‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 62 sur 956 · BIBELOTIER · texte numérisé non relu

BIBELOTIER

et à Vienne, fit partie, en 1848, du gouvernement provisoire do Modéne, devint professeur de lycée, puis fut nommé, en 1871, surintendant des archives d'Etat du Piemont. Avec les documents dont il avait la garde, il publia un grand nombre d'ouvrages sur l'histoire de son pays. Les deux plus importants sont VBistoire documentée de la politiqxie européenne en Italie de ISI* à I8SI, et ï Histoire de la monarchie piémontaise de 1773 à i86l.

BlANCHI (Barthélémy-Urbain), constructeur d'instruments de physique, né à Montpellier en 1S21. Parmi les appareils inventés ou perfectionnés par lui, on peut citer : une machine pneumatique rotative, un appareil pour la détermination de la densité des poudres de guerre, un autre pour la liquéfaction du protoxyde d'azote, un anémomètre perfectionné, etc.

Blanchi (machine de). V. pneumatique (machine).

BlANCHI-GIOVINI (Aurelio), publiciste italien, né à Côrao en 1799, mort à Naples en 1862, fut forcé, en 1830, de se réfugier en Suisse, à la suite de la propagande antiautrichienne qu'il faisait en Lombardie, revint à Milan eu 1811, alla, en 1847, diriger à Turin le journal «l'Opinione », fut un instant député au parlement de Piémont (1849) et se fit connaître à l'Europe en 1853 par un pamphlet retentissant contre l'Autriche, ïAustria in Jtalia. Il mourut pauvre et oubUé à Naples, où il était allé fonder le journal la Patria.

BlANCHINI (François), astronome, antiquaire et littérateur italien, né à Vérone en 1662, mort à Rome en 1729. Elève du savant Montanari, qui lui laissa en mourant ses instruments de physique, Bianchini entra dans les ordres, alla se fixer à Rome, et fut protégé successivement par les papes Alexandre VIII, Clément XI, Innocent XUl et Benoit XIII. Secrétaire d'une commission chargée de la réforme du calendrier, il dressa un gnomon dans l'église de Sainte-Marie-des-Anges, tira une ligne méridienne en Italie d'une mer à l'autre, fit des observations intéressantes sur les taches de Vénus, et s'occupa avec succès d'études et de recherches sur l'antiquité. 11 assistait à toutes les fouilles, dessinait les monuments, et faisait preuve, dans ses divers travaux, d'une instruction aussi étendue que variée. Le nombre des ouvrages, des mémoires et des travaux de tout genre que Bianchini a laissés est considérable. Nous nous bornerons à citer : Francisci Bianchini Veronensis astronomie^ ac geopraphicx observationes (Vérone, 1737); Istoria universale provala con monumenti (Rome, 1697); Opuscula varia (1764); une édition des Vitx romattorum ponlificum, d'Anastase le Bibliothécaire ; etc.

BIANCO n. m. Ancienne monnaie blanche de Bologne, qui a eu cours jusqu'à l'époque de la Révolution française, et qui valait 12 bajocchi.

BlANCOUNI (Jean-Baptiste-Josepli), historien italien, né et mort à Vérone (1697-1780). D'une activité extraordinaire, il était à la fois commerçant, musicien et érudit. On a de lui une édition de la Chronique de Vérone de Za- ■ ■ "■ • B rfe

(Vérone, 1749); Noti

rona (Vérone, 1749-1752) ; De vescovi e govematori di Verona dissertazioni due (Vérone, 1757). Enfin, il a contribué à la publication des Coltana degb storici greci, où il a publié une Vie de Polibe et des notes nombreuses aux ouvrages de Thucydide, do Xénophon, et de Gémisto Pléthon.

BIANGULÉ, ÉE (de bi, et angulé) adj. En T. d'hist. nat.. Qui a deux angles.

BlANOR, surnom d'Ocnus, roi d'Etrurie, fondateur de Mantoue. Nom d'un centaure tué par Thésée aux noces de Pirithoiis. — Guerrier tué par Agamemnon.

d'épigrammes, conservées dans l'Anthologie.

BIANTHÉRirÈRE (de bi, et anthérifére) adj. En T. de bot., Se dit des filets des étamines qui portent deux anthères.

BIAPICULÉ, ÉE (de bi, et apiculé) adj. En T. d'hist. nat.. Qui a deux sommets.

BlAR, ville d'Espagne (Valence [prov. d'Alicante]) ; 3.300 hab. Moulins, fabriques de toiles, poteries, huile d'olive, miel.

BlAR (El-), comm. d'Algérie, dont le nom signifie les puits, arrond. et à 5 kilom. d'Alger ; 3.525 hab. Nombreuses maisons de campagne. Observatoire météorologique.

BIARCHIE n. f. Hist. Emploi, titre de biarque ; durée de ses fonctions.

BlARD (Pierre), le Père, sculpteur et architecte français, né à Paris en 1559, mort en 1609. H chercha surtout à imiter le style de Michel-Ange, dont il avait étudié les chefs-d'œuvre à Rome. Il est l'auteur du bas-relief autrefois placé au-dessus de la porte de l'Hôtel de Ville de Paris, et représentant Henri IV à cheval ; ce bas-relief, détruit pendant la Révolution, a été restauré au xix« siècle par H. Lemaire. L'église de Saint-Etienne-du-Mont doit à Biard les belles sculptures de son jubé. — Son fils, PiEnRR, le Fils, statuaire et graveur, né et mort à Paris (1592-1661), a gravé à l'eau-forte : Jonas, la Sibylle delphique, un Esclave, d'après Michel-Ange ; etc.

BlARO (François-Auguste), peintre français, né àLyon en 1798, mort aux environs do Fontainebleau en 1882. Peintre estimable, mais surtout narrateur du pinceau très amusant, Biard estime sorte d'illustrateur des mœurs les pays. Sorte de Juif-Errant de la palette, il a

es, le Groenland, le Spitzberg, le Brésil, etc. Il y a chez fui de l'About et du Lucien Biart. Il y a aussi du Paul de Kock. Ses tableaux sont innombrables : nous en citerons un seul comme type, le Baptême sous la ligne (aspersion d'un mousse au passage de l'équateur). V. baptême.

BIARE n. m. Genre d'aroïdées, comprenant des plantes herbacées, à feuilles lancéolées ou linéaires, fleurissant en automne ; elles croissent on Orient et dans l'Europe méridionale.

BlARMiE. Géogr. V. Bjarmie.

BIARQUE (du gr. bios, vie, et arkhè, commandement) n. m. Officier employé dans les bureaux de l'administration militaire, entre le iv" et le vi" siècle, et remplissant les fonctions de commissaire aux vivres.

BlARRITS ou Biarritz (en basque, les deux Rochers ou les deux Chênes), ch.-l. de cant. des Basses-Pyrénées, arrond. et à 8 kilom. de Bayonne. sur l'Océan, au S. de l'embouchure de l'Adour; 11.869 hab. (Biarrots, otes.) Ch. de f. Midi. Station de bains de mer très fréquentée. Grâce à la douceur de son climat, Biarrits a deux saisons, une d'été et une d'hiver, mais les étrangers préfèrent généralement la fin de l'été. — Biarrits est, en même temps que le chef-lieu, la seule commune du canton.

— Encycl. Biarrits était, au moyen âge, un port important de commerce et de pêche, renommé par l'intrépidité de ses marins dans la pêche de la baleine, qui tomba rapidement en décadence quand les baleines de ces parages finirent par disparaître. Le port de Biarrit aujourd'hui presque entière:

comblé. Depuis longtemps, la beauté de sa plage et de ses bains jouissait d'une grande renommée dans les départements du Sud-Ouest, quand le séjour que l'impératrice Eugénie y fit à plusieurs reprises mit la station de Biarrits à la mode, et y ramena la prospérité. Elle est aujourd'hui fréquentée par la haute société de toutes les nations : Français, Espagnols, Anglais, etc. Etablissements de bains, casinos, hôtels, villas. La villa Eugénie, l'ancienne résidence impériale, est aujourd'hui transformée en casino. Parmi les curiosités naturelles de Biarrits et des environs, il faut citer la Chinaouge, entassement de rochers au pied de la ville ; l'Atalaze, promontoire élevé d'où la vue s'étend de l'embouchure de l'Adour aux Pyrénées espagnoles ; le cap Saint-Martin, surmonté d'un phare de 47 m. de hauteur.

BlART (Lucien), littérateur français, né à Versailles en 1S28, mort à Paris en 1897. Il se rendit à dix-huit ans au Mexique, qu'il explora et où il devint professeur de botanique, de chimie et de physique. Rentré en France en 1866, il collabora à la • Revue des Deux Mondes n et à « la France » , et publia un grand nombre d'ouvrages, inspirés pour la plupart par ses souvenirs du Mexique, et qui sont remarquables par l'imagination et les qualités du style. Outre de nombreux récits pour les enfants, nous citerons de lui : la Terre chaude (1862) ; la Terre tempérée (1866) ; les Clientes du docteur Bernagius (1873) ; VEau dormante (1875); A travers l'Amérique (1876); la Capitana (1877); Don Quichotte (lilS) ; le Pensativo (1884); etc. Mentionnons aussi les Aztèques (1885), curieux livre d'histoire. BIARTICULÉ, ÉE (de bi, et articulé) adj. En T. d'hist. nat.. Qui présente deux articulations.

BIAS (ass — du gr. bia, force) n. m. Genre d'i passereaux dentirostres , famille des muscicapidés, renfermant des gobe-mouches africains habitant surtout le Congo , le Gabon et , autres régions de la côte occidentale. L'espèce type du genre est le bias musica du Gabon. Le nom de bias étant plus ancien (1831) que celui de smithornis (1850), devra prévaloir.

BlAS. Myth. gr. Fils d'Amythaonet d'Idoménée.(Nélée ayant promis la main de sa fille Péro à qui enlèverait les bœufs d'Iphiclos, Bias, aidé de son frère Mélampos, s'en empara et épousa Péro.

Argolide.) — Nom de deux Grecs et (

'^kr*/

e Troii

Bias, philosophe grec, un des sept sages de la Grèce, né à Priène, viUe de l'Ionie (vi= s. av. J.-C). Il était orateur distingué et connaissait à fond les lois ; il plaidait pour ses amis et servait souvent d'arbitre. Quand Cyrus marcha contre Crésus, il conseilla à ses compatriotes de se retirer en Sardaigne. Après la victoire des Perses, les habitants de Priène songèrent à émigrer. Comme on s'étonnait que Bias ne fît aucuns préparatifs, il répondit par ce mot devenu célèbre : ■ Je porte tout avec moi. » Beaucoup de maximes de Bias nous ont été conservées par Plutarque, Stobée et Diogène de Laërte. Il avait composé un poème sur les moyens de rendre l'Ionie heureuse.

— BiBLioGR. : Fragments de Bias, dans les Poetse lyrici de Bergk.

BlASCA, bourg de Suisse rcant. du Tessin) ; 2.090 hab. Ce bourg, situé dans la riche vallée du Tessin, a été détruit par des inondations à deux reprises différentes,en 1514 eten 1745.

BIASLIE [bi-ass) n. f. Bot. Syn. de mataqce.

BIASOLETTIE {lé-ti — de Biasoletto, n. pr.) n. f. Bot. Syn. de ch^rophyllum (ou cerfeuil), myrrhis cynopioi-

DES, HERNANDIIÎ.

BIASSE n. f. Tissu en soie écrue, qui se tire du Levant. Il On dit aussi soie de biasse (ou biaz).

BIATOMIQUE (de bi. et atomique) adj. Molécule bialomique. On dit que la molécule d'un corps simple est biatomique lorsque le poids moléculaire du corps est double du

BIATORE(du gr. biatos, petite coupe, et âra, forme) n. f. On désigne sous ce nom des lichens à apothécies patelliformes colorées en brun, jaune, rouge, mais non noires.

BIAURELLE {bi-6 — du lat. bis, deux fois, et auricula, oreille) n. f. Orchidée formant une section du genre macdonaldie.

BIAURICULAIRE (de bi, et auriculaire) adj. Qui porte aux deux oreilles, il On dit aussi binauriculaire.

BIAURICULÉ, ÉE (de bi, et auriculé) adj. En T. de b( Qui est muni de deux oreillettes, de deux appendices forme d'auricule.

BIAUT'Ï n. m. En T. de métier. Nom vulgaire donn une variété d'ocre rouge, qui sert à polir les glaces.

ché de coton ; fabrication d'articles de fer, BIAXIFÈRE (do il, et axifère) adj. En T:

rap-

— Inflorescence biaxifère, Celle qui présente deux axes 1 deux degrés de végétation.

BIAZ (as') n. m. Sorte de tissu de soie. V. biasse. BiBAOULUS, poète romain du i" siècle, auteur de sa- :es violentes contre César et Auguste, qui ne l'inquiétènt pas (Tacite, Ann., IV, 34). Quintilien le cite pour -

mordant, BIBAIE n. f. Espèce de fourcheàtrois pointes

les

sploitations rurales, nni. mixte d'Algé-

BlBAN,

rie (prov. de Constantine), arr.

de Sétif ; 46.000 hab. Céréales.

BiBANS (défilé des) ou Portes de fer, nom donné à deux gorges étroites, longues et dangereuses du Djurjura, fran- Blbales.

chies en octobre 1839 par l'armée

française, sous la conduite du maréclial Valée et du duc d'Orléans.

BiBARS. Biogr. V. Baïbars.

BIBASIQUE (de bi, et basique) adj. Se dit des acides qui qui renferment deux atomes d'hydrogène remplaçables par dos atomes métalliques. V. acide.

BIBASIS (ziss — mot gr.) n. f. Chorégr. anc. Danse bachique, en usage chez les Spartiates.

BIBASSE n. f. Fruit du bibassier, qu'on nomme aussi nèfle du Japon.

BIBASSIER ou BIBACIER (si-è) a. m. Nom vulgaire du genre ériobotrye, comprenant des arbres ou arbustes de Fa famille des rosacées-pirées, originaires de l'Iude, de la Chine et de rAmérii|ue du Nord.

— Encycl. Les haussiers sont des arbres ou des arbustes à feuillage toujours vert. Les feuilles sont grandes, coriaces, lisses et vertes en dessus, grisâtres et tomenteuses en dessous. L'une des espèces est connue plus particulièrement : c'est le bibassier du Japon, nommé aussi néflier du Japon. On le cultive non seulement au Japon, mais dans toutes les colonies anglaises, dans le midi de l'Europe et en Algérie. Cet arbre fleurit à

des fruits de la couleur et de la grosseur des abricots, à pulpe sucrée, acidulée pépins. On mange ces fruits crus ; on nés confitures, et l'on peut préparer

BIBAUX (bo) n. m. pi. Nom que l'on donnait à des soldats, à des fantassins armés d'une lance et d'une arbalète. — Un BiBAU. Il On les appelait aussi petaux.

BiBBIENA, bourg d'Itabe (Toscane [prov. d'Arezzo]),

Bibassier-

rafraîchissante, et à gros ; on en fait aussi de bonliqueur avec les

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