CAVALER
1 In du dans le même sens,
i W'MFHii I I ' l'ir/Zerm) n. f. Troupe qui
I I I '. / /e. Celle qui se compose
il liiiinmes pesamment armes, montant des chevaux de gjrande taille, il Cavalerie légère. Troupes montées sur des chevaux légers et faisant le plus souvent un service d'éclaireurs, ou tout autre qui exige surtout de la vitesse.
— Art de former des cavaliers dé guerre, de les diriger : Général qui entend bien la cavalerie.
— Fam. Service des chevaux, dans une grande adminitralion ; La cavalerie des omnibus.
— Caralerie de Saint-Georges, L'argent anglais. (Cette locution vient de ce que saint Georges est le patron de l'Angleterre et que, à la guerre, l'Angleterre emploie plus largement ses finances que ses soldats.)
— Encycl. Orient et Grèce. L'usage de la cavalerie remonte à une haute antiquité. Outre les chars de guerre,
5S d'Orient : Egj ' ~ ■ ■ • Assyriens," ont eu des corps distincts recrutaient dans les classes nobles, et qui sont représentés sur les bas-reliefs ou les peintures. L armée du pharaon qui poursuivit les Hébreux était composée de cavaliers et de chars. Les prophètes juifs parlent souvent aussi de ces divers corps de troupes. De même, les Mèdes et les Perses ont eu une cavalerie importante, que nous ont décrite Hérodote et Xénophon, et qu'on voit à l'œuvre dans le récit des guerres médiques.
En Grèce, l'apparition de la cavalerie est plus tardive. Il n'en est pas fait mention dans les poèmes homériques, qui connaissent seulement les chars de guerre. La cavalerie apparaît au vii« siècle avant notre ère en divers pays grecs, dans plusieurs cités d'Asie Mineure, en Thessalie, en Béotie et en Phocide, en Eubée, en Elide. Mais elle ne prend quelque importance qu'au V siècle. Athènes, depuis Selon, n'avait qu'un escadron de 96 cavaliers. Elle développa sa cavalerie vers le milieu du v» siècle, et en tira bon parti pendant la guerre du Péloponèse : elle y enrôlait les citoyens des deux premières classes, et leur imposait la fourniture et l'entretien du cheval do guerre. La cavalerie athénienne, composée d'environ 1.000 hommes, était commandée par deux hipparques; on y peut joindre une troupe d'archers à cheval. A Sparte, la cavalerie n'apparaît qu'en 424, et elle n'y eut jamais
Au contraire, elle tenait dans les armées de Thessalie, de Béotie de Phocide, de Sicile et d'Asie Mineure.
C'est du IV* siècle avant notre ère que date l'avènement de la cavalerie dans l'histoire de la stratégie. Epaminondas fut le premier qui sut en tirer un parti décisif. Son exemple fut suivi par Philippe et Alexandre, puis par tous les princes de l'époque hellénistique. Les principaux corps de cavalerie sont alors les hétaïres macédoniens, les sarissophores, les cataphractes bardés de fer, etc. Les armées de Mithridate étaient presque entièrement composées de cavaliers. Au cours de leurs guerres contre Pyrrhus et contre les rois d'Orient, les Romains héritèrent de la tradition grecque ou hellénistique pour l'organisation de leur cavalerie. Sur l'histoire et la technique de cette arme dans l'Orient hellénique, beaucoup de renseignements curieux nous sont fournis par les traités de Xénophon et par les récits des historiens grecs, surtout d'Arrien
La constitution de la cavalerie a toujours été en rapport avec le régime politique. Partout le même mot (hip^eis) désignait à la fois le corps militaire des cavaliers et 1 aristocratie des chevaliers. Dans beaucoup de villes, à Magnésie du Méandre, à Colophon, à Chalcis, etc., les cavaliers formaient une véritable oligarchie. En Macédoine, les hétaïres se recrutaient dans la classe noble. A Athènes, pour être hippeus, il fallait appartenir à l'une des deux premières classes sociales, pouvoir fournir et entretenir son cheval: pourfixer le sens âel'institution, il suffit de rappeler les chevaliers d'Aristophane. S'ils avaient de lourdes charges, les hippeis avaient aussi les honneurs : ils figuraient en grande tenue dans les processions des grandes fêtes, et leur cortège se déroule encore sur la frise du Parthénon.
cavalerie royale est un corps permanent, en ce sens qu il conserve ses cadres. Il faut, pour servir daus la cavalerie, justifier d'un certain cens. Les cavaliers ou chevaliers constituent une classe à part, dont le privilège de servir dans la cavalerie, de posséder un cheval fourni par l'Etat {eques publicus), forme une sorte d'aristocratie, mais sans privilège politique. Chaque année, les censeurs passent en revue la cavalerie; le chevalier peut être rayé pour indignité. Une sévère discipline est ainsi maintenue. A partir des Gracques, les chevaliers possèdent le pouvoir judiciaire; ils constituent dès lors un corps plus politique que militaire ; leur revue n'est plus qu'une parade ; elle garantit toutefois en une certaine mesure la dignité morale de l'ordre. La cavalerie ne se recrute plus exclu-
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