‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 69 sur 956 · V. CARBONATE · texte numérisé non relu

V. CARBONATE

BICARBONÉ, ÉE (de bi, et Carboné) adj. il Hydrogène bicarbonè. V. éthylène.

(de bi, et carbm-e) n. m. il Bicarbure d'hy-

BICARDIE (de bi, et du gr. kardia, cœur) n. f. En T. de tératol.. Existence de deux cœurs chez le même sujet.

BIGARÉNÉ, ÉE (de bi, et caréné) adj. Qui offre deux carènes ou saillies longitudinales, comme certaines coquilles fossiles du genre gryphée, et la giumelle supérieure de quelques graminées.

BICARÉNURE (rad. bicaréné) n. f. En T. d'hist. nat., Existence simultanée de deux carènes.

BICARRÉ, ÉE (de bi, et carré) adj. ii Trinôme bicarré. Trinôme du quatrième degré, ne renfermant que des puissances paires de l'inconnue ; sa forme générale est ■ ax'+bx'+c.

— Equation bicarrée. Equation du quatrième degré, ne renfermant que des puissances paires de l'inconnue ; sa forme générale est ax' -t- 6x' -|- c = 0.

— Encycl. Equation bicarrée. L'équation bicarrée se résout facilement, car elle est du second degré par rapport à X'.

Considérons l'équation ax* -f 6z' + c = 0.

Posons x' = y. (i)

L'équation transformée s'écrit ay'+by+c = 0. (si

Cette équation en y est satisfaite pour deux valeurs de

la variable; à chacune do ces valeurs correspondront

deux racines de l'équation bicarrée qui seront données par

l'équation (1); ces racines sont égales et de signes con-

On voit facilement que l'équation bicarrée aura ses quatre racines réelles si l'équation transformée en y a ses deux racines réelles et positives.

— TVindme bicarré. Si x„ x„ x„ x. représentent les quatre racines de l'équation obtenue en égalant le trinôme ax^+bx'+c à zéro, on voit do suite que ce trinôme peut se mettre sous la forme a (x-x.) (x-x,) (.r-x.) (x-x.). Le trinôme bicarré peut aussi se décomposer en produit de deux facteurs du second degré : on démontre que la décomposition peut se faire de trois façons différentes. Si le trinôme a ses coefticients réels, on peut toujours le décomposer au moins d'une façon en un produit de deux facteurs réels du second degré.

BICAUDÉ, ÉE (du lat. bis, deux fois, et cauda, queue) adj. En T. d'hist. nat.. Qui a deux queues ou doux appendices en forme de queue.

BiGCARI, bourg d'Italie (Apulie [Pouillo, prov. de Feggial) ; 4.550 hab. Fabrique de chapeaux, filature de soie.

BICELLAIRE (du lat. dis, deux fois, et cella, case) n. f. Genre de bryozoaires, type de la famille des bicellariidcs, qui se rencontrent en diverses mers. Sur nos côtes, les colonies de la bicellaria ciliala recouvrent les fucoïdes et des sertulariens.

BICELLARIIDÉS (rad. bicellalre) n. m. pi. Famille de bryozoaires gymnolémates, sous-ordre des chilostomates, orotipo dos ccllularinés, renfermant des colonies à zeécios oirno-^ oi -oMipios, courbées, et dont l'ouverture est la- 'II II i iinoipaux: bicellaire, bugule, beanie, etc.

bi.

du gr. képhalè, tête) adj. Se dit

— Par cxt. Qui a doux tètes, on parlant d'un animal ou d'une figure d'animal : Le* aigles riuses sont oicéI'Ualeh.

— Fig. Qui a deux chefs : ministère uicÉpiiAf.e.

— n. m. Monstre & doux tétcs : Un uréi-iialb. BICÉPHALITÉ o. f. Monstruosité dos bicéphales; état

d'un monstre qui a deux tétos.

BICÉPHALIOM lli-om' — de bi, ot du gr. képhali, t«tc; n. m. Tumour très voluminouso do la tAto, qui ressemblo ù une seconde tèto.

BICEPS (sèpss — du lat. M; ot eaput, této) adj. et n. m. Nom donno à divers muscles dont une extrémité se divise on doux cordes tcndinoasos on chefs : Biceps du brat. Biceps de la cuisse. Les muscles biceps.

— Pop. Aroir du biceps. Etre très fort des muscles. (Se dit surtout en parlant du bi^aa.)

— Encycl. Chez les animaux comme chez l'homme existent un biceps brachial ot un biceps crural; ce sont des muscles fléchisseurs. Chez l'homme, le biceps brachial, très saillant sur la partie antérieure du bras, s'attache par son chef lo plus court à l'apophyse caracotdo ; par lo plus long, qui glisse dans la coulisse oicipi~ taie do lliumérus ot passe sur la této do cet os, au bord de la cavité glénoïdo. Au niveau du pli du coude, une expansion aponévrotique du biceps protège l'artère huméralo.

Chez les bœufs ou les vaches maigres, lo biceps crural, gui coiffe l'articulation do la hanche et l'éminenco du fémur nommée Irochanter, est très aminci, et il peut arriver que, dans une chute ou une extension violente, lo muscle biceps crural ot surtout son tendon antérieur se déplace et s'accroche en quelque sorte au trochauter, et le membre est immobilisé dans l'extension par une sorte do A. biceps bracrampeon do luxation. Si l'animal continue à chiahBic.s-» marcher avec ses trois membres libres, celui dcuichefs;!). dent le biceps est luxé reste raido, étendu, la {.'""'[""k '"' pince des onglons rasant le sol. ^ «p'an'sioD

Chez certains animaux, lo biceps crural se aponévroUque. déplace incomplètement et se replace do luimême en faisant entendre un bruit très perceptible. Si l'animal est laissé au repos et surtout livré à l'engraissement, cette infirmité disparaît; mais, si l'on continue à le faire travailler, l'infirmité devient grave et n'est plus guérissable que par une opération qui consiste à sectionner le tendon déplacé.

BICERCLÉ, ÉE (de bi, et cerclé) adj. En T. d'hist. nat.. Qui offre deux cercles colorés.

BICESSIS [sé-siss — mot lat.) n. m. Métrol. anc. Monnaie romaine qui valait 2 décussis, ou 20 as.

BICÊTRE (corrupt. de bissexte, jour complémentaire du mois de février, que les anciens regardaient comme néfaste) n. m. Autref. Malheur, accident, infortune : Eh bien, ne voilà pas notre enragé de maître I 11 va nous faire encor quelque nouveau bic^tre. Molière.

BiCÊTRE; village de France (Seine), comm. do Kremlin- Bicêtre, cant. de Villejuif, arrond. et à 7 kilom. de Sceaux, à 2 kilom. de Paris, sur un coteau qui domine la Bièvre; 5.500 hab., en y comprenant la population de l'hospice. ICL. Ce village tire son nom d'un château qu'y fit 1285, Jean de Pontoise, évêque de Winchester; il fut d'abord nommé Winceslre, puis Wicestre, d'où, par corruption, Bicêtre. Achetée en 1340 par Aimé "NI, comte de Savoie, cette propriété passa par suite d'échange, en 1346, dans le domaine royal. Sous Charles V, lo duc do Berry l'augmenta d'un donjon. Pillé et incendié en 1411. légué en 1416 aux chanoines de Notre-Dame à titre usufructuaire, le château, toujours resté à l'état do ruine, rentra avec son enclos dans le domaine de la couronne en 1632. Par ordre du roi Louis XUI, on en augmenta l'étendue en vue d'en faire une maison de retraite pour les officiers et soldats infirmes ; mais Louis XIV, ayant conçu des plans plus vastes pour l'établissement de l'hôtel des Invalides, donna la maison de Bicêtre à l'hôpital général (1656).

Avant la Révolution, Bicêtre était à la fois hospice, hôpital, pensionnat, maison de force ot de correction; on y soignait aussi les vénériens, mais ceux-ci n'y étaient reçus qu'après avoir été préalablement fustigés. C'est do Bicêtre que partait pour les bagnes la chaîne dos forçats ; la prison a subsisté jusqu'en 1836. Dans son état actuel, l'établissement de Bicêtre occupe une superficie totale de 21 hectares; il comprend deux parties très distinctes : 1« l'hospice où sont reçus, à titre gratuit, des vieillards et des infirmes indigents de la ville de Paris ; 2" l'asile destiné à recueillir et à traiter, pour I© compte du département, les aliénés du département de la Seine. L'hospice occupe la partie septentrionale de l'établissement, et l'asile la partie méridionale ; les infirmeries et l'église, élevé© en 1669, soni placées au centre. Les bâtiments de Bicêtre s© groupent autour de neuf cours, plantées d'arbres et ornées de jardins. Une école spéciaJo a été institué© pour les enfants idiots et arriérés susceptibles d'une certaine éducation.

La population se compose de 1 .800 indigents, 850 aliénés et épileptiques, plusde 400 employés, etenvironîOOpersonnes des familles d'employés : soit environ 3.300 habitants Le budget de l'établissement dépasse 1.500.000 francs.

Le mot Bicêtre, ainsi que celui de Charenton, est entré dans le langage ordinaire pour exprimer un© idée do folie, d'extravagance. C'est ainsi que Ion dit de qiiebiu'un qui se livre â des actes de j n .r , i .; u folio : C'est un échappé de BicÊTKE.

RICHARD {char' — rad. biche) a. m. .Autref.

Faon d'une biche, ii Ou disait aussi bichat.

BICHARRIÈRE (chari-èr') a. f. Filet en forme m, n i-m -o

de tramail pour la pêche des aloses et des saumons. » On dit aussi biéchakié, bi-

CHEEIÈRE, et BIZARBÉ.

Bichat (Marie-François-Xavicr), anatomiste français, né à Thoirette (Jura) en 1771, mort â Paris en 1802. Il fit ses études au collège de Nantua, puis chez les jésuites de Lyon, et commença, on 1791. sa médecine dans cette der nière ville, dont l'éccle chirurgicale brillait alors d'un vif éclat. Il se rendit à Paris, où, distingué bientôt par

• Encycl.

BICHATIE — BICOQ

Desault, il devint le commensal, le collaborateur et l'ami de nilustre chirurgien. Desault ayant été brusquement enlevé par la mort, le jeune Bichat prit à sa ciiarge la veuve et le fils de son maître, dont il publia, de 1797 à 1799, les œuvres chirurgicales. Entre temps, il avait fondé, avec Corvisart, la Société médicale d'émulation, et ouvert, en i797, un cours d'anatomie, avec dissections et démonstra-

terrompre i

1800, lui tint lieu de thèse. Nommé, la même année, médecin de rHôtel-Dieu, il fut emporté, deux ans plus tard, par une fièvre typhoïde ; il n'avait pas trente et un ans. Sa mort causa un deuil général, auquel le Premier Consul s'associa en ordonnant d'édifier, à l'Hôtel-Dieu, un monument en l'honneur de Bichat. Une statue lui a été élevée, en 1SÔ9, dans la cour de l'Ecole de médecine de Paris.

Bichat avait remarqué que l'on retrouve, dans les différents organes, des tissus semblables, mais diversement agencés. Ces tissus semblables, Bichat s'efforça de les isoler, de les grouper d'une manière

meml)ranes en trois < les muqueuses, les séreuses et les fibreuses; puis il reconnut que les divers organes peuvent se réduire à un petit nombre de tissus : osseux, musculaire tendineux, élastique, cellulaire, etc. Ainsi envisag l'anatomie cessait d'être pui ment organologique ; elle 1 venait ^(''if'raZe, puisque tha | i tissu peut participer à la c i stitution de plusieurs organ et c'est pourquoi Bichat appela anatomie générale l'étude des tissus considérés isolément II est le véritable fondateur de

ultéri

ornanonénie, .-F.-Wolff, M

maladie

dégagée ; il contribua nbryologie j et particulièrement et il fournit aux successeurs immédiats de C.-F. "Wolff, Meckel, Pander. K.-E. von Bœr, les moyens de vérifier la théorie de l'épigénèse.

Bichat n'était pas seulement anatomiste, il était aussi physiologiste. Il formula tout entière sa doctrine des propriétés vitales dans sa célèbre définition : « La vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort «; en d'autres termes, est l'ensemble des propriétés vitales qui résistent aux propriétés physiques. Il y a donc antagonii ces deux ordres de propriétés , et la santé et 1; dépendent de la prédominance des unes ou des autres.

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