‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 483 sur 956 · CAMELIN · texte numérisé non relu

CAMELIN

— Encïcl. Bot. La cameline cultivée ( camelina saliva ) est uno plante annuelle, à âeurs petites, jaunes, disposées en longue grappe terminale. On la trouve communément dans les moissons, où elle fleurît au Elle partie inférieure, d'

duvet léger, disparait complètement dans la variété glabre. C'est celle-ci qui est cultivée en grand , comme plante oléagineuse, surtout dans les départements du nord de la France.

CAMÉLINÉE3 n. f. pi. Tribu de plantes, do la famille des crucifères, ayant pour type le genre cameline.

Caraélîne cultivée :

GAMELLE {niéV) n. f. Dans les salines du Midi, Tas de sel en forme de pyramide, dressé et tassé pour qu'il puisse s'égoutter et se a, fleur; b, graine, purifier. (On donnait autrefois ce

nom aux vases dans lesquels des porteuses attachées aux salines transportaient le sel jusque chez les clients.)

Camelli ou Kamel (Georges-Joseph), jésuite et missionnaire, né à Briinn (Moravie) à la hn du xvii» siècle. Envoyé comme missionnaire aux îles Philippines, il y lit une étude particulière des minéraux "' ""'- '~'' '

dédia la plante du Japon <

que le missionnaire avait apportée e CAMELLIA n. m. Bot. V. camélia cameluacées, CAMELLIÉES n

.MELLINE («"'■/ — rad. camellia, n. do plante) taïK'o iileiialrc tirt'-c ilrs iiraines du camellia japoi n attribue la l'urmulr C-'}I"0".

CAMELOT ((o — pour ciiAMuLOT, dérivé dochameau) n. m. Grosse étoffe faite anciennement do poil de chameau ot aujourd'hui de laine ou de poil de chèvre : Camelot d'Angora, tir IlruTelles, de Houbaix, d'Amiens, il Camelot gaufré. Nom Il m lu' anciennement à une variété de camelot que l'en em- I ' 1 |HMirnioublos et pourornements d'église, etquiporlissins d'une seule couleur, obtenus par l'applica-

I i I ! I aiul de fers ou moules gravés, il Camelot ondéTSom il niiin anciennement à une variété do camelot auquel on avait t'ait prendre des ondes en le soumettant plusieurs fois à l'opération du calandrage. il Camelot à eau. Nom donné anciennement à une variété de camelot qui, après lo tissage, avait reçu un apprêt spécial d'eau, et que l'on avait ensuite pressé à chaud, ce qui le rendait cati et lustré.

II Camelot de soie, Nom que l'on donnait anciennement A ]ilusieurs tissus do la famille dos taffetas et dos tabis, qui se fabriquaient en Italie, principalement à Florence, a Milan, à Venise, à Lucques et à NapIcs.

— Pop. Crieur de journaux, petit marchand qnî vend dans la rue des objets de peu de valeur : Le camklot parisien est actif, déluré, souvent plein de verve. Il Voleur.

— Prov. : Il est comme le camelot, 11 a pris son pli, Il est incorrigible. (Se dit à cause de la difficulté que l'on éprouve à faire disparaître les plis des étoffes do laine en général, et du camelot on particulier.) [Vieux.]

CAMF'iLKON — CAMERARIUS

— E.scvcL. Lo camelot est an tissu do genre de» draps, non croisé, lissé sur lo métier à deux marches, (oujours lisse. Les camolots venaient autrerois d'Orient (Angora), où on les fabriquait avocio plus fin poil dos cbivrcsde l'Asio Mineure, du Cachemire et du 'Tliibet, ot les qualités les plus belles avec la laine des chevreaux mort-nés. C'est au xiv* siècle qu'on voit le camelot couramment ouvré en France ; on on changea bientét la matière constituante, on fit des camelots de soie, tramés coton, etc., et aussi avec la laine de mouton mêlée à la soie, etc.; cette industrie disparut do France au xviii* siècle pour subsister on Italie (étoffes do soio), ou en Hollande et en Flandre (sortes communes). Les camelots, quelle que fût leur nature, étaient toujours lisses, mais son unis, soit onde», soit figurés, c'est-a-diro chargés d'ornement» et de figures tissées dans la masse.

CAMELOTE (rad. camelot) n. f. Fam. Marchandise de peu de valeur, ouvrage mal exécuté : l'enrfre. Acheter de

la CAMELOTE.

— Poj). Intrigue, cabale, complot.

— Adjcctiv. Sans valeur, de mauvais aloi, de pacotille ; Quel mariage oMKLmr, fallait faire! (Cogniard.)

CAMELOTER V. a. Travailler à la façon du camelot : CA.MKi.oTiiR des étoffes.

— V. n. Fabriquer, vendre de mauvaises marchandises, faire do mauvaise besogne ; Maison qui ne fait que camk- I.OTER. Ouvrier qui ne saura jamais que cameloter.

Cameloté, ée part, passé du v. Cameloter.

— Etamine camelotée. Nom donné anciennement i plu-

oxclnsivement destinées à fair et de religieux.

CAMELOTIER (ti-é), ÈRE n. et adi. Marchand, marchande qui vend de mauvaiso marchandise. Q Ouvrier, ouvrière qui fait de mauvais ouvrage.

— A signifié Larron, coquin, fripon.

— n. m. Comm. Sorte de papier très commun. CAMELOTIN (dimin. de camelot) n. m. Camelot très

étroit et très léger : Les étoffes appelées anciennement nonpareilles, gueuses, picottes. quinettes, etc., étaient des CAMELOTINS qui Se fabriquaient a Lille et aux environs. (Maigne.)

CAMELOTINE n. f. Variété do tissu présentant l'aspect du camelot, bien que sa fabrication ne soit pas la même. ' {man-bèr') n. m. Fromage gras très estimé, à Paris, et qui se fabrique à Camembert et aux

Camembert,

gentan, sur la Vi mages renommés.

mm. de l'Orne, arr. et à Î5 kil. d'Are, affluent de la Vie; 339 hab. Fromt 1© centre d'exportation est Vimou-

CaMENA;, nymphes prophétesses, dont lo culte appartenait à la vieille mythologie italienne. Les principales étaient la fameuse Egérie et Carmenta. (Nymphes des sources, les Camènes présidaient aussi à la naissance. Elles furent identifiées plus tard avec les Muses grecques.) Il Sing. Camena.

CamENIATE (Jean), historien byzantin, né à Thessalonique. Il assista à la prise de cette ville par les Arabes en 904, et en fit un récit qui a été publié dans la Byzantine de Bonn.

CahENZ ou Kamenz, ville d'Allemagne (Saxe), sur le Schwarz-Elster, affluent de l'Elbe ; 7.750 nab. Carrières do granit; pépinières. Filatures de laine, fabriques de draps, poteries, fabriques de bonneterie, de machines, de ciment, de poêles. Patrie de Lessing. — Pop. du district de Camenz : 62.300 hab.

Camephis, transcription grecque du titre égyptien ifa-maou-^ (littéralem. «taureau de sa mère»)- Les triades égyptiennes se composaient du dieu père, de la déesse mère, et d'un dieu fils, qui n'était que le dieu père rajeuni : c'est pour marquer cette identité du fils et du père qu'on donnait aux principaux dieux lo titre de taureau, plus clairement mon de leur mère.

CAMÉRA n. f. Mar. V. camaba.

CAMÉRAIRE {rèr' — de Camerarius, n. pr.) n. f. Bot. V. CAMÉRIER. Il Syn. do mostie.

CAMÉRAL, ALE, AUX (bas lat. cameralis; de caméra, chambre, au sens do • institution financière •) adj. Qui a rapport aux finances publiques : L'économie politique a été rangée, en Allemagne, parmi tes sciences càmerm-ks. (E. de Laveleye.) [Ce mot est surtout usité en Allemagne.)

GAMÉRALISTIQOE (tiss) a. t. La science camérale.

Camerani (Barthélemi-André), comédien italien, né à Venise vers 1735, mort à Paris en 1816, vint débuter A la Comédie-Italienne en 1767, dans l'emploi des amoureux. En 1780, lorsqu'un nouveau règlement royal ordonna le renvoi de tous les acteurs italiens, Camerani seul fut conservé. On créa pour lui les fonctions de « semainier perpétuel • (administrateur général), et il y déploya tant de zèle et de probité, qu'il les conserva jusqu'à sa mort, et alors que depuis longtemps la Comédie-Italienne était devenue 1 Opéra-Comique. Camerani était fameux, d'abord par ses réparties singulières dans un langage franco-italien plus singulier encore, ensuite par sa gourmandise devenue proverbiale. Grimod do La Reynièro lui dédia son deuxième Almanach des gourmands; Camerani inventa un potage très compliqué auquel on donna son nom, et on assure qu'il fut l'homme du monde qui eut le plus grand nombre d'indigestions.

Camerarius (Joachim I"), en allemand Camermeister, humaniste, né à Bamberg en 1500, mort ù Leinzier en 1574. Il s'appelait en réalité'^LiEOHAKD et, parce qu'un de ses ancêtres avait été caraérier (camerarius) de I évêque de Bamberg, il ajouta ce nom au sien et le transmit à ses descendants. Il a joué un rôle très important dans lo mouvement de la Réforme. Erudit, il contribua, avec d'autres, à relever en Allemagne les études antiques. Il alla, en isîl, professer le gfèc à Erfurt, puis, ayant embrassé la Réforme, se rendit à'W'ittemberg, où il se lia avec Luther et Mélanchthon. En 1524, U publia une traduction latine de la première Olgnthienne de Démosthène, puis fut appelé comme professeur à Nuremberg. En 1535, lo duc de Wurtemberg le fit venir à l'université de Tubinguo, qu'il travailla à réorganiser. En 1541, le

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