CAMISOLE — CAMP
nus, ils so barbouillaient le visage de suie. Cavalier fit exéc-nior lui-m6me un certain nombre de ces alTreux auxiliaires. Puis il y eut les camisards blancs, appelés aussi caUets de la Croix (ils avaient une croix blanclie sur leurs chapeaux). C'étaient des bandes irrégulières, composées do catholiques, qui, sous prétexte de combattre les protestants, volaient et violaient de leur côté. A son tour, Montrevel extermina ces alliés comme des brigands.
— BtBLioGR.; Court de Gébelin, Histoire des troubles des C^'CTues (Alais, 1819); Henri Hioma, Essai sur l'histoire administrative du Languedoc pendant l'intendance de Basville (Paris, 1884).
CAMISOLE [zoV — dimin. du lat. camisa, cbemise) n. f. Cost. Vêtement négligé d© femme (en toile, lainage, etc.), taillé à peu près comme la chemise, par-dessus laquelle il se porte, mais no descendant guère plus bas que les reins.
— Camisole de force. Sorte de camisole dont les manches sont assez longues pour être attachées sur les reins, mettant ainsi hors d'état de nuire ou de so nuire les fous furieux ou les détenus dangereux.
— Archéol. Vêtement du genre des casaques, avec manches de forme ordinairement courte, et que les hommes
clos, sous le pourpoint, par- Jf^^^
dessus la chemise. S^^f
— Encyci.. Ce vêtement ^i Tj
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existait aussi des r.iu; i
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de soie, et qui se portaient J^
dans les cérémonies. C'était -■rf
le costume des rois lors de > ''
leur sacre et aussi celui dont
on revêtait leur effigie aux Femm-; viue a uns camisole.
funérailles. Ces camisoles
étaientordinairementde satin rouge cramoisi brodées d'or.
CASasOLER v. a. Mettre la camisole de force à : Ca- MISOLER un condamné à mort.
CamJAC, comm. de l'Aveyron, arrond. et à 25 kilom. de Rodez; 1.226 bab. Gorges du Viaur aux environs.
Camixz, comm. des Côtes-du-Nord, arrond. et à 10 kil. de Lannion ; 1.031 hab.
Cam-LO ou Kam-LO, ville de l'Indo-Chine française (Annam [prov. de Binh-Tri]), sur le Khé-Koa, affluent de la rivière de Kouang-Tri, au pied des collines lie Cam-Lô. Le prince Thuyêt.s'y réfugia, en 18S5, avec les débris de l'armée annamite, après sa tentative infructueuse pour surprendre à Hué le général de Courcy.
Gamma, héroïne galate, dont Plutarque a raconté un trait célèbre dans son Traité des vertus des femmes. Son mari ayant été assassiné par Synorix, qui la voulait pour femme, elle feignit de consentir à l'épouser. L'usage était que l'époux et l'épouse bussent ensemble dans la même coupe. Gamma prit la première le vase qu'elle avait rempli de poison, et, après avoir bu, le présenta à Synorix, qui vida la coupe fatale. Alors, Gamma, transportée de joie, s'écria qu'elle mourait contente, puisque son époux était vengé. Il existe sur ce dramatique sujet deux tragédies : l'une de Thomas Corneille; l'autre, bien supérieure, de l'Italien Montanelli, dans laquelle M"' Adélaide Ristori obtint à Paris, en 1857, l'un de ses plus grands succès.
Cammaille (Saint-Aubin), acteur et auteur, né en 1770, mort vers 1S30. H joua avec un certain succès sur divers théâtres de Paris. Comme auteur, on lui doit plusieurs ouvrages révolutionnaires ou mélodramatiques, entre autres : l'Ami du peuple ou les Intrigants démasqués, le Moine, et un certain nombre de pièces de théâtre : le Jaloux par quiproquo, les flbctos, opéra-comique ; la Auit citampêtre, comédie-vaudeville ; etc.
Cammarano (Salvator), poète italien, le meilleur librettiste de 1 Italie après Félix Romani, né à Naples, mort en isr,2. Il a composé un nombre presque incalculable do poèmes, mélodrames et opéras. Ses meilleurs travaux sont les libretti de ; Lucia ai Lammermoor, Marie de Bohan, laVestale, Sapho et il Trovatore.
Cammarata, bourg du royaume d'Italie (Sicile [prov. do Girgenti]); 5.750 hab.
CAMMARE n. m. Section du genre aconit, et nom de l'une des espèces de ce genre.
Cammarus, nom latin de la constellation du Cancer.
Cammas (Lambert-Francois-Thérèse), peintre et architecte français, né à Toulouse en 1743, mort en 1804. Après un voyage qu'il fit à Rome, il fut nommé professeur d'architecture à Toulouse; c'est à lui qu'est due la façade de l'hôtel de ville. Il fut aussi chargé de restaurer plusieurs églises gothiques, ce qu'il fit dans un style qui tenait à la fois de l'architecturo italienne et de l'architecture arabe. II montra également du talent pour lapeinture.
GAMME n. f. Forme peu usitée du mot came.
Camo (Pierre), marchand et troubadour toulousain du xiv siècle. Il fut un des sept troubadours de Toulouse qui fondèrent l'académie des Jeux floraux, en promettant une violette d'or et le titre de «■ docteur de la gaie science « à l'auteur de la meilleure pièce de vers qui serait présentée au concours du 1" mai 1324.
CAMOCAS {kass) ou CAMOCAN n. m. Tissu du genre des draps de soie, à ornements figurés et tissés de provenance orientale et en ■usage pendant le moyen âge et jusqu'au xviii* siècle.
— Encycl. Les camocas n'étaient pas lisses; la nature de leur trame les rendait rugueu.v par compartiments symétriques, comme le linge damassé. Ils comptaient parmi les soieries les plus riches et les plus chères, venaient de la Perse, de l'Inde et de la Chili comme inimitables. On les disait "
four les différencier des contrefaçons italiennes. Jama industrie européenne n'a pu produire de pareils tissus.
CamOCIM, ville maritime des Etats-Unis du Brésil (Etat de Ceara), à l'embouchure du fleuve côlier Coreahu ; petit port actif.
CamOËNS 'imo-ins'] (Louis de], poète portugais, auteur des Lusiades, né et mort à Lisbonne (1525-1580). Né d'une famille de gentilshommes pauvres, il passa ses premières années à la cour, après avoir fait ses études à Coïnibre; mais des vers trop passionnés qu'il écrivit pour une dame du palais, Catherine d'AtaydJs, lui valurent d'être exilé à Santarem. Las de cet exil, il obtint de faire partie, en qualité de simple soldat, de l'expédition que le Portugal envoyait contre le Maroc. Dans un combat naal devant Coûta, il perdit lœil droit d'un coup de feu.
Lisbonne chef de l'expédition, dom Alfonso de Noronha, qui venaii d'être nommé vice-roi des In des, il résolut de le suivre toujours comme simple sol 'embarqua en 1553 • assez prolongé qu'
i sans doute
Le séj<
l'idée de son pc faisant sentir pi la grandeur de la découverte de Vasco de Gama. Cette expédition vers un but inconnu, l'intrépidité de ces hommes, le génie de ce hardi Vasco, ouvrant une si large voie au commerce de son pays, tout cela lui parut si grand et si glorieux pour le Portugal qu'il conçut l'idée d'immor-
Camoëns.
taliser ces faits et d'élever i son pays un monument impérissable. II mit sur-le-champ la main à I œuvre, et n'en fut distrait que par de nouvelles disgrâces, que lui suscitèrent sa franchise et sa loyauté. N'ayant pas su contenir son indignation contre les malversations du vice-roi de Goa, il publia, en 1555, une satire intitulée Sottises dans l'Inde. Le vice-roi l'exila aux îles Moluques, mais dom Constantin de Bragance, qui le remplaça, donna au poète une charge assez lucrative à Macao. C'est là que, dans les loisirs que lui laissaient ses fonctions de "Curateur aux biens des morts et des absents», Camoëns acheva tranquillement les Lusiades. De nouveaux malheurs l'attendaient. Revenu à Goa dans l'intention de regagner le Portugal, il fut jeté en prison, stu- une accusation mal fondée de concussion, et n'obtint qu'en 1569 de s'embarquer pour Lisbonne. Dans la traversée de Macao à Goa, la légende veut qu'une tempête ait submergé le navire à l'embouchure du Mékong, que Camoëns se soit sauvé du naufrage et ait sauvé avec lui son poème en le tenant d'une main hors de l'eau, tandis que de l'autre il nageait vers le bord.
Revenu à Lisbonne, une aurore de prospérité sembla briller pour lui. Sébastien venait de monter sur le trône de Portugal. Ce jeune roi, généreux, ami des lettres et des arts, se. plut à donner des encouragements à Camoëns. Il accepta la dédicace du poème des Lusiades. Mais quand Sébastien eut trouvé la mort dans son expédition contre les Maures d'Afrique, en 1578, au combat d'Alcaçar, tout changea de face. Une dynastie finissait en Sébastien, et le royaume, passant à une famille étrangère, tomba sous la domination du roi d'Espagne Philippe II. Dès lors, tout fut fini pour Camoëns : il tomba dans un dénuement complet. Toutefois, la légende qui veut que son esclave allât mendier dans les rues et qu'il fut mort lui-même à l'hôpital est fausse.
Outre les Lusiades (v. ce mot), son principal titre de gloire, Louis de Camoëns avait écrit pour le théâtre, dans sa jeunesse, trois comédies : le Roi Seleucus, les Amphytrions, imitation de Plante, et Pkitodème. Ses poésies lyriques : sonnets, canzones, odes, élégies, églogues, parmi lesquelles il s'en trouve de fort belles, n'ont été réunies qu'après sa mort sous le titre de Rimas (1595 et 1616). Une statue lui a été érigée à Lisbonne, en 1860.
CAMOENSIE (mo-in-si) n. f. Genre de légumineuses-papilionacées, série des sophorées, renfermant de belles espè' CCS de l'Afrique tropicale occidentale.
CamOGU, ville d'Italie (Ligurie [prov. de Gênes];; 10.000 hab. Port de pêche.
CAMOIARD {mo-iar') n. m. Etofl'e en poil de chèvre sau-
CAMOMlLI.E(iZmll.— bas lat. camomilla; du gr. kliamai, à terre, et melon, pomme, à cause de l'odeur de pommo qu'exhale l'une des espèces de ce genre) n. f. Nom vulgaire de la matricaria chamomilla, et de Vanthemis nohiîis : On trouve /a camomille romaine en fleurs pendant les inoisdejuin et de juillet. (A. Richard.) n Camomille de Picardie, Nom vulgaire de la cameline. n Camomille rouge ou rose. Nom vulgaire du pyrèthre rose.
— Encycl. La camomille romaine ou odorante [anthémis nobilis) est une plante vivace, ■ incultes. Ses capitules radiés et simulant des fleurs simples, mais qui doublent aisément par la culture par suite de la transformation des fleurons centraux en demifleurons, sont toniques, stimulants, fébrifuges, anthelminthiques, emménagogues, antispasmodiques. Ils s'emploient en infusion (10 à 12 têtes par litre d'eau). Ils conviennent dans les langueurs d'estomac, les digestions difficiles.
On récolte les fleurs pendant tout l'été : l'expérience a prouvé qu'il valait mieux les rentrer aux trois quarts ouvertes que d'attendre leur entier épanouissement.
La camomille puante ou maroute [anthémis cotula) est annuelle et croît d'ordinaire au milieu des moissons ; son odeur forte et repoussante la fait rejeter par les bestiaux. Du reste, elle possède les mêmes propriétés médicinales que la précédente. Les
feuilles servent à teindre en jaune, et les tir '-•--- »
faire des balais. La camomille tinctoriale (antl
sèches à
n'a) renferme un principe colorant jaune, brillant, mais peu solide, assez employé dans le nord, mais fort peu en France. Les anciens donnaient le nom de « camomille » à une plante rangée aujourd'hui dans le genre matricaire, et dontla réputation médicale remonteàrEgypteancienne ; quelques médecins la préfèrent encore de nos jours aux véritables camomilles. V. anthémis, et matricaire.
ÇAMON interj. (d'origine inconnue). Ah! oui! vraiment! avec une intention d'ironie ; Çamon, vraiment, il y a fort à gagner à fréquenter les nobles t (Mol.) [Vieux.]
CamON, comm. de la Somme, arr. et à 4 kil. d'Amiens, au court, de la Somme et de l'Avre ; 1.569 hab. Tourbières, culture maraîchère.
Camonica (val), vallée fertile et bien cultivée du royaume d'Italie, arrosée par le cours supérieur de l'Oglio, au-dessus du lac d'Iseo ; 53.000 hab.
CamoPI, rivière de la Guyane française, affluent de rOyapock. Longueur du cours : 100 kilom. environ.
CAMORRA (ïHO-ra — mot castillan signif. rixe, querelle) n. f. Association de malfaiteurs, organisée autrefois dans le royaume de Naples et dont quelques restes subsistent.
— Enxycl. La camorra était une société secrète, en ce sens que les associés juraient de se garder le secret de leurs résolutions; mais, souvent, son action s'exerçait presque publiquement. Elle était, en somme, une société en participation pour l'exploitation du chantage et de l'intimidation. Elle inspirait une telle terreur, dans les derniers temps de la monarclTre des Bourbons, qu'elle pouvait prélever, sans rencontrer de résistance, des taxes sur tous les marchés, à propos de toutes les transactions. Ses agents de perception se trouvaient sur le port, à la Bourse, etc. Le marchand de poisson, les spéculateurs étaient avertis d'un coup d'œil qu'on les surveillait et qu'ils avaient à payer l'impôt. Les sommes ainsi perçues étaient cenlralis'ees dans la caisse de la camorra : on distribuait régulièrement les bénéfices et l'on servait même des pensions aux femmes et aux enfants des camorristes tués au service de l'association. La répression était d'ailleurs rare et difficile, l'action de la justice se trouvant entravée par toutes sortes de complicités. Cette société d'encouragement au mal produisait un grand effet de démoralisation.
Au point de vue politique, les camorristes n'avaient qu'un intérêt, celui de maintenir la faiblesse du gouvernement : ils se trouvaient par là même les alliés des carbonari, parmi lesquels se rencontraient d'ailleurs un grand nombre de leurs membres. L'existence de la camorra, étant d'ailleurs un des grands griefs de l'opinion llljérale contre le gouvernement napolitain dont elle démontrait l'impuissance, les révolutionnaires italiens devaient naturellement désirer qu'elle subsistât.
CAMORRISTE (mo-risf) n. m. Membre de l'association de malfaiteurs appelé©
— adj. : Bandit t CamORS, comm. du Morbihan, arr. et à 40 kilom. do
Lorient; 2.553 hab. Fer o.xydé, étangs.
CAMOSÉ, ÉE adj. Se disait, jusqu'à la fin du xvi* siècle, des pièces d'orfèvrerie ornées dont le fond était maté et façonné au poinçon. (Il n'y a pas grande diflTérence entre les fonds camosés et les fonds bonectés, qui sont couverts d'ornements en œillets façonnés à l'aide d'un perloir. Mais, à partir du xv« siècle, on semble avoir donné plutôt l'épithète de . camosés » aux fonds couverts d'entailles en chevrons disposés régulièrement en chevrons à contre-taill©.)
CAMOUFLE n. f. Argot. Chandelle, bougie.
Argot. Travestissement, dégui-
CAMOUFLER (de l'ital. camuffare, maquiller, attifer) V. a. Déguiser, grimer : Camoufler un espion.
Se camot/fîer, v. pr. Se costumer, se grimer d© façon à se rendre méconnaissable : Les agents de la sûreté se camouflent souvent.
second de ces mots demeure inconnu]) n. m. BouS'ée de fumée qu'on envoie au nez de quelqu'un avec un cornet do papier allumé ou de quelque autre manière. (Vieux.)
— Fig. Atfront, mortification : Donner un camouflet à quelqu'un. Recevoir, Essuyer un camouflet.
— Donner le camouflet signifiait, dans l'ancienne guerre de siège, Faire une contre-attaque en poussant une mine contre celle creusée par l'ennemi. (Quand on éiait arrive à quelques pieds de la cavité, on y poussait un long tube de métal plein d'une compositiou fusante, on y mettait le feu, et les vapeurs dégagées asphyxiaient les mineurs. On donnait aussi le camouflet en disposant un fourneau centre la mine, et l'explosion détruisait l'ouvrage et ensevelissait les mineurs. L'expression semble venir, au XVII' siècle, ' -■ ■ ■ ■ ■ •
CAMOUFLEMENT r
au moyen a un cornet, de la fumée dans les narines à'un homme endormi.)
CAMOURLOT {lo) 1 remplit les joints dos CAMP {kan — de l'ital. campo, même sens) établit ses logements, oi tablir. Fortifier un cami prennent diverses dénominations, suivant le mode d'i lation ou le but qui les a fait dresser.) V. la partie encycl.
— Par ext. Corps d'armée établi dans un camp ; armée en général : C.\mp qui se révolte.
— Camp volant, Corps de troupes légères, de cavalerie surtout, qui observent ou inquiètent l'ennemi, et, par ext., les nomades (Bohémiens, etc.) qui campent au bord des routes. — Loc. fam. Etre en camp volant, N'être installé
" ■ •©, passagère, igade c.
dait un département militaire, n Maréchal des < mées du roi. Officier qui avait un grade immédii supérieur à celui de colonel, il Mestre de camp. Ancien grade correspondant à celui de colonel d'infanterie ou de cavalerie, ii Aides de camp. Officiers d'ordonnance attachés aux officiers généraux.
— lever le camp. Plier les tentes et les bagages, et se tenir prêt à abandonner un camp.
— Loc. fam. Lever le camp. Prendre le camp. Ficher le camp, et, plus fam. encore, F..... le camp. Décamper dé^ gucrpir, s en aller, se retirer.
— Lit de camp. Polit lit do campomont, facile à dôiiioiitor, ù transporter, ot, en général, lit quolconquo du mémo genre. Il Lit de corps do garde formé do matelas l>usés sur un planchor incliné, ot où coucbont los liomuios
— FIg. Parti, par opposition à un parti contraire : Laa rcpublicains sont divisés en plusieurs camps.
— Au'-. ilr. I.iru où entraient los champions pour vider
' '' ' " n- los armos : Demander le t:\:ip. Donner ' ■■■juge du camp. Etre arbitre, être ap-
'■'ivalt Camp dairs lequel los Grecs et . iiait'iiL leurs troupes do mer, lorsque ' "/'/' prétorien, Kncointe de bain casernes les soldats do la U'imains. il Campa de marche, ' , . .i.i> icns construisaient à la tin
pour y passer la i