‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 488 sur 956 · CAMPAGNOL · texte numérisé non relu

CAMPAGNOL

CAMPAGNARD {kan, gnar' [gn mil.]), ARDE adj. Qui est de la campagne, qui habite ordinairement la campagne : Un médecin, un curé campagnard.

— Qui appartient, qui est propre, qui est habituel aux g-';ns de la campagne. (Se dit souvent en mauvaise part) : Bonhomie campagnarde. Des manières campagnardes.

— Substantiv. Personne de la campagne, qui demeure à la campagne.

— Anton. Bourgeois, citadin, urbain.

CAMPAGNE {kan, et gn mil. — ital. campagna) n. f. Grande étendue de pays plat et découvert, par opposition à bois, montagne, etc. il Champs en général ; champs, par opposition k la ville, et principalement comme habitation : Aller à la campagne. Aimer ta campagne.

de la CAMP

> dessein ; imvag:

L Espagne ï

La neige et la rosée engraissent i

— Par ext. Campagnards : Les n

— Rase campagne. Pays découvert, et où l'on n'est pas

Frotégé par les accidents du sol contre les attaques de ennemi, il Fig. En rase campagne, Ouvertement, sans dé-

— De campagne, après un nom de personne. Qui réside à la campagne, qui y exerce sa profession : Un curé, un médecin, un maire de campagne, il Maison de campagne ou simplem. Campagne, Propriété rurale, avec habitation de plaisance, oii l'on va ordinairement passer la belle saison. Il Habit de campagne, Habit plus négligé qu'on porte quand on est à la " ^ Excursion que l'on fait a ou s'y divertir.

— Battre la campagne. Parcourir une plaine, un pays en tous sens, dans un but de recherche ou de poursuite, comme pour faire lever le gibier, inquiéter l'ennemi, etc.

Il Fig. Déraisonner, divaguer, discourir au hasard ; s'éloigner de la question, avec ou

Quel esprit ne bal U

Oui ne fait ciiâteauj . ^

La FONTAINI

— Prendre la campagne, S'en aller dans les champs : Il veut se battre, et monte à cheval, et prend la campaonk. (M"' de Sév.) [Vieux.] n Tenir la campagne. L'occuper avec des troupes pour y attendre ou y poursuivre l'ennemi.

— Argot. Aller à la campagne. Se dit d'une femme condamnée à passer quelque temps à Saint-Lazare, il Se dit de quelqu'un condamné à passer quelques jours en prison.

— Poétiq. Les campagnes du ciel, de l'air (ou des airs]. Le ciel, l'espace des airs.

Campagne de Rome ou Campagne romaine (ital. Agro Romano), territoire qui correspond à peu près à l'ancien Latium, dans la région inférieure du Tibre, et qui comprend plusieurs zones. La zone littorale, en partie sablonneuse, en partie alluviale, est, à cause de ses marais, la zone la plus malsaine, le foyer principal de la malaria. Au delà, le plateau montueux volcanique (région d'Albano) coïncide déjà avec la région peuplée. Enfin, la troisième zone, la zone des hauteurs calcaires de l'Apennin, jouit d'une salubrité parfaite. Si la zone littorale est à peu près déserte, la malaria (ou « mauvais air » ) est seule responsable de ce méfait, car le sol y est naturellement fertile, comme tous les sols où les détritus volcaniques se mêlent aux alluvions fluviales. Les fièvres d'été empêchent les progrès de la culture. La plus grande partie du sol (environ 100.000 hect.) n'est cultivée qu'une année sur trois ou quatre ; un tiers se compose do pâturages où errent des moutons et des bœufs à longues cornes, presque redevenus sauvages. Les surfaces boisées y sont rares et de faible étendue (à peu près 40.000 hect. sur 210.000). Pour développer la culture, il faudrait multiplier les plantations d'eucalyptus, remède souverain contre la malaria, et améliorer le régime économique du pays. La Campagne de Rome est un pays de grande propriété ; huit propriétaires possèdent entre eux plus de lOO.OOO hectares.

CAMPAGNE {kan, et gn mil. — du lat. campus, plaine) n. f. Expédition militaire, suite d'opérations exécutées par un ou plusieurs corps d'armée contre des armées ennemies : Plan de campagne. Les campagnes de la République, de l'Empire.

Encore une campagne, et nos seuls escadrons Aux aigles de Sylla font repasser les monts.

Corneille.

— Part que prend un militaire à une expédition : Soldat qui a six campagnes et trois blessures.

— Pièces de campagne. Petites pièces d'artillerie, faciles à manœuvrer, et que les troupes traînent avec elles en campagne, n On appelait autrefois « pièces de campagne • des barriques de grandes dimensions, dans lesquelles on embarquait du vin pour plusieurs mois.

— Par ext. Expédition, entreprise, maritime ou autre, exigeant du déplacement : Campagne scientifique, il Saison, temps consacré sans interruption à un même travail : La cxMP^GKK parlementaire. Campagne électorale.

— Loc. fam. et fig. Se mettre en campagne. Se dit du départ des éclaireurs qui marchent en avant d'une armée pour découvrir l'ennemi, et, fig.. Des démarches, dos recherches que l'on fait pour ai-river à la fin qu'on se propose. Il Entrer en campagne. Commencer une entreprise, l'exécution d'un projet, il Etre en campagne, Aller et venir, se donner du mouvement. — Signifie encore S'évertuer pour arriver à son but. — A signifié aussi Etre en train, en cours d'exécution : Je crois qu'il, y a g etque amour en campagne. (Mol.) il Son imagination est en campagne. Se dit d'une personne dont le cerveau tra vaille, qui se livre à une foule de combinaisons ou de suppositions inquiètes. Il Mettre des gens, etc., en c /a gne. Les mettre en mouvement, los faire agir pour le suc ces d'une atfaire ou l'exécution de quelque œuvre

— Irouiq. Faire une belle campagne. Faire des courses des démarches inutiles, infructueuses.

— Jeux. Paroli de campagne, Paroli que mar j o un joueur fripon, sans que sa carte soit venue en gain C a. e de campagne. Au trictrac. Case qu'on a faite sans avo r le droit de la faire.

— Technol. Temps qui s'écoule pendant que, daus les

poêles, s'opère l'évaporation des eaux salées. (La campagne a une durée variant entre douze jours et six semaines.) Il Durée de temps exigée pour l'accomplissement d'une opération industrielle.

— Encycl. Le mot campagne est un terme employé pour désigner le service et la situation des militaires en temps de guerre, par opposition au temps de paix : Faire campagne. Etre en campagne. Service en campagne, etc. (Faire du service en campagne, en temps de paix, c'est s'exercer à appliquer sur le terrain les règles et prescriptions relatives à la conduite des troupes en campagne.)

Le mot » campagne » a aussi un sens restrictif pour désigner les opérations militaires exécutées en rase campagne, par opposition à celles que comporte l'attaque ou la défense des places. Ainsi, on dit guerre, canons, matériel, etc. de campagne, par opposition à guerre, canons, matériel, etc. de siège.

Ventrée en campagne est une indemnité, jadis appelée gratification, allouée aux officiers appelés à faire campagne. Elle varie suivant le grade. Un officier promu à un nouveau grade, au cours des opérations, a droit à la différence d'indemnité s'il continue à faire partie des troupes mobilisées. L'officier rentré en France, puis appelé de nouveau à faire campagne, n'a droit à une indemnité nouvelle que si son séjour à l'intérieur a duré plus d'une année. Toutefois, l'officier monté a droit, dans tous les cas, à la moitié de l'indemnité. Et, si l'officier, quel qu'il soit, a été promu à un nouveau grade, il a droit à la différence d'indemnité correspondante.

Les pensions de retraite s'augmentent, pour chaque campagne de l'intéressé, d'une somme égale à celle que lui vaut une année de service accomplie en sus des trente années donnant droit à la retraite. Le décompte des campagnes s'opère d'après les règles suivantes : on compte pour une campagne tout service fait à une armée active en Europe ou à bord d'un bâtiment de guerre en cas de guerre maritime — et cela quelle que soit la durée de ce service tant que cette durée ne dépasse pas iino année ; — au delà, on compte une deuxième campagne jusqu'à la fin de la deuxième année, puis une troisième, et ainsi de suite. Chaque période distincte, passée dans les conditions voulues, compte donc, si courte qu'elle soit, pour une campagne ; mais toutes les périodes accomplies dans un intervalle de douze mois consécutifs ne comptent que pour une seule campagne. Les campagnes sont comptées double, quand elles ont lieu hors d'Europe — sauf exceptions prescrites par des décisions spéciales. — Ainsi, la campagne de Crimée, bien qu'accomplie en Europe, a été comptée double.

Le service fait par les militaires à bord des vaisseaux de guerre en temps de paix, ou dans les ports et sur les côtes en cas de guerre maritime, est compté pour demicampagne.

En principe, le commencement et la fin d'une campagne sont marques par le franchissement de la frontière, pour sortir du territoire et pour y rentrer. Si la guerre a lieu sur le territoire français, la campagne commence le jour do l'arrivée à l'armée et finit lo jour où on la quitte.

(16-18 oct. 1813) contre Napoléon, s'étaient, après la bataille, dirigées séparément vers le Rhin. A la fin de décembre, elles bordaient la rive droite du fleuve. Elles le passèrent, dès les premiers jours de janvier 1814, sur trois points, et marchèrent sur Paris par trois routes différentes. ISarmée de Bohême (200.000 Austro-Russes), sous les ordres du prince de Schwartzenberg, qu'accompagnaient le tsar, l'empereur d'Autriche et le roi de Prusse, franchit le Rhin à Bâle et par le Jura, la trouée de Belfort, le plateau de Langres, gagna la vallée de la Seine. Uarmée de .!?(7e5(e (150.000 Russes et Prussiens), commandée par Bliicher, arriva de Mayence, par la Sarre, la Moselle, la Meuse, dans la vallée de la Marne. Enfin, l'armée du Nord (100.000 Russes, Allemands, Anglais et Suédois) que conduisaient Bernadette, le futur roi de Suède, et son lieutenant Bulow, entra en France par la Belgique.

A cette coalition de 450.000 hommes Napoléon ne pouvait opposer que 60.000 à 70.000 soldats, pour la plupart conscrits de la veille. Négligeant l'armée du Nord, il entreprit de se porter contre les deux autres et de les battre séparément. Arrivé de Paris à Châlons le 25 janvier, ■'

attaqua d'abord à Bliicher, qui cherchait à rejoindre

Il l'atteignit le "" * ":—-'- " =-

le chassa de Saint-Dizier le

Schwartzenberg. Il l'atteignit le 26 à Vitry-le-Frann

toutefois empêcher la réunion il.^ .i.u, ;iri!i' . ~ .|in, prenant l'offensive à leur tour contip 1 ■ i ij i .i ili-

gèrent une sanglante défaite à La i; Il : i i it

l'obligèrent à reculer jusqu'à Troyos. l'u - n . i"\:uit débarrassées, elles se séparèrent pour marcher parallèlement : Schwartzenberg par la vallée do la Seine, Bliicher par celle de la Marne. Mais Napoléon s'est promptement ressaisi. Poursuivant son plan, il so porte do Troyes à Nogent-sur-Seine (7 févr. ) et, poussant droit au N., tombe comme la foudre sur le flanc de l'armée de Silésie, qui s'avançait tranquillement sur une longue colonne, échelonnée de Châlons à La Forté-sous-Jouarre. Il la coupe en deux à Champaubert le 10, enveloppe et chasse devant lui la première moitié commandée par Sacken, l'écrase à Montmirail le 11, à Château-Thierry le 12, puis revient contre la seconde moitié, placée sous les ordres directs de BlUcher, la culbute à "Vauchamps le 14, et la rejette en désordre sur Châlons, après lui avoir tué 10.000 hommes et fait 20.000 prisonni'^r^ \Inr-. Ini' ;int

les corps de Marmont etde Mortier ]>< -ni hi Mii, Imt,

il se porte vers la Seine, fait 30 licur. ' 'a-

lue 1 armée de Bohême lo 17 à Mo - i- -

cable 1 1 à M ea la r i ; H' I's

Sacl

lia J paravant. Parti 'de

Tro-^es 1 7 t 1 j 11 mars à La Ferte-

Caucher franch t la Marne a Cl ateau Tliierry, rejette Blucl er sur So ssons le poursuit et le débusque du plateau d Cra nne ( mar 1 e général prussien se réfugie alors n 1 n les corps de Bulow et

de \\ du Nord, le rejoi-

gne espérée, Napoléon

reno sition, défendue par

une a j. hes U

encore une fois vers l'armée de Bohême. Mais le tsar, comprenant enfin le plan de Napoléon, prescrit à Schwartzenberg de quitter la vallée de la Seine pour se joindre à Bliicher sur la Marne. En vain Napoléon livre bataille les 20 et 21 mars devant Arcis-sur-Aube pour s'opposer à cette réunion : il est forcé de battre en retraite sur Saint-Dizier. Alors, il forme un nouveau plan ; se jeter sur les derrières de l'ennemi, lui couper toute communication avec l'Allemagne, puis, aprèsavoir rallié les garnisons de Lorraine et d'Alsace, revenir vers Paris et écraser les Alliés entre son armée et le canon de la capitale. Il n'en eut pas le temps. Les armées de Silésie et de Bohême, concentrées à Châlons, descendent rapidement en une seule masse la vallée do la Marne, refoulant devant eux Mortier et Marmont, qu'elles délogent successivement de La Fère-Champenoise, Sézanne, Brie-Comte-Robert (25-28 mars) et acculent le 29 dans Paris. La défense de la capitale, improvisée à la hâte, ne pouvait durer longtemps. Le 30 mars, Paris se rendait à l'ennemi. Déjà les Autrichiens étaient entrés à Lyon le 9 mars, les Anglais à Bordeaux le 12 ; l'héroïque Uataillo de Toulouse, soutenue le 10 avril par le maréchal Soult contre "Wellington , fut la dernière de la campagne do France. V. France (les .cartes de).

— Bibliogr. : Alph. de Beauchamp, Histoire des campagnes de ISI4 à ISI5 ; H. Houssayo, la Bataille de Paris en 1814 (Paris, 1897); du même, 1814 (Paris, 1888); Mémorial de Sainte-Hélène ; Thiers, Histoire du Consulat et de

Campae^ne de 1815. Le mécontentement hautement exprimé, àl'annonco du retour de l'île d'Elbe, par les sou-

sy prépara avec une ardeur fébrile, organisa une armée de ligno de 182.000 hommes et une armée de réserve de quatre cents bataillons de gardes nationaux mobilisés, pourvut à la sûreté des places et fortifia le front nord de Paris. Au commencement de juin, tout était prêt pour la défense du territoire. De leur côté, les Alliés n'étaient pas restés inactifs : en attendant les troupes austro-russes, ils avaient concentré deux armées eu Belgique : 95.000 Anglo-Hollandais, avec 'Wellington, entre la mer et laSambre, en avant de Bruxelles ; 140.000 Prussiens avec Blucher entre la Sambre et la Meuse. Napoléon n'avait que 125.000 hommes à leur opposer immédiatement. Il trouva plus avantageux do prendre l'offensive et résolut de se placer entr« les deux armées pour empêcher leur jonction, les battre séparément, rejeter Wellington à la mer, Bliicher du côté du Rhin, et se porter avec toutes ses forces victorieuses en Allemagne, au-devant des Russes et des Autrichiens.

Le 12 juin, il partit de Paris pour prendre le commandement des troupes massées sur la frontière belge et comprenant, outre les 1", 2*, 3", 4* et 6" corps aux ordres de Drouet d'Erlon, ReiUe, 'Vandamme, Gérard et Lobau, la garde impériale, et la nombreuse réserve de cavalerie de réserve avec Grouchy. L'armée se mit en marche le 15 à 3 heures du matin, passa la Sambre à Charleroi, et, tandis que le maréchal Ney recevait l'ordre de se porter aux Quatre-Bras, sur la route de Bruxelles, pour barrer lo passage aux Anglais, l'empereur prit la route de Namur pour marcher contre Bliiclier. C'est alors que Bourmont a. Averti par lui du mouvemeni

gny. Délogé néanmoins de cette'position, il se replia sur \Vavres. Grouchy fut chargé de le poursuivre. Pendant ce temps. Napoléon devait rejoindre Ney aux Quatre-Bras, pour tomber ensuite sur les Anglais. Il réussit en effet à les chasser des Quatre-Bras, et à les repousser vers Bruxelles (17 juin). Mais, retardé par un violent orage, il ne put arriver que le soir au pied du plateau célèbre de Mont-Saint- Jean, où 'Wellington s'était fortement établi. C'est là que, lo lendemain 18 juin, eut lieu la terrible bataille de Waterloo, qui devait clore si douloureusement cette campagne de quatre jours et mettre fin à la puissance napoléonienne. V. Waterloo, Belgique (les cartes de).

— Bibliogr. : Alph. de Beauchamp, Histoire des campagnes de 1814 jt 1815; Bertin, la Campagne de l8IS{Pjà.ri ..." ..„,...„..-,

li< . .,

(Bruxelles, 1863) : général Gourgaud, la Campagne de /815 ; lloussaye, 1815 (Paris, 18a3) ; Edgard Quinet, la Campagne de 1815 (Paris, 1862).

:ne d'Italie, Egïptk, Mbxique Campagne, comm. des Landes, arrond. et à 11 kilom. affluent do la

CamPAGNE-LES-HESDIN, ch.-l. de cant. du Pas-de- Calais, arrond. et à 12 kilom. de Montreuil ; 1.040 halj. Fabrique d'instruments aratoires. — Le canton a 24 comui. et 11.056 hab.

Campagne-SUR-AUDE, comm. de l'Aude, arrond. et à 25 kilom. do Limoiix, sur l'Aude ; 440 hab. Ch. de f. du Midi. Eaux minérales.

CAMPAGNOL {kan, et gn mil. — rad. campagne) n. m. Nom vulgaire d'un genre de mammifères rongeurs de la famille des arvioolidés, comprenant des espèces très nuisibles à l'agriculture, et dont lo nom scientifique est aixicola.

— Enctcl. Les campagnols sont des rongeurs terrestres ou nageurs, à corps trapu, à tête plus courte que celles des rats, à oreilles moyennes, à queue cylindrique, velue, souvent plus courte que le corps, à pattes non palmées, à molaires composées ayant la couronne plane présentant des lamelles émaiUées anguleuses.

Parmi les espèces terrestres, la plus redoutable pour l'agriculture est le campagnol commun {arvicola agrestis) qui est de la taille d'une souris, d'un brun roussâtre dessus avec le ventre gris, qui a le cou très court, les oreilles moyennes et arrondies, de très petites pattes. Le mulot, avec lequel le confondent souvent les agriculteurs, a la queue longue et de grandes oreilles. Le campagnol creuse des trous dans les cultures, au point que souvent la terre en est criblée. Les femelles déposent leurs petits au fond do ces trous sur un lit de paille ou de foin ; elles ont deux portées par an, de dix à douze petits chacune. Par suite de leur multiplication rapide, on comprend l'étendue des pertes que ces animaux causent à l'agriculture, bien que les fouines, les belettes, les buses et les

rapacos nocturnes on détruisent beaucoup. Dos milliers nnnirout ùl la suite dos inondations, dos pluies, dos neiges, mais cela no suffit pas, et les agriculteurs doivent les liourchassor par tous les nioyoïts possibles : pots do terre onibncôs en terre, d'ail ils no peuvent sortir ;

CAMPAGNOLA — CAMPANILE

Campugnol.

. Parmi los campagnols narat d'eau tarvicota amp/tiso creuse dos terriers pou

, pou

3 0t graveur itali( .x'tal,t"!i'".'i"-

; aux pieds du Sauveu

Charles do i

CAMPAGNOUL i

i:Ie. On lui doit

CAMPAGNOULE n. f. (A<in, e quohiuos champignons du gonr

Camp-alleghany, petite localité des Etats-Unis r i ■ "Il les confédérés avaient étaldi un

.i mandait le colonel Edward Johnston.

1 ■ i^iji,le général fédéral Milroy essaya

los Hautes-Pyréi

— Encyci.. Ces marbres niôlé de rouge foncé, de j étaient connus des Romains dans los ruines de l'antique Lui/di

amygi

de blanc, de roso pâle,

on a retrouvé des blocs

Convenarunif dé-

égaloment

fourni les colonnes ioniques

Trianon, les vingt-deux magnifiques" colonnes qui

le Palais-Royal de Berlin, et une partie des matériaux

employés pour la décoration de l'Opéra de Paris.

CampAN, ch.-l. de canton des Hautes-Pyrénées, arrond. etàskilom.deBagnères-de-Bigerre.surl'Adour; î.744bab. 7). Halles du XVI' siè-

lurquo au village de Sainte-Marie. La branche S.-E., qui se dirige vers le col d'Aspin, prend le nom de ■ vallée do la Seoube » (ou « do Paillole •); elle se termine par une étroite gorge au hameau d'Espiadet, où se trouvent les carrières de marbre. — Le canton a 4 comm. et 5.144 hab. CampAN (Jeanne-Louise-Henriette Genêt, M"'), née à Paris en 1752, morte à Mantes en 1822. Son père, premier commis aux affaires étrangères, lui fit donner une éducation brillante, et elle eut pour maîtres Albanèse, Goldoni, Duclos, Marmontel, Thomas. Parlant l'anglais et l'italien, chantant avec charme, elle lisait mieux encore, au point d'acquérir, dès l'âge de quinze ans, une manière de célébrité en ce genre. Mesdï filles de Louis XV, en leur lectrice vers 1767 et ans après, la cédèrent c feinnR de chambre à M iri toinette Dotée par I i iii^ mirnoiC*MiAM nK lus

me .le M i

° Campan

jusqu

olle^monl

failriio courut le grands dan

gers pendant la Terreur et s

troina, après le 9 thermidoi

avec un assignat de 500 liani-.

pour toute fortune, 30 000 francs

do dettes, un fils de neuf ans,

un mari malade et une mère de

soiiante-dix ans La nécessité

la ht éducatnce Elle ouvrit à

haint Germain un pensionnat, où elle eut la bonne

tune de compter parmi ses élèves Hortenso do Beau

nais C est à cotte circonstance, et plus encore à une

taïuo conformité de ses idées avec celles de Napoléo

I lut imposé à la nouvolle maison de I 0 mérite de M"« Campan a été de illiit donner aux jeunes hlles une iii-.li 1 lion c t une éducation qui en fit des femmes » uti u<^ . lin lait, à haint Germain comme à Ecouen, M-' Cam pan reprend le programme primitif de Saint Cyr elle ladapte à des temp^ nouvenu^ elle se tiont i , .a1o distance

de la friv.) encyclopt i

1 éducatloi pression .i I pan a la u

ifus

Mantes, chez une do ses élèves, M"' Crouzet, qui avait

épousé le ly Maigno.

Campana, bourg d'Italie (Calabro [prov. do CosonîaJ) ; 2.300 liab. Commorco do manne.

Campana (via), nom d'une petite voie romaino qui allait do Rome au Port de Claude.

Campana (Fabio), compositeur italien, né & Livourno on Isii), mort à Londres on 1882. Il sortait & peine du lycéo musical do Bologne lorsqu'il (It représenter à Livourno, en 1838, Caterina di Ouisa. Il donna ensuite Giutio d'Ette (1841); Vauimi dOrmmo l ISU], ,-t /.«,,<, ,/, /■•ra;,c.a (ISlll. Peu d'ani.ri .,[ r.' . f,,i:,; ,,,,,, , r . , r ;, i,.,,,,;,.. ,, , ;,„,„,.■ professeur ''- '.■■!-.■„ , I ,, 1 ' ,,

nombre c.jirMn.iMr .1,^ i.,in..i,. . . n M,. |',,,|,, , ii',,|,, i,h. ,.

Campana (collectio.n ou mlsee).Lo marquis Campana était un Italien do beaucoup do goût et d'un grand savoir. Il avait pour les objets d'art et de curiosité une passion profonde, et il adorait en particulier tout ce qui était antique. Peu à peu, son goftt se développa et il eut l'idée d'ajouter à son musée dos objets d'art et do curiosité appartenant aux époques du moyen âge et do la renaissanco italienne, tels que majoliques, tableaux, sculptures, meubles, etc. De graves circonstances forcèrent le marquis Campana à vendre sa collection au gouvernement français pour 4.260.000 francs. Elle fut placée au Louvre, où elle forma le musée Napoléon III, jusqu'à la chute do l'empire. Depuis les pièces les plus remarquables do la collection ont été disséminées dans les divers fonds du musée du Louvre, et les autres envoyées dans certains musées des départements.

— BiuuoGR. : Catalogue des tableaux, des sculptures de la Renaissance et des majoliques du musée Napoléon III (Paris, 1862).

CAMPANACÉ, ÉE IJsa; adj. Bot. Qui a la forme

CAMPANAIRE IJean, nèr') adj,

— Echelle campan |ui sert à fixer les dii hes, on déterminant 1

i rapport aux cloches.

dos clochettes ou des clojres d'après leur taille.

GamPANABIO, bourg d'Espagne (Estrémadure [prov. de Badajoz]); 7.000 hab. Fabriques de savon, de tissus de laine et de chanvre, de nattes. Commerce de troupeaux. — Ville du royaume de Portugal (île Madère [district de Funchal]): 2.900 hab.

CAMPANE {kan — du bas lat. campana, cloche) n. f. Cloche, dans le vieux langage, il Sonnette de mule, sonnaille (expression ancienne qui s'appliquait aussi à des pampilles en forme de cloche, dont on agrémentait les tentures des lits, des carrosses, etc., et qui sont encore employées aujourd'hui en tapisserie sous le nom de floches).

— Archit. Corps du chapiteau corinthien et composite on forme de cloche renversée, ii Ornement de plomb chantourné, placé au bas du faîte ou du brisis d'un comble. ' Ornement de tenture d'où pendent des houppes en forme

i se développe ■

do clochettes.

— Art vétér. Tumeur arrondie rot du cheval.

— Bot. Nom donné, dans le langage vulgaire, surtout dans le midi de la France, aux fleurs qui présentent la forme d'une cloche comme les campanules, les liserons, etc., et aux plantes qui produisent ces fleurs, il Nom vulgaire d'une espèce d'année, ii Campane jaune, Nom vulgaire du narcisse sauvage et de l'ixia bulbocode.

— Sculpt. Ornement sculpté en forme de clochette.

— Techn. Appareil qui sert au dévidage des matières textiles, laine, coton, etc., Campane'.culpl ). et qui n est autre chose qu'une tournette

verticale, ii Dentelle blanche, étroite, légère et fine, en fil de lin, destinée à élargir d'autres dentelles, ii Dentelle de soie analogue à la précédente, employée au .x.vii' siècle pour enjoliver les écharpes. (On écrit aussi canpanne.) u Chaudière du savonnier pour faire cuire le savon.

CAMPANÉE n. f. Genre de gesnéracées, renfermant dos arbrisseaux de l'Amérique tropicale.

CampanellA, petit cap d'Italie, à l'extrémité S.-O. de la langue de terre qui enserre le golfe do Naples au S., en face du cap Misène, qui occupe l'autre extrémité du golfe.

Ce cap, d'où l'on jouit d'une vue admirable, -' '-■- —

trefois le cap Minerve, d'un temple qu'Ulys consacré en ce lieu à cette déesse. En 1588, à la : descente de pirates musulmans sur les côtes di et de Massa, on y établit une cloche que sonnait un gardien, pour prévenir les habitants de 1 arrivée des pirates. Le cap en a gardé le nom de Campanella, du mot italien campana (cloche).

Campanella (Thomas), philosophe italien, né en 1568 à Stilo, petit bourg de Calabre, mort à Paris en 1639. Après une enfance d'une précocité prodigieuse, il entra, à

Quinze ans, dans l'ordre des ominicains et étudia avec passion. Il combattit l'aristotélisme et se rattacha d'abord à la doctrine de Telesio, qu'il défendit dans son premier ouvrage : Phitosopnia sensibus demonstrata {Na.ples, 1590). Il fut bientôt suspect d'hérésie.

No pouvant vivre en paix à Naples, dans le couvent de son ordre, il dut chercher un abri chez le marquis Lavello.

Sans rompre le joug du cloî-

lirable, s'appelait

ivaitiadis une d une > Sorrente

voit parcourir l'Italie, battant en brèche les idées reçues, se liant avec les plus grands esprits de son temps. Rentré à htilo, il fut accusé de conspirer Arrêté pour crime politique mis en prison. Aux accusations politiques mêlèrent des accusations philosophiques et

En 1620, il fut réclamé par le pape Urbain VIII, qui lui rendit la liberté. Mais, ayant été l'objet do nouvelles attaques, il 80 réfugia en France, oA Ricnolleu lui flt une pension. En prison, il avait composé de nouveaux ouvrages dans lesquels il s'était alTraocbi des idées de Tolesio. Dans los deux ouvrages intitulés : Prudramus pliilotopliix mslaurandx (Francfort, 1017), et Umvertalit philosophie... partes très (Paris, 1638), il développa une philosophie â la fois sonsationnisto et mystique. Il aborda la politique dans divers traités : De monarchia hispanica dùcur- »iii (Amsterdam, 1640J; Uealis philotophir. parles quatuor (1620). En appendice à co dernier livre, il a publi

"ité du soleil iCivitas salis), qui <

,cnl,. Vr, tai, ;i „..Ki:» :...I -.

absolu

appendice à co dernier iil (Ciaitas solis), qui expos

il publia uno apologie de

publié sa

; Atheismus Iriumphatus.

CAMPANELLE (kan, néV — bas lat. campanella, clochette) n. f. Techn. Sonnaille, grelot do très grande dimension que l'on niotlait aux liarnois dos chevaux, dans les tournois et los joutes, et dont la place habituelle était sur la barde do croupo. n En fauconnerie, on entendait par " campanello ■ les petits grelots attachés aux pieds des oiseaux ot que certains mauvais fauconniers attachaient, contre toute règle, aux pennes do la queue. (Ces campanoUes étaient fixées par uno petite courroio, ou attachées aux vervelles.)

— Bot. Nom vulgaire du liseron dos champs, h Nom vulgaire du narcisse sauvage. (On dit aussi campanette.)

CAMPANELLE, ÉE (kan, nèl — du bas lat. campana, cloche) adj. Qui a la forme d'une petite cloche. (Se dit des fleurs renflées vers le milieu et resserrées à la gorge, comme celles des composées.)

Campanet, ville du royaume d'Espagne (îles Baléares), dans l'île Majorque : 2.600 hab. Pierre IV d'Aragon lui donna le titre de < ville ■ en 1356.

des noms vulgairi

PANELLE.

CaMPANBA 01 Etats-Unis du Brésil (Miùas-Geraes), sous-affluent du Hio-Grande; 28.000 hab. Riches lavages d'or; fabriques de tissus de laine et de coton.

CamPANI (Jean-Antoine), évéque italien, né en 1427, mort en 1477. Il jouit de la confiance des papes Pie II, Paul II et Sixte IV, qui lui confièrent d'importantes fonctions; puis il tomba en disgrâce et finit, dit-on, par devenir correcteur d'imprimerie dans l'établissement d'Ulric Gallus. Ses ouvrages ont été publiés à Rome (1495).

Campani-ALIMENIS (Matthieu), physicien italieo du xvii" siècle, était curé d'une paroisse de Rome. Il fit des découvertes en horlogerie et se rendit surtout célèbre par son habileté à tailler des verres lenticulaires pour les lunettes astronomiques. U en envoya trois à Louis XTV, dont une servit à Cassini pour découvrir deux satellites de Saturne. On lui doit : Jïorologium solo naturx motu, etc. (Rome, 1678). — Son frère, Joseph Campaxii, s'occupa aussi de la construction des instruments d optique et d'astronomie, et laissa quelques écrits à ce sujet.

CAMPANICXA'VE {kan — du bas lat. campana, cloche, et clava, massue) n. f. Genre de méduses hydroïdes, famille des clavidés, chez lesquelles les bourgeons sexuels naissent sur les ramifications de la tige et deviennent des méduses libres. Les campaniclaves sont représentées dans les mers d'Europe par la syncoryne cleodorae.

Campanœ, région de l'Italie ancienne, entre le Latiam, le Samnium, l'Apulie, la Lucanie et la mer Tyrrhénienno. Elle reçut des colonies grecques (baie de Naples), puis fut conquise successivement par les Etrusques, les et enfin les Romains. Extrêmement fertile (vins de Falerne), jouissant d'un climat exquis, elle devint la résidence d'été des riches Romains. La ville principale était Capoue ; mais Naples, Baiae, Herculaoum, Pompéi, Stables, Caprée, etc., prirent, surtout sous l'empire, une grande importance. Actuellement, la Campaoie forme nne des grandes divisions territoriales de l'Italie et comprend les provinces suivantes : Terre de Labour, Bénérent, Naples, Salerne, Avellino.

CampANIEN, ENNE (ni'-in, en'), personne née dans la Campanie, ou qui habile ce pays. — Les Ca.mpaniens.

— Adjectiv. Qui appartient à la Campanie ou à ses habitants ; Antiquités CAMPAMENNES.

— Vases campaniens. Nom donné, au commencement du xi*x siècle, aux vases peints trouvés dans l'ancienne Campanie, nommés aussi, mais non moins improprement, vases étrusques, et qui no sont, en réalité, que des vases grecs ou des imitations de vases grecs, trouvés en Italie. (On dit aussi campanique.)

CAMPANIEN (kan, ni-in — de Chan\pagne, n. de prov.) n. et adj. m. Se dit de la partie inférieure de l'étage aturieu ou sénonien supérieur. Le sous-étage campanien renferme la craie à bélemnitelles de Meudon, la craie d'Epernay, de Reims, etc.

CAMPANIFLORE (kan — du bas lat. campana. cloche, ot /los, floris, fleur) adj. Qui a des fleurs en cloche : Clématite CAMPANIFLORE.

CAMPANIFORME (kan — du bas lat. campana, cloche, et do forme) adj. Bot. Qui a la forme d'une cloche. (Se dit surtout des fleurs.) Syn. de ca.\ipanulé, ée.

CAMPANIFORHES n. f. pi. Première classe du système de Tournefort, renfermant les genres do plantes qui ont les fleurs en forme de cloche ou de grelot, comme lo liseron, le muguet, etc. — Une campaniformb.

CAMPANILE (kan — dim. do campane) n. f. Syn. vulgaire de CAMPANniB. (On donne quelquefois aussi ce nom aux liserons, dans nos colonies.)

CAMPANILE (de ntal. campanile) n. m. Archit. Clocher italien, et, en général, tour légère, travaillée à jour, servant à porter les cloches d'une église, et le plus souvent isolée de cet édifice, ti Par ext. Petite lanterne qui surmonte le toit de certains édifices civils et dans laquelle on place une cloche, ordinairement celle de l'horlogo ; ou, enfin. Petite lanterne qui termine un dôme, comme simple décoration.

— Enctcl. On voit i campanile répond assez

CAMPANNE

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