‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 490 sur 956 · CAMPBELL · texte numérisé non relu

CAMPBELL

CAMPEMIOUT

Campbell (.lolm), rulili'istc anyl.iis.né on noi. mort en 18C.T. il fut lontîtomps miiiistro do la communion indipondanto, pnlilia un grand nombre d'écrits do vulgarisation ot do discussion surdos sujets roligioux. En 1839, il obtint, après une trôs vivo polomii|uo, la suppression du privilège des imprimeurs do la roino qui avaient lo monopolo do la publication do la Bible. Cette suppression produisit une réduction do prix considérable, et donna uno grande extension aux sociétés de propagande bibliques.

Campbell (.Jylm Art;lul);ild), hommci d'Ktat américain, n.' rii c. i.r I" ,11 iM.', s.' |.i,'p.ii.( il .il.urd à la carrière iriil il I ' \ Il A Montgomery,

de la

Etats du Slhl 1 I un..

d'ailleurs .iùcun'ri;sùUatl '"

Campbell (Archibald),

I D'ARaYLL. V. Aboyll.

Campbell (sir George), administrateur anglais, né en 1821. I! occupa do hautes fonctions aux Indes. Revenu en An^'loterro on 1874, il fut nommé, en 1875, député do Kirkaldy. On a do lui deux ouvrages sur l'Inde : Modem India (1852), et India as it maij be (1873).

Campbell (lord Colin), homme politique anglais, né à Londres on 1853. cinquième fils du duc d ArgylT. Membre de bi Chainhr.' îles communes, administrateur du British Mu - I . I de l'université de Saint-André, rec-

('■ ' icure de Glasgow et lord-lieutenant

'In ' n de ses frères, le marquis de Lorno,

il ■ , ■ .• la reine Victoria.

I- - ! i -.-- '. .u.iiL'cU est surtout connu par les deux procis s.aiidalonx qu'il soutint, en 1885 et 1886,'contre sa femmo.

CAMPBELLIE (kanp'-bé-ll) n. f. Genre do sçrofulariacéosgérardiéos, renfermant de petites herbes charnues, parasites, écailleuses, ayant l'aspect des orobanches, originaires de l'Inde orientale.

CAMPBELLITE [kanp'-bè-lif) n. f. Nom donné par St. Meunier à un type de roche météoritique holosidère, composée de tœnito (Fe'iNi) et de campbelline (FeC). On retrouve ce type dans les matériaux de quatre chutes diffé-

CAMPBELUTES (kanp'-bMif) a. m. pi. Secte de baptistes, fondée aux Etats-Unis par Alexander Campbell, qui voulait remédier aux divisions de la société religieuse ot établir uno base commune d'union chrétienne en prenant la Bible comme unique guide et comme seule autorité en matière do foi et de pratique. Cette secte, dite aussi des « disciples du Christ •, rétanlit le baptême par immersion, pratiqué dans la primitive Eglise, et compte de nombreux adhérents en Amérique, Australie, Angleterre, etc. — Un, une campbellite.

CampBELLTOWN, ville et port d'Ecosse (comté d'Argyll), dans la partie méridionale de la presqu'i

mitif de la monarchie, possède un beau château, résidence du ducd'Argyll.

Campbon, comm. de la Loire-Inférieure, arrond. et à !6 kilom. de Saint-Nazaire, sur un des mamelons du sillon do Bretagne ; 3.625 hab. Ch. de f. Ouest. Sources ferrugineuses. Ciment, chaux hydraulique.

CamPDEN, bourg d'.Angleterre (comté de Gloucester) ; l.yoo hab. Fabrication de tricots.

CAHPDÉIUE [kan-dt!-ri — do Campdera, n. pr.) n. f. Genre de polygonacées, renfermant des arbres et des arbrisseaux de l'Amérique centrale, il Syn. des genres

VKLI.OSIE, et KCNDMAN.SIE.

CAMPE n. m. Sorte de droguet croisé en façon do drap, (pii se fabrique dans le Poitou.

Campe (Joachim-Honri nu), écrivain lexicographe et moraliste allemand, né à Deensen, dans le Brunswick, en 174C., mort à Brunswick en 1818. D'abord aumônier militaire, il quitta l'armée pour se vouer à des travaux d'éducation, ot prit, on 1776, la direction de l'institut fondé à Dessau sous le nom de Philanthropinum. En 1787, le duc de Brunswick lui conféra lo titre de « conseiller des écoles « dans ses l-:uits, et il fut nommé chanoine du chapitre de Saint- '^.*"'r' Il liri^rait en même temps uno librairie d'édu- '■;" i"' l'i :ï Brunswick. La Révolution française

* ' ' ' 1' ' '; I.Vssemblée nationale lui offrit le titre ''' ' iii.ii^ .. Ses Lettres sur la Jiévohitioji fran-

("■': ' ■" ,■, „i s nthousiasme pour les principes de 1789,

mais 1,'s ovimemonts qui suivirent le détachèrentde la politique, et 11 se voua entièrement à l'éducation. Sa librairie devint 1 une des plus importantes de l'Allemagne. Campe était un écrivain modeste et consciencieux, un de ceux qui ont le plus fait pour le développement do l'instruction populaire en Allemagne. On a de lu! une très grande nuan-tué d'ouvrages : Vie de Bianca Capello, traduite de l'italien : Conversations relatives à l'éducation (1777) ; Petit livre de morale à l'usage des enfants (1772) ; Recueil de différents rnémoms sur l'éducation (1778) ; Petite bibliothèque Instructive des enfants ou Almanach hambourgeois pour les enfants n779-1784\ traduit en français; De la sentimentalité et de la sensibilité sous le rapport de l'éducation (1779); Petite psychologie pour les enfants (1780); Théophron ou le Guide de ta jeunesse {i:m); lettres écrites de Paris pendant la

liévolulion (1190) ; Mémoire pour servir au perfectionnement ultérieur de la langue allemande {lias-ilil), on collaboration avec les plus grands noms littéraires do rAllomagno à cotto époque ; Dictionnaire de la langue allemande (1807-

Campé. Myth. gr. Monstre né de la terro, qui avait la garde des Cyclopes dans les Enfers. Il refusa do laisser sortir ses prisonniers au moment de la guerre contre les Titans, et fut tué pour cola par Zous. D'après uno autre tradition, il périt sous les coups do Dionysos, on Libye.

CamPÉABOR {kan — mot ospagn. signif. champion, et qui dérive, par l'intermédiaire du français, d'une racine germanique. V. champion) n. m. Hist. Surnom donné au Cid. V. Ciu.

GAMPÊGHE n. m. Bot. Nom donné au bois do YhxmatO' Tijlum campechianum, arbro de la famille dos légumineusescésalpinées et voisin des cœsalpinia.

— Encïcl. Bot. Vhxmatoxylon campechianum qui fournit le bois de campéche est un arbre qui atteint au plus 12 mètres de haut. Naturalise à la Janiaïq naire de la baie de Campéche, In Ilnn In régions do l'Amériquo centrale hp imonts du bois et dans la cavii.

matière colorante particulicn-, i i , , . Une, se présente parfois on m mu , \ri été isolée pour la première fois par Cliçvr

— Teint. II existe commercialement un de sortes de bois de canipêcho que l'on expédie dos pays d'origine sous forme de bftches portant le nom de coupe*. Telles sont les coupes d'Espagne, anglaise, Saint-Domingue, Ho n d «ras, etc. ; elles diffèrent de dimensions.

La qualité du campéche varie, en môme temps que la coupe. La classihcation industriellement acceptée est 1, ' •

; o"''Bi-

grand nombi

Campéche :

qualité, et qui provient en majeure partie du golfe du Mexique ; coupe anglaise, fournie par le campéche de la Jamaïque, et d'une qualité à peu près équivalante à la coupe précédente ; coupe de Saint-Domingue, provenant du territoire de cette république ou de celui d'Haïti, d'une qualité, au point de vue de la teinture, un peu inférieure a la coupe d'Espagne ; coupe du. Honduras, qui tient le juste milieu entre la coupe d'Espagne et celle do Saint- Domingue ; coupe Martinique, moins riche que les p.'écédentes en principes tinctoriaux, et par conséquent de qualité moindre ; coupe Guadeloupe, moins bonne et moins riche que les autres, terminant la série.

Afin de faciliter le travail de la teinture, on expédie aux teintureries le bois de campéche sous forme pulvérulente, ou encore à l'état d'extrait liquide. Ces opérations préparatoires s'exécutent à l'aide de machines spéciales dites tritureuses, qui réduisent d'abord les coupes ou bûches en copeaux, puis en menus fragments. Quant à l'extrait de campéche, en l'obtient par une succession d'opérations chimiques, dont la première consiste à dissoudre la matière colorante au moyen d'éther renfermant ua peu d'eau.

Lo bois de campéche est dur, pesant et rouge; il est, de plus, susceptible d'un beau poli. V. hêmatoxylike.

CahpËCHE, ville et port du Mexique, sur la côte occidentale de la presqu'île de Yucatan, dont elle est le principal débouche ; environ 15.000 hab. Cité pittoresque aux rues irrégulières, aux maisons inégales qu'ombragent les cocotiers, elle est entourée de remparts dont le pied baigne dans les eaux. C'est une des plus belles villes du Mexique, mais elle n'a plus l'importance qu'elle eut à l'époque de la domination espagnole. Des bois de teinture dits « bois de campéche », des noix de coco, un peu de sucre, du sel, c'est tout ce qu'elle exporte aujourd'hui.

CAMPÉCIE {kan, si) n. f. Bot. Syn. de césalpinie.

CAMPÉCOPÉE {kan, pè — du gr. kampê, courbe, et kopis, lame) n. f. Genre de crustacés isopodes, famille des sphéromidés, renfermant des formes à lamelle externe de la nageoire caudale recourbée, habitant les mers boréales.

Campeggi, illustre famille italienne, originaire du Dauphiné. En 1264, Barthélémy et Jean Campège ayant suivi Charles d'Anjou en Italie, la famille devint italienne. — Ugolin Campeggi, de Pise, se rallia, en 1284, au parti

fibelin,qui l'élut généralissime et auquel sa famille demeura epuis toujours fidèle. — Barthélémy Campeggi, jurisconsulte du xv siècle, né à Bologne, descendait du précédent. Les guelfes Bentivogli ayant vaincu et proscrit les gibelins Canetuli, assassins d'Annibal Bentivoglio, épargnèrent le seul Barthélémy; celui-ci s'exila volontairement et se retira à Padoue. Le duc Louis de Mantoue le fit membre de son conseil secret. — Jean Campeggi, fils du précédent, né à Mantouo en 1438, mort à Alantouc en 1511, enseigna le droit à Padoue avec distinction. — Laurent Campeggi, fils du précédent, né à Bologne en 1474, mort en 1539 à Rome, fut l'un des chefs de la renaissance cathoUque du xvi' siècle. Rallié aux grands desseins de Jules II, il contribua à la réunion de Bologne à l'Eglise en 1506, et fut nommé par ce pape évoque de Feltre, puis nonce en Allemagne et à Milan. Il fut l'un des grands légats de Léon X qui lui confia le gouvernement de Parme, et l'envoya en Allemagne pour combattre Luther, et en Angleterre pour lever le décime contre les infidèles. II fut fait cardinal en 1517. Son influence s'accrut encore sous Clément VII, qui le fit évéque de Bologne, et l'envoya, pour la seconde fois, combattre Luther à la diète de Nuremberg. En 1524, il fut commis à l'examen du différend entre Henri VIII ot Catherine d'Aragon, et refusa de prononcer le divorce. Enfin, ce fut lui qui, en 1534, à la mort de Clément VII, fit élire, sous le nom de Paul III, le chef du parti réformateur, Alexandre Farnèse. On a des lettres de lui dans les Kpisttylarum miscellanearum singularium personarum liori \ (Bâle, 1550). — Ses deux fils, Alexandre Campeggi (1504-1554) et Jean-Baptiste Campeggi, et son neveu Thomas Campeggi ;15Û0-1564), le premier cardinal, les |

deux autres évoques, l'un de Majorque et l'autre do Feltre, (Iront partie du concilo do Trente qui tint »0» séance» à Bologno on 1548, dans la maison mémo dos Campeggi.

I5<5; et

Campeggi a écrit, sur les travaux de co coDcilo, no ouvrage magistral : De aueloritale lanctorum eoneiliorum (1561), oti il proclame la supériorité du pape sur les conciles, tout en reconnaissant aux princes ot aux évéques le droit do convoquer un concile sur lo refus du pape. — BenoIt Campeggi, de la mémo famille, né ù Balogne, mort en 1566, a raconté on vers l'histoire de son temps dans Italidis libri X, carminé lalino eonteripti (1553). Campégine, bourg d'Italie (Emilie); 3.350 liab.

CAMPELLE {kan-pèl' — de campellut, champêtre, des champs; a<lj. lat. tiré de campu», champ, et Ixirgé pour traduire le nom propre Deschamps] a, f. Bot. Syn. de dbs-

CUAMPSIE.

Gampello (Pompeo, comte de), homme politique italien, né à Spolëto en 1803, mort à Rome en 1884. Il fut l'un des chefs du parti nationaliste lUlien, dont les tendances se portaient vers lo Piémont. Ce fut dans co sens que, dès 1831, il fut élu député de Bologno et se prononça contre le pape. Après l'élection do Pie IX en 1848, il fut élu député au parlement organisé par co pontifo et devint mémo ministre de la guerre. Lorsque le triomphe do Autriche eut obligé Pie IX à renvoyer le ministère

mais ne put remplir les charges de cet emploi, lors du siège de Rome par les Français. Le pape étant rentré à Rome, il se retira en France et s'occupa de littérature. Il fit jouer deux drames : Béatrice Cenci, et Cuiccardini. Après la révolution de 1859, il revint en Italie, fut nommé ' ■ Spolète, puis sénateur.

' {kan) n. m. Action de camper : Les campements de César firent son étude. (Bossuet.) n Matériel et effets de campement. V. la parlio encycl.

— Détachement envoyé en avant pour reconnaître et préparer l'installation d un corps de troupes, même quand cette installation doit avoir lieu en eon/onnemen( ou en bivouac.

— Par ext. Installation, emplacement d'un camp ; ce camp lui-même : Un campement bien organisé.

— Encycl. La composition des campements a beaucoup varié. Aux xvii" et xvtii* siècles, quand les troupes faisaient souvent dans les camps des séjours prolongés, la répartition des terrains de campement était faite sous la haute direction d'officiers généraux dits maréchaux de camp et maréchaux des logis de l'armée. Aujourd'hui, le campement est constitué par un fourrier de chaque compagnie, escadron ou batterie, accompagné d'un caporal ou brigadier et de deux hommes, le tout réuni sous les ordres d'un adjudant par bataillon et d'un adjudant-major par régiment d'infanterie, d'un adjudant et d'un officier par régiment de cavalerie ou par groupe de batteries : le tout est, pour chaque division, mis sous les ordres d'un officier d'état-major.

Le campement de chaque corps de troupes a pour mission de reconnaître l'emplacement où cette troupe devra s'établir, de rechercher les puits ou abreuvoirs ncce^sal^os, les endroits oii l'on peut se procurer du bois, etc.

Quand il s'agit de préparer un cantonnement, le .jhof -lu campement prend auprès des autorités municipales tous renseignements utiles sur les maisons, leur disposition, leur contenance, etc., et répartit entre elles les hommes et les chevaux, puis fait inscrire à la craie sur les portes les indications nécessaires, etc. : le tout devant être calculé do manière à laisser les hommes groupés autant que possible dans la main et sous l'œil do leurs chefs, en donnant satisfaction aux besoins de tous.

Matériel et effets de campement. On désigne ainsi toute une série d'objets et d'ustensiles très divers : les uns, dont les corps de troupes sont constamment détenteurs, et les autres, dont les troupes n'ont à se ser\'ir que dans des cas spéciaux. Ces derniers sont conservés par le service du campement qui, le cas échéant, les met à la disposition des corps auxquels ils doivent être alloues.

La première des deux catégories ci-dessus comprend, entre autres choses, des marmites et des gamelles, un grand bidon, remplacé aujourd'hui par un seau en toile.

A ces ustensiles il faut ajouter nombre d'autres objets, tels que sacs-abris, sacs à distribution, sachets à vivres, mouhns à café, hachettes, etc.

Quant au matériel de la seconde catégorie, il comprend surtout des tentes do toute nature : tentes d'habitation pour les officiers généraux, tentes de conseil, etc.; les fournitures et accessoires nécessaires : couvertures, grandes et petites, manteaux d'armes, sacs de couchage, pliants, tables, etc.

Enfin, à cette (Catégorie appartient encore le matériel dit de couchage auxiliaire, qui pourvoi t aux besoins des hommes logés dans les casernes en cas d'insuffisance du matériel fourni par le service des lits militaires.

Campen (Jean van den). V. Campensis.

CaMPEN (Jacques van), architecte hollandais, né à Harlem, mort en 1638. Il a construit l'hôtel de ville d'Amsterdam, un des plus beaux édifices en ce genre, lo palais du prince Maurice à La Haye, ainsi que plusieurs autres édifices pubhcs et privés.

Campen ou E^amfen (Jacob de), v. Iîampen.

CAMPÈNE {kan-pè< om commun r ^ ment, sert à di

clochette) n.

oche que l'on attacl

Nom commun qui, dans certains pays

désigner la petite clochi

s et du petit bel

CampÉNÉAC, comm. du Morbihan, arrond. et à 10 kilom.

de Ploërmcl, sur l'Yon, affluent de l'Aff; 2.249 hab. .4

3 kilom. du bourg, se trouve le château de Trécesson,

converti en ferme-école.

Campe.nhout François tas), ténor et compositeur

à Bruxelles (1779-1848). Il écrivit et fit

.1rs ouvrages : deux cantates, dont une

. , j à Corneille, puis quelques opéras-

s ou (e Château de Lmcenstein (180«);

le Passe- partout i.isi4); l'Heureux mensonge; ot Diane et

CAMPENON — CAMPHOL

de Cam-

Ses titres littéraires n'étaient,

écrivit des

Endymion, ballet. Mais, ce qui a rendu le nom

Eenhout populaire en Belgique, c'est qu'il est 1' i musique de la. Brabançonne^ écrite par lui si rôles de Jeeneval pendant la révolution de 1S30, devenue le chant national de ce pays.

Gampenon (François-Nicolas- Vincent), poète français, né à la Guadeloupe en 1772, mort à Villecresne (Seineet-Oise) en 1843. Il prit pour modèles littéraires Bernardin de Saint-Pierre et l'abbé Delille. Ses opinions royalistes le forcèrent à émigrer. Rentré en France, après Brumaire, il obtint la place de chef du bureau des théâtres au ministère de l'intérieur, puis fut nommé commissaire impérial près le théâtre de l'Opéra-Comique, qui devint très florissant sous son administration. Il fit paraître la Maison des champs et l'Enfant prodigue, deux poèmes très faillies, dont la vogue fut grande. En 1814, il fut élu membre do l'Académie française, où il succédait à Dolille, ce qui fit décocher contre lui cette épigramme :

Au fauteuil de Delille aspire Campenon ;

1 s'y campe ? — Non !

i effet, pas nombreux.

Académicien, il traduisit la continuation de l'Histoire de Hume par Smollett, l'Histoire d'Ecosse de Roberston, Odes et Satires d'Horace (1821). En out Mémoires intéressants sur Ducis, le plus ancien de ses amis, et publia, sous le titre de Poésies et Opuscules, un recueil de vers et de morceaux de prose (1823).

Campenon (Jean-Baptiste-Marie-Edouard), général français, né à Tonnerre (Yonne) en 1819, mort en 1891. Promu capitaine en 1848, il fut chargé, avec l'assentiment du gouvernement, par le bey de Tunis, de la réorganisation de son armée, puis il prit part à la campagne de Crimée, à la campagne d'Italie. Attaché à l'état-major du corps expéditionnaire de Chine, il fut promu lieutenant-colonel en 1860. Après une courte mission à Tunis, et passa chef d'état-major de la division de cavalerie du 4* corps, et prit part aux batailles livrées sous Metz, en 1870, y fut blessé et fait prisonnier après la capitulation. Lorsque, en 1881, Gambetta forma un ministère, il donna le portefeuille de la guerre au général Campenon, Ce dernier quitta le ministère de la guerre en I882,àlachute du cabinet Gambetta; mais il reprit son portefeuille en 1883, sous le ministère Ferry, et fut nommé la même année sénateur inamovible. Il donna sa démission de ministre en 1885 ; puis, la même année, il fut rappelé pour la troisième fois à la guerre, dans le cabinet Brisson. Son passage au ministère a été signalé par quelques innovations et parla revision du plan de mooilisation.

CAMPENSE [kan-pinss) n. m. Hist. relig. V. campite.

Campensis (Jean), de son vrai nom van ken Campen, hébraïsant, né vers 1490 à Campen, en Hollande, mort à Fribourg en Brisgau en 1538. Il enseigna dès 1520 à Louvain, puis, vers 1531, à Cracovie, où il avait été appelé par l'évêque Tomicki. Il voyagea longtemps en Europe, visitant les principaux érudits, accueilli à Rome avec faveur par le pape Paul III. Il mourut de la pesto en retournant dans sa patrie. Son Abrégé de grammaire hébraïque (1528) et sa Paraphrase latine des psaumes{ii22) ont été plusieurs fois réimprimés.

CAMPÉPHAGE (kan — du gr. kampê, chenille, et phagein, manger) n. m. Genre d'oiseaux dentirostres, famille des muscicapidés, représentant le type d'une tribu dite des campéphaginés . Les cinquante espèces connues de gobe-mouches sont propres aux régions chaudes de 1 cien monde.

CAMPÉPHILE [kan aime) n. m. Genre d'( famille des picidés, renfermant dé i breuses espèces propres à l'Amérique.

— Enoti ' ■ ■ '■ ment dits, ou pics-gèa grands de la famille. De leur bec fong et droit, ils fouillent les écorces dans les grandes forêts. On peut considérer comme type du genre le campephilus im- ■perialis, noir, avec une huppe rouge, habitant les montagnes Rocheuses, la Californie et le Mexique.

CAMPER (kan) V. n. Etablir son camp ; s'établir dans un camp : Camper dans une plaine, en présence de l'ennemi.

— Par ext. S'installer d'une manière provisoire : Ne faire que camper dans une ville, dans un appartement.

— Fig. Se trouver, se rencontrer, exister : L'amour du bien public ne cxMPE jamais où l'intérêt commande.

— v. a. Etablir dans un camp : Camper ; bord d'un fleuve.

— Par ext. Mettre, placer avec une certaine brusquerie : Camper fièrement son chapeau sur l'oreille, il Poser dans une attitude plus ou moins hardie : Camper sur ses jarrets un élève en escrime.

— Pop. Donnor, appliquer violemment, faire subir : Camper un soufflet à quelqu'un. Camper une pénitence à

— Fig. Camper sur le dos de. Attribuer à, mettre à la charge de.

— Camper là quelqu'un, Le planter là, le laisser là brusquement.

Campé, ée part. pass. du v. Camper.

— Fig. Qui est dans une certaine situation : Etre bien campé dans le monde, il S'emploie souvent ironiquement : L'auberge est fermée, nous voilà bien campés !

— Manèg. Cheval campé. Celui qui éloigne fortement l'un de l'autre ses bipèdes antérieur et postérieur, en étant au repos, mais sellé ou attelé.

Se camper, v. pr. Etablir son campement ou le campe-

Campéphage.

■Part

Se placer, s é'.i

,'instaUer,

1 poser.

— Fam. Prendre une certaine posture plus ou moins hardie : Se campkr sur ses jarrets.

— Manèg. Se dit du cheval qui se poste sur ses jambes pour uriner ; Quand un cheval commence à se camper, après une maladie, c'est signe que les forces lui reviennent.

— Anton. Décamper, lever le camp.

Camper [pér] (Pierre), anatomiste hollandais, né à Leyde en 1722, mort en 1789. On lui doit la découverte des organes auditifs des poissons. Il a le premier disséqué l'orang-outang, établi que les os des oiseaux sont pleins d'air, énoncé, avant Cuvier, en l'appuyant des premiers faits positifs, l'opinion que certaines espèces ont été détruites par les catastrophes du globe. Habile dessinateur. Camper savait rendre par le crayon les analogies de forme des vertébrés. Il indiqua comme caractère important, en craniologie, l'angle connu sous le nom de angle facial de Camper. (V. angle.) Une partie des mémoires de Camper a été publiée par Jansen, sous le titre de ; Œuvres de Camper (1803).

{kan — de cant, côté, et de perche) n. f. Perche de bois qui, dans le métier à tisser en basse lisse, soutient les sautereaux, ou leviers qui font mouvoir les

CampERDOWN, ville de l'Océanie anglaise (Australie [Victoria]), au pied du mont Leura; 8.500 hab. Fabriques de savon, de bougies, de conserves de viande, minoteries. — Ville de la Nouvelle-Galles du Sud. dans la banlieue de Sydney, dont elle est un faubourg, sur le Johnstone Creek ; 6.600 hab. Poteries, verreries, scieries, savonneries, fonderies de fer. Université.

CamperduIN, cap et dunes d« la Hollande septentrionale, entre Alkmaaret le Helder. Le 11 octobre 1797, l'amiral anglais Duncan y remporta , sur l'amiral hollandais de Winter, une victoire navale qui lui valut le titre de " vicomte de Camperdown ». il On dit en français Campredon.

Gamperio (Manfredo), voyageur et géographe italien, né à Milan en 1826. Il prit part, à dix-huit ans, à une insurrection contre l'Autriche, et fut emprisonné à Linz ; mais il parvint à s'échapper en 1848 et commanda un corps de volontaires dans la campagne contre l'Autriche. Blessé, il dut quitter le service et commença une série de voya-

tes qui le menèrent en Australie, puis, après les guerres e 1859 et 1866, où il se battit de nouveau contre l'Autriche, en Egypte et dans l'Asie méridionale et l'insulindo. A son retour en Italie, il fut nommé député, s'occupa de la fondation de la Société pour l'exploration commerciale de l'Afrique, et entreprit un voyage d études dans la Cyrénaïque. Il fonda, en 1876, la revue dite (> Esploratore ».

CAMPESCHIANE (kan-pé-chi) n. f. Cribluro de cochenille mcstèque ayant déjà servi àla teinture. «On dit aussi campétiane.

CAMPESTRE [kan-pèsstr' — lat. campestris; de campus, champ) adj. Forme ancienne du

mot CHAMPÊTRE.

— Hist. nat. Qui vit dans les

Antiq. Sorte de ju ; deux tier;

Gladiateur Lu du campestre.

jusqu'aux ' aes cuisses, et que les gladiateurs et les soldats portaient, par décence, dans les exercices du Champ de Mars. Pendant les journées chaudes, quelques personnes portaient aussi le campestre sous la toge, au lieu de tu-

CAMPÉTHÈRE {kan — du gr. kampê, chenille, et thèra. chasse) n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, famille des picidés, renfermant des pics africains dont les trente espèces connues ont été réparties dans dix sous-genres : polipicus, pardipicus, etc. (Les campéthères sont ordinairement noirs, mouchetés de clair, comme les épeiches.)

CAMPHAMIDE (A-an) n. f. Cliim. Syn.

de CAMPHORAMlDE.

CAMPHANATE {kan) n. m. Sel dérivant de l'acide camphanique.

CAMPHANIQUE [kan] (acide), acide qui s'obtient en faisant bouillir l'anhydrido bromocampliorique avec de l'eau.

Sa formule est C'"H"0'.

CAMPHATE {kan) n. m. Sel dérivé de l'acide camphique.

CAMPHATIÈRE {kan, ti-èr — rad.

camphre) n. f. Boite de poche à mettre du CAMPHATIÈRE a délogé la tabatière. (Raspai

CamphaUSEN (Ludolf), homme politique allemand, né en 1803 à Hunshoven, près d'Aix-la-Chapello, mort à Cologne en 1890, fut envoyé, en 1847, à la première diète

fénérale des états convoqués à Berlin; devint président u conseil des ministres (1848); donna sa démission devant les tendances extrêmes des partis. Ministre plénipotentiaire près le pouvoir central germanique, il se déclara contre la restauration de l'Empire, proposa une confédération dont la Prusse aurait l'hégémonie, et fut rapporteur du comité de constitution au parlement fédéral convoqué à Erfurth (1850). Enfin, après les conférences d'Olmûtz et de Varsovie, fatales aux dernières espérances du parti libéral modéré, dont il avait été un des représentants les plus distingués, il rentra dans la vie privée. — Son frère Otto, né à Hunshoven (Prusse rhénane) en 1812, membre de la deuxième Chambre de 1849 à 1852, membre de l'Assemblée nationale d'Erfurt, membre à vie de la Chambre des seigneurs depuis 1860, etc. Nommé ministre des finances de Prusse en 1869, il s'efforça de remédier au déficit du budget. Il lui incomba ensuite de créer de nouvelles ressources pour suffire aux nécessités de la guerre contre la France. Pour le récompenser de ses services, il fut nommé vice-président du ministère d'Etat en 1873, fonctions dont il se démit en 1878. Membre de la Chambre des seigneurs, il fit ensuite une

Camphausen (Wilhelm), peintre de batailles allemand, né et mort à Dusseldorf (1818-1885). Il fut élève de l'académie de Dusseldorf. Charles I" et ses chevaliers, Cromwell et les " têtes rondes . , reviennent souvent dans ses premiers tableaux. A partir de 1850, Camphausen entreprit de peindre les actes mémorables de l'histoire prussienne, notamment l'époque du Grand Electeur Frédéric-Guillaume. Il assista, en 1864, à la guerre entre l'Allemagne et le Danemark, et fut témoin de l'assaut de Duppel ; ces événements lui ont inspiré Duppel après l'assaut; le Passage dans Vile d'Alsen, elc. En 1866,1e prince royal de Prusse l'ayant appelé sur le théâtre de la guerre en Bohème, Camphausen a reproduit par le pinceau la plupart des faits marquants de cette campagne. Enfin, la guerre francoallemande lui a fourni les sujets de nombreuses peintures {Napoléon à Sedan; Rencontre de Bismarck et de Napoléon ; l'Empereur Guillaume à Gravelolte, etc.). C'est

artiste ce - ■ ' ' ' ' " - '

chevaux ;

CAMPHÉROL {kan— rad. camphre) n. m. Produit de dédoublement des acides a et p camphoglycuroniques (V. GLYcuRONiQDE [acide]) par les acides dilués.

GAMPHIMIDE n. f. Chim. Syn. de camphorimide.

d oxygène.

— Encycl. Le camphre sodé en solution dans la benzine fixe directement l'oxygène de l'air à froid et se transforme en camphate de sodium. Il se produit en même temps de l'acide camphorique et une résine acide ; on dissout le mélange oxydé dans une lessive alcaline, et on traite par un acide. L'acide camphique en solution alcaline absorbe l'oxygène en vase clos à 100". Oxydé par le permanganate de potassium, il est en partie décomposé avec production de différents acides; entre autres, d'un acide dit oxycamphique, intermédiaire entre les acides camphique et camphorique. L'oxydation de l'acide camphique, dans certaines conditions, donne naissance à un acide C*H"0', appelé acide phoronique.

CAMPHOCARBONATE {kan) n. m. Sel dérivé de camphocarbonique.

CAMPHOCARBONIQUE {kan — de camphre, et carbonique) adj. Se dit d'un certain nombre de composés ; anhydride, acide, chlorure, etc.

— Encycl. j4ci'rfecompAocar6on!îKe(iro!(C'°H"0—CO'H. On l'obtient sous forme d'éther en faisant agir sur le camphre cyané une solution alcoolique d'acide chlorliydrique ; il se produit encore quand on traite par le sodium et 1 acide carbonique le camphre a-dibromé. Pour le purifier, on le fait cristalliser dans l'eau chaude. Il se présente sous forme de cristaux clinorhombiques, fondant vers 124°

le chloroforme. Le *

anhydride C"H'*0'; l'anhydride phosphorique agissant s lui en solution chloroformique donne l'anhydride C"H"0^ il se combine à l'hydroxylamine pour donner une oxime ; le perchlorure de phospliore le transforme en chlorure C"H"C1'.

— Acides camphocarbonique gauche et racémique. Le premier a été obtenu en partant du camphre gauche, le second par mélange do solutions alcooliques d'acide droit et d'acide gauche.

CAMPHOCRÉOSOTE {kan — rad. camphre) n. f. Chim. Composé identique au carvacrol ou thymol p.

CAMPHOGÉNE {kan — de camphre, et du gr. gennaô, j'engendre) n.m.Nom donné par Dumas au cymène obtenu par l'action de l'acide phosphorique anhydre sur le camphre.

CAMPBOGLYCURONIQUE {kan — de camphre, et glycuronique) adj. Se dit d'un acide ayant pour formule C'*H"0', qu'on trouve dans l'urine du chien après l'ingestion du camphre. Il se présente sous deux états, qu'on sépare grâce à l'inégale solubilité de leurs sels d'argent.

CAMPHO'iQUE {kan-fo-ik') adj. Se dit d'un acide qu'on obtient en chauffant au bain-marie 20 grammes de camphène avec 133 centim. cubes d'acide azotique. Sa formule est C'H"(CO'H)'.

CAMPHOL {kan-foV) n. m. Nom donné par Berthelot au bornéol afin de rappeler que ce corps est un alcool se rattachant au camphre.

— Encycl. Le camphol C"''B"0 existe à l'état libre ou à l'état de combinaisons dans les essences de plusieurs végétaux (laurinées, garance, dryobalanops, romarin, lavande,aspic, marjolaine, valériane...) et il affecte p'---

tion des carbures terpéniques. Une des meilleures méthodes a été indiquée par Jackson et A.-L. Mencke ; en voici la technique opératoire. Dans un ballon pourvu d'un réfrigérant ascendant on verse une solution alcooliq'ue de camphre, et on ajoute petit à petit des fragments de sodium. On additionne ensuite de beaucoup d'eau ; le précipité est lavé jusqu'à ce qu'il ne présente plus de réaction alcaline, puis séché et cristallisé dans l'éther de pétrole. La substance obtenue ainsi fond vers 206-207°.

Une différence notable sépare les camphols préparés par synthèse des camphols naturels. Ceux-ci sont doués d'un pouvoir rotatoire [a] = ±37° environ, et ce sens de la déviation se conserve dans presque tous leurs composés, tandis que, dans l'action du potassium ou du sodium sur là camphre, il se forme un mélange à parties égales d'un camphol stable, affectant la lumière polarisée de la même manière que le camphre employé, et d'un camphol instable possédant une rotation inverse de celle du précédent. Ce produit, d'après de Montgolfier, régénère le camphre

t dextrogyre, soluble dans l'aicooi, l'éther, " chlorure d'acétyle le conv

avoc SOS propriétis primitivos. Il classes do bornôols iniluoncanf. la I corps ù pouvoir rotatoirn si.iMn ot, toiro instablo. Coll.' fin. m' ni p • typo droit fournis-.:!!' , . • ■ , 't stable, b. V.^n

I» tvp («. ï)r<

guO.ro i|

l-0(.!, CrislalIlSO LMI l. !lll !!■ -ll- l.'!!,! ! - ,'!.!.

rulo.

!;siMit, los camphols ot leurs Uôrivés n'ont iiiér.H théorique. Soûl lo bornéol appolé nr/ai is est omployo on médecine ot dans la fabrii-res do Chine parfumées. Sydnoy-Plo ! que ce camphol était isomériquo avec c

dryobalanops.

CAMPHOLA'

io Tacido cani CAMPHOLÉNATE (kan) a. m. Sol dérivant de

CAMPHOLÉNIQUE ' k(in\ adj. Se dit d'un acide dérivant

li! I !.. . . ,:'!.! Il alcoolique par

! : . !'■ !-paisse, à odeur

h' !.!!■!.!■ !!!i , .|!i! hiiiir \ .1 > : . ! ', nisitlublo dans l'eau,

uliil!!.. liaiis liili!uol oi I uilii-i-, lubuluahsle dissolvent en

lonnaut les sels eorrespondauts.

CAMPHOLIQUE (kan, lik' — rad. camphre) adj. Se dit

,'un ai-i^lo C"'H"0', qui résulte de l'action de la potasse

i:>' \' I l,:t ■■.institution de cet acide est controver- .'!■ l!,!]!^ I !!'!.■[, ce corps serait à la fois acétone et !■ ■ ■! ! !!■.!!! I ! se prépare en cliauti'ant, au bain-mario I N!!! . nih.. ^.ill.', .lu campliro, du sodium et du benzène, 'iiis .'Il .liasse .u .ierin(^r par distillation dans le vide; le iilie est .lu nouveau s.;ellé ot cliaulTé à 280°. Au bout do

préc

:ide

dans la solution alcaline. I ilisation dans l'alcool étend i 106", bout vers 255° et e els alcalins sont connus.

peu soluble dans l'e

CAHPHOLONE {kan — rad. camphre) n . f . Composé qu'on obtient, suivant de Lalande, en soumettant le campholate de Gliaux à la distillation sèche. En réalité, il se produirait de l'acide carbonique et du campholène.

CAMPHOPTRATE (kan) a. m. Sel dérivant de l'acide camphopyrique.

CAMPHOPTRIQUE (kan) a.ij. Se dit d'un anhydride et d'un acido; le premier, C"H"0', s'obtient en distillant l'acide camphoïque; le second, C'H'*(CO'H)', prend naissance quand on précipite par l'acide chlorhydrique une solution d'anhydride camphopyrique dans la soude caustique.

CAMPHORA (kan — mot lat. signif. camphre) n. m. Section du genre cinnamome, à laquelle appartient le camphrier (cinitamo7num camphora).

CAMPHORAMATE (kan) n. m. Dérivé amide de l'acide camphoriiiue : La dislùlation sèche du camphoeamate d'am-

CAMPHORAMIDE ikan — du lat. camphora, camphre, et " ' \ l'.l' 'Privée de l'acide camphorique. Sa for-

'!' <l ' ' > .VzH")'. .Syn. CAMPHORYLDIAMIDE.

CAMi'iuiH.'vTE ..11 — du lat. cam/)/iora, Camphre) n. m. .^.■i ...■.!!! ... 1 .i.i.lo camphorique.

CAMPHORÉES ./.-.l'i - du lat. camphora, camphre) n. f. pi. Trilui dn la faniillo des lauracôes, comprenant le geure camphrier. ~ i'ne campuorke.

CAMPHORIDE ikan — du lat. camphora, camphre, ot du gr.ci</ûs.a,spect) n. f. Nom donné quelquefois à des substances analogues au camphre : Le camphre et les c

CAMPBORIMIDE , . et iniide) n. f.

Iim.le do l'acide canii m obtenir en dis-

lillaiit lo camphoraiiii

CAMPHORINE (kn„ , ^ . , .,,, , „. f. Corps qui est

un eampherate de glye.'iyle, et .pu se produit lorsqu'on chaulle do 1 acide camphorique avec do la glycérine.

CAMPHORIQOE (kan. rik') :AcmEl. Se dit de plusieurs

C'H"(CO M , ■ i.iotse

convortiss. , . h .i. Leurs

seules,-... , a .;..,,. .aL:-... (.ratiiiues.

CAMPHOROGCNOL ifom — du lat. camphora. camphre, et du gr. gcnnaô, j'engendre) n. m. Nom donné à une huile incolore ayant pour formule C'°H"0' et qu'on retire de l'essence de camphre en recueillant distillation à 21!».

1 qui passe à la

CAMPHORO'JDE (kan — do camphre, ot du gr. eidos, aspect) adj. Qui ressemble au camphre : Substance! caml'iioROÏUES. Il Substance cristallisahlo contenue dans les liuiles essoutielles extraites d'un grand nombre do labiées.

CAMPHOROHÉE (kan — du lat. camphora, camphre, et .lu gr. OTTioia, semblable) n. f. Gonro do lauracéos, tribu il.s r<imi)h:iri'ii, comprenant des arbres ou arbrisseaux |iu 1.1 il.' i ii.s l'Amérique tropicale.

. AMI II.. I... Ni: kan — du lat. camphora, camphre) n. f. 1 .1.1 ssi sous les noms do puobonk ot cam-

< .11 "'■■'■ I II par Laurent, à l'état impur, comme un

pr.. .11111 .le 1.1 . le. ..imposition de l'acide camphorique. (Od a rocouiiu plus lard son isomério avec lo camphréne.)

CAMPHORONIQUE (kan — du lat. camphora, campliro) adj. So dit d'un acide trouvé dans los produits d'oxydation du campliro par l'acide azotique, on mémo temps que d'un anhydride qu'on obtient on traitant l'acido à cliaud par le chlorure d'acélylo.

— Encycl. L'acide campAoronijue C'H"0',H'0 cristallise .lans les eaux mères de l'acide camphorique abaii- ! ■i,ii.'...s .lans un lieu frais pondant plusieurs mois; on

i .' .-t on les précipitant par l'acétate do plomb. On m sous forme d'aiguilles soyeuses semblables à. l'a-

,1' .(iiand on en laiss.' reposer une solution concentrée

!.. I . II. I. .iii:,.i;ii. -■ h., à 100°, il fond vers 105" ; par 1,1 I I I , I I : : uM.lécule d'eau et donne naisi: I I "phoronique C*H"0'. Il forme

a.i.les appelés ujycampliuroniuues a et ?, C'H"0' ; en même temps, il se produit de l'acide bromhydrique. Quand on oxyde le camphre dibromé a au moyen do l'acide azotique, on obtient un isomère do l'acide camphoronique, l'acide hydroxycamphoronique C"II'*0' qui, traité par le brome en tube scellé, parait douuer un isomère des acides oxycamphoniques.

GAMPHOROSME (kan, rossm' — du lat. camphora, campliro, et du gr. osmé, odeur) n. m. Genre de salsolacécs, tribu des camphorosmées, renfermant des plantes herbacées de l'Europe australe et de l'Asie moyenne. (On dit aussi CAMPHRÉE.) [Ces plantes contiennent une huile essentielle et sont considérées comme sudoriliques, emménagogues, diurétiques, stimulantes.]

CAMPHOROSMÉES (kan, ross) n. f. pi. Tribu de salsolacécs, ayant pour type le genre camphorosme, — Une

CAMPHOROSMÉE.

CAMPHOROXALIQUE (kan — du lat. camphora, et de oxalique) adj. Se dit d'un acido C"H'>0'-CO'H qui prend naissance, ainsi que son éthor, quand on traite une disso-

CAMPHORYLDIAMIDE n. f. Chim. V. CAMPHORAMIDE.

CAMPHORYLE Ikan) n. m. Radical hypothétique, dont acide camphorique est l'hydrate.

CAMPROTHYMOL (kan) n. m. Chim. Syn. de carvacrol.

CAMPHOVINIQUE (Aro .cide que donne l'acide camphorique 'acide sulfurique ou chlorhydrique.

: l'alcool

(kanfr — bas lat. camphora; de l'arabe kafour) a. m. Substance aromatique extraite du laurier du Japon ; par extension, ce nom a été appliqué à plusieurs composés analogues, retirés de divers végétaux. Le camphre paraît avoir été introduit en Europe par les Arabes.

— Argot. Eau-de-vie, par allusion sans doute à l'eaudo-vie camphrée, très usitée dans la médecine Raspail.

— Encycl. Chim. Le camphre est une matière cristalline rencontrée dans plusieurs plantes et dont il existe trois moditîcations identiq^ues par leurs propriétés et leur composition C"H"0, mais qui diffèrent par leur action sur la lumière polarisée : le camphre droit dextrogyre, le camphre gauche lévogyre et le camphre inactif.

Le camphre droit {camphre commun) est contenu dans le bois et l'écorce du cinnamomum camphora, qui croit en Chine, au Japon, à Java, à Sumatra et en Floride. Les arbres d'environ deux cents ans sont sciés en bûchettes que l'on distille avec de l'eau dans un alambic dont le chapiteau est doublé de paille de riz sur laquelle les cristaux de camphre se condensent. Ce produit brut, imprégné d'une huile dite huile de camphre, employée en Chine pour l'éclairage, CH' est purifié en Europe par sublimation | dans de grandes fioles de verre chauffées C au bain de sable. Un arbre fournit environ 3 p. 100 de son poids en camphre.

Le camphre a été préparé par o.\-ydation du camphol et du camphène. Etant H*C données ces synthèses et les propriétés chimiques suivantes : transformation par réduction en camphol, par liy.lraiation en acide campholique, par oxydaiion on acide camphorique et entîn par" désliydratatîon C'H'(CH'),(C'H')„ Kékulé a doun.'""pour la c probable du camphre le schéma ci-dessus, d'après lequel il serait une sorte i'acitone à chaîne fermée.

Le corps obtenu en faisant passer un courant de gaz acide chlorhydrique dans l'essence do térébenthine ot nommé camphre artificiel n'a du camphre que l'aspect et quelques propriétés physiques, mais aucune relation

HC ^s CD

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