‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 463 sur 956 · CALIBRE · texte numérisé non relu

CALIBRE

CAr.r,Nti.=; "' ■nus), famoux devin étrusque, qui 'la fondation do Rome, et qui, si i-.tiidour future de Home quand on l I maille qu'on avilit trouvée on creusa

1 Fusius), général romain, mort l'an 11

1 II ' ilu. dans un naut valluii, près do la nier :

' i r.ibcilles; commerce de fromages de bre-

\ iiis, fruits, oranges ; mine do plomb ar-

i. . \i niella. — Le cant. as comm. et 7.ni h.

Calenzio. liiogr. V. Calentids.

CALEPIN (do Ambrosio Calepino, érudit italien) n. m. •élit registre do poche sur ' ' ' * ' ivers ronscignoments. il S'ost

Calepino

d'un dic-

Trèa souvent, pour comprendre un poète l.ltin, J'ai besoin d'implorer 1 aide d'un calepin.

Berchoox.

— Par anal. Recueil de renseignements : Vous voudriez justement que mes lettres fussent des calepins. (Racine.)

— Fig. et ironiq. : Cela n'était pas dans son calepin. Il ne s'attendait pas à cela. Il Mette: ceci sur votre calepin, Souvencz-veiis-en ; que ceci vous serve de leçon.

CALÉPINE n. f. Genre de crucifères-isatidées, comprenant une seule espèce, qui est une herbe annuelle croissant dans le midi de l'Europe et en Orient.

1 DA'Calepio (Ambroise), lexicographe Mme eu 1435, mort en 151 1. Il était moine ,i.ra sa vie entière à la rédaction do son "j-e des langues latine, italienne, etc. L'importance de ce lexique polyglotte 1 .-r comme un abrégé de la science univer- : Cojïsutter son calkpin.

CALER (ital. catare; du gr. tclialAn, détendre) v. a. Laismâts de hune ou de perroquet le long du mât qui les porte. Il Caler une roi/e, La laisser descendre le long d'un mât.

— Fig. Caler la voile. Rabattre de ses prétentions, se radoucir, céder.

Se caler, v. pr. Etre calé : Les i

— V. n. Mar. Enfoncer dans l'eau, en parlant d'un navire : Un bâtiment cale plus ou moins, suivant qu'il descend plus ou moins profondément dans la mer.

CALER (do cale) V. a. Etayer, assujettir, mettre d'aplomb ou de niveau avec des cales : Caler un meuble, une pierre, une machine.

— Jeux. Caler une bille, La lancer en faisant ressort avec les doigts.

— Pèch. Enfoncer dans l'eau une ligne.

ch. do

filet, en I idc de cales." f. Caler les soupapes d'i,

pécher de se soulever lorsque la presattoint le nombre réglementaire de kilogrammes. Ca/é, éejiart.pass. '" "

t des écoliers. Etre calé.

5 Pî Etre fort : Etre calé en math.

Se ca/er,v.pr. Etre lancé, en parlant des billes : Les jeux dans lesquels les billes SE calent sont le pot, la poursuite et le triangle. Il Pop. Se caler les joues', Se les caler, Manger.

CALER V. n. Pop. Reculer, faire le poltron : /; fallut à madame de Bourbon caler et laisser â la reyne tenir son rang. (Brantôme.)

— Argot typogr. Rester oisif, ot surtout No pas travailler par manque de copie.

Calera (La), bourg d'Espagne f Neuvelle-Castille [prov. de Tolède]), près du Tage ; 3.2.15 bab.

CALÈRE (du provenç. carel ou caleb, même sens) n. f. Grand carreau ou échiquier, qui se place à l'avant d'un bateau de pêche et qu'on relève au moyen d'un contrepoids appelé cale.

CALERON n. m. Petit vase à boire, ordinairement en manière do bol, formant couvercle sur les anciens hanaps et cailliors. V. caillier.

Cales (auj. Calvi), ville ancienne de la Campanio, renommée pour son vin. Les Romains y établirent une colonie.

CALÉSIN {zin — mot esp.agn.l n. m. Siirte de carrosse non suspendu, on usage en K-^priL'iT^ ■ /'- 'M r"îT- - !:'Vi)^

sans préjudice d'une grappr <h .

à l'arrière-train. {Th. G^m. •: m,

n. f.) Il On trouve aussi .AU v-i. -m, ,;m ,..:;....• r.ii.l.c plus conforme à 1.1 ; : :. .,,-uole.

CALES JAM (/ivi iin.Bot.V.KALESJAM.

CalÉTES, CALtTi C.M-LT.î:, peuple de la Gaule ancienne, dans la l.\.';; .a.> - Il apitale'/uiioôona (auj. Lillebonne). Leur urruuirc loriua plus tard lo pays de

Caux, actuellement compris dans lo département do la Seine-Inférieure. — Un Calèth (Calbtuh [(umJ, ot Calbtaj. Caletti (Giuseppo), surnommé le Cremonese, peintre italien, né à Forrare en 1600, mort on IGSO. 11 se perfectionna dans son art à Venise, et fut sur

ujoi

, la plus remarquable est « trouve dans l'ogliso Saint-

improssionné par les œuvres du Titien, dont il adopta lo stylo et la manière. De retour dans sa ville natale, il peignit des tableaux d'égliso, ainsi que do petits tableaux d'histoire pour les galeries particulières, dos sujets décoratifs, etc. Parmi ses c ' ' admirable Saint Mare, Bonolt, à Ferrare.

CALEUR, EUSE n. Pop. Personne qui cale, qui cède, qui recule ; lâche, poltron : C'est un caleoh. Il Flâneur, parossoux. il Ouvrier sans travail, ou sans travail régulier, travaillant à l'heure. Il Garçon de café servant on extra.

CALÉYE (lé-l — de Caley, botan. angl.) n. f. Genre d'orcliidacées-aréthusées, renfermant des plantes herbacées glabres, do l'Australie orientale extra-tropicale.

CaLFA (Ambroise), qui s'est successivement appelé YousouF-BKf , Nar-bev, PRINCE GuY DE LcsiGNAN, littérateur arménien, naturalisé français, né Â Constantinoplo on 1830. Elevé au célèbre collège des mekhitaristes de Venise, il se livra au professorat dans los collèges arméniens de Paris. Ses prétentions au titre de « prince de Lusignan » donnèrent lieu à un procès retentissant. Il a publié quelques ouvrages d'enseignement en langue arménienne : Bistoire universelle (1851); Traité d'arithmétique {lih3); Histoire sainte; Dictionnaire arménien-français

nionne I i i ' .:.,' : M i I- ! ■ — .Son frère,

Calfa I -M I , t. né et mort

àCo^^r.ll , : ,;- I . 1 instruction,

outra ilaii. I" • iiT'j. aiii :i '•' rni-;-, L-viiit archevê-

Lamartine,

nienne, Bistoire d'Arménie (1860), etc.

CALFAIT ifé) n. m. Fer long et étroit, espèce do ciseau servant au calfat pour enfoncer l'étoupe entre les joints. Il Calfait à clou. Celui dont le tranchant a peu de largeur- 11 Calfait à écart. Celui dont le tranchant est taillé en biseau. Il Calfait doublé. Celui dans lequel le tranchant est remplacé par un bord épais, coupé en son milieu par une rainure en demi-cercle.

CALFAT (/"a — du provenç. caia/'a/)n. m. Ouvrier chargé de rendre étanches les joints des ponts, des bordaees d'un bâtiment. (Les calfats forment, sous le nom de « charpentiers-calfats », une des spécialités de la marine comprenant la hiérarchie ordinaire.)

— Adjectiv. : Les ouvriers CALFATS.

CALFAT [fa) n. m. Nom vulgaire d'une espèce de sénégali {loxia onjzivora).

CALFATAGE (rad. catfal) n. m. Opération qui consiste à rendre étanches les joints des bordages, à rempi;

I traduction <

les • l'extérieur du

feuilles de cuivre de la carène,

CALFATER (rad. calfat) v. a. Remplir d'étoupes une outure et la recouvrir de brai. il Flamber la coque d'un lavire pour tuer les insectes qui y adhèrent, et la oyer avant de passer le goud ' - . - .

bord. Le fermer hermétiquem.

ces avec de l'étoupe.

CALFATEUR n. m. Ouvrier chargé de calfater. (Vieux.)

CALFATIN n. m. Jeune marin qui sert les calfats ; apprenti calfat. (Tr. peu usité.)

CALFEUTRAGE n. m. Action de calfeutrer ; résultat de cette action : Le calfkutrage des portes et fenêtres.

CALFEUTREMENT (rad. calfeutrer) n. m. Action de boucher avec du plâtre gâché très clair les vides entre un ouvrage de menuiserie et la maçonnerie où il est enclavé.

CALFEUTRER (forme corrompue du mot calfater, dont l'idée de feutre est venue modifier la composition) v. a. Boucher des fentes ou des joints avec des étoupcs ou d'autres matières qu'on y introduit, comme l'on fait pour les bordages des navires : Calfeutrer une porte, une fenêtre avec des lisières, des étoupes, du papier, des bourrelets.

— Par ext. Boucher soigneusement, et au fig. Fermer : Calfeutrer ses oreilles avec du coton. Calfeutrer sa bouche.

— Fam. Tenir étroitement enfermé ; Femme calfeutrée par U7i mari jaloux.

Se calfeutrer, v. pr. Etre, devenir calfeutré : L'hiver venu, toutes les maisons se calfeutrent.

— Par ext. Se tenir enfermé, retiré : Se calfeutrer chez soi.

Calgary, ville du Dominion canadien (territoire d'Alherta), sur un plateau dominant la rivière aux Arcs ; ■1.000 à 5.000 hab. Commerce de bétail. En 1381, on ne trouvait sur l'emplacement occupé par la ville de Calgary, l'ancien fort Jonquières des métis franco-canadiens, qu'un poste de gendarmes à cheval et un établissement do la Compagnie de la baie d'Hudson. C'est aujourd'hui le rendez-vous des éleveurs de bétail du district d'Âlberta et des chercheurs d'or des montagnes Rocheuses.

Calgouef, ile de la Russie. V. ICalgouev.

CalhOUN (John Caldwell), homme d'Etat américain, né dans la Caroline du Sud on 1782, mort à 'Washington en 1850. D'une famille irlandaise immigrée, il fit d'abord de l'agriculture, puis étudia le droit, exerça dans la Caroline du Sud, et se jeta, dès 1807, dans la politique. Député au congrès fédéral en 1811, il se distingua par son attitude violente contre l'Angleterre, et fut pourvu, en 1817, du poste de secrétaire de la guerre. Vice-président des Etats-Unis en 1824 et isss. il soutint les doctrines escla-

vagisto!

forces à l'annexion du Texas, dont une des conséquences fut la guerre du Mexique. De nouveau sénateur en 1845, Calhouu, quoique fort malade, reprit avec ardeur la dé- I lesclavage, qu'il appelait une « institution do-

mestique». Pour écarter toute difficulté, il avait imaginé un procédé original : le gouvernement des Etats-Unis'par deux présidents, l'un élu par les Etats esclavagistes, l'autre par les Etats libres, et dont l'accord eiit été nécessaire pour la sanction des lois.

CalI, ville do la république do Colombie on Nouvelle- Grenade (Etat de Cauca),»urle rio Cauca; 16.000 hab. Commerce actif; villo florissante, fondée en me, aujourd'hui subordonnée â Popayan, qui fut jailis la capitale du pays.

Gali, divinité du panthéon brahmanique, femme do Çiva, l'énergie destructive de laTrimourti ou Trinité. Elle est aussi appelée Maha Cali fia grande Cali) ; elle est la déesse de I enfer, et est représentée sous forme d'une négresse à quatre bras, tenant dans chacune do se» mains une této humaine ; elle porto au cou un collier do crânes.

Callari (Paolo). V. Vébosèse.

CalLARI (Bcnedotto), peintre vénitien, né «t mort â Vérone (1538-1598). Frère ot élève de Paul VéroDèse, il l'aida surtout â peindre les ornements et l'architecture de ses tableaux. Après la mort de son frère, il continua i travailler avec ses neveux. Il imita la manière de Paul Véronèse, mais l'imagination lui manquait. Parmi ses meilleures œuvres, on cite les Ubieaux historiques et m3'thologique8 qu'il exécuta pour le palais Mocenigo. et surtout sa Sainte Agat/ie en prison, dans l'église Saint- Pierre-et-Saint-Paul, dans l'Ile de Murano.

CalIARI (Gabrielo), né en 1568, mort de la peste en 1661, fils aîné de Paul Véronèse, s'occupa surtout de terminer les œuvres inachevées de son père. Son ubicau le plus remarquable est un Trait de la vie d'Alexandre II f, qu'il peignit dans la salle du Grand Conseil, â Venise. Après la mort de Bencdetio et de Carlo, dont il était l'héritier, il renonça à la pointure.

CalIARI (Carlo), dit Carletto, né en 1570, mort â Venise on 1596, lo second fils et le meilleur élève de Paul Véronèse, qui le mit dans l'atelier du Bassan, afin qu'il développât librement son originalité. Néanmoins, il eut surtout les qualités de son père. A dix-huit ans, il était déjà un peintre distingué, mais il mourut jeune. Il a laissé une Sainte Catherine (Florence) et une Vierge entourée de ,am(» (Venise).

CALIATOUR n. m. Sorte de santal provenant de l'Inde. (Ce bois est très compact et d'une qualité supérieure au santal ordinaire, au point de vue tinctorial, bien que la

que.)

CalibaN, personnage fantastique que Shakspearo a introduit dans sa pièce intitulée la Tempête. Calilian, né d'une sorcière et f un démon, est un gnome monstrueux, plein d'une malice infernale. C'est la personnification de la brute obligée d'obéir â une puissance supérieure, toujours en révolte contre le pouvoir qui la domine et qui n'a quelques lueurs d'intelligence quo pour lo mal. Les écrivains font parfois allusion â ce génie malfaisant.

Caliban, drame philosophique d'Ernest Renan (1878). En empruntant â la Tempête, ce révo aérien de Shakspeare, ses deux principaux personnages, Prospero et Caliban, Renan a eu l'idée d'incarner en eux les deux instincts, les deux forcés qui sont en lutte dans la société moderne : Prospero, duc de Milan, symbolisant l'aristocratie, et Caliban, l'être mal peigné et â peine dégrossi, une véritable brute, l'élément démocratique, le peuple. Dans une suite de scènes épisodiqucs, on voit le doux et bon Prospero, c'est-à-dire la partie supérieure et idéale do l'humanité, ruiné, abattu par Caliban, c'est-à-dire par les penchants mauvais, bas et vils d© notre nature; il est bientôt contraint de céder la place, et ce détrônement de l'aristocratie par la démocratie marque la déchéance fatale de l'humanité.

CALIBARI n. m. Nom vulgaire du tissage au fouet, dans plusieurs départements, ii On dit aussi carribabi.

CAUBORGNE ou CALIBORGNON (gn mil.) adj. Pop. Qui n'y voit pas bien ; borgne.

CALIBRAGE n. m. Action de calibrer : Le calibrage det bouches à feu. Ii Opération consistant â vérifier les dimensions d'une arme, au moyen du calibre-vérificateur. V. calibre (Art 1 ■" '

— Calibra calibrage d'un tube de ' son diamètre intérieur,

index de mercure, et on fait déplacer cet index â l'aido d'une poire en caoutchouc fixée à l'extrémité du tube. Les variations de longueur de l'index permettront d'étudier lo diamètre du tube en ses différents points.

— Mar. Mesurage des calibres.

— Techn. Manière de façonner les pièces de poterie, devant avoir une forme symétrique par rapport à leur axe; elle consiste à appro"cher de la pièce ébauchée, et placée sur le tour, un calibre fait d'une feuille de mcial découpée, ayant le profil que doit avoir la pièce achevée. (Cette opération s'exécute à la main ou mécaniquement.)

CAUBRAQUE {brak' — du gr. kalos, beau, et brakai, braies) n. f. Plante du Mexique, qui ressemble à un liseron, et qui est rangée avec doute à la suite des convolvulacées.

CALIBRE (ital. calibro, même sens) n. m. Diamètre intérieur d'un cvlindre creux, ti Se dit surtout du diamètre intérieur des armes à feu : i« calibre d'un canon, d'un fusil.

I place i

li doit servir à le lancer : 'Le CALifiRB d'une balle, d'un obus.

— Fig. Nature, valeur relative d'une personne on d'une chose : On n'a pas tous les jours des feuilletonistes de ce CAi.iBRE-M. (Ste-Beuve.) ii Cachet, caractère personnel : Quand votre phrase est faite, il faut lui âter avec soin les coins et les autres empreintes de votre calibre particulier. (Joubert.)

— Archit. Profil d'une moulure taillé dans une plaque métallique mince, et servant à tracer les moulures sur la pierre, à régler lo profil des moulures on plâtre, n On di:

aussi PANNl-AU.

— Art milit.Ca(i6re-r^ri/rca/eur, Instrument quiscrtàvérifier si les dimensions d'une arme ou pièce d'arme quelconque sont comprises entre les limites de tolérance admises pour le service. On opère généralement avec deux calibres, correspondant respectivement aux dimensions minima et maiima. (Cette opération se nomme le calibrage.)

— Electr. Instrument qu'emploient les électriciens pour mesurer le diamètre des fils électriques.

— Calibre de Washburn, Entaille angtilaire faite dans une planche d'acier, et dont la longueur est divisée en vingt parties. (En v faisant entrer les fils éleclriqn— -'""♦ on veut avoir le diamèt

observe la profondeur i

CALIBREMEiNT

CALICIFLORE

;e qu'à lire, le long

laquelle ces fils pénètrent, et il ne de l'entaille, le diamètre inscrit.)

— Mar. anc. Syn. de gabarit.

— Pbot. Plaque de glace forte ou de métal qu on applique sur les photocopies, pour les découper dans tel ou tel format. Un calibre en forme d'équerre permet d'obtenir tous les formats ; on fait aussi des calibres ovales.

— Ponts et chauss. Profil en bois qui sert à vérifier le bombement d'une chaussée, d'un talus, d'un ouvrage quelconque de terrassement. (On dit aussi cerce.) il Protil transversal de route, de chemin de fer ou de canal, découpé sur du papier carton, ou de la corne, que l'on applique sur les profils en travers du projet dessiné, alin d'y tracer la route, le chemin de fer ou le canal à ouvrir.

— Techn.Piècepréparéepour servirdemesure, d'étalon, dans les ateliers, il Espace compris entre les deux platines d'une montre, il Plaque sur laquelle l'horloger trace, avec

ij ^'-^Lai.tm^i^,

CalibreB •

• bijoutiei

les diamètres voulus, les pièces de l'ouvrage qu'il veut exécuter, il Cylindre conique employé en bijouterie pour prendre le diamètre des bagues, il Morceau de laiton sur lequel le graveur en caractères marque les hauteurs qu'il veut donner aux lettres, il Morceau de fer plat avec lequel l'orfèvre dresse les charnières des tabatières, il Espèce d'équerre ou de compas d'épaisseur du tourneur et du mécanicien. (Elle possède une poupée glissante et sert à S rendre les épaisseurs des pièces à tourner.) Il Pièce 'acier découpée et servant à prendre l'épaisseur des vis.

., Plaque triangulaire,' en cuivre jaune, formant les bouches des tuyaux de la montre, dans un orgue. Il Lime d'arquebusier pour limer et dresser le dessous des vis.

Il Outil formé de deux limes vissées ensemble, pour limer les noix des platines, il Modèle servant à découper les bois de fusils. Il Moule à briques et carreaux. Il Outil du fabricant de bas.

— Enctcl. Art milit. L'usage a longtemps prévalu de désigner le calibre de façon très différente, suivant l'arme dont il s'agissait.

Pour les armes portatives : mousquets, fusils, etc., c'était par l'indication du nombre de balles à la livre de plomb. Et l'on disait : un fusil du calibre 14, 16,

faible que l'arme éuit plus grosse et plus puissante.

Pour les bouches à feu, tant qu'elles ne tirèrent que des projectiles pleins, le calibre s'indiqua par le poids en livres de ces projectiles. Ainsi, les canons de S, 8, 12, 16, 24, lançaient des boulets dont le poids était, approximativement, de 6, 8, 12, etc., livres. Le chiffre qui désignait le calibre croissait donc avec la grosseur de la pièce.

Quand furent inventés les obusiers, c'est-à-dire les bouches à feu lisses tirant des projectiles creux, on détermina leur calibre par l'indication du diamètre de l'âme. C'est ainsi qu'on eut des obusiers de 6 et 8 pouces — plus tard de 16 et 22 centimètres. Et la même règle fut suivie pour les mortiers, lançant sous un grand angle des bombes, qui n'étaient en somme que des obus organisés d'une façon particulière dans les mortiers de 15, 22, 27, 32 centimètres.

Quant aux canons rayés, bien qu'on leur fît alors lancer des obus, on continua de désigner leur calibre par le poids de leur projectile, et on leur conserva les mêmes dénominations pour les calibres, avec cette seule différence que le nombre indicatif signifiait non plus des livres, mais des kilogrammes. Enfin, l'usage a fini par s'établir de désigner le calibre de toutes les bouches à fou par le diamètre de l'âme, mesuré entre les cloisons, et exprimé, soit en milhmètres, comme en France, soit en centimètres ou en pouces dans les autres pays.

En Angleterre seulement, on a conservé l'indication du poids du projectile en livres pour les petits et moyens calibres, concurremment avec celle du diamètre on pouces, en y joignant, pour les très gros calibres, celle du poids de la pièce, généralement exprimé en tonnes.

Le calibre s'indique toujours en millimètres ou en lignes pour les armes à teu portatives : fusils, carabines, revol-

Poi

armes portatives, c est surtout à la «

de leur calibre qu'on tend aujourd'hui. Quant au

pose est plutôt celi

'.itore qu bouches à fen, le probli de ïunilé de calibre ; on s'efforce ver une solution partielle pour chacun des différents services de l'artillerie. La multiplicité des calibres a, en effet, le grave inconvénient do compliquer le service des approvisionnements en munitions, qui constitue l'une des plus grosses difficultés Je 1^ guerre moderne.

GALIBREMENT n. m. Syn. peu usité de CALIBRAGE.

CALIBRER v. a. Mottro au calibre, régler le calibre de : Calibrer des ballrs, im canon de fusU. ii Mesurer le calibre ; Calibrku un tu //ou

— Fig. Proportionner : /l fa}it CALIBRER l'instruction pour , Vesprit qui la reçoit. (Boistc.)

ter par l'enfoncement d'un coin. On introduit le cylindre dans le tube à calibrer, on enfonce le coin jusqu'à ce que les lames écartées touchent les parois du tube, et on lit le diamètre sur la tige graduée qui commande le coin.

CALICAL, ALE, AUX adj. Bot. Qui est du calice : Téguments CALICADX.

CALICE (du lat. calyx ou calix, icis, ou du gr. kalnx, iikos) n. m. Partie la plus extérieure du périanthe ou ensemble des enveloppes florales, dont le rôle est de protéger l'androcée et le gynécée pendant leur développement.

— Encycl Le calice est constitué par des pièces foliacées, dites sépales, qui diffèrent ordinairement des bractées par leur disposition verticillée et des pétales par leur couleur verte. Il y a, cependant, des plantes chez lesquelles les sépales sont insérées en spirale (cactées, etc.), et d'autres chez lesquelles leur couleur est vive comme celle des pétales (sépales pétaloides du lis, de l'iris, de certains fuchsias, etc.). En réalité, les sépales, comme toutes les pièces florales, ne sont pas autre chose que des feuilles

adaptée:

éciale.

i peut observer chez

et les sépales (pivoine) ou entre les sépales et les pé (camélia, nénuphar). Une fleur asépale est entièrei dépourvue de sépales (saule, peuplier).

On distingue des calices diatysépales (renoncule), dans lesquels les sépales sont séparés les uns des autres jusqu'à leur base et des calices gamocépales (œillet, bourrache), nppelés aussi et très improprement calices monosépales,

nu moins grande et ne se distinguent qu'au nombre des (lents ou des lobes portés par le bord libre du calice. Que le

i quatre lames flexibles, dont deux peuvent s'écar

localise le long d'une zone annune de tous les sépales. ■ (renoncule) quand il est symétri- ' ' I que le prolonge-

ment de celui du pédicelle floral; il estirrégulier(pois, faurier) quand il est symétrique par rapport à un seul plan, passant par l'axe du pédicelle.

Le calice persiste en généra! plus longtemps que la corolle, mais finit par se détacher. Il est dit caduc quand il tombe dès l'épanouissement du bouton floral (coquelicot), et persistant quand il dure après la formation du fruit; alors, il peut être marcesceii/, c'est-à-dire qu'il meurt et se dessèche (bourrache, laurier, etc.), et accrescent. c'est-àdire qu'il continue à vivre et prend un nouveau developement (alkékenge).

GALICE (du lat. calix, icis, coupe, forme altérée du gr. kulix) n. m. Coupe, vase à boire, chez les anciens, il Vase dans lequel le prêtre fait, pendant la messe, la consécration du vin : Elever le calice. «

— Par ext. Communion sous l'espèce du vin : Ferdinand I" demandait que le calice fût accordé aux laïques. (Volt.)

— Fig. Cruelle amertume, poignante douleur. (So dit surtout dans le langage mystique) : Il nous arrive une affliction; c'est le calice que Dieu nous présente. (Boss.) Il Boire le calice jusquà la lie, jusqu'à la dernière

goutte, etc., Souffrir une humiliation complète, une douleur longue et cruelle, subir un malheur dans toute son étendue.

— Anat. Nom donné aux conduits membraneux qui s'épanouissent d'une part sur les mamelons glanduleux iu rein, et de l'autre déversent l'urine dans le bassinet. Il On les appelle aussi entonnoirs.

— Superst . Co(ice du soupaon. Coupe d'eau soufrée et contenant de la poussière et de l'huile des lampes d'église, i|ue les chrétiens d'Egypte faisaient boire à leurs femmes pour éprouver leur fidélité. (Les femmes adultères suliissaient, croyait-on, de cruelles douleurs après avoir avalé ce breuvage.)

— Zool. Capsule contenant l'ovule, dans l'ovaire de la poule. Il (Chez les cœlentérés, on entend par calices les tubes cornés ou chitineux s'épanouissant autour do chaque polype, dans les colonies d hydroïdes, et aussi les enveloppes calcaires formées, chez les coralliaires, par la réunion de plusieurs tubes protecteurs des polypes. 1

— Encycl. Antiq. Les Romains donnaier' '- "calices à des coupes, ou vases à boire, •**

diverses. Le calice le

plus employé était un vase circulaire, peu profond, largement ouvert, souvent muni do deux anses, avec ou sans pied. Plus tard, Calice d'argile grec.

on fit des calices profonds, avec un pied très élevé. Les calices étaient ei terre cuite, en métal ou en verre; les plus beaux étalon

formes assez

richement décorés de dessins, de peintures ou de ciselures. On appelait calices allassonles des coupes en verre de couleurs changeantes qui se fabriquaient à Alexandrie, et dont l'empereur Hadrien rapporta à Rome de beaux spécimens; calices audaces, des coupes de verre à bon marché, qui ressemblaient à du cristal ; calices diatretri, des vases faits au tour et ciselés, en verre coloré, en onyx ou en agate, qui venaient surtout de Sidon ; calices pteroti, des calices munis d'anses en forme d'ailes ; calices valiniani, des vases à quatre becs qui ressemblaient, dit-on, au nez du délateur Vatinius.

— Hist. relig. 1° Exégèse biblique. Dans la Bible, le mot calice est souvent pris dans un sens figuré et signifie tantôt le sort réservé à chaque homme (ps. X, 7), tantôt la récompense ou le châtiment que Dieu nous destine (.Jérém.,XVI, 7; XXV, 15; Matth., XX, 82; Luc, XI, 39).

2« Liturgie. Le calice est un vase sacré, en usage dans l'Eglise catholique pour la consécration du vin durant la célébration de la messe. Les calices les j^ sainWean ae plus anciens se rapprochent beaucoup Lairaii(ja8pejaiiQei. des cratères antiques, c'est-à-dire qu'ils affectent la forme d'une coupe évasée, portée sur un pied très bas de bonne heure cependant on voit apparaître entre la coupe et le pied un nœud plus ou moins orne A partir du \^- ^it-rlr^ ]t-i rnlices sont montes sur un pied plus éle-ï 11 11 irro.i,onpi lie h f>rmi de fatuhr 1

en 1845, et remontant au V siècle ; le calice dit de saint Remy, œuvre du x' siècle (ces deux derniers sont à la Bibliothèque nationale) ; le calice de saint Choregrand, évêque de Séez (viii' s.) ; le calice de saint ■Willibrod(xi" s.); le calice d'argent de Cologne (xii" s.).

On appelait miuMWrie/s les calices destinés à contenir le vin consacré qui devait être distribué aux fidèles. Ces calices, d'une grande dimension, étaient pourvus de deux anses et accompagnés d'un chalumeau {calamus, arundo) et quelquefois même d'une sorte de tuyau fixe par le moyen duquel le fidèle communiait sous l'espèceduvin. Leur usage cessa lorsque la communion sous les deux espèces fut réservée aux prêtres, c'est-à-dire vers le xiii" siècle. On sait avec

âuelle ardeur les hussites réamèrent contre le retrait du calice aux simples fidèles. Luther rétablit la communion sous les deux espèces (1523) ; les diverses confessions protestantes ont suivi son exemple.

Dès le m' siècle, le pape Zéphirin avait ordonné de n'employer que l'or et l'argent dans la fabrication des calices, mais cette règle ne fut pas d'abord observée ; en 815, un concile de Reims proscrivit les calices de verre, de bois et d'airain; en 1175 un concile de Londres, en Calic

1189 un concile de Rouen exigèrent que tous les calices fussent en o: (5'est la discipline qui a prévalu. Actuelle du calice doit être en or, en argent ou pied peut être de tout autre métal.

L'évêque seul consacre le calice par i saint chrême et une cérémonie qui rappelle la consécration de l'autel. Il est défendu, sous peine de péché, aux simples fidèles de toucher un calice consacré.

La recherche du calice qui aurait servi à Jésus-Christ

fiour l'institution de la Cène a donné lieu à de nombreuses égendes, dont la plus célèbre est sans contredit celle du Saint-Graal.

— BiBLioGR. : Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétietwes (Paris, 1805).

CALICE, ÉE adj. Bot. Muni d'un calice : Fleurs calicées. t espagn.) n. m. Nom donné par quel- 'azotate de soude du Pérou, n Mélange de sable et de substances salines qui recouvrent le guano.

CALICICOLE (du lat. calix, icis, calice, et colère, habiter) adj. Il Papilles calicicoles, Nom donné parDuval aux papilles de la langue anciennement appelées, d'une manière impropre, caliciformes.

— Encycl. Ce sont des papilles relativement volumineuses, abondantes à la base de la langue, où elles con^ stituent l;i (iLin, lu \ liiii;ual, larges, aplaties, et débordant a i ! I non de la muqueuse (calice) où

elles plni . il I : m donc bien calicicoles, puisqu'elles MM!i |ù< 1 ii,s une cavité en forme de calice,

et non calÉ,„ii..i ii.t-s. (,.-., papilles présentent, particulièrement sur les parois du sillon qui les circonscrit, un grand nombre de petits organes, dits corpuscules gustatifs, où aboutissent des filets nerveux qui sont le siège à peu près exclusif des saveurs amères.

1 argent.

onction du

GALICHE (n

GALICIÉ, ÉE adj. Bot. Qui ressemble

! rapporte

— n. f. pi. Tribu de plantes, de la famille des lichens avant pour type le genre calicion, et rangée autrefois parmi les champignons : Les calicées vivent le plus souvent sur les bois mort. (C. Montagne.)

CALICIFLORE (du lat. calix, icis, calice, et flos, floris, fleur) adj. Bot. Mot créé par le botaniste de CandoUo

ot qui so dit dos plantes phanérogames, anglospermo», dicotylédones, chez losquidles los étainines sont adhérentes au calice par la partio infériourodo leurs lUets (rosacées). [On reconnaît qu'uno rosacée, le fraisier par exemple, est calicitloro en arrachant un sépalo jusqu'à su ' • qu'il entraîne avec lui quelques

CALICIFORME

CALiaFORME (de calice, ot fonne) adj. Bot. Qi semble ù un calice.

— Patliol.Cc(/u/«scaIici/'ornici. On appelle '

cellules glandulaires A. fonctionnement mérocrine, c'ostàdu-o suliissant, |.;ir l'cxiiulsion des mati6ros qu'elles sécré-

' 1 ;'■ ' '!u!,.v .!.•■, L'Iau'I.-; -Mcioriparos

it, aprôs

frappe

qu'une partie du |ir.>i,i|,i:, hm, ,|i , m' laisse un vide précisuimiii, on loruio Uo l.iiu,.j.

Enlln, on désignait ouooro autrelois suus ce u papilles du V lingual. V. calicicoles (papilles).

CAUCIN, INE adj. En T. de bot., Qui est de la du calice : fiivolucre calicin.

CALICINAL. ALE, AUX adj. En T. dp bot., Qui appartient au Call. ■• iM f' • "' '' n'i - ■ /-'o/iofcs CALICINALKS.

Préflor.u- .' . ■■/frcdescenlvescAi.i-

CINAUX ■'' •

CALICINE I cALYOïNi; ii i '.HMoside qu'on extrait du calici..ii on oi.iii.iji.i iiiio !.u!j,^iauco avec do la lin-

froïne bouiUauto. .Sa funnule est C"H"0'. Chauffée avec e l'eau et un carbonate alcalin, elle so convertit en acide cahjcique.

CALICINIEN. ENNE i"i-;«. èti] adj. Se dit des onvc-

dans la JU^ imam.-, la s.iiiui-, ■■!. , : In.h.i /,■ . ïMiMNIENNE.

CAUCION nu CALYCION

renfermant une ringlainc

spèces européennes : La trt ou la croûte des lichens.

CALICIPARE (du lat. calix, icis, calice, et parère, enfanter) adj. So dit d'une fleur dans laquelle tous les organes ont pris la forme du calice.

CALICOT {ko — de Calicut, ville de la côte de Malabar où l'on a d'abord fabriqué cette étoffe) n. m. Toile de coton qui ressemble à la percale, mais qui est moins tine, et que l'on emploie dans la lingerie commune.

— Pop. et par dénigr., Commis d'un magasin de nouveautés [du nom d'un personnage de commis prétentieux, dans le Combat des montagnes, de Scribe et Dupin] (isn), pièce qui souleva une bruyante cabale.

CALICOTYLE lu çrr. kfilos, beau, et kotulê. cavité) n. m. Gciiio in \nis (r-uaatodes, sous-ordre des polysto-

de l'extrémité

postérieure du corps réduite à une seule grosse ventouse abdominale. L'espèce type du genre , le calicotyle de Kroyer, vit sur les organes d'accouplement do la raie.

CALICUUURE Uér') adj. En T. de bot.. Qui tient du calicule, qui ressemble au calicule.

CALICULE (lat. caltjculus, même sens) n. m. Calice

i enveloppe ement dit. (Dans les t, etc., le calicule ar ,;a vnrticille de

■!■'■'■ ■■lunalice:

fleurs à l'extériou

CALICULE, EE adj.EnT.de bot., Aiaonipagné d'un calicule, comme l,'i fleur do la mauve, de l'œillet, etc. (So dit aussi, mais improprement,

de certaines composées, chez les quelles les bractée: extérieures de l'involucre simulent un calicule.)

Calicut, ville de l'Inde anglaise (iir.'-si.Ionrn dn M,i dras), sur la raer d'Oman (côte de Malabar : i,r, nnn liai, C'est une ville déchue: son port est nninlil.- m intrin' Elle a conservé cependant quelque indusiun : laliniun: de toiles d,.noion. Va chemin do fer rcho l 'alicui a Ma. ha

etàTran ." " ;cn,„icr|inrt in-ln- ail. M' la

en NOS, \ :,■ là nit n\|M-.|n. nu l,i||.n|„

En n7n, ,.. Ihdnr-Ali ; i|Unl.|Uns aim.a"

plustaiM . ■ 1,...- . -lulla ruina, l.ns An-lais le reprirent on i:;.o; ils nom pu encore lui rendre sa prospérité passée.

CalidasA ou KaudASA, poète indien que la tradi-

du roi Pourouravas avec Vapsara ou nymphe Ourvaçi. On lui attribue encore : le Rayhuvamsa, poème épique en dixneuf chants, contenant l'histoire de la race de Kaghu, le Kumara Sambhava, également un poème épique en seize

la naissance du dieu de la guerre : ui élégie amoureuse intitulée Meghadula, ot un poème, Nalodaya (• Restauration du roi Nala •). Ces doux doroiér attributions sont d'ailleurs moins sûres que les précédentes.

— BiBLioGR. : Silvain Lévy, le TIMlre indien (Paris, 1800).

CALIDICTYON {dik-li — du gr. kalos, beau, et dicluon, lilot) n. m. Bot. Syn. de

DICTYUBB.

CAUDma (drisa)n. m. Nom sciontiliquo des oiseaux du genre sanderling.

CALIDUC (duk') n. m. Archit. Tuyau portant la chaleur du foyer à un point quelconque éloigné.

CALIENDRE {andr' — lat. caliendrmn) n. m. Tour do cheveux ou bonnet usité chez les dames, dans l'antiquité romaine.

CALIER {li-é) a. m. Matelot, ouvrier spécialement attaché aux travaux de la cale.

CALIPAL ou KHALIFAL, ALE, AUX adj. Qui se rapporte ou a trait aux califos. (Peu usité.)

CALIFAT ou KHALIFAT {fa) a. m. Dignité de calife; exercice do l'autorité dévolue au calife.

Calkodre.

on européenne du mot racine arabe khalafa, isseur » ) n. m. Titre que lied, les membres de sa ulnians. Mohammed ne i d'« envoyé de Dieu »

■ipede t

1 autorité

CALIFE ou KHALIFE (transcript; khalifa, vicaire, lieutenant ; de la • laisser derrière soi comme succès prirent, après la nm famille qui réginrin prit jamais d'autr

leur autorité spir.

temporelle, se coni l'envoyé d'Allah . {khalifa rasmd Allah), qui fut abrégé on khalifa. Son second successeur, Omar, reçut encore le titre d'<!»iii^a(-mo«menin (chef des croyants). Le calife, successeur de Mahomet, était, comme lui, le chef de tous les musulmans, et il devait convertir tous les habitants de la terre à la foi de l'islam. Tel fut, en elïet, le but des efforts des premiers califes, qui eurent bientôt subjugué la plus grande partie de l'empire des Sassanides ot de l'empire byzantin. Cette brillante situation ne dura pas longtemps ; au lendemain même de la mort du Prophète, la discorde éclata dans sa famille à l'occasion du choix do son successeur, et Ali protesta contre l'élection d'Abou- Bokr. Son califat (656) et celui de son fils Hasan (661) furent troublés par des révoltes de tout genre , et avec eux se termina la courte dynastie des califes orthodoxes. C'est de là que provinrent le schisme persan, l'hérésie des fatimites d'Afrique, des assassins, et tant d'autres sectes hétérodoxes, sans parler des luttes par lesquelles les descendants d'Ali cherchèrent à reconquérir le trône du califat; ainsi fut détruite, dès les premiers jours, l'unité de l'empire musulman.

De plus, il n'était pas aisé de maintenir l'ordre dans un empire qui n'avait d'autre homogénéité que celle d'une religion imposée par la force, et qui ne s était établi qu'en broyant toutes les nationalités et en supprimant les anciennes croyances. Aussi voit-on, dès le règne de Mamoun, fils d'Haroun-al-Rechid, un général se rendre indépendant en Perse (820). Sous le règne d'El-Motamed-Billah, se fondent deux nouvelles dynasties indépendantes : celle des Saffarides en Perse (873), et celle des Toulounides en

Rî ■ ;

Bagdad et dans soi voisinage immédiat. Sous le règne'de ses successeurs, les Bouiides de Perse étaient plus maîtres dans la capitale que le calife. Cette dynastie fut détruite en 1055 de notre ère par le Seldjoukide Togril-Beg ; mais le calife ne lit que changer de maître, car Togril le força à le couronner comme sultan. L'institution du sultanat est intimement liée à l'existence du califat; dans les premiers siècles de l'hégire, le calife était souverain temporel, en même temps que souverain spirituel. Par suite de révoltes, le pouvoir temporel du calife diminua de jour en jour, laissant intact son pouvoir

les parties menacées de leur empire, à des hommes qui leur paraissaient propres à les défendre. Ce furent, tout naturellement, les chefs des insurrections qui reçurent l'investiture du calife, et c'est ainsi que se fondèrent les dynasties des Bouiides, des Ghaznévides, etc. Togril-Beg arriva à une époque oïl le califat était divisé entre plusieurs de ces souverains ; aussi, pour bien marouer qu il en faisait leur chef, le calife Ka'im lui donna le titre de » grand sultan » (sultan el aazem), que conservèrent les Seldjoukides de Roum. A leur tour, pour se décharger d'une partie du pouvoir, les n grands sultans » de la dynastie seldjoukide déléguèrent une partie de leur autorité à des ofrtciers, comme l'atabeklmad-ed-Din-Zangi, fils d'Ak-Sonkor, gouverneur de Bagdad, puis de la Mésopotamie. Son fils Nour-ed-Din devint prince d'Alep et nomma Saladin son lieutenant on Egypte. C'est ainsi que la dignité sultanienne passa des Seidjoukides aux Atabeks, des Atabeks aux Ayyoubites, puis aux Mamiouks.

Los Seidjoukides tinrent le califat dans la plus étroite dépendance, et il n'était plus que l'ombre do lui-même quand apparurent les Mongols envoyés par Mankkou à la conquête de l'Occident. Le dernier calil'o pôrit par ordre d'Houlagou, ot la chute de la |.i];.vaii .■ .un.i .> n , avscr au premier rang lapuis^a:. i n ; ..n

dait primitivement. Malgm . . , . , \: . '^.u-

nommèrent calife un dose, i, , ,:.: :, ... ,.i.,,.;io

abbasside, mais, comme dit Mali i il n r. m .. i i;.. .uitorité, et n'avait le droit de dire ^on avis sur rien • .

Voici le tableau de la première dynastie des califes : Califes orthodoxes (el-Khulefa el-Jieshidoun).

Abou Bekr-el-Siddik 63J

OuLir Ibn-el-Khattab 63t

Osman Ibn-el-Affan Gtt

Ali. fils d-Abou Taleb 6Ô6

Uasan, ais d'AU 661

Pour les califes omeyyades ( v. Omeyyades, et Abb.assides.

les califes abbassides.

CALIFORMEN

chœur d'introduction, l'air de Ké«ie, le» couplets de Zétulbé, tout est charmant. £« Calife, joué et chanté par do grands artistes : Bortin, M-" Dugazon, Gavauoan et Philis, devint si célèbre que le livret rut utilisé à l'étranger par divers musiciens. Entre antre», Garcia, lo père de la Malibran, écrivit un Catiffb di Bagdad, qu il fit représeotor on 1812 au thé&tre Sau-Carlo de iNaplea, et Rouini mit en musique un petit opéra intitulé Adina ossia il Califfo di Daijdad, qui fut joué, l'année .suivante, au thé&tre San- Carlos de Lisbonne.

Californie, Ce nom s'applique & deux régions de l'Amérique du Nord, qui, situées sur la cête du Pacifique entre S3« et 42' de lat. N., sont absolument distinctes, tant au point de vue physique qu'au point de vue politique; c'est la Nouvelle ou Haute-Californie et la Vieille ou Basse- Californie.

Californie (Nouvelle- ou Haute-), un des Etats

l'océan Pac

Calife de Bagdad (le), opéra-comique en un ac paroles de Saint-Just-Dancourt, musique de Boieldii représentée rOpéra-Comique (théâtre Favart) le 16 s« tembre ISOO. C est l'une des productions les plus dé

de la Confédération américaii

fique qui la baigne à l'O., la Californie est bornée au N.

par l'Etat d'Orégon, à l'E. par celui de Nevada et par

le territoire d'Arizona, au S. par la Basse-Californie.

Elle couvre une superficie do 5U.965 kilom. carr., et

renferme plus do 1 million d'habitants; sa capitale est

Sacramento.

Le relief de ce pays est formé de deux chaînes qui se développent parallèlement au rivage du Pacifique et que sépare une longue vallée. La chaîne côtière domine à pic la mer (mont Saint-Gabriel, 3.029 m. ; mont Saint-Jehos, 2.240 m.). La sierra Nevada, pinsélevée que la précédente, contient, comme son nom l'indique, une série de montagnes dont les principale

déroule i osée par deux rivières impor en sens inverse et débouchant tontes (Jeux dans la baie do San-Francisco : le rie Sacramento arrivant du N., et le San-Joaquim venant du S.

Cette contrée jouit d'un excellent climat très doux (tempér. moyenne de l'année : 13°). Quant aux pluies, assez abondantes, elles tombent pendant la saison froide (d'octobre à mars).

Ces heureuses conditions climatériques expliquent la vi-

3 magnifiques forêts (chênes, cèdres, et surtout séquoias), et la plaine n'est qu'un immense tapis de verdure (prairies et cultures), parsemé d'arbres fruitiers qui ont fait donner à la Californie le nom de verger des Etats-Unis.

Et cependant , ce n'est pas sa fertilité qui a fait au

pays.

d'abord que du métal préciei vint à baisser, ils se tournèrent du coté de l'exploitation agricole, et la Californie se transforme chaque année davantage en pays de grande culture. Elle produit déjà beaucoup plus de blé et de vin qu'elle n'en consomme et elle en exporte de notables quantités.

Le grand débouché de la région, c'est San-Francisco, admirablement située sur une baie profonde et bien abritée ; elle est en relations par mer avec le monde entier, et une voie ferrée (Central Pacific) l'unit à New-York.

Californie (Vieille- ou Basse-), longue et étroite

presqu'île de l'Amérique du Nord, formant une des provinces du Mexique. Bernée an N. par la Nouvelle-Californie, baignée à 10. par l'océan Pacifique, an S. et à l'E. par le golfe de Californie, elle couvre une superficie de 98.000 kilom. carr., et a une population de 36.000 hab. seulement ; sa capitale est La Paz.

Les montagnes qui constituent l'ossature de la Basse- Californie ne sont que le prolongement de la chaîne côtière de la Haute-Californie; elles s'étendent jusqu'au cap Saint-Lucas, extrémité méridionale de la péninsule, et sont peu élevées ; elles culminent au Cerro de la Gigantea (1.206 m.), voisin de la ville de Loreto.

La forme allongée de la presqu'île et la prédominance de l'élément montagneux ne laissent pas de place pour un développement fluvial de quelque importance; les rares et courtes vallées qui aboutissent à la mer sont parcourues par des rivières sans nom connu et en général très pauvres, car il ne pleut que fort peu et à de rares intervalles; le climat est d'ailleurs loin d'être malsain, les vents de mer adoucissant la température étouffante qui règne pendant la plus grande partie de l'année. Céréales, vigne, canne à sucre, coton. Chevaux, bœufs, mouton. Mines de cuivre, mines argentifères de San-Antonio et de Molleje.

La population, très clairsemée, se compose encore en majeure partie d'Indiens, qui sont peu aptes au travail agricole et vivent surtout du produit de la pêche et de la chasse.

Explorée dès le xvi' siècle par des lieutenants de Cortez et par Cortez lui-même, la Basse-Californie fut occupée, au XVII' siècle, par des jésuites espagnols. Depuis le xviii" siècle, alors que la Haute-Californie prenait son essor, elle est demeurée dans un état stationnaire. C'est encore un pays neuf à mettre en valeur en développant surtout les irrigations.

Californie (golfs de), la plus vaste échancrure que forme l'océan Pacifique sur le littoral occidental de l'Amérique du Nord. C'est une véritable mer intérieure, et c'est ainsi qu'il apparut aux navigateurs espagnols qui lo découvrirent : ils l'appelèrent mer de Corlés ou mer l'«rmei/;e. Compris entre la péninsule californienne et la côte mexicaine, le golfe de Californie communique avec l'Océan par un vaste chenal qui s'ouvre entre le cap Saint-Lucas et le cap Corrientes ; il s'étend du S.-E. au N.-E., sur une longueur de 1.500 kilom., avec une largeur qui varie de lOO à'soo kilom. Ses côtes, ainsi que les îles qui le parsèment, sont en général basses, sablonneuses, malsaines et très faiblement peuplées. Les principales rivières qui lui apportent leurs eaux sont le rio Colorado, issu des montagnes Rocheuses, et les rios Sonera, Yaqui et del Fuerte, qui descendent de la sierra Madré du Mexique.

Californien, ENNE (m.-in, en'), personne née en Californie, ou qui habile ce pays. - Jfs CaUfor-nib-ns.

— Fam. Riche, opulent, très lucratif.

CALIFORNIKE

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