‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 577 sur 956 · CARIE · texte numérisé non relu

CARIE

; pass. du v. Carier, il Pierre cariée. Roche

!s irrégulières.

pr. Etre attaqué de la carie : Os qui se

CARIEUX (n-eû), EUSE adj. Qui est de la nature de la cane : Affection cariedse. il Afl'ecte de carie : Os CARiiiUX. Il Résultant de la carie : Ulcère cahiedx.

Carife, bourg d'Italie (Campanio [prov. d'Avellinol) • 2.300 hab. Sur l'emplacement de la Califx des Romains.

CarIGARA, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines (lie de Leytej) ; 12.685 hab. Pêche. ÏTssus de coton et dabaca. Ancien ch.-l. nominal do Pile Leyte.

Carignan, ville d'Italie (Piémont [prov. de Turinl), sur lo Pô ; 7.000 hab. Récolte et filature de soie ; raffineries de sucre ; préparation de confitures renommées. Carignan était autrefois une place forte, qui fut prise et démantelée par les Français en 1544. Elle a donné son nom à la branche de Savoie aujourd'hui régnante.

Carignan, ch.-l. de cant. des Ardennes, arrond. et a 20 kilom. do Sedan, sur la Cbiers ; 2.224 hab. Ch. de f. Est Brasseries, briqueteries, imprimeries, filatures de laine, pointeries, forges et laminoirs, moulins, scieries mécaniques, tanneries, ferronneries. Commerce de bois et de graines. Jusqu'en 1662, Cariguan fut nommé Yveis (£'boi5sium, Epusum ou Jvosium). En 955, Yvois, station militaire des Romains, appartenait aux archevêques do Trêves-

siècli

is, apt 0, elle

la maison de Bo

irgogne, puis

à 1 Espagne. En 1636, elle fut occupée à deux reprises par les Français, et, par le traité des Pyrénées, définitivement acquise à la France. Louis XIV fit relever ses fortifications, lui accorda divers privilèges et la donna à Eugêne- Maurice, fils du prince de Carignan, dont elle prit le nom (1662). En 1769, elle passa dans la maison d'Orléans. — Le canton a 26 comm. et 12.959 hab.

Carignan, comm. do la Gironde, arrond. et à 7 kilom. de Bordeaux; 639 hab. Vignoble très important, dont les crus principaux sont : Château-Canteloup, Sonney-Canioloup, Sabatey, Château-Carignan, etc.

CamONAN, branche oailotto do la maison royale du SkZ'fii' •^,^"';;'^TnoM^s-FB.^-ço,s de Carignai, troisième fils de Cliailos-K,„„K„mol I". duc de slvoie 1596- 1656), et qui est ■uonn,- s„r lo .rôtie do Piémont en 1831, en Fé?lï"ro'i"riny ' ï"" ' " ,\',;"'-"''''l"''!slamortdeCharles- .o..„'«' i j ■ 'H'ioi-'iio. Kilo tivait elle-même donné naissance à deux branches secondaires : les Carignan de Soissons, et les Carignan de ViUefranche.

Carillo da Cunha. Biogr. V. CoNHA.

CARILLON [Il mil. - du bas lat. quadrilio, quaternaire parce mic les carillons étaient d'abord de quatre cloches) n. m. Cloches de timbres divers, placées pour être sonnées ensemble : Les CiRiiioNs oii^ dit-on. été inventés en J-landre, ou i!s sont communs. (.Noël.) il Air exécuté par ces cloches : Sonner un carillon.

— Par anal. Sonnerie en cordes métalliques ou d'un

par un agent mécanique : Hortoge,

— Par oxt. Battement i une seule cloche : Le sonn un interminable carillon.

— Fam. Grand tapage :

denfer.

— Loc. fam. Doiihh-, 7 grande solennité : Jt, <,■,..

— Cost. Ancien ..r

petits bonnets à dunij .

— Hortic. Nom vmI :,ii

la porte filinn, Grand bruit oi

" '( TBIPLK CARILLON

!iiiot de fomme : // : 'lo Sév.) ■ ampanulo à grande

l'harmonica, com

posé de lames d'acier, formant uilo ou deux matiques.

— Phys. Carillon électrique. V. la partie encycl

— Tcclin . Fer de carillon , Barro do fer do 0 àO"',020.

j-r; '^NCïcL. Le carillon est un assemblage do doc diHérentes grandeurs, accordées avec précision, et qui donne p.irfnis on ooni- ',<prenant lo |oi, ,1,. |„'.,|.ii,. s un.' ..i,. min,. 4

XV' siècle, les prêt

If

tard, on eut des carillons joués à la main, et les églises en établirent dans leurs clochers.

-Les plus grands carillons se composent d'environ quatre-vingts cloches, donnant toute la série do demi-tons et formant, par conséquent, une gamme chromatique d'au moins six octaves, presque autant que le clavier d'un pia- ,.„-,, . ,, no. 11 y en a de fort importants encore '/k;,.»..?'.;'!.. '"^ et qui ne dénassent pas "quarante à cin- t'S^'l^H quante cloches, et il en est encore de beaucoup moindres. Le même carillon peut se mouvoir au moyen d un mécanisme, et peut être aussi joué par un carillonnour. Le carillon mécanique sonne toutes les heures toutes les demies, tous les quarts, et parfois les avantquarts et tous les demi-quarts. Le principe du mécanisme est le mémo que celui des orgues de Barbarie; ici, comme là, les airs sont pointés sur un cylindre ; seulement, le cylindre est ici plus gros. II va sans dire que, lorsque le carillonneur joue, on arrête le fonctionnement du mé-

l'exécutant n'est point obligé de frapper sur les cloches avec un marteau. Les battants des cloches sont mis en dont chacune répond

des cordes sohdes,

- ---îhes d'un énorme

le système de l'épinette ou du piano. Ce

solide châssis ; les touches supérieu-

i>ôf„„„ '»"' placées sur deux rangs :

fi

clavier

res, formées de longs bâtons,

l'un pour les notes naturelles, situé un peu en avant et

au-dessous ; l'autre pour les

notes altérées, fixé quelques

centimètres plus haut et en

arrière. Avec cela un clavier

de pédales, pour la basse,

semblable à celui de l'orgue.

Il existe aussi des cariUons

tubulaires, consistant en une

série do tubes suspendus à

un châssis et sur lesquels on

frappe avec la main ou avec

un marteau, ce qui permet do jouer des airs comme avec

les anciens carillons, soit automatiquement, quand il est appliqué à la sonnerie d'une ,^ .. „,«,,,horloge de clocher. 'C,^-^[liS*^

Les carillons les plus fa- "• "'"'' " •«-,

meux de la Belgique sont

ceux de Bruges, de Malines t,ariUon innen

etd Anvers; viennent ensuite

ceux de Gand, d'Alost et d'Oudenarde. En Hollande, les plus renommés sont ceux d'Amsterdam, do Deift et de Harlem. En France, les plus importants sont ceux de Dunkorque (44 cloches), de Roubaix (39), de Douai (39), de Saint-Amand (38), de Bourbourg (37), de Bouchain (36), de Bailleul (31) ; il y en a de moindres à AnnœuUiu, Seclin, Cambrai, Cassel, Armentières, Gondecourt, Estaires, Ascq, Le Cateau, Esquelbecq, Avesnes, Bergues, etc. Le répertoire mécanique de ces cariUons est des plus variés : on y entend soit le Veni Creator ou le Sub tuum ; soit des airs d'opéras : la Flûte encliantée, ta Dame blanche, les Puritains, SU'étais roi, les Noces de Jeannette, la Fille de madame Angot; soit le Chant du Départ et celui des Girondins (que l'Empire avait fait supprimer); soit des chansons populaires telles que la Bonne aventure. J'ai du bon tabac ou Bon uoyage, cher Dumollet ; soit enfin des . scies » de café-concert comme Ohé! ks p'tits agneiiux. ou Bien n'est sacré pour un

— Phys. Le carillon électrique est un appareil composé de trois timbres sus- Carillon tubulaire pendus à une boule C, qui termine lo conducteur d'une machine électrique. Le timbre D suspendu à la tringle métallique E par un fil de soie (iso'lantl, conimunique avec le sol au moyen d'une chaîne. Les deux timbres A et B sont suspendus à la tringle par des chaînes métalliques. Entre les timbres se trouvent suspendues par des fils de soie, des balles métalliques. L'électricité de la

machina, répandue sur la boule C et les timbres A et B, attire les petites balles, puis les repousse, dès qu'il y a eu contact. En môme temps, par influence, lo timbre D s'est électnso; los balles, repousséos par la machine, se trou vnnt attirées par lo timbre contre lequel elles vont se

Carillon électrique.

heurter. Les balles sont, après ce nouveau contact, repoussées par le timbre D et attirées par les timbres A et B et ainsi do suite. En touchant ainsi alternativement les timbres, les pendules leur font

A la place des timbres, que l'on mette une boule do métal, et, à la place d'une petite balle qui forme pendule, une araignée faito avec du liège légèrement brûlé, et l'on aura l'araignée de Franklin.

A cause de la mauvaise conductibilité du liège, l'araignée semble s'attacher pendant quelques instants à la boule élcctrisée, qu'eUe touche avant de revenir sur l'autre.

[Il mil.]), ANTE adj. Fam.

CARILLONNEMENT (ri-lk de carillonner; bruit produ LONNEMENT insupportable.

CARILLONNER ifr,'-Ho-«^ [H mil.]) v. n. Faire un carillon : Dans le nord de la France, beaucoup de clochers carillonnent. Il Sonner ensemble : Mulets qui font carillonner leurs grelots.

Puis la danse fantasque, auprès des mômes flots A fait carillonner se» grappes de grelots.

Te. DE BiSVILLE.

— Fam Agiter vivement une sonnette : Carillonner un quart d heure à ta porte.

— Par anal. Produire un bruit continu ; se manifester par un bruit de ce genre : Les marteaux des forgerons carillonnent sur l'enclume.

— V. a. Sonner en carillon : Carillonner un air. ii Annoncer par des carillons : Carillonner une fête, ii Fête carillonnée. Fête solenneUe.

CARILLONNEOR {ri-llo-neur' [Il mil.]) n. m. Individu chargé de carillonner : Au xvm» siècle, Putthoff, d'Amsterdam, se fit une grande réputation comme carillonnedr.

— Encycl. Depuis longtemps, il y a do fort habiles camionneurs en Belgique et en Hollande, qui sont de véritables virtuoses en ce genre et qui exécutent des pièces

parties fort distinctes. Les communes flamandes un véritable amour-propre à posséder un bon ca- , , la plupart du temps, cet emploi, qui dépend

de la munipalité, est mis au concours, concours qui réunit parfois nn grand nombre de candidats.

ÇarUlonneuT de Bruges (le), opéra-comique en trois actes, paroles de Henri de Saint-Georges, musique d Albert Grisar, représenté à l'Opéra-Comique, le 20 février 1852. Le livret est un drame noir, quj

ot lair Jos cl.jclios, d'une mélancolie pénétrante.

CARIN n. m. Petits appentis adossés dans les corons, aux logements des mineurs, et où ils élèvent des lapins, de la volaille.

CARINAIRE {nèr' — du la de mollusques gastéropodes rotrachéidés , renfermant des animau.x marins allongés, à grosse tête cylindrique, à corps terminé par deux expansions aliformes,

naires sont représentées c.iunire

§ar huit espèces répandues ans les mers chaudes et tempérées du globe f. mçdi/erranea, etc.], et deux fossiles dans le mii

CARINAIRE {nèr') LTSIGONION.

rillonneur

CARINARIA n. f. Bot. Syn. do

CARINAL, ALE, AUX i

1 a la forme d'une carêno.

!ot. Se dit d'une feuille dont le milieu

— dimin. du lat. carina, carène) n. f. tiens, sous-ordre des anoples, famille - (jgg Ygj.g ^ corps très allongé .... .•-— • ,j^ céphalit

côtes d'Europe.

CarINENA, ville d'Espagne (Aragon fprov. de Sara-

fosse i) ; 3.590 hab. Vins très estimés, eaux-de-vie ; tissus e laine. Moulins. Foire importante.

Carini, ville du royaume d'Italie (Ue de Sicile [prov. „ D«i 11. ,» „x- v.t Yieia château gothique; ruines

CARINIANE — CARLETON

ifermant des

CARINIANE n. f. Genre de myrtacée; arbres Je l'Auiériciue tropicale.

CaRINOLA, ville d'Italie (Campanie [prov. de Caserte]): 7.900 hab. Centre agricole. Vins estimés; cathédrale.

CaRINTBIE (allem. Kàrnten), province de la monarchie cisleithane (empire austro-hongrois) ; 10.327 kilom. carr. ; 361.000 hab. Ce pays, Cjui entra délinitivemeni dans les domaines de la maison d Autriche en 1345, esl louvrii [lar les chaînes des Alpes, granitique taie des Hohen-Tauern, au N. (Hoc almspitze, 3.355 m.); calcaires :

S., dans les Alpes deCarinthie cl 1 Karavanken (Grintouz, 2.559 m Des vallées longitudinales, dont I

S lus remarquables sont celles de irave et du Gail, son affluent, lu ment au S.-E., par leur rénniM une plaine de 300 à4jo m-Mri's A .

titude, où sont des lac'^ allun-r^ rO. à l'E., comme le ^\..ltlM ],^ Le climat est marqué par -Iv grau écarts de température, par des ^^^, pluies d'été et de violents orages.

La population est allemande en majorité et presque entièrement catholique. Des gisements de plomb, au Bleiburg, et de zinc, de belles forêts au sud, un élevage varié donnent à la Carinthie une assez grande importance économique, accrue par les deux chemins de fer de la Drave et du col de Tarvis à Neumarkt, qui se croisent à 'Villach. La population, peu dense, est disséminée : en dehors de la capitale du cercle, Klagenfurth, aucune ville n'a plus de 5.000 hab.

CaRINTHŒN, ENNE {ti-in, en), personne née en Carintliie, ou qui habite ce pays. — Les Carinthiens.

— Adjectiv. Qui appartient à cette contrée ou à ses habitants : Histoire carinthiknne.

— n. m. Langue parlée par les habitants de la Carinthie. CARINTHINE n. f. Sorte de hornblende bleuâtre, contenant un peu de potasse et de soude. On la trouve en Carinthie.

Carinus (Marcus Aurelius), empereur romain, do 283 à 285. D'abord associé à l'empire frère rNumérien par ! ' "'-'

allait combattre les Perses, il resta chargé de l'Occident, et dut, notamment, défendre les Gaules contre les Barbares. Cruel, débauché, capricieux, Carinus, arrivé dans les Gaules, remplaça partout les fonctionnaires honnêtes par d'infâmes créatures.

Son père mort, sa fureur et sa prodigalité ne eu nurent plus aucun Ir.

Le poète Calpurn (égl. VII) a célébr,' l.

magnificence des léu.^ qu'il donna lors de sou retour des Gaules. Carinus ne manqua pas de courage militaire. Il défendit vaillamment Ternes droits d'abi ïions de Pannonie, fis contre Dioclétien, qui avait pris la pourpre après le eurtre de Numérien. Il le battit à Margum, en Mésie, ais fut tué, après sa victoire, par ses propres soldats. CARIOCINÈSE n. f. Biol. V. CARYOCINÈSK.

,r) n. m. Dr. cent. Droit que préle- ' ■ qui la charroyait chez le

CARION (rad.

' la dîme, celi décimateur.

CARIONIE n. f. Genre do mélastomacées, fondé pour un arbre glabre de Manille.

CARIOPH-ÏLLÉES n. f. pi. Bot. Orthogr. vicieuse de

CARYOPHYLLÉES.

CARIOPSE n. m. Bot V caryopse

CARIOTE n. m. Bot. V CARYOTE

CARIPA (mot guarani) n ml 1 j tt j .issin

{serrasalmo piraya) des fleu I I \ 1 1 su 1

d'une audace et d'une voracii î i lue

los hommes elles animaux i le ca

ribe, caribito, umati, des InJ s es

pèces de serrasalmo sont cuuk j Juls bui s 11 u m de ca

ripa. V. SERRASALMO.

ÇÂRIPOUTRA ifUs de Cari), l'un des quatre disciples préférés du bouddha Çâkya-mouni. Quoique fils de brahmane, il se convertit à la doctrine du maître, alors au début de sa carrière, et Çâripoutra, devenu en un mois arhat parfait, fut dès lors un des auxiliaires les plus zélés du bouddha. 11 a une place très importante dans les Ecritures bouddhiques, comme interlocuteur du maître dans un grand nombre de soiitras. Certaines traditions veulent qu'il ait été, après la mort de Çâkya-mouni, le premier chef du bouddhisme dans le Népal.

CARIQHE (rik' —du lat. carica, figue sèche de Carie) n. f. Nom, en Provence, des figues sauvages.

CARIQUEnx(Aeil), EHSE (rad. carique) adj. Pathol. Qui ressemble à une figue : Tumeur cariquedse.

ÇÂRÎRA (ce mot, qui au sing. signifie « corps n, est employé au plur. dans la terminologie bouddhique avec le sens de «reliques ») n. m. pi. Appliqué d'abord exclusivement aux reliq ues du bouddha Çâkya-mouni, on en a peu à peu étendu 1 usage à celles de tous les' morts vénérés, dont les ossements calcinés sont pieusement conservés dans des châsses appelées dàgabas ou sous des monuments funéraires nommés stotipas et tchaiiyas.

CaRISBROOK, bourg d'Angleterre (comté de Southampton), dans l'île de 'Wight ; 8.300 hab. Capitale de l'Ile sous les lords indépendants de Wight, Carisbrook possède une église très' ancienne, près de laquelle sont les restes d'un prieuré de l'ordre de Cîteaux; en face, sont les ruines pittoresques du château de Carisbrook, ' ' ' ' "" ' 'it enfermé confluent du Dcop-Creck et du Tullaroop ; 1.360 hab. Mines d'or.

CARISET (si — du bas lat. carex; on disait aussi carise, CARiSEAD, CAKisEL, CARÈSE, CRESEAO) n. m. Tissu de laine assez grossier, de la nature des serges, provenant d'Angleterre, et ordinairement teint en Flandre. (Au xvii" s., les carisets valaient un écu l'aune ; mais, à partir de 1690, on semble avoir exclusivement appelé u cariset » un gros canevas pour tapisserie, pour laisser le nom de « créseau • aux tissus de laine.)

CARISIS (ziss) n. f. Variété de poire d'automne peu

CARISSE n. f. Genre d'apocynacées, et type de la tribu lies carissées, comprenant des arbrisseaux ramoux, épineux, qui croissent dans l'Inde, dans l'Australie et dans l'Afrique australe.

CARISSÉES n. f. pi. Tribu de la famille des apocynées, ayaut pour type le genre carissc. — Une carissee.

CarisSIMI (Giacomo), musicien italien, né vers 1604, mort à Rome en 1674. Cet artiste s'est montré d'une grande fécondité ; mais un grand nombre de ses œuvres, restées en manuscrit, ont été détruites à l'époque de la suppression des jésuites, lors de la dispersion des archives musicales de l'église de Saint-Apollinaire dont Carissimi était maître de chapelle. Canssimi s'est distingué dans la cantate, dont il peut être considéré comme 1 inventeur. Ses chants ont une grâce exquise, une expression vraie ; son harmonie est pure sans être savante, et il a su donner à la basse instrumentale d'accompagnement une indépendance inconnue avant lui. Ses oratorios sont remarquables; il en a écrit un grand nombre : Histoire de Job, la Plainte des damnés, Ezécïiias, Balthazar, David et Jonathas, Abraham et Isaac, Jephté, qui est considéré comme son chef-d'œuvre ; le Jugement dernier, le Mauvais riche, Jonas. Ses cantates connues sont au nombre de vingt-deux. Ce qui reste de sa musique d'église comprend des motets, des concerts sacrés, des messes, etc. On lui doit aussi un petit Traité de l'art du chant.

CARISTADE (ri-stad') n. f. Charité, aumône : Donner, Demander la caristade. (Vieux.)

CariSTIE (Auguste-Nicolas), architecte français, né à Avallon en 1783, mort à Paris en 1862. Pensionnaire de l'Académie de France à Rome (1813), il prolongea de deux ans la durée officielle de son séjour en Italie. Il employa ce temps en excursions artistiques, d'où il rapporta de précieux dessins et quatorze vues. C'est aussi à cette époque de sa carrière qu'appartient le Plan et la coupe d'une partie du Forum et de la voie Sacrée (1822). En 1823, Caristie prépara la restauration de l'arc de Marins à Orange, et c'est sur ses plans qu'elle fut exécutée et terminée en 1829, par Renault. En 1824, il dessina un projet de Monument des victimes de Quiberon. U publia, plus tard, les dessins de restauration de \'Arc d'Orange, sur lesquels il écrivit une notice. Enfin, il compléta la série de quarante dessins des Thei-mes de Pouzzoles ou Serapeum. Il fut nommé membre do l'Institut, en 1840. Caristo, ville de Grèce. V. Kabisto.

Caritach (lÉTE DE), fête populaire très ancienne, qui se célèbre à Béziers. On ignore à quelle époque elle fut fondée et qui l'a instituée. Elle consiste en un défilé de cliars où sont représentés les divers métiers, suivis de couples de jeunes filles et de jeunes gens qui dansent, et terminé par de nombreuses cavalcades.

CaritenA, ville de Grèce. V. Karytœna.

Cariteo, poète italien, mort avant 1515, habitait Nar ami Sannazar. Dans ses Poésies, qui grand

profonde pour les Français, envahisseurs de son pays.

CARITRA (tcha-ri-tra) n. m. Mot sanscrit qui signifie i. acte, action accomplie, manière d'agir », et a été adopté par les Djains comme titre d'une série d'ouvrages relatant les vies de leurs tîrthamkaras. Le plus important de ces ouvrages est le Vrisàbha-Caritra (• Actes de Vrichabha».)

GaRIUS, personnage mvthologique, fils de Jupitei de la nymphe Torrébie. il enseigna la musique aux diens, qui lui élevèrent un temple sur le mont Carius, Surnom de Jupiter, adoré à Mylasse, en ( dieu avait un temple que lui avaient élevé les Lydiens, les Mysiens et les Cariens.

Carius (Louis), chimiste allemand, né à Barbis, près du Harz, en 1829, mon à Marbourg en 1875. Ses études ont porté principalement sur les chlorures do soufre, sur la détermination du chlore, du brome, de l'iode, du phosphore, du soufre, dans les combinaisons organiques, l'action de l'acide hypochloreux sur le benzol, qui l'amena à la découverte de 1 acide phénaconique, dont il reconnut plus tard l'identité avec l'acide fumarique. Enfin, Carius a fait des recherches approfondies sur l'ozone et la production de l'acide azotique; selon lui, l'oxydation de l'ammoniaque par l'ozone est l'une des principales causes productrices dos oxydes d'azote.

CARIVE n. m. Nom ancien du piment (capsicum annuum).

Carjat (Etienne), caricaturiste, littérateur et photographe français, né à Fareins, près de Villefranche (Ain), en 1828. D'abord dessinateur de fabrique, il se fit caricaturiste (1854), publia, sous le titre de Théâtre à la ville, des charges lithographiques d'acteurs et de chanteurs, puis fonda le « Diogène • (1856), où il donna les portraitscharges d'un grand nombre de célébrités. Journaliste, il collabora à la . Gazette de Paris . , au • Figaro » , et fit paraître, en 1862, «le Boulevard», qui disparut au bout de dix-huit mois. Depuis, il a acquis comme photographe une réputation méritée. On lui doit un drame patriotique en vers : la Leçon de Jeanne (1872), et un recueil de poésies : Artiste et citoyen (1883).

CarL (Jean-Samuel), médecin allemand, né en 1675, mort en 1757, fut l'élève et l'un des plus zélés partisans de Sthal, et devint premier médecin de Christian VI, roi .de Danemark. Ses principaux ouvrages son^: Lapis Ly- 'd!iis(1704), où il remarqv

s, et avait pour ami Sannazar. Dans liront imprimées à Naples en 1506, il monti attachement à la maison d'Aragon, ainsi qu'

^Ly-

CarL (Antoine-Joseph), médecin et botaniste allemand, né à Edenhof (Souabe bavaroise) en 1725, mort eu 1799 à Ingols'.adt. Parmi ses ouvrages, nous Jardin botanico-médicat ( 1770), où les plantes ;

Carla-BAYLB (auiref. CaRLA-LE-COMTE), comm. de l'Ariège, arrond. et à 28 kilom. de Pamiers; 1.415 hab. — Patrie de Pierre Bayle, l'auteur du Dictionnaire historique et critique.

CarlADÈS (Le^ [Carlalensis Tractus], ancien petit pays de la haute Auvergne, ch.-l. Cariât. Le Carladès eut des vicomtes particuliers dès le x' siècle; il fut réuni aux vicomtes de Lodève el de Rodez, puis aux comtés de Rouergue et de Provence, aux domaines des maisons d'Armagnac, d'Albret et de Bourbon, et à la couronne, en 1531. Louis XllI en fit don aux princes de Monaco (1642), qui le gardèrent jusqu'en 1789.

CaRLAT, comm. du Cantal, arrond. et à 10 kilom. d'AuriUac ; 771 \)a.h. {Carladois, oises.) Eglise du xvi' siècle, construite par Anne do France, avec une inscription relative à la démolition du château fort de Cariât, que Henri IV fit raser en 1603. Ancienne capitale du Carladès.

CARLATE adj. Chim. V. carlkjue.

CarLE (Pierre), ingénieur français, né à Valleraugnc (Gard) en 1666, mort en Angleterre en 1730. Forcé par la révocation de l'édit de. Nantes de quitter la France, il se rendit d'abord à Geuève, puis en Hollande, étudia les

milil

roi Guillaume, prit part à la bat; distingua surtout dans les campagnes

mgli

où il se distingua. Nomi

nant général et ingénie

maréchal do camp, puis lii en chef de l'armée portugais

gieterre en 1720 et s'adonna jusqu'à

l'agriculture.

ent pas d'alcali volatil par la distillation ; Historia mil,oloi/ico-thcrapeutica{,n31)\ le Jiégime à l'usage :«/^ (1744); etc.

hn de ses j

CarLE (Raphaël), bijoutier-orfèvre, prit une part assez active aux premiers mouvements de la révolution, puis se signala comme constitutionnel dans la réaction bourgeoise. En février 1790, il fut chargé d'arrêter Marat, mai.-. ne put y réussir. Devenu chef de bataillon dans la gend.irmerie de Paris, il essaya d'empêcher l'envahissement dus Tuileries, le 20 juin 1792 i il monta la garde devant la loge du Logographe où s'était réfugiée la famille royale. Accusé à la Convention d'avoir ordonné de tirer sur le peuple, il fut tué par ses soldats.

CARLEE n. f. Bot. Syn. de symplocos.

CARLEMANNIE (ni) n. f. Genre de rubiacées, renfermant des herbes glabres ou velues de l'Himalaya. CARLEHlGEtXl, dite Aspasie. V. Aspasie.

CarlEN (Emilie Smith, dame), femme de lettres suédoise, née à Strômstad en 1807, morte à Stockholm en 1892. Elle épousa d'abord le médecin Flygare, puis, en 1841, l'écrivain J .-G. Carlen. Joignant à un style brillant et facile un sentiment exquis de la nature, une extrême richesse d'invention, elle s'est attachée à peindre les mœurs du peuple. Parmi ses romans, dont plusieurs ont été traduits en français, en anglais et en allemand, nous citerons : le Fidéicommis(1844); la Rose de Tistœlen (lui) ; Un an de martage (\H6)\ Une femme capricieuse {lii9);Waldemar Klein (1838); le Représentant (1839); le Postillon (1841); Une nuit sur le lac BullariUil); ta Tour de ta jeune fille (1848); l'Héroïne de roman (1849) ; Un heureux parti (^1851); le Tuteur (1851) ; Dans six semaines (1853) ; Récits de la province {nesy, etc.— Sa fille, RosA Carlen, née dans le Dalsland (Suède) en 1836, morte en 1883, a publié sous le voile de l'auonyme, puis sous la signature de l'Auteur d'Agnès Tell, des romans et des récits pleins de mouvement, aux caractères finement étudiés, notamment : Agnès re«(1861 1; Tuvci { 1862 i; Hélène (1863); Trois ans et trois jours (1864); le lùls du Bohémien (1866), son meilleur ouvrage; etc.

CarlentinI, ville du rovaume d'Italie (île de Sicile [prov. de Syracuse]); 7.500 hâb. Ville bâtie par Charles V, dévastée par le tremblement de terre de 1693.

CarLÈS, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines [ilo Panayi) ; 10.275 hab. Culture de canne à sucre.

CarlÈS (Jcan-Antonin), sculpteur 'im.n's n- à r.imont (Gers) en 1851. Il alla, en 1876, a 1' n ,^ i:,\ r.' I. - 'Ul de l'Ecole des beaux-arts. Il eut poiii j .i

Hiolle. Il débuta au Salon avec un !■ i : > .

acquis par l'Etat (musée de Lectour. l'i ^ I i-. i iH.s s( fit une place distinguée dans la sculpture. Parmi ses principaux envois au Salon, on peut citer : un Abel mort (1881), marbre [musée du Luxembourg]; la Jeunesse (1887), marbre, statue féminine debout, tenant une fleur [également au musée du Luxembourg]; un Doge vénitien, buste marbre; Retour de chasse, bronze (1888); Au champ d'honneur, groupe marbre (1894) ; Nymphe de l'Oise (1898). Parmi SCS bustes, assez nombreux, on peut citer celui de son père, de W' Roger-Miclos, du peintre Chartran, etc. Artiste souple et gracieux. Cariés excelle surtout à rendre l'harmonie des formes féminines.

CaRLESON (Charles Carlsson, anobli sous le nom de), écrivain et économiste suédois, né à Stockholm en I70;<, mort en 1761. Il occupa les postes les plus élevés do la magistrature et laissa de nombreux ouvrages, notamment : Dictionnaire d'économie domestique (1734-17351; un Essai sur les fausses déductions des libres penseurs (1760), et im Recueil de poésies suédoises (1737-1738).

CARLET (lé) 1

Syn. de i

afflu

vin, huile et blé. Eaux-de-vie, chaux, tuiles et briques. — Pop. du district : 25.770 hab.

Carlet de La Rozière. Biogr. V. Rozihire.

CaRLETON, comté du Dominion canadien (prov. d'Ontario), peuplé de 21.750 hab., sur 1.168 kilom. carr. Ch.-I. Ottawa (qui s'administre à part).

CarletON Pu^CE, ville du Dominion canadien (prov. d'Ontario), sur leMississipi.affluentdol'Ottawa; 4.435 hab. Industries importantes; ateliers do construction de che-

Carleton (sir Dcdlky), homrao d'Etat anglais, né en ir.7ii,niorton 1632.11 flt partie du premior parlement do Jac- (l^iios 1", se trouva un insi.iiii compn.mis dans la fionspira-

tioii dos poudres, mais, "u im , .ivant été reconnue,

il reçut en dédomm.-iL-. .n :,- : , , j, , ,,i,. ,io Venise, puis

sion en France, il lui -, ; . ,, ! i ■ innliro dos lords et

Dor.

'"''•.'•ti •- J.îi'j, ;a:.„„„ ,:,. ^..ci.i.l.., ( a,l.l.,„, ,:lc. {1150).

Carleton (Guy), gonoral anjjlais, né en 1734, mort en 1808. Devenu gouverneur do Québoa en 1775, il défendit le Canada contre le général américain Montgoraery, et fut remplacé jiar Burgoyne dans le gouvernement do cotto province, on 1777. Carleton eut quoique temps le commandement en chef do l'armée anglaise dans la guerre contre '-" Etats-Unis, puis il reprit son poste au Canada, en 1786. do . lord norchester •.

Il reçut Carleton

àPrillisk ,,,,:,

"N , iiiKincier irlandais, né on 1794

> Mjort à Dublin en 1869. Fils

iitro dans une maison d'édu-

• i" "11, où il publia une suite do il j. puuii, avec une grande vigueur, liiiioiis du peuple irlandais opprimé.

1848, il fut forcé d'aller aux Etatsito, il revint dans son pays. Sous le ines ofthe irisk Peasantry, il a donné llos (1830, 1833, 1841), qui eurent un (n encore de lui : Fardorougha the ■ nover{lsiS): le Prophète noir (Mil); il 549); le Trompette (\iH) \ etc.

f. Variété d'ardoise de l'Anjou et

CarleTTI (François), vovagour florec mort vers 1G17. Il fut d'abord négrier ot clavos d'Afrique dans l'Amérique méridic gna le Me.Kique, et passa de là au Japon

ît en'chin

gionamenti di F. Carletti, erc."(Florenc6, 1671).

CarLETTI (François-Xavior, comte dk), chambellan et ambassadeur du grand-duc de Toscane Ferdinand, né à Montepulciano vers 1730, mort en 1803. Il adopta les doctrines de la Révolution française. En 1795, il fut chargé de signer un traité avec la République. Ministre plénipStentiaire, il se ht renvoyer brusquement, par le Directoire pour avoir demandé à visiter la prisonnière du Temple! la duchesse d Angoulême. Désavoué parle grand-duc il se retira en Suisse, oa il mourut.

Carlier (Joseph -Nicolas), mécanicien de Valenciennes, mort en cotte ville en 1804. Il avait acquis une certaine réputation en France et en Belgique, par la découverte de diverses machines et surtout par la perfection qu U apportait dans la construction et le fonctionnement aes carillons, très en vogue à cette époque.

Caruer (Emile-Joseph-Nestor), statuaire français, né à Cambra, en 1849 II débuta par des travaux d'oïne^aniste dans la cathédrale de Cambrai. Engagé volontaire en 1870, il visita l'Espagne en 1871 et devint, en 1872, élève de Cavelier et de Jouffroy. On lui doit : GilUatt ,

J« pieuvre (1879); Avant Vâge de pierre, combat

■^o loup; le groupe Aveugle et Paralij-

; prises homme tique; etc.

n^^^f, f*^" '''*^'- ,""•''■''0 - rad Carlo Charles [do Charles d Anjou roi de Naples]) n m Ancienne monnaie

dAnjt™rdo"nt '" "'P'^^ '^""^'= ^" ^"« P^^ '^'>-'- I

Jfuf't^u^'brr /-^^^ -«^^

lesll ^ n , H f4-£i^ ,' \

aie

tWe..

d argent du mémo

pays, frappée sous les mêmes princes, valant,

moderne, 3g'-,27.

— Encïcl. Le carlin devint une monnaie de compti Dans le royaume de Naplos, le ducat royal se divisait e 10 carlins, le carlin en 10 grains, et le grain on 10 cavnll En 1696, Barréme flxe à 6 sous 8 denierl tournois la vale. ducarlm de Naples. En Sicile et à Malte, les carlins naient le nom de tarins .

Depuis, le nom de a carlin « fut conservé en Italie, en Sardaigne, en Piémont, à des monnaies de valeurs fort diit'érentes.

CARLIN (do Carlo Berti- »in;:i, dit Carlin, auteur célèbre dans le rôle d'arlequin, parce que la tête de ces chiens ressemble à la figure masquée en noir d'arlequin) n. m. Petit chien nn

à poil ras et à museau "'

écrasé. (Pendant longtemps, ce chien a éi comme chien d appartement.)

CARLIN, INEadj. Se dit des chiens de la ■ P " ''t^" "KLiN. i/'ne chienne carline.

- Fam. Nez carlm. Noz très petit et retroussé. Carlin (Charles- Ant. Bkrtin.ïzzi, ditW. Bkri

CARLINE itiil. r.,,..,'-,, , <,,,, ,,.,, ,, ,,",.,'

— Encycl. La carline vulgaire, haute do o',30 à o" 4ii à tigo très peu ramifiée, se trouve généralcniont en Fram è •dans les pâturages les plus arides Cotto espèce jadis do :mp n est plus utilisée aujourd hui

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