hab. Filature et tissage [S
de coton ; filatures de lin. Beuchon. ( 1 ij
BEUCHON n. m. Binette à - -ac
deux larges tranchants.
Beuchot (Adrien-Jean- Quentin), bibliographe et philologue, né à Paris en 1773,
Paris .
en 1851. D'abord chirurgien militaire, il fut bibliothécaire de la Chambre des députés de 1831 à 1850. Il a publié \e Nouvel Almanach des Muses (1808), dirigé le . Journal de la librairie «, de 1811 à 1849, et donné la meilleure édition des Œuvres de Voltaire (1827-1833). Parmi ses écrits, nous citerons : Nouveau nécrologe des hommes nés en France ou qui ont écrit en français, morts depuis 1800 (Paris, 1812); Dictionnaire des immobiles (1815); enfin, le
Catalogue de la Bibliothèque voltairi
e, travail impor-
l fit aux frais de l'Etat i
Hon- ! de fut
minéralogie de la Faculté des sciences de Paris reçu à l'Académie des sciences en 1824. A sa mort, il était inspecteur général de l'université. On lui doit quelques traités élémentaires de physique et de minéralogie. Boudant a composé, en outre, un grand nombre de mémoires insérés dans différentes publications scientifiques.
C'est dans un de ses ouvrages que le savant professeur a exposé les principes suivant lesquels certaines substances minérales se combinent entre elles pour former des cristaux. Voici en quoi consiste cette loi, qui a pris le nom de (oi de Beudant. Certains composés possèdent la propriété de cristalliser ensemble quand leurs molécules existent pêle-mêle dans le même dissolvant ; de cristalliser en même temps, non pas en formant des cristaux séparés el seulement joints par juxtaposition, mais en se réunissant et se mêlant en toutes sortes de proportions dans un cristal unique dont ils fournissent les matériaux en commun. Dans tous les cas de ce genre, l'angle du cristal unique est différent des angles des cristaux simples que produiraient les molécules de chaque composé particulier, si ce composé cristallisait séparément : il a une valeur intermédiaire qui serait une moyenne entre les angles
Eropres à chaque substance, prise proportionnellement à 1 quantité de chacune d'elles.
Beudant (Léon-Charles-Anatole), jurisconsulte français, né à Fontenay-le-Fleury (Seino-et-Oise) en 1829, mort à Paris en 1895, fils du précédent. D'abord chargé de cours à Toulouse, il. suppléa Duranton dans la chaire de droit civil à la faculté de Paris en 1868, et devint titulaire de cette même chaire en 1870. Il a contribué à beaucoup d'améliorations introduites dans les programmes d'étude du droit. Collaborateur actif de la » Revue critique delà législation », de la «Revue pratique du droit trançais ", du « Recueil périodi([ue u de Dallez, il a publie aussi : De 'l'indication de la loi pénale dans la discussion :ï le jury (1861); De la subrogation à l'hypothèque léet des sous-ordres (1867) ; le Droit indivi- 'Etat (1891). — Son fils, Robert Beudant, a publié le Cours de droit civil français, professé à la faculté de Paris par Charles Beudant pendant vingt-sept ans.
BEUDANTINE (du n. du miner. Beudant) n. f. Variété de néphéline, que l'on trouve près du cratère du Vésuve.
BEUDANTITB (du n. du miner. Beudant) a. f. Phospho ou arsénio-sulfate hydraté de plomb et de fer, dont le poids spécifique est de 4 à 4,3, la dureté de 3,5 à 4,5, et que l'on rencontre à la surface de certains fragments de hmonite mamelonnée, dans le pays de Nassau.
Beudin (Jacques-Félix), auteur dramatique et homme politique français, né à Paris en 1796, mort en 1880. Il était banquier ; comme auteur dramatique, il n'est connu lar sa collaboration à Trente ans ou la Vie d'un joueur. Ducange, et à Bichard d'Arlington, d'Alex. Dumas, u nt deux fois partie de la Chambre des députés, en 1837 et en 1846. La révolution de Février mit fin à sa carrière politique. -.
BEUG n. m. Pe- Beus . «//
tit filet halé à bras d'hommes, dont les Hollandais se servent pour la pêche de la petite morue.
BEUGLANT n. m.
Pop. Café-concert
devant le ju gale des ter.
duel et lE
rv'^c
BEUGLE n. f. Grosse étoffe brune de laine, nommée plu généralement bure.
m. Cri prolongé du taureau.
du bœuf
— Par ext. Cri d'animal ayant quelque analogie avec celui du taureau : Le rauque beuglement des courlis. (H. Castille.) ii Cri humain fort et prolongé : Les beuglements d'un chanteur, il Généralement, Bruit fort et prolongé : Le beuglement des saxophones. (L. Jourdan.)
BEUGLER (de l'anc. franc. beugle,bugle,bœ\i(; formé du lat. buculus, dimin. de bos, bœuf) v. n. Pousser des mugissements prolongés, en parlant du bœuf et de la vache.
— Par anal. Jeter de grands cris prolongés : Enfant gui BEUGLE. Il Généralement, Produire un son fort et prolongé : Sur les câtes de la Bollande, la mer est terrible, le vent hurle et beugle, les mouettes crient... (H. Taine.)
— V. a. Crier, chanter très fort et d'une manière ridicule : Beugler une chanson.
BEUGLEUR n. m. Celui qui beugle, qui pousse de grands cris, qui joue d'un instrument crTard : Beugleurs de musette criarde. (G. Sand.) [Peu usité.]
BEUGNE n. f. Pop. Syn. de beigne.
BeugnON (Le), comm. des Deux-Sèvres, 28 kilom. de Niort, sur le Pénit 905 hab. Chaux, vannerie.
Beugnot (Jacques-Claude, comte), homme polititiuc, né à Bar-sur-Aube en 1761. mort à Bagneux en 1835. Député à l'Assemblée législative, il fut emprisonné pendant b Terreur, et devint après le 18 brumaire préfet, puis successivement conseiller d'Etat, ministre des finances du L'iand-duché de Berg, comte de l'Empire, etc. Rallié à la Kestauration, il reçut la direction de la police, fut appelé ensuite au ministère de la marine, puis à la direction des postes, au ministère d'Etat, au conseil privé, à la Chambre des députés, etc. Si les qualités du grand homme d'Etat lui manquèrent, il avait du moins beaucoup d'esprit, et riait, tout le premier, de la multitude des fonctions dont il avait été revêtu. Il a laissé des Mémoires, publiés en 1866 par son petit-fils.
Beugnot (Arthur-Auguste, comte), fils du précédent, né à Bar-sur-Aube en 1797, mort à Paris en 1865. Il était tout d'abord entré dans le barreau, puis se consacra presque exclusivement aux travaux d'érudition, où il se lit une place importante. A trente-quatre ans (1831), il fut nommé membre de l'Académie des inscriptions et belleslettres, où il s'occupa beaucoup de la publication des historiens des croisades. En 1848, il fut nommé député do la
lo coup d'Etat, il so déclara advorvécut dans la retraite. Ses œuvres ildour et de la formet(S ; il fut, sans
- I '••.' 1' . I i ■ - ■ iiiMi-timto, , , ,' • " ..', i:. , .ir.^sdos
TranàBra-
Beurnonvillï; (Pierre db Riel, comte, puis marquis niî), maréchal do Franco, né en 1752 à Cliampignol (Aube), mort i. Paris en 1821, servit dans l'Inde sous Suffron, et revint en France, où il était colonel au début do la Révolution. Nommé on 1702 maréchal do camp, aide do camp do Luckner et lifiiiTKint ...■■.i.t-iI, il "" ,|,^n.,,.,,n A Valmy et à Jomapji''-. ■ Miiiu,,;! fa n'. m i ,ii' I ,ii ni- •■ Ir la Moselle, et revHii i l'i:: .;.,:. i.i
guorro (1793). Deux III' i|i. ;:: ! I I, ,
par DumouriOZ, donl il -laii ail -ii,\ -i:l. i I: ii a- a' . -■
BEUKNEll — BEURRE
— Comm. Substance crasse ol concrète quo l'on rôtira do ditrérents végétaux -.BEVauRde cacao, de coco, de muscade, de gatam.
— Métall. Nom quo l'on donnait improprcmont à certaines préparations méulliquos, appeléosaujourd'hui . chlorures ■: BiiORHErf'on/imoine, d'orjenic, i/e 6i» ■' "'■ ■
ulh, dé
le Premier Consul comme ambassadeur à Berlin (1800) et i Madrid (1802). Nommé plus tard sénateur et comte, il fut pourtant un des premiers à demander lo rappel des Bourbons; il fit partie du gouvernement provisoire (181-1), et
fate hydraté d'alumine et de for, quo Ion trouve c jaunes ot d'aspect gras ; c'est une variété de halotrichile ou alun do fer. ii Beurre des tourOières, Résine fossile do tointe blanc jaun&tro ot fusible À 45* ; variété d'ambrite. Syn. de butyrite.
— Loc. adj. Beurre fraii, ou simplement Beurre. Se dit d'une couleur particulière analogue à colle du bourre : Ganla bedbre frais.
— Loc. fam. C'est un beurre, un vrai beurre. Cela se fait ou se fera facilement, ii Comme dans du beurre. Comme du beurre. Aisément, sans peine, avec la plus grande facilité.
Il Avoir du beurre. Etre riche. H Faire son beurre^ Faire
//aJi.ncrrej^^c.
Au sortir do l'Ecole normale, il fut nommé professeur à Moulins. Puis il fut envoj é à l'Ecole d' Athènes Une heureuse chance décida de sa fortun de l'Acropole, il découvrit une porto monumentale et un escalier, qui dataient en realité de l'époque romaine, mais que l'on prit d'abord pour 1 entrée de l'Acropole à l epo que grecque. Quoi qu il en soit, la découverte eut un grand retentissement. Plus tard. Boulé entreprit dcb fouillos à Carthage, surtout
Byrsa. Eq''i854, il hérita de la cliaire d'archéologie de Raoul Rochelte à la BibUothèque nationale. 11 fut élu membre de l'Académie des inscriptions ( 1 860), et do l'Acader
I devii
le sécréta Après 187
erpetuel
BluW
: dan;, la politique, où il ne fut pas ton de Maine-et-Loire en 1871, il emblée nationale, fut ministre ! (25 mai 1873). 11 so tua l'année suivante.
Principaux ouvrages : l'Acropole d'Athènes (1854) ; Etudes sur le Pétopanèse (1855;; les Monnaies d'Athènes (1858) ; Histoire de la sculpture avant Phidias (1864) ; Fouilles à Carthaqe (1860) ; Histoire de l'art grec avant PMclès (I8GS) ; Fouilles et découvertes (1873); etc.
Beuningen, viUage des Pays-Bas (Gueldre), près du Vaal ; 2.200 hab.
BEUR n. m. Monnaie d'argent que le négus d'Ethiopie,
oiiélik, a fait frapper à son effigie, en 1895, à Paris. Lo (..II/- équivaut au talari, qui vaut 5 fr. 20 c.; il a été adopté commi' unité monétaire, et divisé en i, 5 et 10 yuerches.
Beuret (Georges), général français, né à La Rivière (Haut-Rhin) en 1803, fit les campagnes d'Espasne (1823), d Algérie ot de Rome (1849), devint colonel en f852, général de brigade en 1855, et fut tué au combat do Moutebello, au début de la campagne d'Italie, le 20 mai 1859.
Mo
manège. — 4. Baratte Clyburn à vapeur . — 12. Moule pour le beurre en motte. — 15. Modèles divers de paiDS de b
suivit à Gand Louis XVin, qui le nomma, à son retour, maréchal de France (1816) et marquis (1817).
BeurnonvilLE (Etienne-Martin, baron de), général français, neveu du précédent, né à La Ferté-sur-Aube (Haute-Marne) en 1779, mort à La Chapelle, près Pontoise, en 1876, entra à l'Ecole militaire de Fontainebleau, et se distingua à Friedland (1807) et en Espagne (1809). Colonel en 1813, il fut blessé en défendant le passage dii Rhin à
pari
BEURRAT (beu-ra) a. m. Nom vulgaire de la mauve
BEURRE (du lat. butyrum, m^me sens ; du gr. bous, vache, et turos, fromage) n. m. Matière grasse extraite du lait, dans lequel elle existe à l'état de globules microscopiques
— Beurre frais. Beurre nouvellement fabriqué, et qui n'a été ni fondu ni salé pour être conservé, il Beurre fort, Beurre qui a une odeur et un goût forts. (On dit à pou près dans le même sens beurre rance.) n Beurre fondu. Beurre que l'on fond ot que l'on épure pour la conservation.
Il Beurre salé. Beurre frais qu'on lave soigneusement à plusieurs eaux et qu'on sale ensuite pour le conserver.
— Pot de beurre. Pot dans lequel il y a du beurre, il Pot à beurre. Pot à mettre du beurre, n Lait de beurre, Espèce de petit-lait qui demeure dans la baratte après qu'on a fait le beurre, il Beurre de mai. Beurre préparé au mois de mai, et auquel lo peuple attribuait des propriétés merveilleuses pour la guérison des plaies.
— Argot d'atelier. Empâtement : En voilà des toiles l quelle huile 1 quel beurre ! quelle pâte ! (Ed. Plouvier.J
— Art culin. Beurre noir. Beurre fondu qu'on a laissé noircir dans la poêle : Raie, mifs au beurre noir, n Beurre d'anchois, Beurre pétri avec des filets d'anchois, et qui sert de sauce et d'assaisonnement : Bifteck au beurre d'anchois. Il Beurre d'ail, Ail pilé et beurre mêlés et passés au tamis. Il Beurre d'écrevisses. Beurre mêlé à des carapaces d'écrevisses séchées au four et réduites en poudre, pour servir de condiment, il Beurre de homard. Rouge de la tète du homard et œufs pris sous la queue, que l'on pile dans un mortier, en y ajoutant une quantité égale de bon beurre frais, n Beutre de Provence, Syn. do ailloli.
Avoir
sa fortune, amasser de l'argent, snrtont d'une manière adroite ou illicite, il Vendre du beurre, Faire tapisserie, être délaissé dans une société. (Peu usité.) il Mettre du beurre sur son pain. Augmenter son pécule, ses gages, ses ressources, il Mettre du beurre dans les épinards. Améliorer la situation, passer do la gêne à une aisance relative. Il Promettre plus de beurre que de pain. Faire des promesses exagérées, promettre plus qu c qu'on ne peut tenir, ii Aroir les yeux au beui les yeux gonflés et meurtris par un coup ( y a dubeurre. Se dit d'une affaire quidoit donner des profits.
Beurres végétaux. On désigne ainsi certaines substances grasses retirées des fruits, des graines, et quelquefois cl'autres parties des végétaux, qui n'ont avec le beurre d'autre ressemblance que l'aspect, et dont la composition diffère généralement : Beurre de Bambarra, Retiré de Yelsis gïiineensis. il Beurre de cacao. Retiré des graines du cacaoyer, il Beurre de coco, Retiré des graines du cocos nucifera. n Beurre de Galam, Produit par plusieurs espèces do bassies. n Beurre de muscade. Retiré par ébnllition ou excrétion des muscades (graines de myristica fragrans).
On a donné lo nom i'arbres à beurre à la bassia butyracea et à la pentadesma butyracea.
— Prov. : On ne saurait manier du beurre qu'on ne s'en graisse les doigts. Se dit de ceux qui manient de l'argent, et qui s'arrangent pour en garder une partie.
— Encycl. Ëcon. rur. Le beurre, chimiquement pur, est un mélange complexe de corps gras ou « gircérides . : oléine, butyrine, margarine, etc. Il existe dans'le lait sons forme de globules en suspension, visibles au microscope. Une goutte de lait pesant 1 milligramme peut renfermer jusqu à 45.000 de ces globules.
Tel qu'on l'extrait du lait, le beurre, qui est ferme aux basses températures, entre en fusion vers 31-33". Lorsqu'on le chauffe en présence d'un alcali (potasse, ammoniaque, etc.), les . glycérides » qui le constituent se dédoublent en " glycérine d et en acides gras.
Un tel dédoublement se produit également d'une manière lente et progressive dans dubeurre abandonné à lui-même, sous la triple influence de l'oxygène de l'air, do la lumière, et de la pullulation des êtres microscopiques (champignons et microbes). La butyrine est particulièrement sensible à cette triple action. Elle donne naissance à de l'acide butyrique, dont le goût et l'odeur sont repoussants. On dit alors que le beurre rancit.
BEURRÉ — BEVERNINJK
— Fabrication du bem-re. La qualité du beurre dépead essenliellement de la ((ualité du lait et de sa pureté. La propreté la plus minutieuse doit présider à toutes les manipulations.
Le lait, après flltration, est laisse au repos dans une crémeuse. Les globules de beurre, moins denses que la masse liquide qui les environne, se réunissent à sa surface pour y former une couche de « crème » , qui s'épaissit peu à peu. On supposait autrefois qu'une température de 12 à 15"* était particulièrement favorable à l'ascension des globules. Il est reconnu aujourd'hui qu'à basse température, vers 3 ou 4», la montée de la crème est plus rapide, et qu'on obtient en outre, dans ces conditions, un volume do crème plus considérable et un rendement en beurre plus élevé. Aussi les crémeuses sont-elles placées dans des bacs où circule de l'eau refroidissante. Après douze heures environ, la crème est prélevée au moyen d'une écrémoire. Souvent encore, on procède d'une manière mécanique plus expéditive, au moyen de 1'» écrémeuse centrifuge « . Le lait sortant du pis de la vache, ou porté artificiellement à une température de 28 à 30", est ou peut être, dans ce cas, immédiatement écrémé.
La crème, ainsi recueillie par l'une ou l'autre méthode, est un mélange de globules de beurre et de <■ petit-lait " . Pour en obtenir un beurre sapide, il faut qu'elle prenne, par fermentation, une légère acidité. On l'abandonne quelque temps (24 heures environ) dans des vases convenables, à une température de 12 à 15». Après quoi, elle est colorée, s'il y a lieu, au moyen d'un colorant moffensif tel que du jus de carotte, ou tout autre, puis elle est « barattée i>.
Baratter la crème, c'est la soumettre à l'action de chocs répétés qui ont pour effet d'agglomérer les globules butyreux et d'en former une masse à peu près solide qui se sépare du petit-lait. Les barattes sont de divers modèles. Le barattage, qui s'opère autant que possible à lô", demande de 40 à 50 minutes.
Au sortir de la baratte, ou dans la baratte môme, le beurre est délaité, c'est-à-dire qu'on en expurge soigneusement le petit-lait encore interposé dans la masse. Le délaitage est opéré tantôt par compression et lavages (France), tantôt par simple compression en battant le able et au moye^ "' —
récipient
spatule (Danemark),
, pari
I la force c
à la 'pâte. "Il reste enfin à donner au beurre une forme convenable, ce qu'on fait au moyen de moules spéciaux.
— Production du beurre. En France, un certain nombre de départements fournissent des beurres d'une qualité telle qu'ils ont acquis une renommée universelle ; parmi les plus estimés, nous citerons le beurre d'Isigny (Calvados), do Livarot (Calvados), de Cassel (Nord), d'Avesnes, et en particulier du Jolimetz (Nord), de Vire (Calvados), de Vitré (Ulo-et-Vilainc), etc.
Législat. La fabrii
ition du beurre est une des brande l'industrie agricole française ; intérieur de la France est considérable, et son exportation annuelle se chiffre par des sommes énormes, près de 30 millions de kilogr., valant plus de 70 millions de francs. Le législateur a dû se préoccuper de défendre le consommateur contre la falsification dont le beurre peut être l'objet par l'addition de corps gras et surtout de la margarine. Déjà, une loi du 14 mars 18S7 avait édicté des pénalités sévères contre les vendeurs do beurre margarine. Mais, au-dessous do 10 p. 100, la présence de la margarine dans le beurre échappe à toute analyse, et la fraude est ainsi rendue insaisissable. De là la nouvelle loi du 16 avril 1897, qui a plutôt pour but de prévenir que de réprimer la fraude, et qui a été complétée par le décret du 9 novembre suivant. La loi (art. I*^) interdit de désigner, d'exposer et de vendre sous le nom de n beurre u , avec ou sans qualificatif, tout produit qui n'est pas exclusivement fait avec du lait ou de la crème. Toute substance alimentaire présentant l'aspect du beurre et destinée aux mêmes usages que lui doit être dénommée margarine ou oléo-margarine. Aux termes de l'article 3, les fabricants, entrepositaires, débitants et tous commerçants en beurre ne peuvent détenir à la fois dans les mêmes locaux du beurre et de la margarine. Cette disposition fondamentale de la séparation des deux commerces a été étendue aux halles et marchés par l'article 9 du décret du 9 novembre 1897, portant règlement d'administration publique pour l'exécution de la loi du 16 avril; les pavillons, comptoirs et endroits quelconques affectés au déchargement du beurre doivent être séparés de ceux réservés à lamargarine. Les beurreries et les débits de beurre sont soumis à l'inspection d'agents spéciaux désignés par le ministre de l'agriculture et qui ont le droit de prélever des échantillons pour en faire vérifier la composition. Les infractions à la loi du 16 avril 1897 sont punies sévèrement ; six jours à trois mois de prison, et une amende do 100 à 5.000 francs.
BEURRÉ [beu-ré — do beurre) n. m. Sorte de poire fondante : Beurré blanc, griSt doré, rouge,
B paii
BEURRER [beu-rê) V. a. Couvrir ou oindre de beurre : Beurrer une tartine, le fond d'une casserole.
— Fam. Beurrer des tartines. Chercher à convamcre, à séduire par des paroles doucereuses.
— Pâtiss. Faire tremper dans du beurre.
— Prov. : n sait de quel côté Bon pain est beurré, Il entend bien ses affaires ; il sait ce qui convient le mieux à ses intérêts.
Se beurrer, v. pr. Etre beurré, couvert ou enduit de beurre : Les feuilles de papier qui enveloppent des mets que l'on place sur le gril doivent se beurrer, pour qu'elles ne brûlent pas.
— Beurrer à soi : Les chirurgiens sebedrrent les doigts pour certaines investigatio7is,
BEURRCRIE (beu-re-ri) a. f. Lieu où l'on fait, où l'on conserve le beurre.
BEURRÉRIE {beu-ré-rî) n. f. Genre d'erhétiées, renfermant des arbrisseaux ou des arbustes des régions intratropicales de l'Amérique. Syn. de calycanthe.
BEURRET (beu-rè) n. m. Petite pièce de beurre destinée à être goûtée par les acheteurs pour qu'ils s'assurent de la qualité de la marchandise, il Les enfants appellent aussi BEURRET le fruit de la mauve ou de la guimauve, parce qu'il a la forme de l'échantillon ainsi nommé.
BEURRIER {beu-ri-é), ÈRE n. Antref., Epicier, épicière. Il Auj., Personne qui fait ou qui vend du beurre. (Peu
. Vase pour i
> le beurre :
BEURRIER (beu-ri-é) n Un BEURRIER en porcelaii
— Argot. Banquier, sans doute en prenant le beurn comme l'expression de l'opulence, sens voisin de celui qui a déjà dans les locutions Faire son beurre, etc.
BEURRIÈRE ibeu-ri-èr") n. f. Econ. rur. 'yïf
Vase dans lequel on conserve le beurre.ii On '^=. ^^-
l'emploie quelquefois comme syn.
— Carross. Nom que l'on donne, dans certaines parties de la France, à une sorte de voiture appelée aussi tapissière. V. ce mot.
— Comm. Espèce de toile fabriquée en Bretagne.
BEURRON (beu-ron) n. m. Endroit de la ferme où l'on fait le beurre. ^^^^^^^
BEURTIA (si-a) n. m. Nom donné, dans les mines de la Belgique et du nord de la France, à des puits inclinés qui se détachent du puits principal et permettent aux ouvriers de gagner les étages inférieurs.
BEUSE n. f. Boîte verticale qui reçoit les déchets que l'ouvrier enlève des tables de cuivre.
BeusT (Frédéric-Ferdinand, baron, puis comte de), homme d'Etat, né à Dresde en 1809, mort près de Vienne en 1886. Il devint, en 1848, ministre de Saxe à Berlin. Appelé en 1849 au ministère des affaires étrangères, il se réfugia avec le roi à KSnigstein, la révolution étant devenue menaçante, et fit appel au secours de la Prusse. En 1853, il devint ministre de l'intérieur, puis président du conseil. A l'intérieur, il pratiqua une politique de résistance. A l'extérieur, il travailla à former l'union des Etats secondaires
f Autriche et la Prusse. Il prit une part considérable dans les négociations relatives à la question des duchés, et soutint les droits du duc d'Augustenbourg ; il représenta la Diète à la conférence de Londres (1864). On sait comment l'Autriche et la Prusse s'entendirent contre les prétentions de la Diète. En 1S66, la Saxe, alliée à l'Autriche, fut vaincue avec elle à Sadowa ; de Beust dut donner sa démission (19 août 1866). L'empereur François-Joseph eut alors l'idée de recourir à ses services, et le chargea d'entreprendre la réconciliation dos diverses races de la monarchie. Par une entente avec Deak, de Beust fonda le système du dualisme des Hongrois et des Allem'ands d'Autriche, et : ment des Slaves de la monarchie (1867). Déjà des affaires étrangères et de la maison de l'empereur, il fut nommé chancelier (1868). Il soutint les réfonnes libérales entreprises par le ministère cisleithan. La rapidité des victoires de la Prusse ne lui permit pas de réaliser ses velléités d'intervention en 1870. Il donna sa démission
BeuvRAGES, comm. du Nord, arrond. et à 4 kilom. de 'alenciennes, dans la plaine de Flandre ; 1.651 haï). Ch. de er Nord. Houillères; fabrique de chicorée, émaillerie.
BEUVRAY (mont). V. BIBEACTE.
BehVRON, petite rivière de France (Loiret), affluei de la Loire, née près de Châtillon-sur-Loire et arrosai Lamotte-Beuvron, et Candé, où elle se jette dans la Loir(
BeuVRY, comm. du Pas-de-Calais, arrond de Béthune, sur l'Oisne, affluent de la Lawe; 4.235 hab. Houille, bras-
Beuvry, comm. du Nord, arron t à 21 kilom. de Douai, sur 1 eau de IHôpital-d'Orchies ; 1 îrasserie, briqueterie, moulii
Finistère, arrond. et à 32 kilom Quimper, près de l'Océan Belle église paroissiale, tour marquatle. Pardon. Restes d'un ancien camp, dit Camp de Fontenelle.
Beuzec-CONQ, comm. du Finistèi
Comte de Beust.
1 profit
lassade d'Autriche-Hongrie à Londres ; transféré à Paris en 1878, il se retira de la vie publique en 1882. L'empereur l'avait fait comte en 1866. Ses Mémoires ont été publiés à Stuttgard en 1887 et traduits en français en 1888. De Beust n'a pas eu une fortune égale à son mérite. Comme homme du monde, il avait conservé les traditions anciennes de l'aristocratie lettrée d'.\lle-
BeuST (Charles-Louis, comte de), homme politique allemand, né en ISIl, mort en 1888. Appelé au ministère par le duc de Saxe-Altenbourg en 1848, il comprima l'agitation révolutionnaire de 1849; il représenta son souverain à Berlin de 1853 à 1867.
BEUSTITE {beuss — de Beust, n. pr.) n. f. Silicate hydraté de chaux, d'alumine et de fer, d'un gris de cendre, trouvé à Predazzo, au Tyrol. n Variété d'épidote.
BEUTELn. m. Monnaie turque valant 111 francs, u Beutel d'or, Monnaie du même pays, valant 6.660 francs ou 60 beutels communs.
BeUTHEN, ville de Prusse (Silésie [présid. d'Oppeln]), sur le Beulhener-Wasser, sous-affl. de l'Oder; 37.000 hab. Centre dos industries minières de la haute Silésie, minoteries, fabriques de meubles. Localité fondée au xi' siècle, cédée en 1179 par le roi Casimir II de Pologne au duc .VO|>!u>in vnis successivement dépendante de la Bohême 1 ,. ir 1 NKUhhoet delà Prusse (1742). — Cb.-l. d'un .. i.'1.700 hab.
Beuthen, \ ;11c de Prusse (Silésie [présid. de Liegii:; ia ii'.r, 3.400 hab. Mines de lignite, pépinières,
fabrication de chapeaux de paille. — Ch.-l. de la seigneurie Karolath.
,re forme de buvande ; du lat. bibenda, :hoses devant être bues) n. f. Droit que se réserve un maître de barque ou de navire, quand il donne son vaisseau à fret, et qui s'acquitte ordinairement en vin.
BEUVEAU (t>o — de l'anc. franc, bever, biaiser) n. m. Constr. Angle formé par deux murs dont les faces sont contiguës. il Equerre à branches mobiles de tailleur de pierre, destinée à relever un angle. V. beaoveau. — Techn. Equerre de fondeur de caractères. BEUVERIE. V. BUVERIE.
Beuves d'Antnno ' /; • - rTAnlona), chanson de geste du xiv' sk-i I ■ ' i i i i- une des épopées che-
valeresques de II i.r . rit en octaves, compte
vingt-deux chani s, :i , i Venise, en 1489. L'ac-
tion est antérieiiir ,i i , m i, i li,irlemagne. Le héros est le bisaïeul do Milon JAnglante, père de Roland, et par là cette épopée lient au Boland furieux de l'Ariostc. L'auteur en est inconnu. Il fut fait, au xv siècle, une traduction française de Buovo d'Antona intitulée : le Chevalier Beures d'.intone et la Belle Josienne.
ûédiatisée i BEUVANTE (a
'ière de Concarneau ;
BeuzEVAL, comm. du Calvados, arrond. et à 20 kilom de Pont-l'Evêque, sur la Manche, aux embouchures de la Dives et du Druchon ; 1.197 hab. Ch. de f. Ouest. Bains de
BeuZEVILLE, cb.-l. de cant. de l'Eure, arrond. et à 13 kilom. de Pont-Audemer, près des sources de la Morelle ; 2.621 hab. (Beuzevillais, aises.) Ch. de f. Ouest. Moulins, imprimerie, scierie mécanique. —Le cant. a 17 comm. et 8.661 hab.
BevagnA (lat. MevaniaX ville d'Italie (Ombrie [prov. de Pérouse]), sur le Clituno, sous-afflueut du Tibre par le Topino ; 2.750 hab. Céréales et olives. Patrie de Properce.
BevELAND, nom de deux îles de Hollande (prov. de Zélande), à l'embouchure de l'Escaut : Nord-Beveland. au S. de l'ile Schouwen, qui, en 1532, fut entièrement submergée pendant quelques années : et Sud-Beveland, située au S. de la précédente, renfermant la ville principale, Goes, à son extrémité septentrionale.
Beveren-WAES, ville de Belgique (Flandre orient.), arrond. adm. de Saint-Nicolas, arrond. jud. de Termonde; 8.637 hab. Brasseries, tanneries, fabrication de dentelles ; belle église renfermant le tombeau d'Adolphe de Bourgogne, seigneur de Beveren ; ruines de l'ancien château fort de Cingelberg.
BevBBEN-LEZ-BOULERS, bourg de Belgique (Flandre ocoid.), arrond. admin. de Boulers, arrond. jud. d'Ypres ;
BÉVÉRINCKIE n. f. Section du genre rhododendron.
Beverini (Barthélémy), littérateur et prêtre italien,
né à Lucques en 1629, mort en 1686. II s'adonna à l'ensei-
fnement, entra en relations avec des personnages illustres, édia à Catherine de Suède un recueil de Poésies (Rome, 1666), et publia, entre autres ouvrages : Synlagma de ponderibus et mensuris (Lucques, 1711), traité plein d'érudition. BevERLAND (.\drien), écrivain flamand, né à Middelbourg en 1653, mort en 1712. Il fut jeté en prison pour avoir publié, en 1679, un livre intitulé De peccato originali, où il se propose de prouver que le péché d'Adam n'est autre chose que son commerce charnel avec Eve. Plus tard, il composa un ouvrage licencieux : De stolatx virg'mitatis jure (Leyde, 1680) ; puis il passa en Angleterre, où ses écrits lui suscitèrent de violentes attaques, et il finit par tomber dans des accès de démence qui le conduisirent au tombeau.
BevERLEY, ville d'Angleterre (comté d'York [East- RidingJ), près du HuU, avec lequel elle communique par un canal; 12.540 hab. Fabrication d'outils agricoles, de machines, de wagons ; commerce de bois, grains, laines et cuirs. Belle église collégiale de Saint-Jean, appelée le Minster. ornée de plusieurs monuments des comtes de Nortliumberland et de la célèbre Chasse de Percy.
de
BEiniRLEY (Jean de) [en lat. Johannes Beverlach
très savant pour son temps, et il encouragea les études. Sa mémoire resta en grande vénération en Angleterre, et on lui a attribué des miracles. Il a composé plusieurs ouvrages en latin.
Beverloo, village de Belgique (prov. de Limbourg), arrond. adm. et jud. de Hasselt ; 1.090 hab. Près de ce village se trouve le camp d'instruction de l'armée belge, créé en 1835.
BeverN, bourg d'Allemagne (duché de Brunswick [cercle de Holzminden]), sur la Bever; 2.150 hab. Fabrication et blanchisseries de toiles; ruines du château d'Eber-
BevERNINJK (Jérôme van), homme d'Etat hollandais, né à Gouda en 1614, mort en 1990. Fils d'un lieutenant général d'artillerie au service de la République, il fut nommé, en 1652, député aux états de Hollande, et, en 1653, prit séance dans l'Assemblée des états généraux. Envoyé avec d'autres en Angleterre pour conclure la paix avec 'Cromwell, il s'attira de violentes inimitiés, parce qu'il avait consenti à insérer dans le traité une clause qui excluait le prince d'Orange du stathoudérat. Cependant, il parvint à se disculper, et fut nommé trésorier général, charge qu'il occupa jusqu'en 1665. En 1667, 1668. 1678. à Bréda, à Ai-î-la-Chapelle et à Nimègne, il représenta les Provinces-Unies dans les traités conclus entre la France, l'Espagne et la Hollande. En 1679, il conclut un traité d«
HKVKKWIJK
IJKZE
I surnommA le Pa-
ot à la botaiiifiuo :
pucino ù gi-anilos Heurs.
BevERWIJK, villo dos Pays-Bas (Nord-Hollaiid), près du golfo d'Ij ; 1.100 bal). Aocibn port do commorco.
BÉVILACQUE n. m. Nom vulgairo, à Maurice, do IhydroiDiN Ir a-.iMii.|ii(>, On l'omploio contre la lèpro, la .syphilis,
BÉVILLE-LE-COMTE, conim. d'Euro-ot-Loir, arroiid. et à lî kiliiiii. ilf t-'liartros; 1.075 bab. (,Béi'iltois,oises.)Ch.
BÉVILLERS, ronim. du Nord, arrond. ot à M kilom. do Cambrai; 1.223 bab. Fabriquos do toilos (inos. Moulius.
Bevis, astronome anglais, nô on 1696 dans lo comté do WiUs, mort .ji m 1, ajouta des tables supplémentaires :i (-.■lies do ll;illov, inventa un microscope circulaire,
il ,,T 11110 loijlo mobile pour découvrir les immersions des
^;llollll.■ , .io ,iii[.i(or, ot fit de nombrouses observations
BEA'iir ! i>(^jorat. bé, et do vue; proprem. mau-