot cite de lui seize morceaux dont les vers sont très courts.
CAlRINE(ié) n.m. Genre d'oiseaux palmipèdes, lamellirostres, famille des anatidés, tribu des anatinés, renfermant le canard musqué de l'Amérique du Sud {cairina moschata) vul gairement nomme dans les basses-cours canai d turc ou de Barbarie
— Encycl. Le cairme est un grand canard vert bronzé, tache de blanc, qui est domestiqué de toute antiquité dans l'Amérique du Sud ; dans nos pays, il est assez délicat et périt par les grands froids. Son mauvais caractère le rend redoutable : il attaque et tue ses compagnons de basse-cour, attaque même les enfants. Sa chair n'a rien de particulier.
CaiRIRIS, sauvages du Brésil, qui étaient établis dans la serra de Borborema, entre l'Etat de Pernambouc et celui de Piauhy. — Un Cairiri.
— ENCTCL.LesCatriris-Novos erraient sur la montagne d'Araripe. La plupart ont été civilisés; quelques-uns ont cmigrc, avec les Topinambas, vers les Amazones ; d'autres, qui "étaient restés sur place, furent forcés d'abandonner leur pays primitif et se réfugièrent dans l'Etat do Ceara, où ils fondèrent le village de Monte-Mor, à 10 kil. de la mer. Les Cairiris appartiennent au grand groupe Guarani.
Ca'IRIS (Théophile), philosophe grec, né dans l'île d'Andros vers 1785, mort en 1853. Après avoir séjourné en Italie et en France, il retourna en Grèce (1809). Adepte do la religion naturelle qu'il appelait thêosébie, il ouvrit, pour répandre ses idées, un vaste établissement scolaire. Lors do la guerre de l'indépendance, il servit comme simple soldat, fut élu député d'Andros. Après la proclamation de l'indépendance, il reprit son enseignement, fut accusé par le clergé grec de répandre l'arianisme et se vit traduit devant un tribunal (1829). Caïris fut enfermé dans des couvents à plusieurs reprises (1839-1842), puis banni de Grèce. Dénoncé de nouveau par le clergé grec orthodoxe en 1852, il fut jeté dans un cachot où il mourut. CAIRN (kèrn — mot irlandais désignant une éminence ou un amas de pierres) n. m. Certains archéologues ont employé sans raison ce mot pour désigner les tumulus formant de soi-disant tombeaux celtiques en Gaule et en Grande-Bretagne.
Cairnes (John Elliot), économiste anglais, né à Castle- Bellingham enl823, mortà Blackheat, près Londres, enl875. Professeur d'économie politique à Dublin (1857), à Gallway (1859), à Londres (1866). Disciple de Stuart Mill, il a publié principalement ; the Character and logicalmethod ofpolitical economy (Londres, 1857) ; University éducation m Ireland {\m6);Politicalessays (lil3); Essays on political economy (1873); Some leading principles ofpolitical economy (1874). Cairns (Hugh Mac-Calmont, comte), homme politique anglais, né en 1819, mort à Bournemouth en 1885. Il fut élu député de Belfast à la Chambre des communes en 1852, et constamment réélu jusqu'en 1866. Soliciter général en 1858, il devint, en 1866, attorney général, et grand chancelier d'Angleterre en 1868. Leader de l'opposition à la Chambre des lords, il reprit les fonctions de grand chancelier dans le second cabinet Disraeli et rentra dans la vie privée après la mort de l'illustre homme d'Etat. Orateur remarquable, lord Cairns a exercé une action considérable sur laChambre haute, de 1869 à 1880.
CairO, ville des Etats-Unis (Illinois), au confluent du Mississipi et de l'Ohio; 10.500 hab. Cité manufacturière. Cairo (François), peintre italien, né dans le Milanais en 1598, mort en 1674, fut l'élève favori de Morazzone. Ayant attiré l'attention du duc de Savoie, Victor-Amédée, par ses tableaux, il fut appelé à la cour de ce prince, et nommé chevalier de l'ordre de Saint-Maurice, en même temps qu'il recevait une pension. Dans sa dernière manière , il adopta un style plus simple, et s'attacha davanu coloris. Parmi ses meilleurs tableaux, on cite, à les Quatre fondateurs de l'église Saint-Victor Saint Jean-Baptiste, à San-Giovani tyre de saint Etienne, ' " "''' Vénus i
le siège du gouvernement i tiens de l'Egypte. Outre la <
Sfla
Decollato ; le Marxienne, à San-Stefano-Maggioro ; enfin, une lit, qu'on voit au musée de Dresde.
CaiROLI (Benedetto), homme d'Etat italien, né à Pavie en 1826, mort en 1889 à Capo-di-Monta. Il prit part, en 1848, à la guerre contre l'Autriche. En 1859, il persista à Uitt«r après Villafranca, participa sous les ordres de Garibaldi à la descente en Sicile, assista glorieusement à la bataille de Catalafimi et fut blessé à l'assaut de Palermo. Elu, en 1860, député, il combattit avec Garibaldi à Montana. Après la chute du ministère Depretis-Nicotera (déc. 1877), te roi l'appela à former un nouveau cabinet.
Lors de l'attentat de Passanante (22 nov 1878) contre lo roi Humbert, il fut grièv rëter le poignard de l'assassin.
Peu de temps après, un cabinet homogène d'extrême gauche fut constitué, sous la présidence de Cairoli ; il ne tarda pas à succomber (1879). Mais, dès le mois de juillet de la même année, après une retraite de sept mois, il rentrait aux affaires. Appelé à s'expliquer sur l'irrédentisme, il n'hésita pas à le juger sévèrement. Malgré une dissolution de la Chambre, motivée par une question financière, il conserva le pouvoir jusqu'en avril 1881. A cette époque, la France étant intervenue en Tunisie, la Chambre blâma la politique suivie par le cabinet, et Cairoli tomba. Depuis ce temps, Cairoli, Redevenu une demi-retraite.
AIRC Gênes]), sur les Autrichiens, battus déjà à Montenotte, on 1794.
CAIRON (du provenç. cairon, dérivé de caivo, pierre de taille, qui vient du Xaùngundrum) n. m. Tcclin. Sorte de pierre tendre, servant à former les bords de la chaudière
une sorte de moellon dimensions voulues.
Ca'is (Jacques), amiral italien du xiii' siècle, né à Nice. Il s'illustra à la tête de la flotte de Charles d'Anjou, d'abord dans son expédition en Terre sainte, mais surtout en 1265, lorsque ce prince vint se mettre à la tête du parti guelfe en Italie. Ca'is, ayant occupé la flotte de Manfred et des gibelins, permit à Charles d'Anjou de débarquer à l'embouchure du Tibre et de joindre les Romains.
Caise (Albert-Louis), littérateur français, né à Oyonnax (Ain)en I840.11acollaboréàdivers journaux de province, a fondé le Journal des femmes et a publié quelques ouvrages, parmi lesquels nous citerons : Histoire de Saint- Vallier, de son abbaye, etc. (1867) ; la Jeunesse d'une femme (1869) ; Cartulaire de Saint-Vallier (1870); les Victimes du mariage (1870), roman; te Volontaire d'un an, comédie (1874); ta Famille du conscrit, drame (1875); etc. Etant allé résider en Algérie, il s'y est consacré à l'étude des antiquités et à celle de la langue arabe.
CAISSE (ièss — provenç. caissa, même sens ; du lat. capsa, cassette) n. f. Coffre de bois servant à l'emballage et au transport des marchandises. (On distingue trois espèces de caisses d'emballage : caisses à claire-voie, caisses pleities, et caisses ù bois contre. Dans la confection des premières, les planches laissent entre elles un certain inter-
valle.
ondes £
do 5 à 15 centimètres. Les pla t non seulement jointives î plu " •
elles sont assemblées à gou- Dans les 'troisièmes, enfin, les planches sont simplement jointives sans être dressées. Suivant leur façon, les caisses pleines et à bois contre sont dites « à monture simple», «à monture double •, • barrées à l'anglaise •, «à fa hollandaise « et « à l'américaine ».)
— Par ext. Contenu du même coffre : Une caisse de raisin, de figues, il Baisins de caisse, Raisins secs et en grappes, que l'on expédie dans des boîtes ou caisses, n Coffre dans lequel on serre l'argent, les bijoux, les valeurs de toute espèce. Il Bureau où se font les recettes et les payements, n Livre de caisse. Celui des livres de commerce où sont inscrits tous les mouvements de fonds, n Garçon de caisse. Garçon qui est aux ordres du caissier, pour les diverses opérations relatives à la caisse, ii Tenir la caisse, Diriger les opérations de la caisse. (Se dit familièrement pour Avoir le maniement de l'argent.) il Faire la caisse. Compter la recette et faire les divers calculs qui ■doivent servir à établir ou à vérifier l'état de la caisse.
— Admin. et fin. Etablissement financier ou administratif qui reçoit des fonds en dépôt et les administre ou les fait valoir : Caisse des dépôts et consignations. Caisse d'amortissement. Caisse de l'armée. Caisse des invalides de ta marine. Caisse d'épargne.
— Anat. Caisse du tympan. Cavité demi-sphérique qui se trouve en arrière de la membrane du tympan, et qui contient les osselets de l'oreille, n On l'appelle aussi tambour.
— Archit. Renfoncement carré entre les modillons de la colonne corinthienne. (Généralement, ce renfoncement est orné d'une rosace.) il On dit aussi caisson.
— Argot. Quand un bonneteur dit à son compère ; Caisse, cela signifie ; Au milieu.
— Art culin. Papier plié en carré avec rebords, où 1 on fait cuire les biscuits et certains mets délicats.
— Art milit. Caisse à effets. Caisse pour le service de l'habillement, dans les corps de troupes, n Caisse d'outils. Coffre qui, dans les voitures régimentaires ou de compagnie, contient les outils, il Caisses blanches (ainsi nommées parce qu'elles sont en bois blanc non peint). Caisses servant au transport des munitions convoyées par les voitures des parcs pour le réapprovisionnement des coffres des caissons. Celles qui portent les munitions d'infanterie sont dites aussi caisses à cartouches, il Caisse à charbon, Caisse pour le service de \a. forge de campagne. il Caisse à dynamite. Caisse pour le transport des pétards employés par la cavalerie. Il Caisse aux instruments. Caisse pour porter la lunette de batterie et son pied dans les batteries de campagne, remplacée par un coffret aux instruments, dans les batteries munies de caissons modèle 1880. il Caisse à munitinos de montagne. Caisse jouant, dans les batteries de montagne, le rôle des caissons et de leurs coffres dans les batteries de campagne. (Longues et étroites, elles se portent à dos de mulet, une de chaque côté du bât, dites ■ caisse de droite » et ■ caisse de gauche », et contiennent des
à raison de sept ou huit coups par caisse [sm-
1 modôlosl pour los canons do
lu siôgo do 11
Mîs garos ot stations d'uno
rrORK, ot WAGON.
■nts contenant dos médica-
■ usage ot dans lesquels ut pas à croupir.) il Mor- ■onfomo le rouet do la
'■,'.'■'," V" II,''' i"
poulK-, Ot qui a, c
n général, la forme d'un Caisse ifun m<!^ Partie
ollipsoïdo aplati.
quadranijulairo qui
sert de piod à un mât de
liuno, (!.■ perroquet
on do .-a,-atois, et passe
idanoe do la taverne et
criblage^ Appareil ser- [lorai. il Caisse allemande . ou Caisson à tombeau,
on bois, inclinée, et dont ï est percée de trous dans s trous servent à 1 ecou-
oau tenant en resses.
lï de grosseur débarrasses dos particules toujours une série de i lu
à la vont en aug plus.)
1 UD tambour ; tambour, ou instrument ^•enre du tambour : Battre la caisse.
Crever sa caisse, ii Caisse routante, Sorte de tambour plus allongé que le tambour ordinaire, et qui rend un son plus grave. (Il est em ployé surtout dan:
sieurs Leurs descend de pi — Mus.Cyli '*" percuss
'spèce de gros tampon. — Fam. Battre la caisse, la grand éclat, dans un but ^'lisst's des instruments à ù enrdes composée d'une H :,'s mI, rations, résullaut I. rui le son donné par
porto
terales. La tiaco Je
faire
partir à la fois.
— Teclin. Boite qui renferme le mouvement d'un ouvrage d'horlogerie : la caissb d'une montre, d'une pendule. Il Pièce qui sert à renforcer un mouvement d'horlogorio. Il Boite qui recouvre le marbre sur lequel on bat "or. Il Récipient en bois qui reçoit le sucre que l'on gratte dans les raflinories. Il Assemblage de pièces qui, dans lo métier Jacquard, supportent los lames de la grifl'e. il Réservoir recevant le voleurs ù mesure (ju'il sert dos machines à couper. Il Caisse de cémentation. {V. cbmenta- TiON.) Il Caisse des marches, Coffret que traverse le boulon enfilant les marches de l'ourdissoir dans un métier à tiss(^r. )i Cat.sie il<: di'jiot, Au^^'e en pierro dans laquelle le pa
elle s'applique le plus se
— Encycl. Admin. et t
dée par la loi du r, frimaii
au fondeur  met-
los moules.
e! Exclamation de
.'il ;! i.-r? par celle luc ii^ûi «t la loi du -serves cnormos qui
influent