CATALAN — CATALOGUE
— Méthode catalane. Procédé qui, dans la réduction du minerai de fer, consiste à remplacer la houille par le charbon de bois. (Ou emploie à cet effet un foyer catalan ou forge catalane, se composant d'un creuset emprisonné dans un massif en maçonnerie et situé au-dessous d'une tuyère. C'est une méthode presque abandonnée auiourd'iiui, à cause du peu d'homogénéité du métal obtenu. On l'employait surtout en Corse et dans les Pyrénées, contrées riches en bois et en bons minerais.) 'V. fer.
— n. m. Linguist. Idiome parlé en Catalogne : S'exprimer en CATALAN.
— Hortic.Variété de prune verte. I|0n dit aussicATALOGNE.
— Mar. Bateau de poche espagnol, qui ne sort pas do la Méditerranée. (Il a servi de type aux bateau.^ napolitains, aux maltais. C'est le bateau qui, proportionnellement à sa grosseur, a la plus grande voile. Il ligure dans toutes les pointures classiques du xviu" siècle) :
S'embarquer sur un catalan.
— Encycl. Géogr. et hist.
De tout temps , les Catalans ont été renommés pour leur
leur
amour
peuple
d'Afrique, dont ils dressaien un fort curieux portulan, qti appartient à la Bibliothèque
nationale et que les gco- - - , --;^,^;--.i; ~ graphes désignent sous le
nom de « carte catalane ». D'une activité infatigable, les habitants de la Catalogne se livrent avec le même succès à l'agriculture, au commerce ou à l'iodustrio. Us ont toujours montré un esprit d'indépendance qui les a poussés souvent à la révolte. Sous les rois d'Aragon, ils partageaient le pouvoir législatif avec le souverain ; et, aujourd'hui encore, ils restent tellement attachés à leurs privilèges (/'l'eroî), que, chaque fois que le gouvernement espagnol cherche à faire disparaître un de ces vieux privilèges, il se heurte à une résistance opiniâtre.
— Linguist. La langue catalane appartient à la grande famille des langues romanes, et plus particulièrement au groupe hispanique, qui comprend, en outre, le portugais et le castillan. Elle a des affinités très grandes avec le provençal et avec les divers dialectes de la langue d'oc. C'est une langue poétique, littéraire, qui est parlée non seulement en Catalogne, mais dans presque tout le royaume de "Valence, aux Baléares, sur quelques points de" la Sardaigne et dans le Roussillon ; elle était jadis en usage dans le royaume d'Aragon.
— BiBLioGR. : Jaubert de Passa, Recherches historiques sur la langue catalane; Ballot y Terres, Grammatica de la lenfjua calalana (1814).
Littérature catalane. L'histoiro de la littérature catalane so partage en trois périodes : la première commence au xiii' siècle et atteint le milieu du xiv" ; la seconde s'étend du milieu du xiv» siècle jusqu'au milieu du xv« ; la troisième, la plus intéressante, va de cette époque jusqu'à
oploya lui-même dans ses o'uvrages ■ de la langue provençale, qui était alors la langue littéraire de la Catalogne. On a de lui une Chronique et un recueil de sentences ; lo Libro de la saviera. Il existe, de cotte époque, d'autres chroniques intéressantes dues à Pigpardiues, Ribera de Perpeja, Muntaner, Domenech, Francech, et des traités curieux de théologie et de philosophie. Raymond Lulle a composé des poésies mystiques î Febler est connu par son poème didactique : Linatges de ta conquisla de Valencia ; Muntaner, plus célèbre comme chroniqueur, écrivit aussi en vers.
Durant la seconde époque, au milieu du Xïv" siècle, l'Italie surtout, grâce à Dante et à Boccace, imprime à la littérature catalane une impulsion particulière. La prose résiste mieux et conserve son caractère national. Les compositions philosophiques et théologiques abondent; le Banquet des douze ermites est une des productions les plus remarquables dans ce genre. L'histoire est traitée d'une façon plus érudite, par suite de la connaissance des ouvrages de l'antiquité. Les Chroniques du chevalier Tomich, ainsi que celles de Turell, offrent un véritable intérêt.
Avec la seconde moitié du xv" siècle, commence une ère de perfection. Ausias March écrit le poème : De Amor. Jaume Roig, son contemporain, nous a laissé des Irobas et différents autres poèmes. Il est surtout connu par son Libre de conseils. Joanet Martorell donne son roman de chevalerie Tirant-loblanch. A Jayme GaïuU nous devons le poème intitulé : Plaintes des laboureurs de la plaine de Valence; à FenoUar, un recueil de chansons, Obi-es 6 trohes, V Histoire de la Passion, la Dispute des jeunes et des vieux, etc.; à Farrer, le Réconfort ou Conort. Plus tard, l'influence castillane envahit et finit par absorber la littérature catalane. Nous trouvons cependant encore quelques noms dignes d'être mentionnés : Serati, Pujol, Garcia.
— BiBLioGR. : Pers y Ramona, Historia de la lengua y de la literatura catalana (Barcelone, 1857); Cambouliu, Essai sur l'histoire de la littérature catalane (Paris, 1857) ; Rubio y Ors, Brève resena del actual renacimiento de la lengua et literatura catalanas (Barcelone, 1877 [trad. en franc, par Ch. Boy, 1879)).
Catalan (Arnaud), dit Tremoletta, troubadour provençal du xin" siècle, dont on connaît une dizaine de pièces de vers. D'après une légende aujourd' hui reconnue fausse, il aurait été assassiné dans le 'bois de Boulogne, à l'endroit où se trouve encore aujourd'hui une pyramide remplaçant une ancienne croix de pierre appelée Croix Catelan, et qui a donné son nom au Pré Calelan, situé dans le voisinage.
Catalan (Eugène-Charles), mathématicien français, né à Bruges en 1814, mort à Liège en 1894. Elève de l'Ecole polytechnique, il renonça aux ponts et chaussées pour s'adonner à 1 enseignement, et professa les mathématiques. Catalan prit part à la révolution de 1848, refusa de prêter serment à l'Empire, et redevint professeur libre. En 1865, il alla occuper une chaire d'analyse à l'université de Liège. Outre de nombreux et savants mémoires, on doit à ce professeur éminent des ouvrages classiques très estimés.
Catalani (Angelica), cantatrice italienne, née à Sinigaglia en 1779, morte à Paris en 1849. A peine âgée de seize ans, elle débutait à Venise, se faisait entendre ensuite à Florence, Milan, Trieste, Rom.' et .Nai'los, à
Lisbonne, où, en 1804, elle épousait ^,^::ll !■. in. :rr
attaché à l'ambassade de France, l'i, ' !!'■
chanta dans des concerts, à Londres 1 : i nit
en Franco, et obtint la direction du lu.. -Ii..,,. . i:ilo
no la garda pas longtemps, et bieutùt luui i-iii .i uj\crs l'Europe une nouvelle série de voyages. Elle so retira à Florence. Au commencement de 1849, elle revint à Paris, où elle fut frappée par le choléra.
CatalANO (Ottavio), prêtre et compositeur italien, no à Enna (Sicile), vers la fin du xvi» siècle, fut d'abord chanoine à Catane, puis devint maître de chapelle à Messine. On connaît de lui des recueils de motets. Catalane fut un des premiers compositeurs qui firent usage de la basse continue chiffrée pour l'orgue.
catalans n. m. pi. On appelle Catalans (ou Grande Compagnie catalane) des aventuriers que Pierre d'Aragon mena en Sicile contre Charles d'Anjou, en 1282. Il On nomme aussi catalans les personnes qui, après l'emprisonnement de Charles IV, duc do Lorraine, à Tolède ( 1 6541, étaient soupçonnées d'avoir fait secrètement lo pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. — Un catalan.
— Encycl. En 1302, les catalans passèrent de Sicile en Grèce, pour combattre les Turcs, au service de l'empereur grec Andronic ; puis ils allèrent en Asie Mineure, toujours combattant pour l'empire d'Orient. Mais ils se tournèrent contre lui, lorsqu'on 1305 l'empereur eut fait assassiner leur chef, Roger do Flor. Après des vicissitudes variées, ils s'établirent dans le duché d'Athènes, où ils restèrent jusqu'à la fin du xiv« siècle.
CatalAUNI, peuple de l'ancienne Gaule, dans la Bel-
;que II', entre les Rémi au N., les Veroduni
g.qi
gones au s. et les ouessiones a lu. Leur viiie principale était Catalaunum, actuellement Châlons-sur-Marne. Il Sing. Cataladnds (tiuss).
CaTALAUNIENS (lâ-ni-in) ou CaTALAUNIQUES {lônik') [champs], nom donné par les auteurs du début du moyen âge aux plaines de la Champagne qui appartenaient aux catalauni. Aurélien y vainquit Tetricus en 273 ; en 394, le général romain Jovin y détruisit une armée germanique ; enfin, en 451 , s'y livra la fameuse bataille dite « de Châlonssur-Marne », où Attila fut vaincu par le général romain Aétius, assisté de Mérovée, roi des Francs, et de Théodorio I", roi des Wisigoths, qui périt dans le combat. On a placé longtemps cette action célèbre aux environs de Châlons-sur-Marne, sur le territoire de la Cheppe (cant. de Suippes), à un endroit où l'on voit encore des débris do retranchements dits » camp d'Attila » ; mais il paraît aujourd'hui établi que l'action eut lieu au Campus Mauriacus, à quatre kilomètres de Troyes, sur la route de Sens. Quelques historiens, suivant le témoignage du chroniqueur Idace, avaient pensé que l'action s'était engagée, non en Champagne, mais aux environs de Metz. La légende rapporte que tel fut l'acharnement qu'après le combat les mânes des soldats morts se battirent encore, trois jours durant, sur le champ de bataille. Jornandès raconte c(u'un petit ruisseau, qui coulait au milieu de la plaine, s'enfla tellement par le sang versé qu'il devint un torrent impétueux. Attila, vaincu, se retrancha derrière un rempart de chariots. Il forma avec des selles de chevaux un immense bûcher, sur lequel il se plaça. Les Huns se tenaient au pied, des torches à la main, tout prêts à y mettre le feu. Les alliés n'osèrent affronter le désespoir des Huns, et laissèrent Attila rentrer en Germanie. Attila partit, et la Gaule fut définitivement délivrée de celui qui se faisait appeler le « fléau de Dieu ».
CataLDI ou CataldO (Pierre-Antoine), mathématicien italien, né à Bologne en 1548, mort en 1626. Il fonda à Bologne une académie de mathématiques, et il publia
CatALDUS ou CataLDE (saint), deuxième évêque et patron de Tarent© au vi» siècle. Son nom, depuis longtemps oublié, devint tout à coup célèbre en 1492. La tradition rapporte que deux prêtres le virent apparaître pendant leur sommeil et reçurent l'ordre d'aller déterrer un livre où il avait prédit les événements qui étaient sur le point de se réaliser, et de remettre ce livre à Ferdinand le Catholique. Un manuscrit d'apparence très ancienne fut, en effet, trouvé au lieu indiqué : il recommandait de persécuter les juifs et les Maures.
OATALECTES {lékf — du gr. catalégein, choisir) n. m. pi. Recueil de fragments choisis, de morceaux détachés d'un ouvrage.
CATALECTIQUE [lèk-tik' — du gr. katalèktikos, qui se termine brusquement; de katalégein, cesser) adj. Métriq. anc. Vers qui se termine par un pied incomplet. Il est dit catalectique in duas syllabas, s'il manque une syllabo (hexamètre daciylique) ; in unam syllabam, s'il manque deux syllabes (pentamètre) ; brachycatalectique, s'il manque
CATALEPSIE {lè-psl — du gr. catalêpsis, action de saisir) n. f. Etat particulier dans lequel les muscles volontaires cessent d'obéir à la volonté et gardent les attitudes diverses qu'on leur donne.
— Enctcl. La catalepsie n'est pas une maladie, mais un symptôme relevant le plus souvent de la grande hystérie. A été souvent confondue avec l'état léthargiqi ' " " ' ■ lues de l'h
lypn, ihca' élasticité, modification qui dépend elle-même d'un trouble dans l'innervation motrice. L'action autonome des centres cérébraux sur certains nerfs moteurs ne peut plus s'exercer dans ce cas, sous l'influence des incitations de la mémoire et de l'association des idées : il faut aux muscles une excitation extérieure, mécanique ou autre; un membre plié, par exemple, reste plié jusqu'à ce qu'on le déplie, comme s'il était de cire molle. Ce qui différencie l'état tétanique do l'état cataleptique d'un muscle, c est que, dans lo premier cas, il y a une résistance ; dans lo second, aucune. . .
que les phénomènes chimiques qui constituent la
sie plus ou moins complète en rapportavec l'aboulie. Enfin, Ch. Richet remarque que, chez les hystériques somnam-
l'intelligence, de catalepsie psychique. Si, par exemple, on place un membre de l'un de ces malades dans une position qui éveille quelque passion vive, on voit tous les muscles conformer leur attitude à cette indication automatique.
En résumé, l'état cataleptique résulte d'une altération aboulique de l'innervation motrice et, par suite, de l'impuissance des centres cérébraux à résister aux excitations réflexes transmises mécaniquement aux muscles et à déterminer la contraction et lo relâchement volontaires de ces muscles. Les muscles dits « de la vie végétative » échappent à la catalepsie ; le cœur ne cesse pas de battre, les mouvements de respiration, de déglutition, etc., continuent à s'effectuer à peu près normalement.
La catalepsie se rencontre dans toutes les maladies mentales où la volonté est atteinte : dans l'hystérie, la manie, l'hypocondrie, la mélancolie avec stupeur. Les influences les plus diverses : impressions morales vives, influences atmosphériques, imitation (comme dans les expériences publiques des magnétiseurs de profession), peuvent amener 1 attaque cataleptique ; dans l'hypnose, la fixation d'un objet brillant, la convergence prolongée des axes visuels, suffisent à la provoquer. Elle débute par do la céphalée, des bâillements, comme dans l'hystérie, ou bien brusquement, et le malade reste dans la position où il est ainsi surpris, quelque fatigante ou anormale qu'elle soit. L'apcès, d'une durée plus ou moins longue, se termine d'ailleurs aussi rapidement. Il est avantageusement modifié par les excitants cutanés, les inhalations d'éther, de chloroforme, d'ammoniaque. Mais l'état cataleptique n'étant qu'un sjfmptôme, le ' général est celui de la maladie qu il manifeste i
Dr la catalepsie partielle et passagère
li iiir .1-. . llcidcnh^in, derSogenannle
1 , 1880); P. Richer. la
|.. I ihllcs de La Tourette,
CATALEPTIQL
: pouvons i
— Ijot. So .ht .1..S plantes dont les divers organes ne reprennent jamais leur direction première et naturelle, lorsqu'elle a été changée par une force ultérieure. (Tel est le dracocépliale ou la physostégio de Virginie.)
— n. Personne atteinte de catalepsie : Un cataleptique. Une cataleptiquk.
— n. f. Nom donné au dracocéphalo de la Virginie. CataLINA (La), village des Antilles espagnoles (île de
Cuba [prov. de La Havane]); 6.100 hab.
CATALION n. m. Bot. Syn. de baeraldéie.
CATALLACTES (du gr. katallassein, associer) n. m. pi. Groupe de protozoaires, créé par Hœckel pour cer— ' — petits organismes observés sur les côtes de Norvège présentant sous la forme d'une sphère transparente, constituée par l'association d'un grand nombre do cellules piriformes. — Un catallacte.
— Encycl. Cetto petite colonie animale finit par se desagréger, et chacune des cellules, devenue indépendante, va au fond de la mer, où, après avoir contracté ses cils, elle nage à la façon d'une amibe. On donne à ces petits êtres le nom de maqosphxra planula Hœckel.'La plupart des naturalistes placent cette forme représentative du groupe des caltalactes à la suite des infusoires flagellates.V. magosph^ra.
CATALOGNE n. f. HortiC. V. CATALAN.
Catalogne, capitainerie générale do l'Espagne du Nord-Est. L'unité de la contrée est formée par les sierras entre la Sègre et la Méditerranée : sierras de la Llcna, de Monserrat et de Monsény, qui sf snu.iont sur la rive droite do l'Ebre aux monts Univi-rs;i|.^, n, ^ n- !.■ N., aux Albères et aux Pyrénées, par la s u del Cadi. A l'O. de ce système, plaine do Lérida, prolongée ptir haute vallée de la Sègre, ou Cenla forme une dépression qui a servi chemin aux Romains, aux Wisii;.
et aux Carolingiens (marche >ï .
pagne [comté de Barcelone]), vo!
sény, 2.881 m.)
fatigue paraissent exister réellement dans le muscle c leptique, \a.sensalion de fatigue n'est jamais perçue, doute parce qu'i' ' ' ' ''' "
,, comme chez les hystériques, aoesthé-
a de Catalogne.
Quant au climat, elle
.aussi favorisée que la Provence, avec ses tièdes hivers sans mistral, son printemps et son automne humide, et les réserves d'eau que lui apportent, pendant l'été sec et radieux, la Sègre et les Noguerras, le Ter, le Llobregat. Sur le littoral, les palmiers nains se mêlent aux aloès. Le sol (Cardona), la houille (Ter), les eaux thermales, la pêche des sardines sur la côte, les cultures d'orangers, d'oliviers, de la vigne (Peralta), du blé (Rioja), du mais, les industries textiles de Barcelone, Reus et Lérida, en ont fait une des régions les plus riches d'Espagne, et son importance maritime a toujours été grande dans 1 histoire de ce pavs. Les quatre provinces que forme la Catalogne : Lérida, Barcelone, Tarragone et Girone ont 32.500 kilom. carr. et 1.850.000 hab. ; les plus grandes villes sont, dans la partie commerçante et industrielle, Barcelone et Gracia.
CATALOGOGRAPHE (du gr. katalogos, catalogue, et graphein, écrire) n. m. Celui qui dresse et rédige des catalogues.
CATALOGOGRAPHIE(/'i)n.f.Artdedresserlescatalogues.
CATALOGUE (logh' — gr. katalogos; de kala, sur, et logos, di.scours) n. m. Liste, énumération de personnes ou de choses classées dans un certain ordre : Catalogue des saints et des martyrs. Catalogue alphabétique de Itvres.
— Antiq. Rôle de cadre, liste d'appel des anciennes troupes grecques.
— Astron. Catalogues d'étoiles. V. étoile.
— Littér. gr. Cataloque des vaisseaux, Nom donne par les grammairiens anciens à l'énumération des troupes achéennes, dans le second livre de VIliade. Les poètes épiques postérieurs, Virgile, Silius Italiens, etc., ont suivi l'exemple d'Homère en donnant des catalogues.
CATALOGUEMENT - CATAPLASME
: Rayez cela de votre cataloflu
|ipliqu6 aux coUoctions lômo cote, des liasses
uiiorio, par Aide Manuco -.'Libri ataloguo méthodique, divisé en a, Poetica, Loqica, Philomphka^
..,i.c. Lço uuuUu„iuo ,..c.-, ^laudcs .-'■s sur liclms niuljilos, (jui pormotil.itions et les remaniements.
1 'S Je livres imprimés, il faut citer inscrits, dont le plus important est lies manuscrits conservés dans les . lie France (à l'exception de la Bill faut enfin citer les catalogues de s sont des publications de luxe, avec ■iiicipales œuvres d'an exposées.
ultat de cette action UUdwtlièque nationale a été laborieux et long.
CATALOGUER (ghé)v. a. Dresser un catalogue; arranger, disposer des noms de personnes ou de choses dans un certain ordre ; Catalogdee des commerçants, des plantes.
CATALOGUEUR (gheur') n. m. Celui qui dresse, qui rédige des catalogues.
CATALOTIQUE (du gr. kalaluein, laver) adj. Se disait des médicaments que 1 on prenait en lotion.
CATALOUPFE n. f. Tissu de soie du genre des brocatclles, appelé aussi damasquin, au xvii» siècle.
CATALPA n m n.^nre de bignoniacées, tribu des téco-
?""'^ ' ni in; ^v rspèces originaires de l'Amérique
duN.i 1 : - ,1 , lu Japon.
— ' I .1, devenu le type d'un genre parti-
-"'■ ' •'"' arbre, de !a famille des '
20. Les fleurs, grandes, blanches, tachées do pourpre, „io.,» A r«,..„^„,...t ,1 ameaux, des panicules un peu Les fruits sont des capsules en
lâches, mai forme de g déliassant
, longu
a grosseur d une plu couleur est a un brun foncé.
CATALPATE n. m. Sel résultant de 1'
CATALPINE n. f. Glucoside qu'on troi et le fruit du cntalpa b!iinonioi,fes.
CATALPIQUE n.li S,' ,!il il'ui, aride I
:ion de 1 acide dans l'écorce rait des fruits
'■■ll"0' a été obtenu en 1 iiHMit hachés du catalpa ; m l'ii los grasses de l'extrait sulfure de carbone; pour le par l'alcool. C'est un acide irciuo, se présentant en cris-
chorché d'abord à s'en rendre compte en admettant dans les corps qui les produisent une force particulière cachée, inconnue, qiu- l'rui 'li-n-n.-ii' ' ous lo nom do force cataly-
tique;mMs l;r-ii.ii!i >•• inrnt remarquer que la force
catalytiqu.' n ,.,,,, . niaphysiuue qui n'expliquait
non, et qci nu , lurce, c'était mettre un mot
a la place ■! 111. i.ui, n „■ ii^i^ror satisfait.
CATALYSER v. a. Du'jouiposer, modifier par catalyse.
CATALYTIQUE adj. Qui a les caractères do la Gâtais se ■ Inflnatr,' lATALÏTlCJOE.
CATALYTIQUEMENT adv. D'une manière catalytiquc, par catalyse : Corps catalythjukmknt décompos''.
CATAMARAN, CATAMARON ou CATIMARON n. m. Ra-
anglais, sous l'inspiration de lord Mciville, alors a la tète de l'amirauté, pour détruire la flottille française réunie à Boulogne, en 1804. Ello eut lieu dans la nuit du 2 au 3 octobre 1804. Des radeaux, nommés catamarans, sortes de grands cort'res contenant de la poudre, des matières inflammables et un mouvement d'horlogerie destiné à provoquer l'explosion au moment voulu, furent lancés, grâce à un vont favorable, en avant du port de Boulogne, par l'amiral anglais Keith. Pitt et plusieurs autres mmistres s'étaient établis au château de Walmer-Castle, d où ils pouvaient être témoins du succès infaillible de l'expédition. Mais le gouvernement français, averti, avait donné des ordres en conséquence. Des manoeuvres habiles écartèrent les brûlots, et l'expédition échoua dans le ridicule.
Catamarca ou San-pernando de Catamarca, ville de l'Amérique du Sud, ch.-l. de l'un des Etats constituant la république Argentine. Située sur le flanc oriental des Andes, à une altitude relativement élevée (572 m.), ello jouit d'un climat très sain, et est entourée de riches cultures. — La province de Catamarca sl 90.200 hab.
CATAMÉNIAL, ALE, AUX (du gr. catamèma, menstrues) adj . Qui a rapport aux menstrues des femmes : Flux cata-
CATANANCHE (du gr. katanagchê, contrainte, parce que cette plante, employée dans la composition des philtres, passait pour inspirer l'amour) n. f. Genre de composées, tribu des chicoracées, renfermant des plantes herba cées de la région méditerranéenne. On cultive, sous le nom de cupidone, une espèce à capitule bleu et pourpre (ciipidonc cxrulea).
CataNDUANES, lie de rOcéanie espagnole (Malaisie [archipel des Philippines)) ; 8.100 hab. Sa capitale est Catanduanes Bato, située près de l'embouchure du rio de Bato ; 6.740 hab.
CatanE (ital. Ca(ama), ville du royaume d'Italie (île de Sicile [prov. de Catane)), sur la mer Ionienne; 127.100 hab. \Catanais, aises.] Port trop peti (jue des travaux important " dustrie assez active, Catane a d< fabriques de soieries et exporte la laine, des céréales, du vin, soufre. Grâce au voisinage dellv Catane peut exporter de ia gin.
Malte et dans l'Italie du Sud. ^ activité commerciale est ass.
grande. Université fondée en IJ.')
Catane, une des plus ancieniu colonies grecques de Sicile (sa for dation remonte au vu» s. av. J.-t ICnlina ou Calanal) , fut très prospère sous les Romains. Depuis, fort éprouvée par les tremblements de --s. -,. v,a.auc.
terre et par les éruptions de l'Etna, dont les laves arrivèrent plusieurs fois jusque dans les rues de la ville, Catane est devenue le principal centre des voies ferrées de la Sicile. Ruines romaines assez nombreuses.
Catane (province de), division administrative du royaume d"Italie (Sicile), sur la côte est. Sol montagneux, avec, au N.-E., les croupes volcaniques de ""'
lin, chanvre, réglisse ; ambre et régi; de produits agricoles et manufacturés; 672.025 hab., sur 4.984 kilom carr. — Le circoûdario a277.000lial..
Catani (Damiano), amiral ^.:-nois du XIV' siècle. Il fut chari;.., en 1373, d'une expédition contre l.s Cypriotes, qui avaient massa, r..
tous les Génois résidant dans I île, et, avec sept galères sei ment, il prit Nicosie et Paph mais il usa modérément de sa >
CatanzaRO, ville d'Italie (Ca- Armes de Cataniaro. labre), ch.-i. do la province de Ca-
tanzaro, à 8 kilom. du golfe de Squillace ; 34.200 hab. Evéohé sutfragant de Roggio; cour civile d'appel et cour criminelle ; lycée ; écolo académique. Fabrique do soieries, velours, tapis; commerce de soie, grains, huile et vins estimés. Château construit par Robert Guiscard. Cette ville soufi'rit beaucoup du tremblement do terre do 1785. — Pop. du circondario du même nom : 146.050 hab. La drovince de Catanzaro, ancienne Calabre Ultérieure 11', est peuplée de 464.000 hab., sur 5.174 kilom. carr.
CataoNIE, pays do l'ancienne Asie Mineure, situé entre le Taurus et r.\nti-Taurus, et compris tantôt dans la Petite Arménie, tantôt dans la Cappadoce. Sa capitale était Comana. *^
: trop peu profond, bi
e gouvern
ardio.iiD'autrosoftlciers, revêtus du mémo titre, étaient spéciaux : catapan
de Aicopolis, des mardallet.
CATAPANAT (na) n. m. Dignité do catapao ; province régie par un catapao.
CATAPASME (fiastm'— gr, katapatma, tout ce qui sert a saupoudrer) n. m. Poudro dont on saupoudre une partie du corps, pour remplir quelque indication.
Çatapatha-BRAHMANA n.m. Annexe de la Samhitâ blanche du Yadjour (Yajur) Véda, dont la composition est attribuée au céfèbre richi Yâjnavalkya, l'un dos plus importants dos livres sacres do l'indo en ce qui concerne le rituel et la mythologie, à laquelle il donne une forme plus arrêtée ouo les autres brahmanas, si mémo il n'en est pas la véritable source.
CATAPAZLA n. f. Au Brésil, Impôt que l'on prélevait sur le café à l'exportation, il n. m. Employé qui surveillait l'embarquement des cafés.
CATAPELTIQUE n. m. Maniement de la catapulte.
— adj. Qui a rapport à la manœuvre de la catapulte :
hxerciccs CArAl'KLTIQUES.
CATAPHASE (du gr. kataphasis, affirmation) n. f. Log. auc. Afiirmation, par opposition à I'apopuase.
CATAPHONIQUE (du gr. kata, contre, ot phônè, voix) n. f. Phys Syn. do catacousiiqoe.
CATAPHORA mot gr.) n. m. Assoupissement profond,
t:.A I APH..H1..SE 'lu gr. cataphérein, appliquer, pousser nno autre) n. f. Introduction électrique I' ■■•■ e . 'lans l'organisme.
— Kncvcl. La cataphorése, tentée par Pivati, de Florence, dès 1750, a été reprise plus scientifiquement depuis. L'électricité statique, les courants induits et les courants continus produisent la pénétration cataphoréliquo en partie infinitésimale. Les courants continus ont, en plus, une action électrolytiquo qui devient double, s'effectuant à la fois aux dépens du médicament ot du tissu morbide. Le dispositif est celui do la galvanoplastie, avec cette difi'érence que les électrodes, imbibées de la substance active ou la contenant, sont placées sur le patient, de façon à comprendre la partie lésée entre les deux pôles. Selon l'organe malade, l'instrumentation change : les électrodes deviennent des trocarts, des ventouses, des tubes, des tiges métaUiques, des plaques.
CATAPHORÉTIQUE adj . Qui se rapporte à lacataphorèso.
CATAPHRACTAIRE (A(éT') ou CATAPHRACTE (du gr. /wMp/irac/és, cuirasse) adj. et n. m. Se dit des soldats qui étaient armés d'une cataphracte. Ii On appelait aussi cataphkactaires des soldats armés spécialement pour combattre les éléphants.
CATAPHRACTE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. f. Antiq. Nom d'une armure faite de toUe ou d'une peau sur laquelle étaient cousues des lames de métal disposées en
écaille, et dont les cavaliers étaient entièn
Encycl.
la première protégeait tout le devant du corps, jambes et mains comprises ; la seconde, s'agrafant sur la première, couvrait la partie postérieure. Le tout, fort souple, était complété par des bottes et un casque de même
' était faite de deux pièces :
Calaphractaira (colonne Trajane).
lin le Pie
. des Sarmates.
des Partbes.ElIe fut introduite à Rome, à une date qu'il est difficile de
déterminer. 11 est certain que, sous Antonin le Pieux, il y avait dans l'armée romaine des catapbractaires, et que cette armée prit, dans la suite, une grande importance.
CATA.PHRACTE (même étymol. qu'aux deux art. précéd.) adj. a raii5eauca(apArac(e, "Vaisseau ponté des Grecs et des Romains.
CATAPHRACTE, ÉE adj. Art milit. anc. Qui est muni d'une armure défensive complète.
— Zool. Qui a le corps enveloppé d'une cuirasse.
. Syn. PHT0BA.
CATAPHRYGIEN, ENNE (}*-">. en') n. et adj. S'applique
i s le reliques du II' siècle de notre ère, qui disaient que l'sj.rii saint avait été envoyé non aux apôtres, mais à
ii\. — les CATAI'IIRTGIENS.
CATAPLASME {plassm' — m. Méd. Topique composé [.[ilique en l'étendant : Catai iplasme gati
mplâtre) que l'on
pâte epa de farine de lin (jue. Sorte de petite pile voltaïque alTec-
— Par plaisant. Aliment trop épais : Soupe qui est un véritable cataplasme.
— Hortic. Préparation de terreau et de bouse de vache pour recouvrir les plaies des arbres, n On l'appelle aussi
ONGUENT DE SaINT-FIACRE.
— Enctcl. Le cataplasme est constitué par une masso molle et humide, enveloppée d'une étoflTe perméable à l'humidité, à laquelle on a incorporé, suivant les cas, diverses substances médicamenteuses. L'application d'un cataplasme équivaut, en somme, à un bain local.
tal
pomme do
terre, moutarde), des feuilles fraîches, des fleurs, des bulbes ou racines pilées, des poudres ligneuses (tan, quinquina), des substances animales (œufs, chair et jusqu'aux vers do terre) auxquels on incorporait, suivant les cas, do l'eau, du lait, du vin, de l'huile, des décoctions neuses, etc. Enfin, on peutajouter à ces ingrédi*
- ■ — •■ narcotiques
des teintures amères, aromatiques o
ilagionda-
CATAPLECTIQUE — CATARACTE
(laudanum), des solutions astringentes (acétate de plomb, alun). On remplace souvent le cataplasme par des compresses épaisses de linge ou de tarlatane. Il importe, surtout lorsque la peau est écorchée ou ulcérée, de rendre le cataplasme ou les compresses parfaitement aseptiques. Une; ' " ■"
t l'introduction
défaveur où était tombé le catapla
en médecine de l'antisepsie et de l'asepsie.
Les effets généraux des cataplasmes dépendent plus spécialement de la température du topique ; à une température un peu plus élevée que celle de lapeau, ils ramolhssent les tissus, ouvrent les pores et facilitent aux organes situes plus profondément l'absorption des principes médicamen teux qui leur sont incorporés. A une température plus élcx t ( encore, si on les fait agir sur une large surface, et si I on empêche l'évaporation de l'humidité qu'ils contiennent au moyen d'une enveloppe imperméable, ils constituent une sorte de bain de vapeur local ; ils produisent alors un alflu\ plus considérable des humeurs et un etfet révulsif ou itii vatif; c'est de cette façon qu'agissent les catapi ism s appliqués chauds sur les extrémités, pour dégager la t (c et la poitrine congestionnées. Si, au contraire, les tata plasmes sont appliqués froids, ils ont pour effet de laire contracter les pores de la peau et de faire refluer le san^, des capillaires en dégorgeant ainsi directement la partie
C ' '.le cataplasme émoUient ou
1' I ' Il ■ II' I' (Il IIS, fécules et bouillies cuites, il s IfS périodes de la phlegmasie, iii I • I II I la résolution (cataplasme rés II II II . s, I i| , ,,!, \ , iiiu. h, lier la suppuration (cataplasme maturatif). Les cutaphismcs toniques ou astringents sont composés de poudres toniques ou astringentes, de pulpes, de fouilles, etc. Ils ont pour objet de déterger des ulcères atoniques, de favoriser la chute des escarres gangreneuses, d'arrêter les hémorragies. Le cataplasme excitant est composé de feuilles, de pulpes, de poudres, d'onguents et de diverses autres substances aromatiques, résineuses, acides, ammoniacales ou alcooliques. Il s'applique aussi sur des ulcères, des tumeurs indolentes, sur les engorge-
sif. Le cataplasme irritant possède les mêmes propriétés excitantes, mais à un plus haut degré (sinapisme ou cataplasme de farine de moutarde). Le cataplasme narcotique ouanesthésiqueest composé de feuilles de plantes narcotiques cuites et hachées, ou bien d'un cataplasme émollient ordinaire, imbibé ou arrosé d'une préparation narcotique oii calmante (cataplasme laudanisé). Ces topiques sont employés à calmer les douleurs superficielles ou profondes.
CATAPLECTIQUE (plé-ktik') adi. Qui a rapport à la cataploxie.
CATAPLÉITE (du gr. katapléos. rempli) n. f. Silicate hydraté naturel de zircon, contenant de la soude, de la chaux, un peu d'alumine et un peu d'oxyde ferreux.
— Enctcl. La catapléile, dont le poids spécifique est égal à 2,8 et la dureté à 6, n'a encore été trouvée que dans la syénite de Lamoë, en Suède. C'est une substance d'un rouge de zircon foncé ou d'un brun jaunâtre, ces deux couleurs passant de l'une à l'autre. Sa poussière est jaune Isabelle, sa cassure en partie vitreuse. Elle se présente en petits cristaux qui aflectent la forme d'un prisme hexagonal. Au chalumeau, ce minéral fond facilement en émail blanc. Réduit en poudre, il est soluble dans lacide hydrochlorique avec gelée.
CATAPLEXIE {plé-ksi — du gr. kataplexis, stupeur) n. f. Autrefois, Attaque d'apoplexie, n Stupeur.
— Encycl. Preyer désigne aujourd'hui sous ce nom des phénomènes qui se confondent avec la catalepsie des animaux, mais dont la frayeur et la crainte sont, pour cet auteur, la véritable origine. Le plus connu de ces phénomènes est le suivant ; si l'on fixe sur une planche, le bec placé dans le prolongement d'une raie blanche, une poule par exemple, l'animal, au bout de peu de temps, semble frappé de stupeur et conserve sans résistance les attitudes qu'on lui impose. A. Kircher avait réalisé cette expérience dès 1685. On peut encore obtenir des résultats analogues "1 mettant sous l'aile la tête de l'animal et en le balançant
L'état cataplectique cesse aussitôt que le de sa première terreur.
CATAPPA n. m. Bot. Section du genre terminalie.
CATAPTOSE (du gr. kataptôsis, chute) n. f. Chute soudaine déterminée par une attaque d'épilepsie ou d'apoplexie. (Vieux)
CATAPUCE lathyris).
CATAPULTAIRE {ter) ployé à la manœuvre d'ur
CATAPULTE (du gr. katapeltês) n. f. Machine de guerre qui servait à lancer des pierres ou des traits.
— Fig. Moyen d'attaque ; Le journalisme est une grande CATAPULTE mise en mouvement par de petites haines. (Bah.)
— Littér. Au moyen âge, Pièce de vers disposée on torme de flèche.
— Encycl. Balist. La catapulte avait pour principe l'élasticité de torsion des cordes. Elle se composait d'un solide bâti de charpente, formé de quatre traverses horizontales, parallèles deux à deux. Entre deux traverses parallèles, on tendait un faisceau do cordes tressées, dans le milieu desquelles s'engageait, par une de ses extrémités, un style ou levier, que l'on faisait ensuite tourner dans un plan vertical, comme un rayon de roue, pour tordre le câble. L autre extrémité du style se terminait par un cuilleron en fer. Le style .étant maintenu horizontal par un encliquetage, on remplissait le cuilleron de pierres, de plomb, de ferraille, etc. ; on lâchait l'encliquetage, le câble se détordait aussitôt, le style se redressait rapidement, et aUait buter contre un sommier qui l'arrêtait brusquement après une course de 90», et la charge était projetée au loin, par-dessus le sommier. Quelques-unes de ces machines lançaient à plus de 500 ou 1.000 mètres de distance des charges de 80 kilogrammes, ou plus. On distinguait les catapultes antitones (à trajectoire courbe), et les catapultes euthytanes (à trajectoire horizontale). D'autres catapultes mettaient en mouvement un arc puissant et servaient à lancer des traits (pila catapultaria). Il y avait des catapultes de campagne, montées sur affût roulant, et que les armées traînaient à leur suite, et des catapultes' de
f. Nom vulgaire de l'épurge {euphorbii
Art milit.
c. Soldat (
mêmes où elles devaient être employée;
Pline attribue l'invention de la catapulte aux Syriens ; Diodore de Sicile en fait honneur aux ingénieurs de Denys l'Ancien, roi de Syracuse. Quoi qu'il en soit, les Grecs ne la connurent qu'à partir du iv« siècle avant notre ère. On a trouvé en Orient des lingots de plomb, aux deux bouts pointus, qui portent l'inscription dexai (attrape) ; c'étaient sans doute des projectiles. La catapulte a été d'un usage courant chez les Macédoniens, les Carthaginois et les Ro-
?êTa"
moyen âge même on 1480 au siège de Rhodes Mais le mot désignait sans doute alors des engins assez différents
CATAPULTUEUX (tu eu), EUSE [rad catapulte] adj Arg Qui a une force (au prop. et au fig.) surprenante ; extraordinaire, magnifique : Toilette catapultuedse.
CATARACTA n. f. Archéol. Soupirail pratiqué, dans quelques églises du moyen âge, à travers la voûte des caveaux qui renfermaient les tombeaux des saints : Par la CATARACTA, ks fidèles passaient la tête pour intercéder le saint, ou faisaient descendre sur son tombeau un linge qui devenait une relique précieuse. (A.Lenoir.) n On disait
— Antiq. Sorte de herse ou de barre mobile, que l'on abaissait ou que l'on montait au moyen d'une poulie et de chaînes et qui, placée autre- a, fois aux portes des villes, —
CATARACTAIRE (ktèr) n.
m. Antiq. Gardien des portes d'une ville ou
CATARACTE {rakf — du gr. kataraktés, katarassein, rompre) n. f. Chute d'eau, plus ou moins considérable par son volume et sa hauteur, qui se produit avec fracas dans certains fleuves présentant une interruption brusque du niveau de leur lit.
— Fam. et fig. Lâcher les cataractes, Laisser déborder sa colère, son indignation.
— Ecrit, sainte. Cataractes du ciel, Portes ou écluses métaphoriques, qui retiennent les eaux du ciel ; Ouvrir les CATARACTES du ciel. (Mass.) n Se dit par plaisant, quand il pleut très fort.
— Hydraul. Différence de niveau des eaux en amont d un pont et des eaux d aval
— Mécan Appareil qui dans les anciennes machines à vapeur à mouvement intermittent et à simple effet, réglait 1 . - 2g régularisant
— iN
arler
1 petite
lentement. Or, lorsque le piston plongeur arrivait au bas de sa course, la soupape d'admission de vapeur s'ouvrait, par le moyen d'un renvoi. On réglait à volonté le jeu de 1; *' " pale en tournant simplement le robin
CATARACTE (rakf — du gr.
kataraktés, peut-être dans le de herse d'écluse) n f Opacité de 1 appareil cristallinien qui produit une cécité complète ou partielle Oneier fa CA1AKACTF Opé rer quelqu un de ta cataracte Il Cataracte branlante Cataract dans laquelle le cristallin os
1 morale aveugle
t nombre de types '^elon la na a distingué 1» les cataiactes ; lorsque le cristallin seul est capsulaires ou membraneuses, lorsque la capsule cristalline est le siège de l'opacité; 3» enfin, les cataractes laiteuses ou interstitielles, cataractes de Morgagni, qui affectent le liquide de la capsule.
Les cataractes lenticulaires présentent une forme partielle et stationnaire (cataracte zonulaire, polaire), ou une forme totale et progressive (cataracte corticale sénile).
Cataracte commune. La cataracte est quelquefois congénitale, plus souvent acquise, exceptionnellement d'origine traumatique.
Les causes de la cataracte commune sont générales, ou locales : parmi les premières, on range l'hérédité, un âge avancé, le diabète, l'albuminurie ; les secondes sont les maladies de l'œil (iritis choroïdite, iridochoroïdite, choroïdorétinite), l'action de la chaleur ou de la lumière trop vives.
Symptômes de la cataracte commune. Chez une perirvient un léger obscurcissequelquefois accompagné de mouches volantes, puis, sans douleur, le malade perd peu à peu la faculté de percevoir les objets, surtout à une vive lumière ; il recherche une demi-obscurité pour favoriser la dilatation de la pupille. Après un temps ordinairement assez long, le malade ne voit plus et distingue seulement le jour de la nuit : la cataracte est complète ou mûre.
Dès l'origine de l'affection, il est facile de distinguer au centre de la pupille une tache opaque blanche, quelquefois jaune, grise ou verdâtre, qui va s'élargissant : c est le cristallin qui devient peu à peu opaque et dur. Dans d'autres cas, apparaissent des stries rayonnées grisâtres.
Les cataractes d'origine traumatique, ou venant d'un trouble de la nutrition, sont toujours molles et généralement à marche rapide.
L'emploi des instruments ophtalmoscopiques spéciaux, mieux que les images de Purkinje (v. Pcrkinje [images de]) fournit des indications précises sur la consistance, le siège précis et l'étendue des diverses formes de cataractes.
Traitement. La cataracte complète ne présente qu'une indication : l'opération, sauf contre-indication.
Au début, on obtient une amélioration de la vue par l'emploi de lunettes convexes de 30 à 50™ de foyer, garnies sur le pourtour de taffetas vert, qui maintiennent la dilatation de l'orifice pupillaire.
Malgré des théories erronées, les plus anciens chirurpiens pratiquaient l'opération dite par abaissement ou rerlinaison, qui consiste à faire tomber ou récliner le cristallin devenu opaque dans la partie la plus déclive du globe oculaire. Celse la décrit parfaitement, et Galien rapporte que, de son temps, à Rome et à Alexandrie, des
I s cas ades Les plus elel les cataiactes sont celles du Niagara dans 1 Amérique du Nord les hutes 'Victoria en Afrique sur le Zambèze etc Quant aux cataractes du ISiI SI admirées dans lantiquité ce ne sont plus aujour-
n raison des masses considé-
lon aetive qu elles produisent, a provoquées et au pied de ce 1 (. est à dire leur déplacement constant lu-, li lu tijn amont La chute du Niagara offre en ce sens un exemple particulièrement intéressant, car on estime que 1 emplacement de cette chute a reculé de u Kilomètres en six mille ans et de 54 à 80 mètres selon les points durant 1 espace de quarante quatre années, de 1842 à 1886 V Niagara
— Mecan Laicataractes employait principalement pour régulariser le mouvement de ^^randes pompes d'extraction. On en faisait .alem nt u a e ] uur cl \ r les eaux d'alimennii 1 M T | |.rs do Chaillot
mouvait un la machine 'iston de la iait de l'eau
Cataracte (ojiéi atiom diversa) 1 2 Extraction de la cataracte par incision de la cornée à lambeau supérieur et expulsion par pression , 3. Abaissement ou réchnaison de la cataracte , 4. Disci I deux aiguilles.
médecins grecs s y livraient exclusivement. Le procédé opératoire plus perfectionné, dit par extraction, fut aussi fort anciennement mis en usage; mais, vers la lin du xviii" siècle, l'extraction était complètement abandonnée, lorsqu'elle reprit tout à coup faveur, après les tentatives heureuses de maître .lean, de Méry, de frère Jacques de Saint- Yves, de Daviel, qui fut le premier à la pratiquer d'une manière rationnelle, de J.-L. Petit. Aux méthodes de l'abaissement et de l'extraction, cette dernière étant considérée comme la meilleure quand elle est praticable et faite par un praticien habile, est venue s'ajouter la méthode du broiement ou de la discision, qui consiste à broyer le cristallin avant de l'abaisser, afin d'en rendre la résorption plus rapide.
L'extraction se fait par la sclérotique (scléroticotoniie) ou par la cornée transparente (kératotomie). La réclinaison se fait aussi par la cornée (kératonixis) ou par la sclérotique (scléroticonyxis).
Après l'extraction, on applique des compresses d'eau froide ou d'eau glacée sur l'œil opéré et on maintient une
iégèro compression. Après l'abaissoment, on rocommando au malade l'immobilito la plus absolue ot lo séjour dans uno chambre obscure, pour éviter la réasccnciun du cns-
avantageusoment opérées linéaire, ot il en sera ainsi es rone:énitales : l'abaissement sera mieuf
tîaljiu.!-
del
■is, la suppuration des laniheaux, 1 iritis, i indo- , les hémorragies mternos, la fonte purulente t surtout l'épauchement subit du corps vitré qui
cataractes. Il y a deux sortes do fausses cataractes, c'est-à-dire de cataractes siégeant sur la face externe de la membrane cristallinienne ; les unes, dites néomembraneuses, sont caractérisées par de fausses membranes non vasculaires, adhérentes ou non adhérentes; les autres, dites crétacées, calcaires, phosphatiques, résultent du dépôt de grains opaques formant des taches blanchâtres de formes diverses.
— Art vétér. La cataracte (ou opacité du cristallin) est une i-aiiso de cécité, qui ne s'observe guère, parmi les animativ t.iii, (.,|U^ , (lin chez le cheval ou le chien.
l'ti ' i-cint d'ophtalmie périodique, après
cli.i I i I , ,, . ! isiallindevientdeplusenplusopaque,
et (i: iMiiplètement cataracteux.
l'Iii i' ... Il cataracte accompagne sûrement la .•ieillrsse, et tous les cliiens qui arrivent â l'âge de quinze à dix-liuit ans sont aveugles, par suite de cataracte ; cette intirmito commence quelijuefois dès l'âge de huit ans.
La cataracte pourrait s opérer chez les animaux comme chez l'homme ; et, si on ne le fait pas, c'est que l'emploi des lunettes spéciales qui dovient indispensable après l'opération n'est pas possible chez les animaux.
CATARACTE, ÉE adj. Affecté de la
CATARACTER (SE) v. pr. Etre affecté de la cataracte : ieux (j(Li SE SONT rapidement cataractes.
Cataractes (uistrict des), district de l'Etat indépendant du Congo, situé dans la région des cataractes du grand tteuve. Ch.-l. Lukungu.
Catargi (Barbe), homme d'Etat et publiciste roumain, né en Valachieen 1S07, assassinée Bucarest en 1868. Directeur au ministère de la justice sous l'hospodarat du prince Bibesco, il dut quitter le pays après la chute de celui-ci (1848). Sous lo règne du prince Couza, il représenta au Divan les privilèges des boyards contre les réformes agraires des libéraux. En 1862, il fut nommé président du conseil et ministre de l'intérieur; mais, peu après (20 juin 1862), il fut mortellement frappé par une main restée inconnue.
Catargi iLascail, homme d'Etat roumain, né en Moldavie en lS-'3, iiioi-l à Bucaresten 1899. II débuta de bonne heure dans la vie politique. Préfet sous Michel Stourdza, il fut l'un dos candidats au trôuo dos principautés unies échu au colonel Couza (.\lexaudre-Joan I"^). En 1866, il prit part à la conspiration contre Couza. A l'abdication de celui-ci, il fut nommé membre du gouvernement provisoire. A l'avènement do Charles l" de Holienzolleru, il sut réprimer les troubles suscités à Bucarest par les libéraux qui avaient proclamé la réiiubli(|ue à Ploesci, et encouragea le prince à ne pas ({uitter le pays. Depuis il resta au ministère jusqu'à la guerre russo-turque 11877). Après la chute de Jean Bratiano (1S88). il revint au pouvoir, qu'il quitta eu 1897, mais il resta le chef du parti conservateur.
CATARININE (de Catarina, a. de lieu) n. f. Alliage de fer et de nickel, trouvé dans certaines météorites.
— Encycl. C'est un for nickelé (Fe'Ni), contenant un peu de cobalt, de soufre, de phosphore, de carbono et do silice, et trouvé en 1876 dans une météorite. V. cATARl^■ITE.
CATARINITE (de Catarina, n. de lieu) n. f. Nom donné par St. Meunier à un type de roche météoritique holosidère, composée de catarinine. La. catarinite constitue les matériaux d une chute qui s'est produite en 1875 à Sainte- Catherine (Brésil).
ÇataroOp {Celle qui a cent formes) n. f. Nom donné à la déesse (Sarasvati ou Vâtch) que Brahmà produisit en divisant son propre corps en deux parties et qui fut la mère des dieux, des hommes et de tous les êtres animés. On l'appliouo aussi comme épithète à la Mâyà de Vichnou et à la (>liti type ,1e çiva. En somme, Çataroùpâ est le principe içiiiijuii absolu.
CATAHRftCTF.s In fjr. Icaiarraklès, goéland) n. m. ^t»"^ - ' comprenant les guillemets iuria
'''<"'■ '. et Cdd'/'orni'cœ). [V. GUILLEMOT.] Il
tarrhe, qui s'accompagne de catarrhe :
bronckes. \. i Il Catarrhe d'.
tarrh,-^„l„r-,
k'ita, en bas, et rhein, couler) n. m. iidammation, ou avec inflammation lianes muqueuses. Il Particulièrem., i'lte<: : C'ATARKiin des bronches, des
tu Catari'Iie des