‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 457 sur 956 · CALCULABLE — CALDER · texte numérisé non relu

CALCULABLE — CALDER

— Miner. Calcul ou Dragées de Tivoli, Cisolithes calcaires de forme ronde, qui se trouvent au fond des eaux de Tivoli, aux eaux de Saint-Philippe, en Toscane, en Hongrie, en Silésie, etc.

— Pathol. Concrétion pierreuse qui se forme dans quelques parties du corps de l'homme et des animaux, et particulièrement dans la vessie : Calculs urinaires, biliaires.

— Encycl. Pathol. Les calculs se forment aux dépens des sels charriés par les liquides de l'organisme. Ils se déposent, autourd'un noyau, qui est parfois un corps étranger, en couches concentriques stratihées dites «enveloppes du calcul » . Leur grosseur varie depuis celle d'un fin gravier jusqu'à celle d'une noix, d'un gros poing. Les calculs sont de formes fort diverses : leur surface est lisse ou rugueuse, avec arêtes tranchantes ; leur couleur varie avec leur composition chimique ; on y rencontre des urates, des phosphates, des oxalates, des carbonates, etc., de chaux, do potasse, de soude, de magnésie, d'ammoniaque, etc.

Les calculs prennent naissance, soit sous l'influence de causes générales : diathèses arthritique ou goutteuse, enfance ou vieillesse, maladies de nutrition favorisant l'accumulation des matières azotées dans le sang; soit encore par l'action de causes locales : étroitesse naturelle ou acquise des conduits excréteurs, stagnation des liquides par suite d'un obstacle à leur écoulement normal.

Les symptômes des calculs ne sont pas pathognomoniques, et ceux-ci ne se révèlent que par les accidents qu'ils provoquent en tant que corps étrangers : inflammation des tissus voisins, altération de l'organe afl"ecté, etc. Le traitement des calculs ne comporte que deux indications: les faire disparaître par desmoyenschirurgicaux(v.TAiLLic, lithoth!TIe) et empêcher leur retour par un régime alimentaire approprié.

On rencontre des calculs dans un très grand nombre d'organes; les plus fréquents sont: les calculs biliaires, formes par la cholestérine et les matières colorantes de dans la vésicule et les voies bi-

lialres'. V.

Les calculs urinaires, rénaux, urêtériques, vésicaux, urétraux, formés surtout par l'acide urique et ses composés, qui siègent dans toutes les portions des voies urinaires : reins, uretères, vessie ou urètre. V. gravelle, et pierre.

On peut encore citer les calculs des amygdales, de la conjonctive, du conduit auditif, des fosses nasales, de l'estomac, du pancréas, de l'intestin (entérolithe, bézoard des animaux), des glandes mammaires, du poumon, des veines. On réserve le nom de concrétions aux calculs développés dans l'intérieur des tissus, au voisinage des articulations. Les concrétions volumineuses deviennent alors des tumeurs (ex. : tumeur cérébrale de cholestérine, assez fréquente chez le cheval).

CALCULABLE adj. Qui peut être calculé : L'infini n'est

pas CALCULABLE.

— Anton. Incalculable.

CALCULANT IJan). ANTE adj. Qui se livre à des calculs, à des opérations sur les nombres ou les quantités, ou qui suppute, combine, conjecture : Activité calcdlante. le qui fait, qui sait

— Fig. Personne qui combine ses moyens dans sa pensée, qui cherche à prévoir ou à modifier l'avenir pour le faire concourir à ses plans : Les meilleurs CALcnLATEDRs sont souvent démontés par l'imprévu.

— Mar. Calculateur marin. Instrument proposé, en 1793, par l'Américain Fitch-John, pour faire connaître l'espace parcouru par un navire sous un rumb de vent quelconque.

ti Calculateur des courants. Instrument inventé, en isô9, par de la Ronce, officier do la marine française, pour mesurer la vitesse des courants sous-marins.

— Mécan . Machine à calculer : Le calculateur de

— Adjectiv. Dans les divers sens qui précèdent: L'asîronomie calculatrice. Nous sommes dans une époque calculatrice. (Balz.)

— Allus. httér. : H fallait un calculateur, ce lut un danseur qui l'obtint!... C'est d'une place qu'il s'agit, et Beaumarchais a placé cette ironique exclamation dans la bouche de son spirituel barbier (Mariage de Figaro, acte'V, scène m). Dans l'application, on fait iisage do cette mordante antithèse chaque fois que l'on veut rappeler le peu de discernement et surtout le peu de justice qui préside en général à la distribution des emplois.

CALCULATIF, IVE adj. Qui sert au calcul : Nombres calculatifs. (Girard.)

CALCULATOIRE {to-ar') adj. Qui sert à calculer: Machine CAI.CULAT0IRE. Il Qui appartient, qui est relatif au calcul : Opérations calculatoires.

CALCULER V. a. Supputer, compter, chercher par le calcul : Calculkr le prix d'une chose, il Déterminer par le calcul : Calculer une éclipse, ii Dresser, établir par une suite de calculs : Calculer une table de logarithmes, une table de mortalité.

— Par ext. Régler avec attention, avec parcimonie ; Calculer sa dépense.

— Coordonner, proportionner : Calculer son élan sur l'espace que l'on veut franchir.

— Fig. Réfléchir, délibérer, prévoir : Calculer les chances de succès, il Préméditer, faire avec intention : Calculer ses paroles, ses gestes, son regard.

— Machines à calculer. 'W . arithmomètre, machine, règle. Se calculer, v. pr. Etre calcule.

— Fig. Etre déterminé, apprécié, arrangé, combiné : Les bonnes lois doivent SE calculer longtemps à t'avance.

Il Etre réglé, proportionné ! Les opinions du commun des hommes se calculent sur la moyenne du chiure de leur fortune. (Lamart.)

— Syn. Calculer, compter, supputer. Compter est le terme vulgaire, celui qui présente l'opération de la manière

idée de science ou de

avec art, par des procédés appris et presque toujours en faisant usage de chiffres, au moins mentalement. Supputer suppose aussi quelque chose de difficile, mais le résultat que 1 on cherche n'est pas un nombre précis, c'est une approximation ou bien c'est tout autre chose. Au fig., compter, marque une simple prévision ; calculer, une prévision basée sur un travail d'esprit oii l'on a pesé toutes les circonstances. CALCULEUX (leA), EUSE (lat. calculosus ; de calculas, calcul) adj. Qui a rapport aux concrétions animales, et

spécialement aux calculs de la vessie : Affection calcu- LEUSE. Concrétions calcuLeuses. il Qui est affecté de calculs urinaires : Vieillard calculeux,

— Substantiv. : Un calculeux.

CALCULIFORME (du lat. calculas, caillou, et de forme) adj. Qui est en forme de petit caillou.

CALCULIFRAGE (du lat. calculus, caillou, et frangere, briser) adj. Qui brise les calculs de la vessie. Il On dit aussi

LITHOTRIPTIQUE.

Calcut (concile de), tenu en 787 par le roi de Northumbrie, Elfuold, et auquel assistèrent les seigneurs et les évoques du pays. A cette réunion, célèbre dans l'histoire ecclésiastique de l'Angleterre, on dressa vingt canons, qui formèrent la discipline de l'Eglise. L'interdiction imposée aux prêtres de manger en cachette les jours de jeûne, de célébrer la messe les jambes nues et de se servir de cornes de bœufs comme calices, peint naïvement les mœurs du temps.

Calcutta (présidence de), v. Bengale (présidence du) .

Calcutta, capitale de l'Inde anglaise, et de la présidence du Bengale. Elle est située dans le delta du Gange, sur la rive gauche de l'Hougli, un des bras de ce fleuve. C'est la ville la plus peuplée de l'Inde ; 978.370 hab. avec la banlieue municipale (pop. agglomérée : 681.560 hab.).

Les deux tiers sont indous, la presque totalité du reste est musulmane; leï musulmans appartiennent, pour la part, à la secte sunnite. Cette énorme agglomération est enfermée en deux villes distinctes, l'européenne au S., avec ses monuments officiels : palais du gouvernement, palais de justice, hôtel de ville, devant lequel s'érige la statue de 'W'aren Hastings, et les maisons magnifiques, entourée; jardins, des riches résidents; la ville indienne au N., composée surtout de huttes en bambous , recouvertes de chaume. Los deux villes sont reliées par le fleuve, en tout temps couvert de vaisseaux et d'embarcations. Calcutta, placée au centre d'une éno à demi submergée, recouverte de < naux et de rizières, et où l'eau stagi sous un soleil implacable, a un ci' des plus mauvais. L'été, la population européenne, fuyant la chaleur humide et la fièvre, évacue Calcutta et se rend dans son sanatorium : Darjeel 2.387 m., dans les montagnes di kim, et qu'une voie ferrée relie à la capitale. — Calcutta est une grande ville industrielle et commerçante. Elle possède des filatures de jute, de coton, des fonderies de canons, des ateliers de constructions navales ; elle fahri des tissus de coton et de soie, ouvrages en or et argent ; elle prépare du tabac. Le Transindien la relie à Pechawer et à Bombay; une ligne, do construction récente, à Madras; d'autres lignes, moins importantes, à Darjeeling , à Koulna, à Port-Canning. L'Hougli est une voie de communication des plus fréquentées ; ses quais sont bordés de docks. Les principaux

digo ; c'est à Calcutta que débarquent surtout les cotonnades anglaises et la plupart des marchandises européennes. — Le premier comptoir anglais, en ce point, fut établi en 1689; en 1696, les Anglais élevèrent auprès de leur factorerie le fort Williams. Lord Clive remplaça le fort par la citadelle actuelle ; depuis, en moins de deux siècles, Calcutta est devenue une des villes les plus importantes de l'Asie.

f. Vanadate naturel do

CALCVOLBORTHITE (kalk' — àM lat. calx, calcis, chaux, et Volborth, n. d'homme) n. f. Vanadate hydraté naturel do cuivre et de chaux, dans lequel la proportion de chaux atteint ou dépassa 12 p. 100.

CaldaNI (Léopold-Marc-Antoine), anatomiste italien, né à Bologne en 1725, mort à Padoue en 1813. Il professa l'anatomie et fit des expériences pour démontrer l'insensibilité des tendons. Ses principaux ouvrages sont : Institutiones physiologicte (1113) ; înstitutiones anatomicx (1787): Icônes anatomicx (1801-1813).

CaLDANI (Pétrone-Marie), mathématicien italien, frère du précédent, né à Padoue en 1735, mort en 1808, enseigna les mathématiques à Bologne, puis fut chargé d'affaires de cette ville à Rome (1795-1799). On cite parmi ses mémoires : Délia propoi^ione Bemouilliana fra il diametro delcircolo (1782), qui lui valut d'être appelé par d'Alembert le premier géomètre et algébriste de l'Italie.

CaLDARA (Antonio), compositeur italien, né et mort à Venise (1678-1763). Successivement maître de chapelle de la cour de Mantoue et vice-maître de la chapelle impériale à Vienne, il fit représenter près de soixante-dix opéras, parmi lesquels : Coriolano, Mitridate, la Clemenza de "Tito, Gerusalemme convertila, le Grazie vindicate, l'Olimpiade, Temistocle, etc. Tous ces ouvrages étaient bien écrits, mais faibles au point do vue de l'invention. Cet artiste ne fut pas moins fécond comme compositeur de musique religieuse, et il a laissé un grand nombre d'œuvres généralement fort estimables.

Caldara (Polydore), peintre. V. Caravage.

CALDARIUM (om') n. m. Antiq. rom. Etuve de bains.

— Encvcl. On appelait caldarium, dans les bains antiques, la pièce où se prenaient les bains d'eau chaude et les bains de vapeur. Le caldarium se composait de trois parties : le taconicum avec une cuve circulaire appelée labrum, destinée aux ablations ; le tudalorium au centre

de la salle, et la baignoire à eau chaii'lo baigneur venait s'asseoir. La vapeur cta l'eau froide que l'on jetait sur le pavé, ,

chaud par un foyer.

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