‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 63 sur 956 · hab. Commerce · texte numérisé non relu

hab. Commerce

BiBBIENA (Bernard Dovizio da), cardinal italien, né en 1470 à Bibbiena, mort en 1520. Issu d'une famille obscure, il s'attacha au cardinal Jean de Médicis, se rendit à Rome avec ce dernier, après la mort d'Alexandre VI, et fut employé par Jules II dans les affaires les plus importantes. Le cardinal Jean, étant devenu pape sous le nom de fi LéonX», donnaà Bibbiena le chapeau de cardinal (1513), et l'envoya cinq ans plus tard en France, comme légat. De retour à Rome, il y mourut subitement, à la suite d'une discussion très vive avec le pape, dans laquelle celui-ci l'aurait accusé d'intrigues pour lui succéder.

Erudit, lettré, le cardinal Bibbiena contribua beaucoup chez Léon X le goût des lettres. Lui-même, de Plante et de Térence quelques comédies, dont

3lq une, la Calandra, '^ouéQ devant Léon X, puis la cour de Henri II,

Fran

anciens i théâtre italien.

BiBBIENA (Jean Galli da), né à Nancy vers 1709, mort vers 1779, s'adonna à la littérature, et vint habiter Paris, où il fit jouer, en 1712. In Nouvelle Italie, comédie héro'ique. Cmii Miii'H a m 1 1 [Miurviol en 1763, il parvint à s'enfuir. N " I I M 1 ^os romans ; Histoire des amours deVdIr .///en Bai-Aan'i/o (Lausanne, 1741); laForc ,.,<,. te Triomphedu sentiment (n&O).

BIBBY [ùi-liii u. 111. Liqueur fournie par un palmier de l'Amérique méridionale, connu, d'après Lamarck, sous lo nom de bibry, et que l'on rapporte au genre avoira.

OT (bi-blo — V.

du vieux franc, beubelet, curiosités, petits objets de lïixe qui se placent sur les cheminées, les consoles, les étagères : Les bibelots ornent, et quelquefois encombrent les appartements modernes.

— Fam. Menus objets de peu de valeur; outils, ustensiles servant à une industrie, à une profession quelconque : Les BIBELOTS d'un seirurier. il Maigre, mince bagage : Un BIBELOT 5111 tient tout entier dans mie malle.

BIBELOTAGE n. m. Fam. Manie de celui qui cherche des bibelots. Il Occupations de celui qui bibelote.

BIBELOTER v. n. Fam. Faire du bibelotage. Il Acheter ou vendre des objets de curiosité. 11 S'occuper à de petits travaux sans importance.

BIBELOTEUR, EUSE n. Fam. Celui, celle qui bibelote.

BIBELOTIER (ti-é. — On disait aussi bambeloltier au XVI' siècle et bimbloquier au xvn' ; la forme moderne bimbelotier apparaît vers 1720) n. m. Autref. Artisan ou marchand, fabriquant ou vendant de la bimbeloterie, de menus objets d'étain, comme fouets d'enfants, enseignes de bonnets, petits bijoux, etc.

— En-cycl. Les bibelotiers étant installés, au xiii' siècle, dans des moulins, sur la Seine, des quantités énormes de pièces perdues se sont accumulées au tond de la rivière, et sont

lUIJKRACII

lilIîLK

dans les collections, commo cos stunt au mus6o do Cliiny. L'iiidus- , jus(iu'avi XVIII" siùclo.

;ulo on 1802, au Wurtombory ou lauG.

. V. BlEDUICH.

hil>t;-c, liuirc} 11. ni. Polît vaso muni

,1.1,1 ..n . ' : I I Kir boiro couch6 :

i.i ,:lii de caoutchouc

, :ii l'iii do la fomnio,

1 1 aL-uL.-i!i-i.i j.i iMiricl dos nouvoau-

do Franco, Nom donné au théières, cafotiôrcs, bouilec a la forme d'un tuyau.

loyéo pour la toilette.

iii par le biberon est une ..Il est décidé pour l'allai- .lit encore être préféré au

orso lo lait once BIBERON, ONN

le lait, et d'un aju- :Mit rouleau do lin^e ;!i vase do lait, voilà : i-ctte simplicité, 1 l'squo inévitable, ;i i[.- des biberons à

lance opaque, dont la

, un flacon de cristal

n de cristal roJô, coubout de sein dit tétine 3 vache préparé, qui igeusement remplacé oire ramolli.

la valeur au fond

emploie, on devra le , le démonter frèquom- 3S qui le composent.

seulement employé à

hius la pratique de l'élevage du

u\ jinvés de leurs mères ou pro-

: Miiiou, les poulains dont les

'^, etc., peuvent être nourris

i|uo par tout autre moyen.

; 11. <>. Il est en bois, en caout- I 1 1 afl'ecte différentes formes :i i . illi\ le bidon et la théit^ro.

Imr-; pour les jeunes poulains, luins de deux litres. Ijallaitement iux étant très facile, on n'a pas 1 biberon ; un seau dans lequel on 0 est beaucoup plus expéditif et

:-princ

régnant de Docteur en droit de on pays, il devint, dans 'lotf. secrétaire d'Etat à ?fariat d'Etat. Député à i'.iiii.n-sin.in. il rédigea I 11- A.Uhica.

jotto sur rotto un pont, ( il réunit les hôpitaux sou révolution doParis(18l8)

r nient composé des

I I i insurrection, mais I . li (11. «a se rond à l'étran- ^li. 1. msurrection amèn<* l'invasion des armées turques ot russes, et abandonne au Sultan les droits do l'Etat.

.11 M ' . . ■ iriitréloC- V.

" ' /u, et l'As- Georgc«-Ddm«re Blbcsco.

srniM.'i' X ,, ,1 ,■,■■ so décide

A rliri- aussi Cuuza; c'était déterminer l'union dos doux

principautés sous un seul chof.

BiBESCO (prince Georges), fils du précédent, né à nukarost en I8;u. Il fit sesiHu.lfsàParis.entraàrKcolodo s.riiifii- il l'ii', ...ni ■". - ".■i:it-major. une part

lille (1887); Avant, pendant, •'• (1803). Membre associé do il.s .le l'Institut do France

riiémispliérc boréal. Genres principaux : hif/ion, ditojjlms, aspiêtes, eliionea, etc. Certains auteurs réunissent à ce ^'roupo les simulies ot autres mausti<|Uos, mais il convient d'en fairo un groupe particulier, dit de» $imuliid*'-a. Les bibionidés fossiles sont abondantsdans lo terrain tertiaire, où l'on retrouve lo» genres actuel» : bibion, plécie et diloplie, et d'antres éteints.

BIBISALTERNE Me bi, et bitalleme) adj. Se dit, en minéralogie, d'un cristal offrant deux rangs do facettes, <jui alternent ensemble.

BIBIITON («i — lat. bibere, boire) n. f. Action de boiro.

Bible (du gr. biblion, livre, c'est-à-dire le livre par i'xct:llcnce, tiré lui-même do bibtos, écorce de papyrus) n. f. L'Kcriture sainte, comprenant l'Ancien et lo Nouveau Testament; spécialement, pour les Israélitci, l'Ancien Testament : l/n patiage, une citation de ta Biule.

— Par antonom.. Livre, volume qui contient les mémos ouvrages : Une bible in-folio.

— Par anal. Livre authentique, impartial ; livre qu'il faut souvent consulter : Henri IV appelait ^«Commentaires de Montluc la Bible des soldat».

— Pliilol. Nom donné, au moyen âge, k des ouvrages satiriques : La Biblk Guyot. La BiBt.Kausei(/norde lUtrze.

— ËNCYCL. L'usage du mot Bible ne parait pas antérieur au temps de saint Jérôme (331-340); les Juifs désignaient l'ensemble do leurs livres saints sous le nom de

Ecriture», ou plutôt par chacune des [tartios <|ii .]v v TAoro (la Loi); Neh.>. , ":

distinguaient : Thora (la Lo Keloulim (les Hagiographes)

BIBI n. m. Petit chapeau de fei qui était à la modo en 1830 : Coi Gavarni connaît bien les bibis passes imperceptibles I (Th. Gaut.)

— Terme familier d'affection, :

tout à l'égard d'un enfant : Qu'as-tii donc à pleur pauvre bibi?

— Pop. Moi ; Ça, c'est à bibi. il On ajoute souvent : Et

BiBI Salima, princesse de Zanzibar, sœur du sultan Bargasli, née vers 1842. Elle fut enlevée par un Allemand, Rueto, qui l'épousa on Alleniagno. Son frère Sa'i'd Medjid conlisqua ses biens et lui défendit do rentrer dans sa patrie. La princesse, restée veuvo avec un fils et une lillo, dut donner des leçons d'arabe pour vivre ; elle fit entrer son fils à l'Ecole des cadets, d'où il sortit en 1884. Kn i^8:>, lo gouvernement allemand força Bargash à ivecvoir dans l'tle la princesse et son flis, mais ne put Iriir fairo rendre leurs biens. Bibi Salima a publié les .Ui'moires dune princesse arabe (Berlin, 1889).

BIBIADERI (mot hindou) n. f. Danseuse de l'Inde, bayadôre : I^s bibiadëri, avec leurs petits pieds chargés' de clocliettes d'or... (Th. Gaut.)

Sous le ciel étoile, trempant leurs pieds dans l'onde

Que parfument la brise et le gazon fleuri.

Et d'un bois de senteur couvrant leur gorge blonde.

Dansent à s'enivrer les bibiadëri.

De Banville.

BiBIANE (sainte), vierge et martyre, née à Rome, fut martyrisée en 363 avec tcrate sa famille. Sainte-Marie- Majeure, qui renferme ses reliques, fut construite sur l'emplacement de son tombeau. Fête le 2 décembre.

BIBICHE (de biche, avec répétition enfantine de la première syllabe) n. f. Fam. Terme d'affection qu'un homme adresse à une femme.

BIBINAIRE d'un cristal prodi deux rangées.

BIBINE n. f. Pop. Cabaret de bas étage : Les bibines des chiffonniers.

BIBINO-ANNULAIRE (de bi, et bino-annulaire) adj. Se dit, en minéralogie, d'un cristal offrant un anneau de facettes produit par deux décroissements.

BIBION (du lat. 6iôio, petite grue) n. m. Genre d'insectes diptères, type de la famille des bibionidi'.s, renfermant des formes lourdes, à abdomen cylindrique chez les femelles, allongé chez les

mâles, dont la tète est globuleuse.

— Encycl. Les bibions sont vulgairement nommi'S mouches de la Saint- Jean ou do la Saint-Marc, Bibion (grand, nat.). suivant les époques où

ils paraissent. Les larves se développent dans le terreau, dont elles sortent en hiver pour apparaître à la surface du sol, en quantités souvent considérables. On en connaît vingt-cinq espèces d'Europe. Nous citerons le 4i6io Marci, noir, assez grand ; le ôj'iio hortulanus, femelle rouge, mâle noir.

BIBIONIDÉS (rad. bibion) n. m. pi. Famille d'insectes (liptiTos lu'iiiooil'rcs, renfermant des mouches à corps cvlin.lrique, alloniré, mais présentant d'assez grandes diflV

les Ecritures saintes d. j : .s i , i' s. Plus tard, ils dislingnèrent cniro ÏXi.ci'h h le \ :.( Testament. Ces noms procèdent encore du ju-

• <•.■■. Les anciens prophètes considéraient la religion i'<:ii lis étaient les interprètes comme une alliance (ôeriilii iaite par l'Etemel avec les Israélites, le peuple élu par lui parmi tous les autres. En grec, langue dans laquelle sont rédigés les livres particuliers au christianisme, ier/(/i fut rendu par le grec dialltèké (contrat), do

qu'ils appelaient l'alaia Diatheké, l'Ancienne Allia latin traduisit Diatheké par Testamentum, acte, preuve jjar écrit, attestation écrite. Les latins appelèrent donc Vêtus Testamentum l'Ancien Testament, les livres du judaïsme, et Novum Testamentum le Nouveau Testament, les livres dos chrétiens. V. Nouveau Testament.

— Ancien Testament. L'Ancien Testament nous est parvenu en trois langues : l'hébreu, le grec et le latin. On sait ouc la première est la langue originale.

La version grecque, dite des Septante, ou plus simple

Septa

. été faite à Alexandrie (

, , Egypte, au

temps des Ptolémées, de Ptolémée II Philadelpne (285 à 247 av. J.-C), selon l'opinion commune. V. Septante.

La version latine, dite Vulyate, est attribuée à saint Jérôme, qui l'aurait écrite entre 390 et 463 apr. J.-C. V . VuL-

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