CANON — CANONISATION
(lumih-e) sur la surface extérieure du premier renfort, un peu en avant de la plate-bande de culasse. Celle-ci présentait, en arrière de la lumière, un cran de mire, plus tard reporté sur une hausse, par le moyen duquel, et conjointement avec le guidon, qui se trouvait près de la bouche, on pointait la pièce, tant en direction qu'en hauteur, pour atteindre le but à battre.
La substitution de l'acier au bronze qui, sauf l'emploi de la fonte pour certaines grosses pièces de côte, avait été pendant plusieurs siècles l'unique métal à canon de l'artillerie de terre, fut surtout amenée par l'introduction, dans les bouches à feu, des rayures, d'abord appliquées aux armes portatives dites rayées ou carabinées. Le problème du forcement, résolu pour des fusils de fer ou d'acier, tirant une balle de plomb, semblait en effet insoluble avec des canons de bronze lançant un boulet de fonte : métal non malléable et plus dur que celui de l'âme. En France, pourtant, on tourna d'abord la difficulté par l'adoption d'un projectile muni de tenons de zinc ou ailettes disposées en deux couronnes établies de façon à s'emboiter dans les rayures hélicoïdales de la pièce, de manière à donner à ce projectile le mouvement de rotation sur lui-même dont la réalisation est le but essentiel du rayage.
Telle fut la première solution du problème des canons rayés, qui oontmuèrent à se charger par la bouche. On ne changeait pas le mode de fabrication des canons, par coulage, forage et tournage pour lequel d'autre part, ce ^enre de ra3'age " ment du projectile, et, pour évite dos ailettes directrices de celui-ci, on se vit obligé de diminuer considérablement les vitesses initiales et le poids de la charge relativement à celui du projectile. La portée, cependant, augmenta presque du double, parce que la vitesse se conservait mieux; mais les trajectoires devinrent moins tendues, et la puissance de choc du projectile frappant le but diminua, parce que sa force vive était moindre. Ce dernier inconvénient fut atténué, d'ailleurs, par le doublement de poids du projectile, à calibre égal, et surtout par la transformation du boulet ronden obus cylindro-ogival, du projectile 7>Zem en projectile explosif.
Le dernier modèle de canon lisse adopté en Franco — celui de 1853 dit « canon de l'Empereur » — permettait do tirer à volonté des boulets ou des obus, d'où son nom de canon-obusier. Le canon rayé, qui lui succéda peu après (1858), lançait des projectiles qui étaient tout à la fois des boulets et des obus. Car, grâce à la pointe très épaisse de leur ogive, que la rotation imprimée par les rayures maintenait dirigée en avant, ils avaient l'effet de pénétration du boulet ; puis la charge de poudre qu'ils contenaient, enflammée au moment voulu par une fusée, leur permettait d'agir par explosion comme les obus.
Mais, tandis que la France généralisait, en l'étendant à ses pièces de siège et de place de 12 et de 24 en bronze, et même à ses pièces de côte et de marine en fonte, le système de rayage de ses canons de campagne, tandis qu'elle était suivie dans cotte voie par rAutriche, que ses canons rayés avaient battue en 1859, et par d'autres puissances, fidèles comme elle au bronze et au chargement par la bouche, la Prusse qui, depuis 1841, chargeait déjà ses fusils par la culasse, n hésita pas à en faire autant pour ses canons. Adoptant l'acier comme métal à canon, elle confectionna des projectiles recouverts d'une chemise de plomb qui, introduits par la culasse, se forçaient dans les rayures, absolument comme les balles de fusil. Il est vrai que le forcement supprimant tout vent autour du projectile, les gaz de la poudre ne pouvaient plus enflammer la fusée de l'obus. D'où l'obligation de recourir à l'emploi de fusét'i percutantes, très avantageuses du reste à bien des
itage 1 d'adopter un dispositif spécial pour l'infla
i put être réalisé s
tion des /usées do difficulté.
En France, le chargement par la culasse fut mis les canons Reff'ye de 5 et de e dans la seconde période do 1
l'étude dès avant 1870, purent être mis en servie guerre. Ces canons étaler
forcement des projectiles à ceinture': «'H " '
remplaçant la chemise entière, et lem i i \
meture de culasse était basé sur l'cmi I inten^oynpus. Enfin, on avait eu rocotn [
gousses métalliques, pour éviter daMm i i i
On ne tarda pas, cependant, à reconnaître la necessit» d'en arriver aux pièces d'acier, afin de pouvoir garnir ks
frojectiles d'un métal plus dur que le plomb, qui aviU inconvénient d'emplomber les rayures et de se déchu ci aux grandes vitesses initiales. Avec l'acier, on put arnvi r à employer pour « métal conducteur » le cuivre rouge sous la forme d'un cordon ou ceinture unique, placée près dt labase du projectile.
On essaima aussi, pour utiliser les pièces de bronze d( les garnir intérieurement d'un tube en acier, mais ce procédé, dit H tubage «, dut bientôt être abandonné pour ks canons de bronze.
L'acier, à qui l'industrie moderne sait donner des pro priétés qui le rendent beaucoup plus propre au rôle do mt. lai à canon, est donc à peu près oxclusiveraent employé aujourd'hui à la confection de toutes les pièces d'artiUene Mais les canons d'acier ne sont pas d'un seul bloc comme ceux do bronze : ils se composent généralement d un tube ou corps de canon renforcé sur toute ou partie de sa Ion guour par un ou plusieurs rangs de frettes. Habituellement, 1 une do ces frettes porte les tourillons, ce qui lui fait donner le nom de freffe-fourrlfon ; il résulte de ce mode do confection que la surf.-i.o pxi.érionri?<io>^ rannns; d'acier pré
t parfois freti-
les canons rayés, la ..<.,,^.^, a u,. . i,> ,.iaLoti latoiaîement, ainsi que le guidon, t;énéialemuiit iixé sur l'embase d un tourillon, afin de permettre de corriger plus facilement la dérivation, c'est-à-dire la déviation quo, par suite de Icui
qui renferme le mécanisme de fermeture, une partie non rayée, dite « chambre à charge » {ou à poudrej, et d'un diamètre un peu plus grand que celui du reste ae l'âme avec lequel elle se relie par un cône de raccordement, contre lequel, lors du chargement, vient s'appuyer le projectile ou plutôt sa ceinture conductrice qui, au moment du tir, doit se forcer dans les rayures.
Tels sont les principes généraux d'après lesquels sont aujourd'hui établis, chez toutes les nations européennes, les canons de campagne, monlaqne, siège, place et côte. {V. ces mots.) Ils sont tous caractérisés par une recherche des grandes vitesses initiales, qui, ramenées aux environs de 500 mètres et toujours en croissance, dépassent le niveau qu'elles atteignaient au temps des canons lisses et nous rendent ainsi Tes trajectoires tendues d'autrefois.
En outre, le canon, après avoir déjà supplanté l'obusier,
grâce à la facilité a de canon court, il se prête /■ecplus de précision que le en satisfaisant mieux aux conditions de mobilité qu'on recherche surtout maintenant pour l'artillerie. La rapidité du tir n'est pas moins recherchée pour les canons que celle de leur déplacement. Pour l'obtenir, le
frand point est délimiter, sinon de supprimer, au moyen e freins divers, le recul des pièces, ou tout au moins de sorte que ce recul puisse s'accomplir sans déranntage, cette dernière opération étant la plus celles que comporte le tir du canon. Relativent facile à résoudre au moyen d'affûts convenablement agencés pour les bouches à feu établies à poste fixe, dans les places, sur les navires, etc., le problème offre beaucoup plus de difficultés pour les pièces de campagne. La rapidité du tir doit être encore facilitée par une active
prend n
quelle, sous'la forme (
au tir vertical qu'"'
ger le pointage, cett longue de celles que (
— Art vétér. Le vertical. Il doit êlr plus quo celui de '\o
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face, il doit être étroit t.s ; vu de profil, il doit lire et postérieure parsoc et ferme, et dérojoterles canons grc- . et surtout ceux où le bas, parce que le ten-
canon est plus étroit eu haut i don, dans ce cas, est dit failli.
— BiBLiOGR. : Goubeaux et Barrier, l'Extérieur du cheval {Paris, 1890).
Canon {Pierre), jurisconsulte français du xvii* siècle, né à Mirecourt. Juge assesseur au bailliage des Vosges, il a écrit un Commentaire sur les coutumes de Lorraine (1034).
CANON {mot espagn.) n. m. Gorge profonde et vaste, dont on trouve l'exemple le plus saisissant dans la vallée du Colorado.
— Encycl. Tandis que Ton réserve le nom do ravin, barranca. aux érosions peu profondes des torrents tempo-
Le C u.uu Je M ul,re daus la vJIe. da CoU
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du Fier et du Trient on désigne par le me
sions i.l.is Ms.e. ,.rc.sp,r h.conr. 1
tant- 1 lu 1
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- -toya Canon de Colorado 3 000 hab Sources minérales 0 cuivre et d argent, sources de pétrole ot caruères de
CANONANTHE yno nant — du gr kanôn, règle, objet rjit Llaiiûii'^ llourjn m Bot byn do siphoiampyle
— du gr kanon règle, et a-ikhos, I donne, dans les anciens couvents,
:iu 1 i|in sonnait la cloche.
Canongate, un des faubourgs d'Edimbourg. AValter .S' oti, a .iuiiiie a uQ de ses livres le nom de Chroniques du la. Canmijute.
Canonge (.Joseph-Frédéric), général, né à Paris en 1837. Elève do l'Ecole de Saiut-Cjr, il a été professeur
ANONARQOE (
d'histoire militaire stratégique et de tactique générale à l'Ecole supérieure de guerre, et a reçu, en 1893, le grade de général de brigade. Il a écrit une Histoire militaire contemporaine (1882), qui embrasse la période de 1854 à 1871.
CANONIAL, AIE, AUX adj. Réglé par les canons ecclésiastiques : Défenses canoniales. Devoirs canoniaux, il Heures canoniales, Petites heures du bréviaire, savoir : matines, laudes, prime, tierce, sexto, none, vêpres et compiles.
CANONIAL, ALE, AUX (du bas lat. canonicus adj. Qui appartient, qui a rapport aux chano pitre CANONIAL. Il Offices canoniaux, Ceux noines chantent au chœur, il Maison canoni les chanoines habitent en communauté.
chanoine) nés : Cha-
que le ife. Ma
CaNONICA d'Adda, bourg d'Italie (Lombardie [prov. de Bergaraej), près du confluent du Brembo dans VAdda; 1.820 hab. Commerce actif de transit entre Milan, Brescia et le Bergaraasque. — 'Victoire de Claude le Gothique sur Aurcofus, qui lui disputait l'empire, en 217.
CANONICAT (4(1 — du bas lat. canonicus, chanoine) n. m. Dignité et oftice du chanoine; autrefois. Bénéfice de chanoine ou de chanoinesse : Etre pourvu d'un bon ca- NoNicAT. Il On dit aussi chanoinie n. f., mais ce dernier mot, plus ancien, est moins usité.
— Fam. Sinécure lucrative.
CANONICITÉ n f Caractère de ce qui est canonique.
CANONIQUE adj Conforme aux canons, relatif aux ca-
n I s 11 istiii s lus 1 1 1 1 canon des Livres saints.
1 1 I r I r n\ bienséances.
/ t I is ou canons qui règlent
Il 1 I t plus souvent DROIT CA-
N es déterminées par les
cil 1 is aux pécheurs. Cer-
membre:, du clergé, en cas de faute grave. 'V. censure.
— Déctet canonique, Acte d élection d'un évêque, faite suivant les canons II Lettte canonique. Lettre d'un métropolitain qui notihe aux fidèles d un diocèse de sa province le sacre de 1 cveque élu.
— Hist. Lettres canoniques. Lettres dans lesquelles les comtes des provinces de l'empire romain réglaient l'assiette et la perception de l'impôt.
— Math. Canonique est employé dans le sens de Général, principal, n Forme canonique, Equation canonique, Forme, Equation simples et en même temps générales, c'està-dire telles qu'on puisse y ramener, au moven d'un chan-
fement de variables, un certain nombre 'de formes ou équations.
— Philos, anc. Doctrine canonique, Partie du système d'Epicure qui enseigne à confronter les sensations aux anticipations ou prolepscs.
— n. m. Droit des prémices quo l'on payait aux évoques, dans l'ancienne Eglise grecque.
— Encycl. V. canon (droit), et canon biblique.
— Anton. Apocryphe.
Canoniques chinois (livres). La Chine possède cinq ou\ rages canoniques, designés sous le nom collectif do Kmgs le Yi-king (xii« s a^ant notre ère) le Chouking (2357 av J C ), le Chi-ki (mi- s av J -C ) le Li ki et le Tchun-tsiéou (de 723 à 479 av J C ) dont 1 autorité est universellement reconnue aussi bien par la secte des tuo-ssp que par la philosophie jrili 1 \ In / / / ju 1 onfULianisme Aucun deux, ctpnlnt i i i i 1 n comme révèle le crédit dont db i m i i ni \ In i\ mi nt à leur grande antiquité l< i m m m | i i ] roprt ment parler, dos livres rcl]i i\ nni j Ini i 1 s il n il hisioriques relatant les antiques usa,^es ou- I I I I niques qui ont servi de base à la religion de I 1 époque historique Les cinq Kings