‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 473 sur 956 · COMBINAISON, COMBUSTION, DISSOLUTION, THERMOCHIMIE · texte numérisé non relu

COMBINAISON, COMBUSTION, DISSOLUTION, THERMOCHIMIE

— 2° Calorimètres à fusion de la glace Le principe de la méthode est du à Black ; elle repose sur ce fait que 1 eau à 0°, pour passer de l'état solide a 1 état liquide, absorbe 79 calories ; en mesurant la quantité de glace ^ui fond, on peut donc avoir la quantité de chaleur qui lui a été cédée. La figure 9 représente le calorimètre à glace de Lavoisier et Laplace. Il se compose de trois vases minces s'enveloppant l'un l'autre, le vase intérieur étant destiné à recevoir J

: lequel doit

, devrait être changé

— 3» Calorimètre à condensation. Ce calorimètre est dû à Bunsen : on suspend le corps à étudier par un fil fin au-dessous du plateau d'une balance ; l'espace dans lequel il se trouve peut être empli de vapeur d'eau à 100». Pour prendre cette température, le corps emprunte la chaleur à la vapeur d'eau dont il condense une partie. Par la pesée de l'eau condensée, on peut calculer la chaleur cédée au corps pour le faire passer de sa température â 100".

CALORIMÉTRIQUE adj. Qui a rapport à la calorimétrie ; Expériences c\ho?imÈTRi<iVES. f/iiite calorimétrique. Bombe calorimétrique.

GALORINÈSE (du lat. calor, oris, chaleur, et du gr. nosos, maladie) n. f. Maladie qui se manifeste par une altération de la chaleur vitale. (Ce mot, deux fois barbare, par la terminaison è au lieu de o et par le mélange de appartenant à des langues différente

en CALORlMORBE OU THERMATONOSE.)

CALORIPÈDE (du lat. calor, oris, chaleur, et pes, pedis, pied) n. m. Appareil spécial, sorte de chaufferette que l'on employait pour se chauffer les pieds.

CALORIPHONE (du lat. calor, oris, chaleur, et du gr. phâné, son) n. m. Appareil transmettant les sons à distance par l'intermédiaire de la chaleur.

— Enctcl. Le caloriphone, imaginé en 1887 par Lepontois, alors caporal au 137' d'infanterie, est une application du photophone à sélénium. Les vibrations imprimées par la voix à une plaque téféphonique sont transformées en ondulations lumineuses, lesquelles, reçues par un appareil optique de grande puissance, sont transformées en vibrations calorifiques envoyées sur une plaque photophonique de sélénium, par exempfeipour être converties en paroles dans un récepteur téléphoo ique. L'organe principal du transmetteur est un projecteur d'une grande portée, qui concentre en un faisceau compact de rayons parallèles, les rayons émis par une puissante source lumineuse. L'appareil récepteui prend : un télescope chercheur, combiné de manière rapidement dirigé sur la source lumineuse ; une électrique, avertissant l'opérateur de l' instant où ce résultat est obtenu; une source lumineuse très puissante, dont les rayons sont réunis par un appareil optique avec ceux ^ue l'on reçoit du transmetteur. Ce faisceau lumineux, par 1 intermédiaire d'un organe photophonique fait d'un alliage ,1e sénélium excessivement sensible, met en vibration la

lêtre

i chaleurs laten

(6. Coupe de ] Regnault pour

les chaleurs spéciûquea i Appareil de Regnault po 'appareil permettant de

. liMÏ''dé°'

corps chaud M, itervalle qui sépare lé vase central du second est rempli avec de la glace pilée, et l'eau provenant de la fusion peut s'écouler par le robinet A ; ce vase, qui est le calorimètre proprement dit, est entouré lui-même d'une couche de glace destinée à maintenir la température à 0". Du poids d'eau écoulé par le robinet A, on déduit facilement la quantité de chaleur qui a été apportée au calorimètre. Cet appareil est loin d'avoir le degré de précision que permet d obtenir le calorimètre ordinaire.

de Bunsen lui est de beaucoup supérieur. Dans

appareil alorimèti

mètre, on mesure le poids de glace liquéfiée par la diminution de volume qui s'opère â la fusion. Il se compose {fig. 10) d'un gros réservoir M en verre, dans lequel pénètre une éprouvette concentrique L soudée à sa partie inférieure. Dans le bas du réservoir se trouve un tube en forme d'U, gui se redresse verticalement. Dans la branche latérale, on introduit un tube recourbé à angle droit, bien calibré, et dont la réunion au reste de l'appareil se fait par un joint étanche. Le réservoir M contient, dans sa partie supérieure, de l'eau distillée privée d'air et, au-dessous, du mercure, qui remplit la brandie latérale et le tube calibré.

Par un procédé quelconque, comme, par exemple, en introduisant du chlorure de méthyle liquide dans 1 éprouvette L, on congèle une partie de l'eau distillée qui entoure cette éprouvette, et on plonge tout l'appareil dans la glace fondante, pour empêcher les pertes par rayonnement. Si l'on produit alors un dégagement de chaleur dans l'éprouvette, une certaine quantité de glace fond en diminuant de volume et en produisant un déplacement du mercure dans le tube calibré ; on note le nombre de divisions dont s'est déplacé le mercure, et, comme par une expérience préliminaire on avait déterminé le nombre do calories correspondant à une division, on obtient directement la chaleur dégagée en multipliant le nombre de divisions lu par un coeffici

Qtes de vaporisation ■ j de vaporisation — !

- 10. Appareil de Bnc

CALORIQUE (du lat. calor, oris, chaleur) n. m. Nom qui fut donné, lors de la réforme de la nomenclature chimique, vers la fin du xviii" siècle, à logent insaisissable apposait être la cause des sensations de froid et et de tous les phénomènes de la chaleur. Ce plus guère employé scientifiquement aujour- ' dans le sens général de chaleur ■ ' '

qu'on sui

gétaux absorbent du calorique animaux. (Raspail.) /( n'est pas l'échelle thermométrique, tous égaux dent à des additions égales de rique latent. Celui qui, étant absorbé par un corps qui change d'état, n'en élève pas sensiblement la température. Il Calorique spécifique. Quantité relative de calorique absorbé par un corps, pour passer d'une température donnée à une température plus élevée.

CALORNIS {niss — du gr. kalos, beau " " '"

las que les

>iseau) D. m

Gen

seaux passereaux dentiro-

stres, famille des sturnidés, renfermant des formes vrée brillante, verte ou bronzée, vulgairement nom merles métalliques, en plumasserie. (Les calornis, dont on connaît environ vingt espèces, habitent les îles indo-malaises, l'Australie, 1 Océanie et les Mascareignes.)

CALOROPHE (du gr. kalos, beau, et rophein, engloutir) n. m. Genre de rcstiacées, qui a été réuni au genre restio, et qui renferme des plantes australiennes.

CALOSACME(du gr. kalos, beau, et akmê, pointe, tranchant) n. f. Bot. Syn. de chiritée.

CALOSANTHE (du gr. kalos, beau, et anlhos, fleur) n. m. Genre de bignoniacées, formé aux dépens des bignones, et comprenant une seule espèce : Le calosanthe indien est un bel arbre des parties tropicales de l'Asie.

CALOSAURE (du gr. kalos, beau, et sauras, lézard) n. m. Genre de reptiles sauriens fissilingues , famille des lacertidés, renfermant des lézards à langue en fer de flèche, à queue carrée à la racine, puis ronde jusqu'au bout (Les calosaures sont très voisins des ophiops, dont ils différent par leurs paupières bien développées. La seule espèce connue habite le Coromandel.)

CALOSCORDE (scord' — du gr. kalos, beau, et skordoii, ail) n. m. Genre de liliacées, tribu des alliées, renfermant des plantes bulbeuses des îles Chusan.

CALOSME ilossm' — du gr. kalos, beau, bon, et osmé, odeur) n. m. Bot. Syn. de benjoin.

CALOSOME ou CALOSOMA (du gr. kalos, beau, ( corps) n. m. Genre d'insecte - "-- ' mille des carabidés, tribu des carabinés, renfermant de beaux animaux aux couleurs métalliques très brillantes ; verts, bleus, bronzés ou noirs, avec des points verts ou cuivreux.

— Encycl. On connaît plus de quatre-vingts espèces de calosomes répandues sur tout le gJobe. Des quatre qui habitent la

tZo'm:' FJ^i,S;"d:i Calosome (r.d. de .cit.,

forêts de chênes, dont la larve vit dans les bourses chenilles processionnaires qu'elle dévore. Le calosc inquisitor. plus petit, attaque ■ ■ dév " '

Bot. Section du genre

comprenant

CALOSTACHYS [sta-kiss) n.

CALOSTEMME {stèm' — du gr. kalos, beau, liandeau) n. m. Genre d'amaryllidacées-narcii prenant des plantes bulbeuses d'Australie.

GALOSTÉPRANE (sté — du gr. knlos, beau, et stéphanos, couronne) n. m. Genre de composées-inuloïdées, renf^ermant des herbes raides, pubescentes, rameuses, de l'Afrique orientale et tropicale.

CALOSTIGMA {stig — du gr. kalos, beau, et stignia, stigmate) n. m. Genre d'asclépiadacées, renfermant des arbrisseaux volubiles qui croissent au Brésil. Section du genre philodendron.

CALOSTYLIS (sti-liss — du gr. kalos, beau, et stulos, colonne) n. m. Genre d'anthozoaires fossiles branchus, avec bourgeonnement unilatéral.

CALOT (lo — de calotte) n. m. Ce qui fait la calotte, le fond d'un shako. V. callot.

CALOT (lo) n. m. Argot. Œil :

La boucb' plus p'tit' que les calots.

CALOTE (du gr. kalotés, beauté) n. f. Bot. Syn. de évote.

CALOTE (du gr. kalolés, nom d'un lézard) n. m. Genre de reptiles sauriens crassilingues, famille des iguanidés, renfermant des aga-

1 T„Ho o» H« ^^^^

mées, renfermant quelques espèces qui croissent dans le sud-ouest de l'Australie, et souvent cultivées en serre à cause de leurs fleurs rouges.

CALOTHÈQUE (du gr kalos, beau, et thèké, étui n. f. Genre de gram'

5, famille des trochilidés, renfermant les colibris vulgairement nommés lucifers.

— Encvcl. Les calolhorax ont souvent la queue fourchue rlip- 1-; niriV |piir bec est long et recourbé. Les

espèr.- . I I - .ont : le lucifer du Nouveau Mexi.

quei'ic ' : . çx.\e calothorcLX Midsanti,û(i\A

Coloinli. I ,:,, i.- On en connaît dix-sept espèces.

- du gr. kalos, beau, et thri.t:. clioles, tribu des oscillaires, comprenant des espèces qui croissent dans les eaux douces ou salées : Les CAI.OTHRIX forment des touffes filamenteuses.

CALOTIN ou CALOTTIN ( lo-tin — de la calotte que portent les ecclésiastiques) n. m. Par dénigrement , Ecclésiastique, homme d'église, partisan des prêtres.

— Hist. Société des calotins.V. cm,otts (régiment de la).

— En T. de tochn.. Nom que les fabricants de pompes

CALOTHRix

ilonnont i. une pièce do cuivre d'un corps ilo pompo, dite aussi OAi.OïTK d'aspiration. Il KondoUo '~ zim^ soudûo

ciou pour on recouvrir lil^^jj^ijife

ILOTTINE (to-(m') n. f. I

{ satirique. (Vieu-v.) fl

du gr. kalotés, boautii) I

loséos, tribu dos astéroo»; I

bos vivacos ou annuollos 1

CALOTINE ou CALOTTINE

l'clilo piùco do VI

CALOTIS (tiss n. ni. Gonro do cumposôo ronl'ormant dos liorbos i d'Auslralio.

CalotO, villo do la république do Colombie (Kt:

a hab. W CALOTROPIS (piss — d

coiffé de I

— Par oxt. Cardinalat, dignité do cardinal : Recevoir la calotte, il On dit aujourd'hui la baprettu, ou le

— Par dénigr. Clergé, parti qui tient pour lo clergé : Donner dans la calotte. Il Prêtre, ecclésiastique, cardinal : Toute calotte peut rcvfr lu liare. (V. Hugo.)

— Par ;ii. il II.Mii^i'i." i-,-, objet quia la forme d'une calotte : / ■::;:'. ' . r/'f. de plomb, ii Fam. Sous la calotte ih'< 1,1,, i vers, sur la terre.

— Suuiil. ', . ; '. 11110 sur la tôte avec loplat do la main : l' ■ . /> >'!i>' calotte.

— Loo. prov. Avoir besoin d'une calotte de plomb, Avoir la tète fort légère.

— Anat. Calotte du crdne, Partie supérieure do la boite crânienne, il Calotteaponévrotique, Aponévrose des muscles

— Apic. A l'époque de la grande récolte du miel, lorsque les ruches à rayons fixes deviennent trop petites, on les perce à leur ^ partie supéricure,et on place dessus une sorte de petite ruche, appelée calotte, construite soit en bois, soit en cordons de paille. (Les abeilles y bâtissent dos rayons pour emmagasiner du miel. La capacité doit être de 15 à S5 litres. Lorsqu' elle est remplie, on la retire et on la remplace par une autre, si la récolte continue. Certaines ruches ont été construites spécialement ])our recevoir des calottes.

Pour l'hivernage, on supprime la calotte atin do mettre le couvercle, et

le corps seul de la ruche passe l'hiver. La calotte est la hausse des ruches à rayons fixes.)

— Archit. Voûte en forme de calotte sphériqt t»ie;j/ à la croix de Saint-Pierre de Borne par un escalier i rampe entre les deux calottes de la coupole. (H. Boyl'e.)

— Bot. Se dit d'un tissu particulier qui se forme dans l'ovule, entre le sac embryonnaire et le raicropyle, et qui provient des cloisonnements de la plus externe dos deiLX cellules dues à la bipartition do la cellule sous-épidermique occupant le sommet du nucelle.

— Chir. Emplâtre agglutinatif dont on recouvrait autreluis la tote d un teigneux, et qu'on arrachait ensuite

i'. |. lM%.ii\ it les croûtes de teigne, il Appareil ou l'i ' Il ! I I iiiio à être appliqué sur la partie supé- 1 I ,1 I Calotte rfe taffetas gommé, déglace.

' '' lil'iciaire. Nom par lequel on désigne les

I , ilans les régions polaires: c'est le cas I 1 Groenland. (Le nom de " calotte » s'emi lis Alpes pour les

sphéri

fc. i li.aiio, dôme du Goiiter,

— Géom. Calotte sphérique, Partie de la surface sphérique limitée par un plan qui coupe la sphère. (La calotte sphérique ne peut excéder la demisphère.) V. ZONE SPHERIQUE.

— Techn. Partie de la garde d'une épée où l'on place le bouton, ii Pièce de métal qui forme la couverture d'un bouton. Il Partie supérieure de la concavité d'une voûte sphérique. il Forme do chapeau dans laquelle le fondeur met le plomb séparé de sa branche.

Il Sorte do boîte renfermant le mouvement d'une montre. Il Pièce d un ior|iis .1.. p..mpe appelée aussi caloti.n.

1 I I \ , institution burlesque, fondée

- I ' ui iiistesse qui régnaient alors 1-1 llis, et formée de tous ceux qui c. do tous les viveurs renommes. Le chef le garde du corps Aymond, porte-

Calotto

tester imii

cardinaux Dubois ot Floury, Voltaire luI-mAmo curent leur brevets, tous plus ou moins irrévérencieux. A la tin du xviii' siècle, la tjatotli: so transforma on une institution

imreiiiciii inillMln mm ,iirto do conseil do famille composé d''- i'i iM Miidiants do chaque régiment et

charge '1' |i M 'IIS d'honneur outre ofiiciers. Co

tribunal 1 M .( I I Lal,futsupprimôàlaRévoiution,

— . Hiuii M 1/ /■'>tcr servir à Vhisloire de la Calotte {i.: \ I M i; .ii-e rfe /a »a(ire(n39); général

Ambert, M /; ' ' w /'(/o//e(u Moniteur », nov. 1864).

CALOTTÉE /. ' M t lam. Boite de fer-blanc, où l'on

CALOTTER (to-/i') v.a. Mettre une calotte sur la tête do.

(luus.)

— Pop. Donner des calottes, frapper sur la tête avec la main ouverte : Calotter un enfant. Aimer à calotteu.

Se CHlotterf v. pr. Se donner mutuellement dos calottes. CALOTTIER (lo-ti-é) 0. m. Techn. Ouvrier qui fait des calottes.

— Agric. L'un des noms vulgaires du noyer, dans pludéparlcmonts.

CALOTYPE (du gr. kalos, beau, et tupos, caractère) n. m. Premier procédé d'obtention de phototypes négatifs sur papier. (Iiiia;,'iiio par Talliut, ce procède est aussi désigné

Miiis 11 il i.,1Imm,|„ i'ii papier fort, imprégné

iriniliiiM !• ; Il ,,m . 'm lise au bain d'argent.

Apre-. Ml I ,1 I . I I ,. r, on le développait

■ laiis iiM I. iiii ! ,: , . lacido gallique, on lo

CALOU n. m. Suc ou sève du cocotier {cocos nucifera), que l'on appelle aussi viN OE palme.

CALQUASSE n. f. Nom vulgaire de la pie-grièche, dans certains départements.

CALO-ïER (;o-i<!) ou CALOGER (je) [du gr.mod. calof/éros; do kalos, beau, bon, et gérôn, vieillard] n. m. Moine grec de l'ordre de Saint-Basile.

— Encycl. Les caloyers sont les membres les plus instruits du clergé grec; ils font leurs études dans les deux couvents du mont Athos ou de l'île de Pathmos. Outre les livres de l'Ecriture, ils étudient les Pères grecs et latins et lisent des traductions des principaux ttiéologiens de l'Occident ; ils ont malheureusement hérité de l'esprit de chicane des moines du bas-empire. Leur règle est extrêmement sévère : ils ne doivent jamais manger do viande et doivent gagner leur pain par leur travail manuel. Plusieurs d'entre eux no prennent de nourriture que deux ou trois fois par semaine. Ils observent quatre carêmes, dont un, le plus grand, dure sept semaines. Leur costume consiste en une soutane, une ceinture et un bonnet noir.

Le nom de « caloyer » est réservé aux frères, à l'exclusion des novices et des moines qui arrivent à la prô-

CALOYÈRE (lo-ièr'. — V. l'étymol. à l'art, précéd.) n. f. Religieuse grecque de l'ordre de Saint-Basile. (Les calogères sont soumises à la même règle que les caloyers et vivent cloîtrées très sévèrement dans des couvents, sous la direction d'une supérieure. On donne aussi ce nom aux veuves qui font vœu de porter un voile noir et de ne pas

CALP n. m. Nom donné par le minéralogiste anglais Kirwan à une variété de calcaire contenant une forte proportion de silice, d'argile et de fer, et, en outre, du bitume.

CALPA (du gr. kalpê, urne) n. f. Nom donné à l'urne des fontinclles, genre de mousses.

CALPANDRIE (du gr. kalpê, urne, et anér, andros, homme, organe mâle) n. f. Genre de la famille des ternstnemiacées, réuni au genre camélia.

CALPE (du gr. kalpê, urne) n. f. Genre d'insectes lépidoptères noctuélinés, fa- mille des calpidês, comprenant des noctuelles à ailes supérieures canaiiculéos, aiguës, avec une dent à leur bord interne.

(Les chenilles dos calpes sont longues, cylindriques, à seize pattes. On connaît quelques espèces de calpes du midi do l'Europe et des îles indomalaises; une habite la Calpe (rëd. d'an tiers). France : lacalpe tbalictri, des Pyrénées, dont la chenille vit sur lethalictrumflamm.

Calpe, port de Bithynie, sur la mer Noire, à l'embouchure d'une petite rivière du môme nom. Cette ville était défendue par un rocher qui s'avance dans la mer. Les Argonautes y abordèrent, et Pollux y combattit Amycos, roi des Bébryces. (Auj. Kirpeh.) — Nom ancien du rocher lie Gibraltar {colonne d'Bercule) et de la ville bâtie sur ses pentes, en face d'Abyla.

CALPÉ (gr. kalpê, même sens, proprem. (ro< d'un cheval) n. f. Nom d'une course de cheval, aux Jeux olympiques.

— Encycl. La course commençait comme une course ordinaire de chevaux montés ; mais, ©n approchant de l'extrémité de la carrière, le cavalier devait sauter à terre, et enlever la course en tenant son cheval par la bride. (D'ailleurs, la calpé a tenu peu de place dans l'histoire des Jeux olympiques.)

CalPENTYN, ville de l'Inde anglaise (Ceyian) ; 5.1 80 hab. Co fut un des premiers établissements des Portugais â Ceylan; ils en furent chassés en 1646 parles Hollandais, qui eux-mêmes durent céder la villo aux Anglais.

CALPICARPE n. m. Bot. Syn. do kopsie.

CALPIDES (rad. calpe) n. m. pi. Famille d'insectos lépidoptères, sous-ordre des noctuélinés, comprenant des noctuelles à antennes aiguës à l'extrémité, â palpes très développés, allongés en bec. Les calpidês sont répandus sur le globe, principalement en Amérique. — Un calpidk.

CALPIDIE n. f. Bot. Syn. de pisonib.

CALPIN n. m. Morceau de peau ou d'étoffe graissé que l'on plaçait autrefois entre la poudre et la balle, dans les carabines de tir dites « carabines de précision ».

CALPIOCRINUS {nuss — du gr. kalpion, petit vase, et

CALOTINE — CALQUIER

krinon, lis) n. m. Genre de crinoïdcs fo.ssiles, do la famillo des ichtyocrinidé» (silurien sup. et calcaire carbonifère).

CalprenèDE ÇLa). Biogr. V. La CALVUKxkuu.

CaLPULALPAM, villo du Mexique (Etat do TIaxcala), cti.-l. du district d'Ocampo, au pied des hauteurs qui séparent lo TIaxcala de la vallée de Mexico; lO.'JHO hab.

CaLPURNIA, nom d'une famille célèbre do l'ancicoDO Romo, originairo do la Sabine. Quoique plébéiens, les Calpurnii faisaient remonter leur origine à Calput, prétendu fils do Nuina Pompilius. Cotte famille ne parvint an consulat que l'an S'4 do Rome. Dès lors, elle porta le surnom do Piso, auquel une des branches ajouta celui de Cxaoninu». L. Calpurnius Pison, consul en 621, fut surnommé Frugi, à cause do la pureté de ses mœurs. Cette épithèlo, non seulement passa â ses descendants, mais il

Îaralt que toutes les branches dos Pisons s'en décorèrent, usqu'à la mort d'Auguste, il y eut onze Pisons qui parvinrent au consulat. V. Pison.

CaLPURNIA, fille do Calpurnius Bastia ot femme d'Antistius; se donna la mort pour ne pas - irvivr. a :i mari, proscrit par Marins.— Fille de Lu. . ,9

av. J.-C, Jules César, dont olb fut la quatrième femme. (Elle vc eut assez retirée, mais avait pour sou mari une sincère affection. La nuit qui précéda le meurtre de César, elle s'efforça on vain de lui faire partager ses appréhun sions et ne put le détourner de se rendre au sénat. Après la mon do César, elle se retira auprès de Marc-Antoine avec tous ses biens, pour le mettre en état do poursuivre les assassins.) — Femme de Pline le Jeune. (Quoique beaucoup moins âgée que lui, elle avait voué à son illustre époux un atta.

chement aussi tendre que délicat.

Plii

fait.

I Icttr

un portrait charmant. Il lui :

inspiré le goût des lettres, et, dans son ingcn dresse, elle apprenait par cœur les ouvrages de son mari; lorsqu'il parlait en public, elle se cachait pour l'entendre.) Calpiirniaa (leges). Plusieurs lois romaines ont été désignées du nom do Ux Calpurnia. 1« lex jEcilia Catpurnia Di. AMBiTO(67 av. J.-C); cette loi, l'une de celles rendues contre la corruption électorale, condamnait  l'inégibilité perpétuelle ; 2» lex Calpurnia du legis achone per condictionem (cette loi, dont la date est incertaine, a étendu à toute certa res l'action de la loi, appelée condictio, que la loi Silia avait introduite pour réclamer une somme d'argent déterminée) ; 3" lex Calpurnia bepetun- DARUM (149 av. J.-C), plébiscite qui a permis aux pérégrins de poursuivre à Rome, devant un tribunal permanent, les gouverneurs de province coupables de cou-

CALPURNIE n. f. Genre de légumineuses-papilionacéessophorées, renfermant des arbres ou des arbrisseaux de l'Afrique australe.

CALPURNinS (Titus Julius), poète latin du 1" siècle, né en Sicile. Imitateur de Virgile, sans grande originalité. On a de lui sept églogues. La septième est pour nous la plus intéressante : un paysan, qui revient de Rome, y décrit les grands jeux du cirque.

Calpurnius Bestia (Lucius), tribun en 121 av. j.-C, consul en 1 1 1 ; envoyé contre Jugurtha, se laissa corrompre par ce roi et fut puni d'un exil perpétuel.

Calpurnius FlaCCUS, rhéteur latin, peut-être du II" siècle de notre ère. 11 a laissé un recueil de cinquante et une déclamations du genre judiciaire, sans grand intérêt pour le fond, et d'une forme prétentieuse. Elles ont été éditées par Burmann, à la suite des Déclamations de Quintilien (Leyde, 1720).

Calpurnius Flamma (Marcus), tribun militaire romain, dont le nom mérite de figurer près de ceux des Curtius et des Décius. Pendant la première guerre puni- (luo (494), le consul Atilius s'étant laissé envelopper par I armée carthaginoise dans un défilé, Calpurnius, à la tête de 300 soldats, se dévoua pour s

•ort d^es que couvert de glorieuses blessures.

CALQUAGE (*«/) n. m. Action de calquer : Le cal- QUAGE n'est pas un bon moyen pour apprendre à dessiner.

CALQUE {kalk' — de l'ital. calco, mémo sens) n. m. Copie d'un dessin obtenue en plaçant sur l'original une fouille do papier transparent, dit papier-calque, et en suivant les contours du modèle avec un crayon ou une plume.

— Fig. Reproduction exacte ; imitation servile : Après le CALQDK. il n'y a rien de plus facile que le contre-pied. (Ste-Beuve.)

— Enctcl. Certains corps de métiers d'art emploient d'autres moyens. Les graveurs attaquent le dessin avec une pointe sèche, de façon à produire des raies sur le papier, qu'ils couvrent ensuite de sanguine. Ils essuient cette poudre, ©t il n'en reste que dans les endroits mordus par la pointe. Ou obtient ainsi un dessin retourné, néces-

— Fig. Reproduire d'une manière exacte ; imiter servilement : Bentivoglio, en Italie, calqda Tite-tiie. (Chateaubr.)

Se calquer, v. pr. Etre calqué.

CALQUEBON (A-e-ron) n. m. Nom des leviers qui, dans les métiers à tisser la soie, sont placés en dessous des lisses et attachent leurs cordes.

CALQUEUR {keur'). EUSE n. m. Personne qui reproduit par des calques des dessins ou de l'écriture.

CALQUIER [ki-é) n. m. Sorte de taffetas orné de dessins en forme de flammes, qui provenait de l'Inde, n On l'appelait aussi point rvE Hongrie, ou poot k uk tcbijce.

— Adjeciiv. : lo/fcius calqlier.

CALQUOm

CALQUOIR (kou-ar') n.

e métal éinoussée, que :

CALSCHISTE (kalliissr — du lat. calx, baux, et de schisle)

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