hab. Ch.-l. Greenlaw
BeRWICK, nom de trois townships des Etats-Unis (Mainel, d'une population totale de 7.500 hab. Colonnades,
Berwick i'Jac<|ues Fitz-James, duc de), né à Londres en ir.-." m I- .-i Phi'ippsbourg en 1734, était le fils naturel d'i I .. iii.^ 1 1 .1 \ .,;i. 'terre. Il fit ses premières armes en II. M . I arcs, revint en Angleterre pour y
voir 'i. par Guillaume d'Orange, et se ré-
Louis XIV. Après avoir pris une part active à la guerre de la ligue d'Augsbourg, il commanda, en 1703, l'armée d'Espagne, en 1705 l'armée des Cévennes, et, après avoir obtenu le bâton de maréchal (1706), retourna en Espagne, où il remporta une brillante victoire à Almanza (1707). Considéré dès lors comme un des plus grands hommes de guerre de son temps, il commanda les troupes françaises sur toutes les frontières, notamment en Flandre, en Espagne et sur le Rhin. Gouver- '' neurde Guyenne en 1716, il ne reprit les armes qu'en 1 7 1 9, contre Philippe V, et qu'en 1734, lors de la guerre de la succession de Pologne. La même année, il fut tué d' au siège de Philippsbourg. Il a laissé d'intéressants Mémoires, publiés en 1778.
BER'WIOK-UPON-TWEED {Barr;r,:^,-y vi!lp .l'AiiC'Ie-
terre, sur les limites de l'Angleterri' '•' •'• ' r ■ ■ inié
de Northumberland); 13.400 hab. I' ' i mer
du Nord, à l'embouchure de la Jj" i ■ .■ ni-,
fabriques d'outils agricoles; pêchci i^^ .1. s.muii .n . vpartation de wiskey. Cette ville, fondée par los rois saxons de Northumbrie, fut prise et reprise plusieurs fois par les Anglais et les Ecossais ; Edouard I" y couronna Baliol, compétiteur de Bruce ; Cromwell s'en empara en 1648, et, depuis lors, elle n'a cessé d'appartenir à l'Angleterre
BÉRYCIDÉS (rad. béryx) n m pi Famille de poissons acanthoptères, renfermant des formes robustes, plus ou moins allongées, à grands yeux latéraux à dents en velours, à opercule muni d'une ou plusi. uis . i mes I os ln'rvcidés habitent lesmerschaudes Gt 1 1 1 / r, holocentre, myriprîstis, monocenti 1^ ^ i
BÉRYL ou BÉRIL (ril' — gr bf m
Nom ordinairement réservé aux^aI pu
sont incolores, roses, jaunes, bleu i ] ^ ii-
cate de glucinium et d'alumine plus ou moins imi ur
— Encvcl. Géol. Le bé)-yl se rencontre a ment dans les pegmatites et dans les gîte Dans l'île d'Elbe, les pegmatites offrent de; lesquelles le béryl est associé au quartz et a Ce minéral est remarquable par la ^rande ( ses cristaux peuvent atteindre Dans l'Alta'i, on a trouvé des cristaux bleus de 1 m. de longueur sur 0°,15 de diamètre Dans le New-Hampshire, le béryl pierreux s
boulet de canon
irraalu
quelque:
le spath fluor vert et diverses variétés de quartz prase ; béryl bleu ou béryl feuilleté, le disthène , béryl schorlacé ou schorliforme, la topaze pj cnite , et béryl de Saxe, plusieurs variétés de chaux phosphatée
nommée chrysobéi'yl, ayant la coulcu et qui "semble être la topaze.
Ce minéral transparent était employé, au moyen âge, par les fabricants de besicles. CV. ce mot.) Dans là liturgie chrétienne, le béryl est encore en usage comme caillou destiné, le samedi saint, à renouveler le feu annuel; son rôle traditionnel est celui do la huitième pierre des assises de la Jérusalem r. I v". \ii m .v^ n :iLre, certains magiciens prétendaient lira ' . p , miroirs faits de béryl,
etcettedivinatiiiii I i va/xe. Au xvii» siècle e"n-
core, les joailla I •[:■ . aiit « béryls » des petits
cônes de cristal i!- i-. !..■ nia ,.
BÉRYLLE ou BeRYLLUS, ovéquo de Bosra (ou Bostra) en Arabie, dans la première moitié du m* siècle. Il soutint que Jésus-Christ n'avait pas eu d'existence personnelle avant son incarnation, et que sa divinité n'était autre que celle du Père, qui habitait en lui ; mais Origène le convainquit de son erreur au concile '
l'orthodoxie.
BÉR'YLLÉ, ÉE adj. Se dit quelquefois de la double i fraction, quand le rayon extraordinaire est écarté de l'a
et situé entre lui ot lo rayon ordinaire, comme il arrive (Inus le béryl.
BÉRYLLIENS (li-in — du nom do Mrylbui) n. m, pi.
M, i„i,i, ! • .M- .rto d'hérétiques dont lo chef était Bé-
, ' l'M.sra. (V. BÉUYLLE.) — i/n BÉRYLUKN.
iii.K-, Li.KiiviiE liss — taÂ. béryl) a. t. Antiq. Divina-
tiv.i .1:1 ;:;■';. ' ' !■ luiroirs.
BÉRYLLIUM {li-oin — rad. béryl) n. m. Chim. Syn. do
OLUl-lNllJM.
BÉRYLLONITE n. f. Plinspliato naturel de glucinium et
BÉRYTIDÉS (rail, bérifte) n. m. pi 'amillu d'inscotcs hémiptères hété
les formes Béi-yto
eoroes", ayant la tôte ivant, les antennes de la longueur du corps, passant lo raésostornum. Les bérytidés ou iprennent les
, berytus, apo-
çais do la iM-oiiiifre moiiiô du xm* siècle. Il est l'auteur de la Bible du seignor de Berze, en huit cent trente-huit vers de huit syllabes, que l'on trouve à la suite do la Bible de Guyot "do Provins dans la collection des Fabliaux publiée par Méon.
BERZÉLIANITE n. f. Séléniure naturel de cuivre (Cu'So) qui se présente on enduits cristallins d'un beau blanc.
BBRZÉLIE (bër — du n. d'un chim. suéd.) n. m. Genre de bruniacées, comprenant deux espèces de petits arbrisseaux du Cap.
BERZÉLITTE (de Berzélius, n. pr.) n. f. Arséniate anhydre de chaux, magnésie et manganèse, qui a été découvert à Langbaushytia, en Suède. Syn. do kOhnitk.
BERZÉLINE (de Berzélius, n. pr.) n. f. Nom employé comme synonyme de berzélianite, et aussi pour désigner une variété de hauyne.
BBRZÉLITE (de Berzélius, n. d'homme, et du gr. lithos, lit berzélithe) " ~ aturel de plomb. Syn. de mendipite.
iité d Upsal Après a\
acadimie en 1810, et secré taire perpétuel en 181<ï L'année suivante, Berzélius lit un voyage à Paris, s'y lia avec les savants les plus remarquables de cette époque : Laplace, Berthollot, Gay-Lussai-. Ampère,
t à la fois 1
lîerzrliiis est un des fondateurs de la chimie mode s'est placé au premier rang parmi " par ses travaux, oui se distinguen sion et l'exactitude, par une^rem les investigations et par une ro applications miles. Lo ].r.niM'r. il en électro-positifs 01 .1 . Mi>-iH.
théorie électro-chiiiihnn-. Il ;. i^n
de chimie (1808-1818 et 1817-1830), trad. sur la cinquième édition par Hoofor ot Esslingor (1810-1850) ; enfin, do 1821 à 1848, Berzélius a rédigé un Rapport annuel des proi/rés de la chimie et de la minéralogie, qui présente un inventaire exact de tous les faits dont se sont enrichies ces doux sciences pendant cotto longue période.
ville do l'Austro-Hongrio (Hongrie), comi-
lyriquehongrois(1776-183r»), Na|.oléon. Son pat '
l.n,, ses Od'-S lie
BES, jtroiixo dont le sens est le Mirrii,. i|uo bis. ot qui se trouve '1,1 II s i!i:s'((//r(*, BEStti^ué', BEsace, etc.
BES, monnaie de compte romaine ijiii valait les doux tiers, soit les /J* s u' ilo l'as, d'oii ce mot désigne les / .louK tiers d'un tout quelconque, et ( aussi lo nombre 8 en général. ^Y
BèS. Myth. égypt. V. BisoU. Homme
BESACE {znss — du lat. bis, deux portant une besace, fois, et succiis. sac) n. f. Espèce do
sac ouvert par la partie du milieu, laquelle se porte sur l'épaule, et fermé par les deux bouts, qui forment ainsi doux poches, dont 1 une pend par devant, et l'autre par derrière : La besace était l'attribut des mendiants et des religieux vivant d'aumônes.
— Réduire, Mettre quelqu'un à la besace, Etre réduit à la besace, Ruiner quelqu'un, être ruiné complètement, n Porter la besace. Mendier, être très pauvre.
— Art milit.^ Besace de cavalerie, Etui en toile qui servait de supplément au porte-manteau de la cavalerie française.
— Constr. On dit que des assises sont en besace lorsqu'elles sont formées do pierres de mêmes dimensions, alternativement posées en longueur et en largeur. Cette disposition est produite à la rencontre de deux murs de face ou d'un mur de face avec un mur de refend.
— Littér. La disposition particulière de
dot qu, iché-
ralité à l'article s
— Techn. Bourrelé versalen neau pour répartir également les eaux dans deux tuyaux de descente.
"— Pbov. : Etre jaloux ^)u amoureux de quelque chose comme un gueux
les plombiers disposen
{plomberie).
e besace bien promenée nourrit son maître,
actif et persévérant récolte d'abondantes 1 pauvre (ou au gueux) la besace. Se dit quand un homme sans fortune ne réussit pas dans les efforts qu'il fait pour s'enrichir et améliorer son sort. Se dit aussi de ceux qui n'ont pas de chance. 11 Chacun a sa besace, Personne n'est complètement heureux, chacun a ses ennuis. (Toutes ces locutions ont vieilli.)
— Syn.. Besace, bissac. C'est toujours un sac ouvert par le milieu, 'de manière que cela forme comme deux sacs, l'un à un bout, l'autre à l'autre ; mais la besace est plus grande ; les mendiants portent une besace, dans laquelle ils mettent tout ce qu'ils reçoivent de la charité publique ; le bissac appartient plutôt au paysan, à l'ouvrier en voyage ; c'est là qu'ils mettent leurs provisions, leurs outils, etc.
BESACIER {za-si-é. — Ce mot paraît être de l'invention de La Fontaine ; il n'a été admis par l'Académie qu'en 1762) n-. m. Celui qui porte une besace ; mendiant.
Tant ceux du temps passé que du temps d'aujourd'hui : 11 Rt pour nos défauts la poche de derrière. Et celle de devant pour les défauts d' autrui.
La Fontaine.
lat. bis, deux fois, e fer do hache i
ïourbée, à long manche, faite » pour tail buissons » (1459). Le trinquebasson du xv» siècle semble peu différer de la besaguë, confondue par beaucoup de mauvais auteurs avec la bardiche
BESAIGRE {zè — du préf. péjorat. bes, et de nigj'e) n. m. Maladie qui attaque les vins, et surtout les vins blancs, leur donnant une saveur qui se rapproche de celle du vinaigre : Vin qui tourne
au BESAIGBE.
— Fig. et fam. Tourner au besaigre. S'aigrir, g^jj^uj en parlant du cœur, de l'esprit ou du caractère. °
— adj . Qui a le défaut connu sous le nom de ■ besaigre » :
Vin BESAIGRE.
BESAiGUË 'zè-gù — du lat. bis, deux fois, et de aigu) n. f. .■\rme qui est une sorte de hache. (V -^ ' ^
BERYLLIKiNS — BESANT
encore curieuse par ses monuments (église, pont), cette ville a été lo chof-liou d'un comté do la Marche d'Espagne. Besançon (en lat. Vetontio, Bitonlium), cli.-l. du dép. du Doubs, dans une presqu'île formée par le Uonbs qui décrit un contoursi régulierqu'il semble tracé au compas, sur le canal du Rhéne au Rhin, k 40S kilom. de Paris, au croisement de lignes allant à Belfort, Vesoul et Montagncy, Dole et Mouchard, Mortoau; 57.556 hab.(Bi»on(in«, met.) Ch. de f. P.-L.-M. Archevêché; suffragaats: Verdun, Belley, Saint-Dié, Nancy. Courd'apfiel, triSnoal de I"instance, cour d'assises, tribunal de commerce, académie, écoles publiques et privées, eliaire d'agriculture, école de laiterie, observatoire , bibliothèquo. Place de guerre de 1" classe (forts : Griffon, au N. do la ville ; Tousey, Trois-Châtel», au S. ; du Mont-Brégillc, Beaurogard, à rE. ; du Grand et PotivChaudanne, à l'O. ; etc. Quartier général du 7' corps d'armée (Ain, Doubs, Jura, llautc-Marnc, Territoire de Belfort, Haute-Saône, Rhône). Direction d'artillerie de 1" classe , école d'artillerie de 1" classe, arsenal do construction, sous-inspcclion des forges de l'Est, 8* direction dos fortitlcations. Tréfilerie, clouterie, |; essieux ; fonderie de cuivre et do fonte ; scieries ; construction de matériel de chemins de fer, moulins, imprimeries, distilleries, chamoiseries, corroiries, bonneteries, brasseries, fabriques de faïence, de meubles, produits chimiques; 13.i
BcftançoD.
350.000 montres. Arc triomphal romain, la Porte Noire, restes d'amphithéâtre, substruction d'un Capitole découvert en 1868. Cathédrale Saint-Jean (xii* siècle), contenant des tableaux de Fra Bartolomco, Seb. del Piombo, Vanloo. Palais Granvelle (Renaissance). Eglises nombreuses : le Saint-Esprit (xiii" siècle,, "Saint-Paul renferment des boiseries et des tableaux remarquables. — L'arrend. de Besançon compte 8 cant., Î03 comm. et 111.790 hab.; le cant. Nord 4 comm. et 30.885 hab. ; le cant. Sud 12 comm. et 31.222 hab.
— Histoire. La position stratégique de Besançon a valu à cette ville un rôle important aux diverses époques de l'histoire. En 58, elle se soumet à Cé.sar; pendant la domination romaine, elle se couvre de monuments (Chrysopolis), mais les invasions barbares laminent. En 863, elle est la capitale du comté de Haute-Bourgogne. En 1043, elle devient ville libre et impériale. Au xvi' siècle, Charles- Quint, Philippe II l'embellissent. Au xvri* siècle, elle subit à regret la domination de Louis XIV qui, en 1679, y transfère le parlement et l'université de Dôle. En 1814, elle résiste quatre mois aux Autrichiens.
Besançon est la patrie du cardinal Antoine de Granvelle (1517-1586) ; du maréchal Moncey (1754-1842) ; de Fourier, chef de l'école phalanstérienne(1772-1837) ; de Pierre- Joseph Proudhon, publiciste (1809-1865) ; de 'Victor Hugo (1802-1886), etc.
— BiBLioGR. : Dunod de Charnage, Histoire de l'église.
de
,^».'>ll^!V
BESANT ou BEZANT (du lat. byzantins ,
de Byzance) n. m. Métrol. Monnaie d'or frappée d'abord à Constaniinople par les empereurs chrétiens. (Ce nom s'appliqua par la suite à toutes les monnaies d'or en usage en Orient, notamment aux rfinarç des califes.)
Besant ô/aiic, [!rsin,t ,l',i,;,, „l. M,,iiiiaio il ar.-,-!,l ,ni va-
bani
que saillant
Xau^ne hivolte, une cannel
pilastre, dans les monuments romano-byzantins.
— Blas. Pièce héraldique ayant la forme d'un cercle plein, soit en or, soit en arpent' , , . ,
— Encycl. Métrol. Les princes croises avaient fal)riqtié pour leurs possessions de Terre sainte des bcsants à l'imitation des dinars des califes ; ils reçurent le nom de byzancii saraeenati fbesants saracenois) ; mais le pape Innocent IV défendit que des chrétiens franpa.ssent des monnaies portant le nom de Mahomet. Pour lui obéir, ces princes fabriquèrent des besants avec des légendes en arabe, mais portant la croix et le nom du Christ. Le besant d'or de Byzance valait environ 10 francs de notre monnaie ; celui de Saint-Jean-d'Acre, 8 fr. 50c. ; celui d'Antioche, 7 francs.
— Blas. Pièce ronde, pleine, toujours d'or ou d'argent. Les besants diffèrent des tour- , »
teaux en ce qu'ils sont de métal, tandis que les seconds sont de couleur (émaux). On entend par besant -tourteau le besant moitié métal, moitié émail, coupé horizontalement ou verticalement, mais à la condition que , gj.sa,,, ,ior; !. Besanlla moitié de dextre, si c'est un tourteau.
pnr(t (verticale), ou la moitié
en chef, si c'est un coii^é (horizontale), soit un métal. Si, au contraire, cette moitié est en émail, ce n'est plus un besant-tourteau, mais un tourteau-besant. On est généralement d'accord pour reconnaître dans les besants des ' i byzantines et sarrasinoises que les croisés prirent ■ de leurs expéditions (6j/;anri'>ii et n entendait aussi par • besants > , au moyen âge, les trous ronds dont étaient criblés les côtés et la face des heaumes de guerre on de tournoi, pour permettre à l'air de passer ; il est certain que c'est de la forme de la pièce héraldique qu'est venu ce nom de ■ besant ■ appliqué & l'armurerie.
Besant (Waltcr), écrivain anglais, né à Portsmonth en 1838, mort à Londres en 1901. Après avoir ete pasteur