‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 474 sur 956 · CALVAIRE · texte numérisé non relu

CALVAIRE

de crayon à pointe pour calquer.

CALSTRONBARYTE

itron — du lat. calx,

baux ; de slron, abré-

iation de strontiane,

de baryte) n. f. N

donné par Shépart à une variété de barjtme avec cbau Caltabellota, \

[prov. do Girgenti]), su cathédrale. Centre agricole.

' CaltacirONE, ville du royaume d'Italie (Sicile fprov. de Catane]); 32.300 hab. Evêché. Magnaneries. Aux environs, campagnes très fertiles. — Pop. du circondario du même nom :"iO3.300 hab.

Caltanisetta,

h.-l.delaprov. du n ivèché. Sou

■ille du rov

.urne d'Italie (Sicile), du même nom, sur le Salso; 30.480 hab. minérales. — Le circondario de Caltahab. (La province du môme nom , une des sept provinces de la Sicile, est peuplée de 381.400 hab., sur 3.273 kilom. carr.)

CaltEPEC, bourg du Mexique (Etat de Puebla ) ; 4.800 hab.

CALTHE ( kalV — du gr. knlathos, corbeille) n. m. Syn. de POPULAGE. Genre de plantes de la famille des renonculacées :

Les pétales jaunes du calthe des marais sont employés quelquefois pour colorer le beurre,

CALTRO'iDE l^to-îd' — de calthe, et du gr. eidos, aspect) n. m.

Bot. Syn. du genre othonnr.

CALTBULE (du lat. c ait ha, souci) n. f. Petit manteau court, en étolfe jaune, que portaient les femi

Çalu (sanscr. Chalou), monastère bouddhiste thibétain, situé dans la province de Tsang, à peu de distance à l'E. de Tachilhounpo. Il est célèbre par son école de sorcellerie et de magie, qui forme des adeptes réputés pour leurs facultés et leur puissance surnaturelles.

Rome

. Michel

Brave remporta sur les Turcs (1595).

CaluIRE-ET-CUIRE, comm. du Rhône, arrond. et à 3 kilom. de Lyon, sur la Saône; 10.053 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Distilleries d'essences, fabriques de poteries de grès et de pâtes réfractaires, pépinières.

CALUMBA, CALUMBB, CALUMBO, CALUMBRE n. m. Ancien nom de la racine de columbo {menispermuiyt pal-

portup Loanda.

CALUMET {mè — forme dialectale de chalumet) n. m. Linguist. Grande pipe à long tuyau dont se servent certaines peuplades plus ou moins sauvages, et notamment les Indiens do l'Amérique du Nord.

— Fam. Pipe quelconqi-

mnel

Indiens do l'Amérique du Nord, on distingue !

de guerre, et le calumet

de paix. Le premier

est mêlé de blanc et

de gris ; le second est

rouge; l'un et l'autre

ont le tuyau orné de

verroteries, de plumes, Calumet.

et même do chevelures.

tre le sceau de tous les actes importants. L disparaître, comme ceux-là mêmes qui . bientôt plus que dans les col-

I de Calumet et Hécla.

CALURUS (.-.(S! — du gr. kalos, beau, et aura, queue) n. m.

i;rimpeurs, famille des trogonidés, uroucous dont l'espèce type est le beau (/5 des .\ndes. "V.

CALUS {lu — V. cal) n. m. Durillon qui se forme par le frottement sur quelque partie du corps : Avoir des CALUS aux mains, aux pieds, aux genoux. \. callosité.

— Fig. Endurcissement du cœur : L'impie se fait un CALUS contre tes remords de sa conscience. (Acad.)

— Bot. Nom donné par les auteurs anciens au.v rendements que présentent les articulations des tigos de certaines plantes, notamment des graminées.

— Hortic. Excroissance saillante et solide, occasionnée par la soudure d'une branche rompue, d'une écorce déchirée ou d'une incision faite à dessein. Syn. de bouekeli.;t.

— Ichtyol. Nom populaire du merlan, dans certains endroits de nos côtes.

— Zool. Calus humerai, Saillie légère placée à l'épaule, sur l élytre des insectes coléoptères, ii Calus antêapicat, Calus placé avant l'extrémité de l'élytre.

— Syn. Calus, cal, callosité.

— ENCTCL. V. CAL, CALLOSITÉ.

CALUSIE (=!) n. f. Bot. Section du genre myrosperme.

CalusO, ville d'Italie (Piémont [prov. divrée]); G 800 hab. Briqueterie, centre viticole.

Caluso. Biogr. V. Valperoa.

Galva (de calvus, chauve), Vénus chauve, honorée à Rome depuis l'invasion des Gaulois, où les femmes coupèrent leurs cheveux pour en faire des cordes d'arc.

CaL'VADOS {doss), chaîne de rochers dans la Manche, sur la côte de Normandie, au fond de la baie du Calvados. Elle doit son nom à un navire espagnol de l'invincible Armada, qui y fit naufrage en 1588. Ce navire se nommait «Calvador»,dont le nom peut se traduire en français par Dcmâteur,

Calvados (département du), un des départements formés par l'ancienne Normandie, borné par la Manche au N., les départements de la Manclie à l'O., de l'Orne au S. et de 1 Eure à l'E. Ce département doit son nom aux rochers qui en bordent la cote. Formé de petits pays do l'ancienne Normandie : Bessin, Bocage, campagne de Caen, pays d'Auge. Suporf. : 552.073 hectares. Six arrondissements: Coen (ch.-L), Pont-l'Bvêque , Lisieux, Falaise, 'Vire et Bayeux ; 38 cantons ; 763 communes ; 417.176 hab. Evêché à Bayeux (suffragant de Rouen) ; cour d'appel et académie à Caen; 3' corps d'armée, 2" conservation des forêts, 2" inspection des ponts et chaussées.

Pays de plaines et de vallées, le département du Calvados ne présente point de montagnes ; les hauteurs du sud (363 m. au plus) marquent la fin des collines de Normandie. La mer a profondément rongé la côte. Le Calvados comprend trois zones géologiques différentes, pri-

l'église dédiée à cette sainte; à Reggio, la Vierge et l'En. faut Jésus adorés par sainte Apolline; à. Bologne, le Paradis (œuvre capitale), dans l'église des servîtes ; à Florence, une Assomption ; à Plaisance, le Martyre de saint Laurent : à Milan, l'Assomption de la Madeleine ; à Parme, ta '/'rarisfiguration; etc. Les œuvres de Calvaert sont assez rares hors d'Italie; le Louvre n'en possède pas, mais le musée de Caen a un Saint Sébastien ; celui de Vienne, une Tctc d'homme ; celfli de Saint-Pétersbourg, une Visitation.

Calvaire (vér), nom de la montagne au sommet de laquelle Jésus-Christ subit le supplice de la croix Le Calvaire est un lieu de fiéquents pèlerinages.

— n. m. Par compar. Émineni e aitilnielle un naturelle, sur laquelle on a planté dos . r ^ j u ^ ir r I m (I vaire, et où l'on établit sum

tiens qui rappellent les dill i I

ieCALVAiBEdumonl Va/f,

un /'o^^ Il Suite de tableaux |i i i

scènes de la Passion (On dit plus ordinain nu nt un min

DE LA CBOix.) Il Chapelle disposée le vendredi saint dans

une église pour rappeler aux hdèles la passion de Jésus

— Fig. Douleurs, par comparaison a celles que Jésus soufl'rit sur le Calvaire Gravir son calvairl.

— Poét. Religion chrétienne

L'Olympe foudroyait ; le Calvaire pardonne.

— Notre-Dame du Calvaire. V. Calvaire {filles du), n Prêtres du Calvaire. V. calvaristes. ii Colline du Calvaire. V. calvaristks, et Valérien {mont),

— Encycl. Hist. rel. Lo' Calvaire, c'est-à-dire « lieu du crâne » {Caharium en latin, Golgotba ou Goulgatha en

^lumte deHépart

^.. d'Arconà.^

i.deter E^-êclié

d'Isigny et c

maire, jurassique, et tertiaire : le Bocage (schistes, granité, grès rouge, terrain jadis très boisé); la campagne de Caen (sol calcaire, nu, riche en grains) ; Je Bessin (terre calcaire et argileuse, pays d'élevage). -D'où grande diversité d'exploitations : houille (Littry), granité, grès, pierre à bâtir, pierre à chaux, terres argileuses pour poteries, tuileries, terre à foulon, ardoise, tourbe. A Brucourt et Roques sont des sources d'eaux minérales.

Le sol du Calvados, gras et fertile, abonde en céréales et surtout en pâ'turaces, dont les produits les plus renomint-l'Evêque et de Livarot, le beurre d'Isigny et de la vallée d'Auge. Pas de vin, mais un idanslavallé.- d'Auf.-o,ctdupoiré,

de-vie. L'élevage du bétail est ni s richesses

de ce département : on y tnni. lnvauxdits

chevaux normands, des brn- . ■,ulons, des

porcs et des volailles do ton (. . I ^ r nabondo

pas; mais les rivirr.-. -• ! . i-., -

neuses. La pêche .-.i ; i , -

Les principaux | ■ >

sont les lainages 1 .,1,1 ■. i. , ,,. - , 1. ■,■ 1, ,, \ ,, . . i. ■■ draperies, les cotûnuaii .-.. ,laUi:,'j, lu-i^l : ur Nuiri an,, l-js dentelles de Bayeux, les blondes do Caen, h-s molletons et flanelles de Lisieux, les toiles du Bocage, etc.

CALVADOS {doss) n. m. Eau-de-vie do cidre : Boire un CALVADOS, lin verre de calvados.

Calvadosien, ENNE {zi-in, en), personne née dans le Calvados, ou qui habite ce pays. — Les Calvadosiuns.

— Adjectiv. Qui appartient,' qui a rapport au Calvados ou à ses habitants : l'abrication calvadosienne.

Calvaert ou Calvart (Denis), dit Denis le Flamand, peintre de l'école bolonaise, né à Anvers en 1540, mort à Bologne en 1619 II vint fort jeune en Italie et re( ut des leçons de perspective architecturale de Fi Fon-

pour la i)hipart, 1 t rciiresentint des si ènes c\aiig< h pies Calvaert exécuta aussi avec succès des peintures de grande dimension, parmi lesquelles nous rappellerons à Mantoue, le Martyre de samte Agnès (fresque) dans

hébreu), était une colline rocheuse, située en dehors de l'enceinte de la Jérusalem antique, où avaient lieu les exé.entions capitales. On peut voir dans son nom une allusion soit à la forme arrondie du rocher, soit aux nombreux crânes des victimes qui y restaient exposés. C'est sur le Calvaire que Jésus-Christ fut crucifié. L empereur Hadrien v éleva un temple à Jupiter et sa propre statue. Constantin, à la prière do sa mère sainte Hélène, fit dispa-

(326-3;ir. !.. |.;.-),iir :■,. I,.,.,; ,,i:,. .In ^n ni-s, |.nlrre, qui fut

détruiir . ,1 ., r , n.aisrelevoe

presqii.. . , .1 I , : i ' - irlles, par le

l'on peut le voir aujourd'hui. 11 renferme dans son périmètre tout le rocher du Golgotba, et se compose essentiellement d'une vaste coupole élevée au-dessus du saint sépulcre et à laquelle se rattachent treize sanctuaires destinés à honorer chacun des derniers épisodes du drame de la Passion.

Plusieurs critiques modernes, et en particulier Renan dans sa Vie de Jésus, se sont demandé si le vrai Golgotba s'élevait bien dans le lieu où les fidèles le vénèrent. La difficulté vient de ce que les évangélistes n'ont pas décrit le Calvaire. II ne faut pas oublier non plus que la ville ancienne ayant été rasée par les Romains, une ville nonfut bâtie, mais non pas oxanoniont sur l'emplaccmei la premier'- Saii,>- ll.'l. n- Ci 1 .l.vor l'église dont

voile

servi au ^npi'l' > 1 in regarda cet endroit

comme In i nl\ m. hypothèse que la croix

devait ôiro nul. iTin- an Inn; mninnoù avait eu lieu le cru-

Durant le moyen âge, surtout depuis les croisades, viiter les lieux saints fut le vœu de tout chrétien ; mais pouvant le réaliser, pour satispeupîe fidèle, on conçut la pensée de

quelques-!

faire la di

■alvairo do Plougastol-Daoulu'S, près Brost). Los papos onfl6ront ù l'ordro dos fraiitiscaïas lo soiii d'irigor caloniquoincnt los calvaires.

11 y avait ù. Paris, au xviii" siècle, trois calvaires c<Sebros : celui du mont Valdnoii, celui do la butlo Mont-

CALVAIUIEN.NES

CALVIMSME

i iiiit-Rocli. Lepremier.quiatli-

I 1, <le nombreuses processions

, .. 1,1 Kovolution en 1791, rétabli

.1 i.a:.' - , ll i-uuuivoment démoli en 1832. loii, un iImuiii- lo nom de « calvaires » aux sim- •vcos dans les carrefours ou dans tout autre iipaiiiie. Une réglementation spéciale fixe les

i: ■ lîosant et Palmer, Jérusalem, la ville . s 'r^ii (Londres, 1871); Victor Guérin, fles-

/' 'ime (Paris, 1869-1875).

r.: . .i.sENTATioNS Du). Il n'est pour ainsi dire Li >a un sculpteur d'art religieux (^u^ n'ait orri's sur ce sujet, lo plus beau qui puisse liste. Bornons-nous à signaler, en peinture : lint-Clément de Rome) ; Buffalmaco (Canipo- ..'. Porugin, Albert Durer, Palma lo Vieux, f:r , \'an Dyck, Jordaens, P. Véronèse, Ann.

, . I aie est due au Christ entre les larrons,

!>', 10), pour son pathétique et sa force

.laioux CIrairr monumental de Fra

■■ ■.\<- I ' <A'.'r. M,]!-. , .1 l'I.irence).

. : " M ' -l-Ange,

; ' - .n,f-Roch

■,..' .■ I, ,• ,l,'[ri;i( , i,' 11-.', rriiiarquable

i, enfin, les œuvres is artistes bretons, flamands, alsaceux-ci ont peuplé certains carrelage ou intérieurs de couvents, de es multiples, groupés plus ou moins cutés avec une naïveté et une inouvent remarquables. ,ui, oont;rt-ation de bénédictines, m: il- t 'iii.'ans. Elles furent : ils du Luxembourg, ' 1 ' .io<;eph contribua à ■ - li Le boulevard des

J-'illes du Calvaire. — Une < cAr VANTFR ■" '■! n. m. Nom donné, dans certaines loca-

i K'iirs nomades, spécialement engagés

1 I ;ul de la moisson et porter les gerbes

i i m faire dos meules, il Dans d autres

ri-t ouvrier CALVKMER.

CALVARISTES > rissf) ou PRÊTRES DU CALVAIRE

n. m. pi. Assoiiation religieuse fondée en 1633, par Hubert Cliarpoutier. sur le mont Betharam et, dans lo diocèse à Audi, ù Nntrr liame de Garnison. Klle avait pour but la conver,...,, ,ln l;,.,,.„ •, Ir, c.i ,..,,!,„|;,,,„ j ,-,.,;., xill lui a.-.-oivla n„. :.. :„:„,. au ,„..., \,,i., ■,:,,, , ., ,.r,o, elle vit sun.i-;. . . , , ,, . , , r: , ,. , ,1,. la foi, qm sepr.il. .... . .. : , , .i ...-néral.

(■ est àc.-lli. .... ..,,:: !.■!.. h r \ ,il. |.|,.:i ;; .lÙd'êlrO

Calvart. lii.igr. V. Calvaert.

CALVATIQUE [lik' — lat. calmait

> calvus, chauve)

Lalla ttoukh ot la Flûte enchantée. Mais c'est on Italie, à Milan, & Naplus, à Rome, à Floronco, qu'Emma Calvé devait conquérir la renommée qui s'est altachéo i. son nom. Elle y chanta surtout Je roportoiro français et se Ht acclamer particulièrement dans Uamtel, tout on so ' ' ivragos italiens : Flora

Italie

Lond're.^'! ':

bilis, l'Amico Frits, etc. Après quelques années passées elle partit pour l'Amérique, où elle obtint do 1 Mil !i I ulupo pour so faire entendre à I .■■nt-Uardcn, puis, on I8D2, îr Carmen, Cavallise, do Massenot.

uporbo, son talent Massenot pour 0 ;i898) Sapho, qu'elle i façon romarquabli

CALVÉLIE n. f. Genre de salsolacéos, renfermant des herbes annuelles, glabres, des régions altaïquos.

CalvELLO, ville d'Italie (Basilicato (prov. do Potenzaj) ; s. 240 hab.

CALVÉRIE n. f. Genre d'oursins réguliers, pourvus do mâchoires, voisins dos cidarides, mais différant do tous les autres oursins en ce quo les plaques du test, très mince, ont une certaine mobilité. La lormo est très aplatie. (Ce genre, avec le phormoaoma qui en est voisin, est l'un des oursins les plus répandus dans les grands fonds, de 1.000 à 3.500 m.)

— BiBLioGB. : E. Perrior, tes Explorations (Paris, 1886).

Calvert, nom d'une célèbre famille anglaise, issue <l'uii(> iioIiIl- et antique maison flamande du môme nom, et dont Ihistoiro, pondant plusieurs générations, so môle à colle de la colonisation d'une partie de l'Amériq^uo du Nord : sir George Calvert, premier baron de Baltimore, né à Kipling, dans le comté d'York (Angleterre), vers 1582, mort en 1632, qui, après plusieurs essais de colonisation, obtint, en 1632, de Charles I" une charte qui lui concédait tout lo territoire formant actuellement les Etats de Delawaro et de Maryland ; mais il mourut avant que ses lettres d'envoi en possession lui eussent été délivrées, et la concession fut confirmée à son fils aîné, Cecil Calvert, deuxième baron de Baltimore, né en 1603, mort en 1676. (V. Baltimore [Cecil]); — Léonard Calvert, frère puîné du précédent et premier gouverneur du Maryland, né en 1606, mort en 1647. (Il quitta l'Angleterre en 1633, avec le premier convoi d'émigrants, qui comprenait environ deux cents personnes, toutes catholiques. Malgré son titre de gouverneur royal, son administration fut loin d'être paisible. Pendant près de dix ans, il dut faire une véritable guerre à un certain Léonard Clayborne qui lui disputa le pouvoir les armes à la main et le chassa même. 11 venait de reconquérir sa province lorsqu'il mourut.)

Calvet (Esprit-Claude-François), médecin, archéologue et naturaliste français, né et mort à Avignon (1728- ISIO). Très érudit, il exerça son art avec distinction, se prit do passion pour l'archéologie, et forma un riche cabinet d'antiquités et de médailles qu'il légua, avec sa bibliothèque, â Avignon. Outre de nombreux manuscrits, il a laissé notamment une curieuse Dissertation sur un monument singulier des utriculaires de Cavaillon (1766), qui ■ ■ membre correspondant de l'Académie des

Calvet-ROGNIAT (Pierre-Horcule-Ferdinand, comte), homme politique français, né à Rodez en 18 10, mort en 1875 au château de Chamagnieu (Isère), neveu du baron Capelle (ministre de Charles X) dont il fut, en 1830, chef de cabinet, député de l'Aveyron depuis 1852. Il fut un des principaux auteurs du développement des voies ferrées dans le midi de la France (1852). En 1870, il vou contre la guerre. 11 avait été désigné pour faire partie du conseil de régence.

GaLVI, ch.-l. d'arrond. de la Corse, la ville la plus proche de France, à 8 ou 10 heures de mer d'Antioes, dans un pays exposé à la malaria ; défendue par le fort Muzello; 2. \32 hsib. [Calvais, aises.) Sous-préfecture, tribunal de 1" instance (cour d'appel de Bastia), inspection primaire, collège communal. Place de guerre de I" classe, syndicat maritime du quartier do Bastia, chambre d'agriculture. Fabriques do li,|iiotir^, nioutins à huile et à blé; fabriques de |i:ii.. ;ii m;. m i i l's ; pépinière départementale. Cultun : . I illage de Calvi est

bonparlesvents.il> i Importe des charbons

et des produits li.'^ i.i.,i ..;.., exporte des vins, huiles d'olives, amauaos, curons, oranges, cédrats, graines de vers à soie, minerai de plomb argentifère, cire, cuir, charbons de bois, écorces de chêne, bois de construction et de chauffage, buis, peaux de chèvres, poissons. Oratoire de Saint-Antoine. Ancien palais des gouverneurs génois (caserne). — L'arrond. de Calvi a 6 cant., 35 comm., 26.502 hab. ; le cant. 2 comm. et 3.071 hab.

— En 1758, Paoli, pour punir Calvi de sa fidélité à Gênes, bâtit à un kilom. au N. une nouvelle ville, l'Ile-

potenccs pour pendre Calvi. ■ Mais Calvi, après des alternatives de succès et de revers, redevint plus florissante que sa rivale.

Calvi (Lazaro), peintre génois, né à Gènes en 1502, 1607, à l'âge de cent cinq ans. Fils d'Augustin

Calvi, qui substitua un des premiers dans ses peintures ' fonds coloriés aux fonds dorés, il passa de l'at ' père dans celui do Pierino dol Vaga, lorsque

fonds coloriés aux fonds dorés, il passa de l'atelier de lui do Pierino dol Vaga, lorsque celui-ci alla s'établir à Gènes en 1527. Aidé de son frère Pantaléon, il exécuta à Gênes plusieurs fresques dans le palais Doria, dans lo palais Grimaldi, etc., puis fut appelé à Naples et A. Monaco, où il laissa également des œuvres im-

CAiA'n:nE ! .iiillaume-Antoine), musicien français, né

.1 u;35-n55). Il eut la réputation méritée

i organistes de son temps. Il fut nommé,

lo la chapelle du roi, et il en conserva

; : ^ |u à sa mort. Cet artiste a composé un

ccn. 1111 iiuintiri-' ^lo motets à grand chœur, ainsi que beaucoup do pièces d'orgue et de clavecin, qui n'ont pas été gravées.

CalviëRE Charles-François, marquis se\ littérateur français, né à Avignon en 1S93, mort en 1777. Il suivit la

I pondant quarante-quatre ans, puis i ns son château do Vozeoobro. Poèti

1755, dans son chAteau do Vozeoobro. Poète, antiquaire amateur, il fut nommé membre honoraire do l' Académie do poinluro oo 1747. Il avait réuni une richo colleoliou d'objets d'art, ot a laissé plusieurs mémoires sur les monuments anciens du Midi, ainsi qu'un Ilecueil de faljles.

CALVIL ou calville (m'C — du n. pr. Calleville, villa»;o do Normandie) n. m. Variété do pommos : Calvillk rouf/e. Quelques lexicographe" '" ' — • ^■^—- — •

Lf

Calvin (Jean), fondateur do la Réforme en France, naquit & Noyon, en Picardie, en 1509, ot mourut À Genève on 15G4. .Son grand-père exerçait A Noyon la profession do tonnelier, et son père, Gérard Chauvin ou Cauvin, — Calvin vient du mot latin Calvinus par lc<|uel l'auteur traduisait son nom Chauvin, — était notaire apostolique, procureur fiscal du comté, promoteur du chajjitre et secrétaire de l'évéque de Noyon, Charles de Ilaiigest. Il était pauvre et chargé d'une nombreuse famille. L'enfant montrait des dispositions précieuses, secondées par sa mère Jeanne Lefranc, do Cambrai. Il fut placé d'abord au collège des Capettes, puis admis à partager l'éducation des enfants du seigneur do Mommor. Envoyé, en 1523, â l'université de Paris, il étudia successivement dans les collèges de la Marche et de Montaigu. Il devint un humaniste distingué. Son père l'avait destiné à la théologie et lui avait déjà fait obtenir le bénéfice de la chapello do i' ■„ ,/ \

la Gésino en la cathédrale de \

Noyon (1521) et, plus tard, Calrin.

la cure do Martevillo (1527).

Mais, changeant d'idées, il poussa son fils vers l'étude du droit et l'envoya aux universités d'Orléans et do Bourges (1528-1533). A Bourges, il fut en relations suivies avec l'hollénisto allemand Melchior Wolmar. A Orléans, il fut initié aux doctrines nouvelles par son cousin Robert Olivetan. Mais il ne semble pas encore les avoir admises.

Dès 1533, les liens qui le rattachent au catholicisme so relâchent. Le discours qu'il rédige à Paris, où il étudie, pour lo recteur Nicolas Cop (l"nov. 1533), contient plus d'une hérésie. Inquiété à cause do ce discours, il se réfugie eu Saintongo, chez le chanoine Louis du Tillct, d'où il se rend en Navarre auprès de la reine Marguerite. C'est dans les premiers mois de 1534 qu'il passa décidément au protestantisme. A l'automne de 1534, il se retire à Strasbourg, puis à Bâie. Dans cette dernière ville, il achève, en 1535, son livre, l'Institution chrétienne, qui, publiée d'abord en latin (mars 1536), parut en français en 1541. Dans l'intervalle, Calvin avait été appelé à Genève, pour y enseigner la théologie. Mais, en 1538, après avoir entrepris de réformer les mœurs de la ville et d'introduire une sévère discipline, il en était proscrit avec Farel.

Calvin retourna à Strasbourg, où il se mit à étudier les choses d'Allemagne. Il assista aux conférences de Ratisbonne et de Worms. En 1540, il était rappelé à Genève et, dès le 13 septembre 1541, exigeait qu'on procédât à la rédaction des Ordonnances ecclésiastiques, qui devaient faire de la ville la citadelle du protestantisme. Il étendit aux mœurs, avec une inflexible sévérité, la réformation qu'il avait appliquée au dogme et au culte, et il poursuivit avec rigueur tous ceux dans lesquels il croyait trouver des adversaires. Parmi les victimes de son intolérance, il faut citer Jacques Gruet et surtout Michel Servet, qui fut brûlé en 1553.

C'est à partir de celte année que son influence fut prépondérante. Il ne se contenta pas de lutter contre le parti des libertins; à l'exemple des autres réformateurs, il fit de l'instruction un auxiliaire puissant des idées nouvelles. Le 5 juin 1559, il fonda 1 académie de Genève, à la tête de laquelle il plaça Th. do Bèze et qui devint immédiatement un des plus brillants foyers de science en Europe. En même temps, il s'occupait de la propagation extérieure de la doctrine; il était en correspondance avec la France, les Pays-Bas, l'Ecosse, l'Angleterre, la Pologne. Il formait des disciples qui « dressaient B partout des églises. Son activité comme pasteur et professeur était prodigieuse. Il ne tarda pas à succomber à la tâche. U mourut le 27 mai 1564. Il avait épousé, en 1540, Idelette de Bure, qu'il perdit en 1549 et dont il eut un fils, mort en bas âge.

Calvin est un des grands écrivains du xvi' siècle. Traduisant lui-môme du latin en français son Institution chrétienne, il conserve, sans intempérance, la construction .-impie et méthodique do la période latine. Sa langue, un peu austère, mais exacte et forte, porte la clarté dans la théologie même ; elle a le mouvement que donne une logique puissante.

Outre l'Institution chrétienne, Calvin a laissé un Traité de la Cène, des Commentaires sur l'Ecriture, et un nombre extrêmement considérable de lettres.

— BiBLioGR. : Baum, Cunitz et Reuss ont entrepris une édition définitive des œuvres de Calvin ; J. Bonnet, Lettres françaises de Calvin (Paris, 1854); Th.de Bèze, Vie de Calvin (1564, 1565, 1575); A. Reget, Histoire du peuple de Genève (Genève, 1S71-1875): Audin, Histoire de Calvin; Mignet, Etablissement de la Réforme à Genève (Paris, 1843); A. Lefranc, la Jeunesse de Calvin (Paris, 1888).

CALVINIEN, ENNE {ni-in, en") adj. Qui appartient au calvinisme : tes Eglises calviniennes. (Boss.)

CAL'VINISME (nissm") n. m. Doctrine religieuse de Calvin : Genève fut te foyer du calvinisme.

— Par ext. Ensemble des personnes qui professent le calvinisme : Louis XIV proscrivit le calvinisme.

— Encycl. Il y a, d'après Calvin, une connaissance naturelle de Dieu, mais elle a été obscurcie par la chute. Dieu s'est donc révélé dans l'Ecriture « non pas tel qu'il est en luimême, mais tel qu'il est vis-à-vis de nous > . C'est le Saint- Esprit qui nous a donné la Bible, et c'est lui seul qui en est linterprèteautorisé; il n'v a pas d Eglise dont le témoignage

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