‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 586 sur 956 · CARO · texte numérisé non relu

CARO

deux premières de ces familles ; les aquatiques dans les trois autres. Les coléoptères de ce sous-ordre ont, en général, dos mœurs carnassières, à l'exception des harpalides phytophages ; tous portent trois paires do palpes, ont un abdomen de six à huit segments, dont le premier est à peine visible en son milieu, et des tarses de cinq articles {pentamères), sauf quelques rares exceptions (hydroporinés). Le sous-ordre des carnivores terrestres et aqua iferme plus de quinze mille espèces aquatiques, s sur tout le globe; des formes fossiles appa- , dans le lias et deviennent très nombreuses dans

épandues

CARNIVORITÉ n. f. Caractère distinctif des animaux carnivores, consistant en leur appétit pour la chair.

CarNOBUTA. Myth. gr. V. Carnabon.

CarnoËT, comm. des C6tes-du-Nord, arr. et à 40 Itilom. de Guingamp ; 2.367 hab. Minerai de plomb argentifère, cuivre, pyrite de fer. Forêt. Chapelle de Saint-Gildas.

GARNOSITÉ (du !at. carnosuSy charnu) n. f. Excroissance charnue qui se développe sur les muqueuses, notamment sur celle de lurètre.

CarnoT, comm. d'Algérie, prov. d'Alger, arrond. et à 48 kilom. do Miliana, dans la plaine et près du ChélitT ; 4.106 hab. Vins renommés, huile d'olive ; bois et forêts.

CaRNOT (famille), une des familles les pi de la Bourgogne et los plus célèbres de la France. Ses membres les plus marquants jusqu'à la Révolution sont : JK.iN Carnot, docteur es lois, à Dijon (1573) ; Lazare Caruot, bailly de Nolay (1631) ; Gaspard Carnot, ounsedler à la chambre des comptes de Bourgogne (165i;) ; L.^ZARE Carnot, docteur en Sorbonne, grand vicaire de Chàlons (1672) ; Hdbert Carnot, abbé de Cît6aux(ni5; ; Claude Carnot, notaire, avocat et juge, époux de Marguerite Pothier ; il eut dix-huit enfants, dont sept seulement survécurent, et parmi eux trois fils, particulièrement, sont remarquables à divers titres : Joseph- François, né en 17S2; Laz.irk (1753), le grand Camot ; Claude-Marie, dit Feulins (1755). V. les art. suiv.

Carnot (Joseph-François-Claude), jurisconsulte, no à Nolay en 1752, mort en 1835. Avocat au parlement de Dijon, il prit une part active au mouvement révolutionnaire. 11 fut nommé commissaire près le tribunal do Di- (1792), fit preuve de modération et devint procureur

; morales (1832). Jurisconsulte distingué, il a publié deux ouvrages remarquables : Commentaire sur le code d'instruction criminelle {liï2); Commentaire sur le code pénal (1823).

Carnot (£o:ore-NicoLAS-MARGDEKiTi!|. surnommé le Grand Carnot, général et homme d'Etat, frère du précédent, né à Nolay (Côte-d'Or) en 1753, mort à Magdebourg en 1823. Il fut admis, en 1771, à. l'école du génie de Mézièros, où il eut Monge pour professeur. Capitaine en 1783, il remporta le prix proposé par l'académie de Dijon pour VEloge de Vauban (1784). Très enthousiaste de la Révolution, il entra dans la vie politique, comme représentant du Pas-de-Calais à la Législative. Il fit partie de plusieurs comités. Réélu par le Pas-de-Calais à la Convention, il fut aussitôt délégué pour mettre en état do défense les frontières des Pyrénées, du Nord et des Ardennes. Lors du procès de Louis X'V'I, il vota la mort du roi. Il enleva Furnes aux Anglais (1793). Quelques jours après, il entra au comité de Salut public, et fut chargé do l'organisation et de la direction des armées.

Le premier soin de Carnot fut do faire décréter la levée en masse. Il créa les quatorze arnites de la République traça les plans de campagne, diiui a foules les opérations, et fut surnommé l'Organisatëur de la victoire.

Au besoin, il savait payer de sa personne sur les champs de bataille, comme à Wattignies, où ses habiles manœuvres assurèrent le succès des armes françaises. Carnot avait été élu président de la Convention, en 1794. Après le 9 thermidor, il resta au comité du Salut public.

Elu aux Anciens par quatorze départements, Carnot entra au Directoire, et fut chargé J< nouveau des affaires militair--^ Il distingua et protégea Bona

Sarte, et régla avec lui le pki 1 1 e la camp^ne d'Italie. Accus.de royalisme par la jalousie de Barras, il se réfugia en Allemagne au 18 fructidor, et rentra on France, après le 18 brumaire. Il fut nommé inspecteur général aux revues, puis ministre de la guerre (1800;, mais il démissionna bientôt. Nommé membre du Tribunat, il affirma son indépendance en votant contre l'Empire, et dut se retirer près de La Ferté-Alais, au château de Presles. Ce n'est qu'en 1814 qu'il revint offrir à Napoléon ses services contre l'invasion. Promu immédiatement général do division et gouverneur d'Anvers, il défendit héroïquement cette place. A son retour de l'île d'Elbe, Napoléon confia le ministère de l'intérieur à Carnot. En 1815, celuici fonda la Société pour Imstruction élémentaire, encore existante. Il fut créé pair de France. Proscrit en 1810, comme régicide, Carnot se retira à Varsovie, puis à Magdebourg, où il mourut et fut enterré. En 18S9, ses restes ont été transférés solennellement au Panthéon, à Paris. B a publié : Essai sur les machines (1784) ; Campâmes des français (an II, an y); Réflexions sur la métaphysique du calcul infinitésimal (1797); De la Défense des places fortes (IS09); Correspondance de Napoléon Buonapnrte avec le comte Carnot pendant les Cenl-Jours {i»\9).

— Bibliogr. : Arago, Biographie de La::are Carao/(1850) ; B. Bonnal, Carnot, d'après les archives nationales et le dépôt de la guerre (Paris, 1888) ; Hipp. Caruot, Mémoires sur Carnot (Paris, 1861-1864).

Carnot-FeuUns (Claude-Marie), général et homme politique, frère du précédent, né à Nolay en 1755, mort en 1836. Il était capitaine du génie au moment de la Révolution, et fut envoyé à la Législative par le Pas-de- Calais. Non réélu à la Convention, il rentra an service, fut envoyé ù. l'armée du Nord, devint colonel, et contri-

Lazare Carnot.

hua à la victoire de Wattignies. En 1796, il fut nommé général de brigade, et, en 1800, inspecteur général des fortifications. Bonaparte le désigna comme commandant du génie du corps expéditionnaire de Saint-Domingue ; mais, gravement malade, il dut démissionner et vécut dans la retraite. Il reprit du service pendant les Cent-Jours, et fut emprisonné sous la Restauration, pour un complot ima-

Carnot(NicoLAS-LÉONARD-SADi), fils aîné du grand Carnot, né en 1796 à Paris, mort en 1832. Il servit dans le génie et devint capitaine, mais il démissionna de bonne heure, pour se consacrer entièrement aux recherches scientifiques. Il étudia les lois de la d ibur les dilat.! lions comparatives des gaz et 1 appli la vapeur. Ses Réflexions sur la pu et les machines propres à développei rent en 1824. C'est là que se trou\i 1 Carnot » , d'après lequel il n existe pu» »/ u i

de chaleur en travail sans l emploi de dtuj. suuicls a des températures différentes et qui constitue 1 une des deu\ lois fondamentales de la thermodynamique (V thermo dynamique, et cycle.) Il resuite mémo de notes inédites publiées en 1871 qu'il avait démontre la loi de 1 éq^uivalence et le travail. On peut dire que Carnot est le véritable fondateur de la thermodynamique et, par suite, do la physique moderne. Carnot "fut uno des victimes du choléra do 1832.

Carnot (Lazare Hippohjte) homme politique, né à Saint-Omer en 1801, mort en 1888 second fils du grand Carnot. Après la mort de son père à Magdebourg en 1823, il revint eu France fut 1 un des adeptes du saint simonisme et prit partà la révolution de Juillet / ^s^

Carnot, nommé président de la / j»

Société pour l'instruction élemen S^fe f»

taire fondée par son père fut élu ^ *" ,'Ç

député de Paris en 1839 En 18<8, (IV^ 'P

ilse prononça pour la République i a»». '

et reçut, dans le gouvernement provisoire, le porteteuille de 1 in struction publique En cette | n lité, il déposa des projets i sur l'instruction gratuite et — ^

gatoire, et la réforme des i \^ ^ '

frammes, fit décréter la gr it ^^

e l'Ecole normale, et Ion 1 1 /"- >

l'Ecole d'administration pour pro i

parer les jeunes gens aux fonctions politiques. Sous 1 Empire, Hippolyte Carnot il refusa de prêter serment Elu

député de Seine-et-Oise à l'Assemblée nationale en février 1871, il fut, en 1875, nommé sénateur inamovible. En 1887, il entra à l'Institut (Académie des sciences morales et politiques). Entre autres publications, on lui doit :

jusqu'au S juillet tS4S ; le Siège d'An Mémoires sur Camot, par son fils (1861-1864) ; Mémoires de Grégoire, publiés sur le manuscrit autographe (1837) ; Mémoires de Barère (1842-1843) ; Lazare Hoche (1874).

Carnot (M.ARiE-FRANçois-Sadi), président de la République française, né à Limoges en 1837, assassiné à Lyon en 1894, fils aîné du précédent. Elève de l'Ecole polytechnique et do l'Ecole des ponts et chaussées, il fut nommé, en 1863, secrétaire adjoint au conseil des ponts et chaussées, et envoyé.

ingénieur à Annecy. Un décret du 10 janvier 1871 nomma Carnot préfet de la Seine-Inférieure et commissaire extraordinaire de la défense nationale au Havre.

Elu député de Beaune, il fut nommé sous-secrétairo d'Etat aux travaux publics [ cabinet Dufauro (^1878 } .

puis, en 1880, ministre des travaux publics ( cabinet Jules Ferry)]. Réélu en 1881, il fit partie du cabinet Brisson (1885), avec le portefeuille des travaux publics, qu'il échangea contre celui des finances. Il le con-

Freyc

dar

(1880). Le premier. Il eut le courage d'avout dissimulés au pays ; en même 1 cessité de sérieuses économies Jules Grévy , démissionnaire , comme président do la Republique.

Carnot arriva au milieu do l'agitation boulangiste, qu'il contribua à calmer, tout en gardantune parfaite correction dans l'accomplissement de son rôle constitutionnel; la dignité de son attitude, l'affabilité de ses manières lui gagnèrent bientôt toutes les sympathies.

Mais c'est surtout dans le domaine de la politique étrangère que son influence fut le plus bienfaisante.

Le 24 juin 1894, au milieu des fêtes de l'Exposition de Lyon, le président Carnot fut frappé d'un coup de poignard par un anarchiste italien, Santo Caserio. Ses funérailles solennelles

eurent lieu à Paris, le 1" juillet; son corps fut inhumé au Panthéon, à côté de celui de son illustre aïeul. — Sa femme, Marie-Pauline-Cécile Carnot, née à Paris en 1843, morte à La Ferté-Alais en 1898, était fille du publiciste Dupont-"White. Pleine de tact et do distinction, elle donna l'exemple de la droiture et de la dignité dans la position la plus ordinaire, comme dans la plus haute, lorsque son mari fut devenu président de la République. Après la mort

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