CAMPBELL
beffroi. Toutefois, ces diverses expressions ne sauraient être employées indifféremment l'une pour l'autre. Les clochers sont des constructions ayant ordinairement la forme pyramidale, et qui s'appuient sur le comble des églises, soit au-dessus de la façade principale, soit à l'intersection
de la nef et des transeï chers de forme pyramidale reçoit le nom de flèche ou iCaiguillc. La tour, qui flan-
la partie supérieure des clo-
vinces du nord de la France et de la Belgique : c est une tour , ordinairement isolée, où l'on plaçait au trefois la cloche destinée à sonner le couvre-feu le tocsin, et à convoquer les habitants des villes aux assemblées communales par la suite, les beffrois ont été pourvus d'horloges
,t de cadra Comn
3 beffroi,
struction le plus s isolée, mais qui, d'or aussi, s'élève dans Binage d'une églis( villes d'Italie ont
nile de Florence, commence
sur les dessins de Giotto
en 1334, et achevé par Tad
deo Gaddi ; c'est une tour
de 85 mètres de haut, entiè
rement revêtue de marbres
blancs, rouges et noirs ornée de cinquante-quatre
reliefs et de seize statues représentant des sujets et
personnages bibliques païens ou allégoriques Gi
s'était proposé de couronner •
26",66, mais son projet ne fut
En France, on désigne plus de n campanile » , soit les lanternes de certains grands édifices pourvus ou non d'un dôme {Invalides, Hôtel de ville de Paris), soit les petits clochers à jour qui surmontent les façades de certaines églises de style Renaissance.
CAMPANNE n. f. Sorte de dentelle. Syn. de campane.
CAMPANOPSIDE (kan — du bas lat. campana, cloche, et du gr. opsis, idos, apparence) n. f. Bot. Section du genre
tite cloche, n On dit
CAMPANULACÉES n. f. pi. Famille de plantes gamopétales , ayant pour type le genre campanule : Presque foules les campanolacëes sont lactescentes. (A. Richard.)
— Une CAMPANULACÉK.
— Enctcl. La famille des campamilacées renferme des plantes herbacées et quelques arbrisseaux à suc laiteux, à feuilles le plus souvent alternes et dentées; le fruit est une capsule à plusieurs loges polyspermes. Cette famille, dont on a séparé les lobéliacées, les goodéniacées et les stylidiées, renferme encore, malgré ces démembrements, un assez grand nombre de genres et d'espèces ; elle se divise en trois tribus, d'après la structure de la capsule et son mode de déhiscence : les campanulées , les wahlenbergiêes, et les merciérées.
Les campanulacées sont disséminées dans presque toutes les régions du globe ; les campanulées appartiennent toutes à l'hémisphère Nord, tandis que les wahlenbergiêes se trouvent, pour la plupart, dans l'hémisphère Sud. Toutes ces plantes renferment un suc laiteux, acre et amer, masqué le plus souvent par la présence d'un suc mucilagineux,
âui abonde surtout dans leur jeune âge ; aussi plusieurs 'entre elles, telles que les raiponces, peuvent-elles être employées dans l'alimentation. La plupart des campanulacées se font remarquer par la beauté de leurs fleurs, en général bleues ou blanches, et sont assez recherchées comme plantes
côtes de Franc logés dans de \
la réunion forme une colonie arborescente. Dans des cellules plus grandes se forment, par bourgeonnement, de petites méduses qui nagent en liberté, emportant les éléments reproducteurs.)
CAMPANBLAIRES Ucan, 1er — rad. campanula) n. f. pi. Sous-ordre de méduses hydroïdes, renfermant des colonies ramifiées à enveloppe chitineuse, formant un calice corné autour de chaque polype rétractile.
— C^ne CAMPANULAIRE. C.liiii. .i.i.l ,i( .^ ,i cli-
— Encycl. Les campanulaires se àît- '// îiiVaiiselibre," reproduisent par des bourgeons qui
demeurent fixes ou se détachent et deviennent de petites méduses nageant librement et oui sont les eucopidés, thaumantiadés et £equoridés des naturalistes. Les campanulaires se divisent en nombreuses familles, dont les principales sont : plumiilaridés, sertularidès, campanularidès, tkaumantiadés, mélicertidés, gén/onopsidés, xquoridés, etc.
CAMPANULARIDÈS (Aon) n.m. pi. Famille de campanulaires, renfermant les genres campanularia, obelia, laomedea, cahjcella, etc. — Un campanulabidé.
CAMPANULE (bas lat. campanula, petite cloche) n. f. Genre do campanulacées, tribu des campanulées, compre-
nant environ deux cent trente espèces répandues dans tout l'hémisphère boréal, surtout dans la région méditerranéenne orientale. Il Fleur de ces plantes : Fenêtre encadrée de campanules bleues.
— Encycl. Les campanules sont des herbes i feuilles alternes, croissant en général dans les parties tempérées de l'hémisphère boréal, et affectionnant surtout les coniréos montagneuses. Les fleurs, diversement disposées,
ont un calice ovoïde à cinq lobes une corolle en cloche également à cinq lobes cinq etamines, un ovaire surmonté d un stjle garni de plusieurs rangées longitudinales de poils La campanule raiponce [campanula rapunculus) est une plante potagère dont on mange les racines et les Icuilles en salade
La campanule a feuilles de pécher {campanula persifoUa) est une jolie plante vivace et rustique, qui croît dans nos bois et qu on cultive comme plante d ornement. On la mange en salade de même que la précédente. La campa- 1 ule gantée {campanula tiachelium), connue vulgairement sous le nom de qant de Notre Dame, a une racine grosse, 1 lanche et fibreuse qui se mange en salade. Ses fleurs blanches violettes ou bleues géminées ou ternées, étalées ou pendantes, forment une grappe de 0",30 à 0",40 de long. On mange aussi en salade la racine de la campanule doucette ou miroir de Vénus, jolie plante annuelle, donnant en aolit dos fleurs d'une belle couleur pourpre un peu violacée. La campanule pyramidale, originaire des provinces illyriennes, est bisannuelle et rustique. Sa tige droite, en belle pyramide de 1",30 à 1",50, porte des fleurs bleues disposées en très longues grappes et en bouquets. La campanule violette marine ou mariette est recherchée pour ses fleurs, très nombreuses, grandes et allongées, blanches ou d'un bleu violet toujours un peu pâle.
CAMPANULE, ÉE adj. Bot. Syn. de campanulacr, ée, CAMPANOLINÉ, ÉE. Qui ressemble ou qui se rapporte à la campaDule. n Syn. de campandliforme. Qui a la forme d'une petite cloche.
CAMPANULÉES n. f. pi. Tribu de plantes, de la famille des campanulacées, qui renferme le genre campanule. (Se prend aussi quelqueiois comme syn. de campanclacées, pour désigner la lamille entière.) —Une campasulée.
CAMPANOLIFLORE (du lat. campanula, petite cloche, et flos, floris, fleur) adj. Qui a des fleurs en forme de petite cloche.
CAMPANULINE (du lat. campanula. petite cloche) n. f. Genre de méduses campanulaires, établi par Van Beneden.
CAMPANULINE, ÉE adj. Bot. Syn. de campanule, ée.
CAMPANULINÉES n. f. pi. Classe de plantes gamopétales, renfermant les familles des campanulacées, des lobéliacées, des goodéniacées, des calycérées et dos brunoniacées. — Ujie campanulinée.
CAMPANUMÉE (altér. de campanule) n. f. Genre de campanulacées, tribu des campanulées, comprenant des herbes glabres qui croissent à Java, aux Célèbes, au Japon, en Chine et dans l'Inde.
CampanuS, géomètre italien du xiii' siècle, commentateur d'Euclide. Sa traduction des Eléments du célèbre géomètre d'Alexandrie a été faite sur le texte arabe; c'est la première qu'on ait eue en Europe. Ses commenuires ont été imprimés pour la première fois en 1482.
Campanus (Jean), théologien protestant allemand du XVI" siècle. En 1529, il se rendit à Marbourg, où il disputa sur l'eucharistie contre Luther et Mélanchthon, et soutint que, dans le sacrement, on donnait aux fidèles, non le corps vivant du Christ, mais son corps mort. Il gagna, en 1531, le pays de Juliers, et publia, en 1532, l'Ecriture divine et sainte, où il se prononçait contre la divinité du Saint- Esprit et attaquait violemment Luther et Mélanchthon. Comme il se mettait à prêcher une religion nouvelle et prophétisait la fin du monde, les paysans vendaient leurs biens et refusaient de travailler. Il fut arrêté et jeté dans un cachot, d'où il ne sortit qu'au bout de vingt-six ans.
CamPARSON (Emile), historien, né â Paris en 1834. Elève de l'Ecole des chartes, il devint chef de section aux Archives nationales. Il utilisa la riche mine de documents qu'il avait à sa disposition pour composer les ouvrages suivants : Histoire du tribunal révolutionnaire de Paris (1861); Marie-Antoinette à la Conciergerie (1862); Marie- .intoinette et le procès du collier (1863); Mémoires de Frédéric JI (1866), avec Boutaric; Madame de Pompadour et la cour de Louis A'F (1867) ; Documents inédits sur J.-B. Poquelin (1871); les Spectacles de la foire, de 1595 à 1791 (1877) ; les Comédiens du roi de la troupe française pendant les deux derniers siècles (1878); Voltaire (1880); les Comédiens du roi de ta troupe italienne pendant les deux derniers siècles (1880) ; la Cheminée de M"' de La Poulinière (1880) ; J.-B. Massé, etc. (1880); les Prodigalités d'un fermier général (1882) ; l'Académie royale de musique au xviii' siècle (1884) ; etc.
CAMPAS n.m. pi. Dans certaines contrées de la France, Terrains en friche, landes.
CamPASPE ou PancASTE, célèbre courtisane asiatique, lune des plus belles femmes de son temps, maîtresse
d'Alexandre le Grand. (Apelle devint
Campaspe en faisant son portrait, que le roi la lui céda
généreusement et lui permit de l'épouser.)
CamPAUX (Antoiue-François), littérateur et professeur français, né au Thillay (Seine-et-Oise) en 1818. Elève do l'Ecole normale, il a été professeur à la faculté de Strasbourg, puis de Nancy, après 1871. Poète délicat et érudit lettré, il a publié entre autres ouvrages : François Villon, sa vie et ses œuvres (I859i; De la conciliation des principes de l'ancienne et de la nouvelle critique littéraire (1864) ; les Legs de Marc-Antoine (1864); la Question des femmes au xv siècle (1865); Maisonnette (1872); Des rapports de ta beauté plastique et de la beauté morale (1874) ; le Béve de Jacqueline (1890), mélange de ' familière ; etc.
i gracieux (
, si
Normand qui épousa en 1250 Eva, fille du sire écossa Lochow. — Leur fils, Colin-More Campbell, se distii par des exploits qui tiennent pi
de rliistoiro. Lès Cam'pbell, partisans fidèles 3e Rob'ert " ■ de fortune " ---- -^
1457, ils reçurent 1
firent une grand titre de o comtes d'ArgyTl
Campbell (John), deuxième duc d'Argyll, né en 1678, mort en 1743. Il se distingua par ses talents diplomatiques et militaires. Après avoir pris une grande part à la guerre de succession d'Espagne et avoir rempli les fonctions d'ambassadeur extraordinaire à Madrid (17 11), il combattit le prétendant en Ecosse et le força à se rembarquer (1715). Il fut grand "inaître de la maison royale, de 1-19 à 1740.
Campbell (sir Archibald), officier anglais, né en 1769, mort en 1843, entra dans l'armée en 1787, prit part à la guerre contre Tippoo-Sahih. Rappelé des Indes en 1801, il servit en Portugal et en Espagne sous les ordres de sir John More et de Wellington jusqu'en 1814. Après la chute de Napoléon, il resta jusquen 1820 dans l'armée portugaise, avec le grade de major général. De retour en Angleterre, il en repartit bientôt pour les Indes où, comme colonel du 38" régiment, il se distingua brillamment dans la guerre des Birmans. Il s'empara de Rangoon par un hardi coup de main, et reçut le titre de « baronnet • en 1831. En 1832, il fut nommé gouverneur du Nouveau- Brunswick et, en 1839, commandant en chef à Bombay.
Campbell (sir Neil), officier anglais, né en 1776, mort en 1827 à Sierra-Leone. Il servit aux Indes, se distingua en Espagne sous les ordres de "Wellington, fut un des commissaires qui (avril 1814), accompagnèrent Napoléon de Fontainebleau à l'ile d'Elbe. En 1825, il essaya de remonter jusqu'aux sources du Nil. Il fut nommé, en 1826, gouverneur de Sierra-Leone.
Campbell (Thomas), poète écossais, né à Glasgow en 1777, mort à Boulogne en 1844. Dès l'âge de vingt-deux ans, il publia les Plaisirs de l'Espérance œuvre éléeante e' pleine de sentiments généreux qui le rendit ; bre. Un an après, il s'embarqua pour l'Allemagne, où la rencontre de quelques exilés irlandais lui donna l'idée do son touchant Exilé d'Erin.
tandis que les opérations militaires auxquelles il assista lui inspirèrent quelques-uns de ses plus brillants poèmes lyriques, publia, en \S09,Gertrude de Wyoming, long récit où il raconteune invasiond'Indiens en Pensylvanie, la Bataille "'de la BaltiqiLe, la Fille de lord Ullin et l'Enfantd'O'Connor. Ses Morceaux choisis des poètes anglais parurent en 1819, accompagnés de notices qui passent pour des modèles du genre. Il devint, en 1820, directeur du . New Monthly Magazine », contribua à la fondation de l'université de Londres, et fut élu, en 1827, recteur de celle de Glasgow ; mais, sauf le Deniier Homme, ses dernières œuvres n'ajoutèrent rien à sa gloire.
Plutôt littérateur de talent que poète de génie, Camp-
" ' " ''-' -'- ' d'ins
celé-
Thomas Campbell.
bell :
cependant.
linspii
odes échapperont à l'oubli, par l'énergie de leur accent et par leur martial entrain.
Campbell (John, premier baron), lord chancelier d'Angleterre, né à Springheld en 1779, mort à Londres en 1867. Reçu avocat en 1806, il acquit bientôt au barreau une très grande réputation, devint conseiller de la couronne en 1827 et entra à la Chambre des communes en 1830. Il prit place dans les rangs du parti whig, lutta pour la réforme parlementaire et fut procureur général dans les deux cabinets libéraux des lords Grey et Melbourne. Créé pair d'Angleterre avec le titre de » baron » (1841), nommé chancelier d'Irlande et admis en cette qualité au conseil privé, il dut se retirer bientôt avec le cabinet libéral ; mais, en 1816, il revint aux affaires comm^ chancelier du duché de Lancastre dans le ministère Russell. Grand juge de la cour du Banc de la reine en 1830, il fut nommé, en 1859, lord haut chancelier.
Campbell (Alexander) , évangéliste d'origine écossaise, né dans le comté d'Antrim (Irlande) en 1788, mort en 1866. Il étudia la théologie et l'histoire ecclésiastique à Glasgow, rejoignit son père en Amérique (1809) et fonda la secte des disciples du Christ appelés encore campbellites ou baptistes campbellites.
Campbell (sir Colin, lord Cltde), feld-maréchal anglais, né à Glasgow en 1792, mort en 1863. Entré dans l'armée en 1806, il prit part à la descente de "Walcheren, à la guerre de Portugal et d'Espagne, fut blessé au siège de Saint-Sébastien et au passage de la Bidassoa, servit ensuite dans les colonies, se distingua dans l'expédition de Chine en 1842. Mais son nom ne commença à être connu en Angleterre qu'après les campagnes du Pendja (1848- 1849), pendant lesquelles il commanda une division et fut le héros do la bataille de Chillianwâlah. En 1852, il prit la forteresse de Pranghur et remporta une victoire à Isakote. En 1854, en Crimée, il commanda une brigade de highlau-