‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 464 sur 956 · CALIXTE · texte numérisé non relu

CALIXTE

)ays ou à ses habi-

CaUge.

CAUFOURCHON (du bas lat. calofunium, fourches, gibet) n. m. N'est guère usité que dans la loc. adv. ci-après.

— Fig. Marotte, manie, dada : La science des livres est le plus aimable de mes cai-ifoobchons. (Ch. Nod.)

— A califourchon loc. adv. Jambe de çà, jambe de là, dans la position d'un homme à cheval : Etre k calikotjr- CHON sur un bâton. Le cornac se met à cAi-iFonRCHON sur le cou de l'éléphant, il Fig. Etre à califourchon sur, Ne pas démordre de, tenir mordicus à, être inébranlable sur ; Erre À CALIFOURCHON SUR une idée. (On dit plus souvent Etre à cheval sur.)

CAUGE (lat. caliga, sandale) n. f. Chaussure "ni anciens Romains. (Elle consistait r - '—

garnie de clous pointus, à laquelle était fixée une sorte de réseau à jour en cuir, qui laissait les doigts de pied à découvert, protégeait le reste du pied, les talons, et montait un peu plus haut que les cbeviUos.)

— Caliga speculatoria , Calige plus légère des éclaireurs.

— E-NCïCL. La calige était portée par les simples soldats et les officiers jusqu'au grade de centurion.

C'est pourquoi les légionnaires sont parfois désignés par les noms de ca/ï^a(î ou âecaligêe. Caligula, élevé dans les camps, devait ce surnom à la coutume qu'il avait de porter la calige.

CALIGE ou CALIGUS {/juss) n. m. Genre de crustacés copépodes, type de la famille des caligidés, renfermant de petites formes élancées, vivant en parasites sur divers

poissons de mer. (Fixés dans leur jeune âge, par

un byssus dépendant de leur carapace, au pois- /TTX son sur lequel ils vivent, les caliges deviennent ; '.-''i'fl rapidement libres et peuvent changer d'hôte, ("n'y j Le caligus caudatus vit sur un requin ; le cali- \^|^.|g' yus rapax, sur les cycloptères, etc.) rTJ Xf

CAUGÉRIE ijé-ri — rad. calige, n. d'un crusstacé) n, f. Genre de crustacés copépodes parasites, famille des caliqidi's, caractérisé par l'absence d'appendices aliformes sur l'anneau génital et renfermant de petites formes parasites sur des poissons de mer.

CAUGIDÉS (ji) n. m. pi. Famille de crustacés copépodes parasites, dont le genre type est

— Encïcl. Tous les caligidés sont parasites sur les grands poissons de mer, cycloptères et corvphènes ; beaucoup de naturalistes ont décrit les formes mâles des caligidés comme appartenant au genre nogagus.

CALIGINEUX iji-neA), EUSE adj. Qui est de la nature du brouillard.

CAUGNI {gn mil.) n. m. Genre de rosacéeschrysobalané'es, dont le nom scientifique est licania, renfermant des arbres ou des arbrisseaux dos régions tropicales et subtropicales de l'Amérique méridionale.

CSauGNON (SofTrey de), poète français, né dans l'Isère en 1550, mort en 1606. Henri IV l'employa dans les négociations les plus difficiles. Il fut un des rédacteurs de l'édit de Nantes. On a de lui : Journal des guerres faites par François de Bonne, due de Lesdiguières , en manuscrit ; une satire remarquable par sa verve : le Mépris des dames, et on lui attribue l'Histoire des choses remarquables et admii'ables advenues en ce royaume de France es années dernières 1587, ISSS, 1589 (1590).

CalIGNY, comm. de l'Orne, arrond. et à 29 kilom. de Domfront, près du Noireau ; 1.150 bab. Ch.de f. Ouest. Filatures de coton.

ngénieur militaire

fait l'admi

Belidor ; puis^il compléta la défense de Calais et de Dunkerque, construisit la grande écluse sur l'Aa, à Gravelines, éleva les forts bastionnés de Furnes, et travailla enfin au canal de Bourgogne. — Son frère. Hercule Hue de Caligny, également connu sous le nom de Langruno, né en 1665, mort en 1725, ingénieur, s'est surtout fait connaître par ses travaux de défense à La Hogue, et il assista à de nombreux sièges, notamment à celui de Rhemberg (1702), qu'il défendit en qualité d'ingénieur en chef. — Son frère, 1 ingénieur Louis-Roland Hue de Caligny, appelé le chevalier de CaUgny, né en 1677, mort en 1748, exécuta des travaux dans les ports de Dieppe, de Honfleur, du Havre, de Cherbourg, etc., et fut mis à la tête des ingénieurs de l'armée de la Meuse en 171 1-1772, et de Bavière en 1743.

Caligo (du lat. caligo, brouillard). Myth. Divinité allégorique des Romains, personnification des ténèbres. Elle passait pour la mère du Chaos et de la Nuit.

Caligula (Caïus-César- Auguste- Gern Antium l'an 12 après J.-C, mort à Rome Germanicus et d'Àgrippiue, petit-fils de Tibère par adoption, il fut élevé en soldat et parmi les soldats. Aussi devint-il leur idole , et c'est à eux qu'il dut son surnom de Caligula (de caliga, chaussure militaire). Après la mort de son père, il vécut auprès de Tibère et assista impassible au meurtre de sa mère et de ses deux frères. Tibère lui laissa l'empire. Caligula avait alors vingt-cinq ans. Fils du plus populaire des princes, il fut salué avec un enthousiasme qu'il sembla d'abord devoir justifier. Il combla de bienfaits sa famille, de largesses le peuple et les soldats, supprima des impôts vexatoires, brûla les papiers de Tibère, interdit les accusations de lèse-majesté, autorisa les livres proscrits sous Tibère, étendit à ses dépens le pouvoir des juges, rétablit les comices d'élection. Le réveil ne devait pas tarder. Au bout de quatre mois, au milieu du désespoir public, il

s), né à

tomba malade. Le corps guérit, mais la sagesse ne revint pas. Sa fureur se tourna d'abord contre les siens : Tibère, fils de Drusus, qu'il avait adopté, Silanus, son beau-père. Gemellus, petit-fils de Tibère, Macron, préfet du prétoire, puis une toule de citoyens périrent. Tous les dix jours, il dressait une listede victimes, et appelait cela apurer ses comptes. « Fais en sorte guik se sentent mourir, » disait-il au bourreau. Il souhaitait que son règne filt marqué par quelque grande calamité ^" - " au thé:

n'eût qu'une seule tête, afin de Il répétait souvent Odetmt haïssent, pourvu qu ils me craignent). Avide de gloire militaire, il simula une expédition contre les Germains, puis, sur son sage, il épuisa et en glanta la Gaule. Il et pensée de faire ma crer les légions qui talent jadis révoltées tre Germanicus ; m quand il les vit courir armes, épouvanté '

1 atat. tpueptique, le som- Caligul;

meil le fuyait. Il poussa la démence jusqu'à vouloir détruire les œuvres de Tite Li\e et de Virgile. Pris de passion pour son cheval, il lui fit construire un palais, et voulait 1 associer au consulat. Cependant, il se proclamait dieu, exigeait un culte, et offrait des sacrifices à sa propre divinité. Ses folles prodigalités ayant épuisé les trésors amassés par Tibère, il se livra à des extorsions de toute espèce et accabla le peuple d'impôts. Aussi dépravé qu'avide et sanguinaire, il n'y a sorte lie débauche qu'il ne pratiquât. L'inceste avec ses sœurs, Agrippine, DrusiUa, Livilla lui était familier. Enfin, quelques citoyens courageux résolurent de délivrer le monde de ce monstre. A leur tête était le chef des prétoriens, Cassius Chéréas. On montre encore, dans une galerie écartée du Palatin, l'endroit où Caligula tomba, percé de trente coups de poignard. Sa femme Césonia et leur fille périrent en même temps que lui. Son nom fut rayé de la liste des empereurs.

— BiBLioGR. : Suétone, les Césars (Caligula) ; de Champagny, les Césars (Paris, 1859) ; Duruy, Histoire des Romains (Paris, 1879-1885).

CALIMANDE n. f. Espèce de sole, il Nom vulgaire d'une espèce de plie.

Caumanesci, village de Roumanie (district de Volcea), com. de Cozia, sur les bords de l'Oit ; station bahiéaire. Eaux minérales.

ou d'une

Calimaya, bourg du Mexique (Etat de Mexico), sur le versant nord-oriental du Nevado de Toluca ; 7.265 hab.

CALIMBË (lin) n. m. Etroite pièce de to autre étoffe, que les nègres des bois, en I exemple, portent autour des reins pour tout

CALIMÉRIDE (du gr. kalos, beau, et méris, idos, partie) n. f. Genre de composées, tribu des astérées, renfermant des herbes vivaces de l'Asie moyenne et septentrionale. (Ou en cultive dans les jardins.)

CALIN (du portug. calaim, même sens) n. m. Alliage métallique composé de plomb, d'étain et d'une petite quantité de cuivre, qu'exploitent les habitants de siam et di- Ma-

boites à iln -- ' ■ ;r 'io

campapii" i- i :i i ,• i i.i.it

un foyer. 'liiiiiMr. !<• i,,;,.i i.ui.iis

que la partie Mip.i;neiJii-, liiUUlo

d'un couvcrolu, reçoit de la calin.

braise allumée. (On l'emploie

pour la cuisson de certains aliments et pour opérer le

gratinage de certains mets.) n Petite casserole ovale, en

fer battu, montée sur trois pieds et ornée de deux anses.

Le CAXiN sert à faire cuire des pigeons, des côtelettes et

autres petites pièces de viande.

— Pêch. Longue pique que l'on place à l'entrée de certains filets pour les maintenir en place.

— Pop. Tonnelet d'étain des marchands de coco (boisson) ;

Les clients vont gratis & la wallace.

Mon calin reste plein ; je suis un daim ! -

(J. RiCBBptN, Chanson des Gueux.) CÂLIN, INE (origine inconnue) adj. Flatteur et cares- .sant, cajoleur : Un enfant câlin. Une femme câline, n Qui appartient, qui convient aux personnes câlines ; Air câlin. Grdce câline.

— Particulièrem. Indolent, paresseux et niais : Il est trop câlin pour réussir, il Qui favorise la paresse, qui est accompagne d'indolence : Comment renoncer aux usances CÂLINES, au confort ? (Cbateatibr.) [Vieux.]

— Substantiv. Personne câline : Une petite câline. CALINAGE 11. m. Petite caisse ouvragée en bois, faite à

l'imitation des boîtes de calin pour le thé : Boites de cai.i- NAGE. Il Petite boite légère, fermant à charnières et crochets, et servant à emballer les petits objets peu lourds ou fragiles.

CÂLINAGE n. m. Action de câliner, manières câlines.

CÂLINÉE n. f. Bot. Syn. de TÉTE.icÈRE. il On dit aussi

CALINIKR.

CÂLINER (rad. c^lin) v. a. Cajoler, caresser d'une façon mignarde : Câliner un enfant, une femme. Aimera se faire CÂLINER, et absol.. Aimer à câliner.

— V. n. Etre indolent, faire le paresseux : Passer le jour à CÂLINER. (Vieux.)

Se câliner, v. pr. Rester dans l'indolence, dans l inaction : Passer le temps à se câlinkr dans un fauteuil.

— Anton. Bourrer, brusquer, brutaliser, malmener, maltraiter, rabrouer, rembarrer, rudoyer.

CÂLINERIE n. f. Action de câliner ; cajoleries, manières câlines : Marivaux a fait très bien jouer tous les ressorts de coquetterie, de perfidie et de câlinerie féminines. (Ste-Beuve.)

CalingAPATAM, ville de l'Inde anglaise (présid. de Madras [prov des Circars]), à l'embouchure du Bangsdara dans le golfe du Bengale ; 4.460 hab.

Calino, personnage d'un vaudeville, qui remplissait un rôle de niais et dont le nom est devenu commun pour désigner un homme de ce caractère.

CaUNOG, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines [île Panay)), sur le fleuve côtier Jalaur ; 7.560 hab. Fabriques de toiles en abaca et fibres du pays.

CALINOTADB n. f. Na'iveté, niaiserie, du genre de celles qu'on prête à Calino. il Se dit aussi d'une pièce de théâtre ou de toute composition dont Calino fait les frais.

Syn. de py-

CALIORNE (ital. caliorna) n. f. Nom donné aux plus forts palans en usage à bord et dans les arsenaux. (Le plus souvent, ils sont composés de deux poulies triples) : C\l\o^kg de braguet, ca- LioRNE des bigues, caliorne du bas-mât, etc.

CALIPHURIE n. f. Genre d'amaryllidacées dont on no connaît qu'une seule espèce, qui est une plante à bulbe tunique de la Nouvelle-Grenade.

CALIPHYLLE (du gr. kalos. beau, et phullon, feuille) n. m. Bot. Syn. de porphyrion.

Calippe ou Callippe, astronome grec, né àCyziquo (commencement du iv« s. av. J.-C). Il rectifia le cycle ou nombre d'or de Méton, en le quadruplant et en lui donnant une durée de soixante-seize ans. Cette période fut appelée caliorne, callippique, et la plupart des astronomes l'adoptèrent. Suivant les calculs d'Ideler, elle commença le 28 juin 330 av. J.-C. Callippe compléta aussi sur quelques points le système astronomique d'Eudoxe. Il dirigea d'ailleurs, à la mort de Polémarque, l'école d'astronomie fondée à Cyzique par Eudoxe, dont il avait été l'un des

CALISAYA (za-ia) n. m. Variété jaune de quinquina, qu'on tire du Pérou.

CALISAYNE [za-in) n. m. Alcali découvert dans le quin-

CALISAYQUE ( za-ik') adj . Se dit des sels à base de calisayne : Sels calisayqdes.

CALISSOIRE (li-so-af) a. f. Poêle de fer, que l'on remplissait do charbon allumé pour lustrer les étoffes.

CALISSON (du provenç. calissoim, même sens) n. m. Petite pâtisserie d'origine provençale, mentionnée dès le XIII' siècle parmi les friandises que l'on offrait dans les fêtes (1275). Une forme défectueuse est camichcn, que l'on relève dans Sauvai, dans les Comptes de pâtisserie de la prévôté (1572).

CaliSTO. Myth. gr. V. Callisto.

CALITOR n. m. Variété de raisin noir, à grains oblongs

Calitri, ville d'Italie (Campanie). sur lOfanto ; 7.000 h. Elève et commerce de gros bétail et de moutons.

ÇÂLrvÂHANA, roi de l'Inde méridionale, fondateur de la période chronologique appelée Çaka, qui commence en

CaliVO ou Calibo, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines [île Panay]) ; 12.000 hab. Riz, mais, tabac, cacao; lavage d'or.

CALIX {likss — du lat. calix, calice) n. m. Genre d'infusoires tentaculifères, dont l'espèce a été trouvée sur les poils des pattes d'un insecte hémiptère (punaise d'eau,

CalixÉNE. Biogr. V. Callixéne.

CAUXHYMÉNE {ksi) n. f. Bot. V. CALYMÉNiE.

Cauxte ou CallistE I" (saint), élu pape en 218, mort en 223. On croit qu'il fut le fils du Romain Domitius et un homme d'une grande vertu ; mais quelques écrivains en font l'esclave d'un nommé Carpophore, ((u'il aurait trompé et volé par parvenir ensuite au pontificat par la ruse et l'intrigue. Il est considéré comme le fondateur du fameux cimetière de Sainte-Marie au delà du Tibre. On lui attribue aussi l'institution, ou du moins la confirmation du jeune des quatre-temps. — Fête le 14 octobre.

CaLIXTE ou CallistE n (Gui de Bourgogne), élu pape en 1119, né à Quingey (Doubs) vers 1060, mort à Rome en 1 124. Il était fils de Guillaume Tête-Hardie, comte de Bourgogne, et d'Etiennette de Vienne. Il fut nommé archevêque de Vienne en 1088 et élu pape à Cluny le l" février 1119. C'était l'époque de la q^uerelle de l'investiture ; Calixte II eut à lutter contre l'antipape Grégoire VIII. Le pontificat de Calixte II fut marqué par le concordat de Worms (23 sept. 1122), transaction entre le pape et l'empereur Henri V.

Bibliogr. : Robert Ulysse, Histoire du pape Calixte II (Paris et Besançon, 1891).

Cauxte ou Calliste ni (Alfonse Borgia), pape de

par la croisade que, malgré son grand âge (quatre-vingts ans), il prêcha, avec la plus grande énergie, contre les Turcs qui venaient de prendre Constantinople (1453) ; puis par le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc qui aboutit, le 7 juillet 1456, au jugement définitif confirmant à la glorieuse jeune fille, devant toute la chrétienté, la sublime auréole du martyre.

Calixte ni, antipape, qui fut opposé à Alexandie in. mais finit par se soumettre à celui-ci en 1178.

Calixtb ou Calixtus (Goorgo), théologion protosaut. V. Callisbn.

CALIXTIN8 [lUcss — <lu lat. callx, calico) n. m. pi. Sec-

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