‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 699 sur 956 · I.i 1 lie n'était pas écrite. Elle était ren · texte numérisé non relu

I.i 1 lie n'était pas écrite. Elle était ren

f.-irii. . : 1 I ,11 I II. s milliers de vers que les néophytes meiuiiouL ju.=.(u^ vingt années à apprendre par cœur, et qu'on su transmettait verbalement. Cette doctrine enseignait que les hommes descendaient du dieu de la mort (Dispater), et que le monde devait finir par l'eau et le feu. EUo admettait l'immortalité de l'âme, et c'est le trait qui a le plus frappé les anciens. Avec l'interdiction de l'écriture, dos temples bâtis, et de la représentation figurée des dieux, elle permet de dégager le caractère général de la philosophie druidique, éminemment spiritualiste. Il y a lieu de faire remarquer, à ce propos, que les monuments de pierre brute appelés menhirs, dolmens, cromlechs n'ont rien à faire avec lo druidisme et sont antérieurs de bien des siècles, non seulement à cette philosophie, mais à l'arrivée môme des Celtes dans la Gaule. Les druides étaient aussi astrologues, devins, médecins. Ils prirent également les fonctions do prêtres et de juges. Comme prêtres, ils se réserveront la célébration de cérémonies cultuelles bien antérieures au druidisme : telle de la cueillette du gui de chêne racontée par Pline, et qui n'est autre que la manifestation du culte des plantes qui se rencontre partout : do même pour la pratique des sacrifices humains, qu'on retrouve dans les périodes archaïques de l'histoire grecque et romaine. Comme juges, ils tranchaient les différends des particuliers et des Etats gaulois. Leur sentence d'excommunication mettait hors la loi celui qu'elle frappait. Les druides reconnaissaient l'autorité d'un grand prêtre dont les fonctions étaient à vie. L'élection so faisait à uno époque déterminée de l'année, en un lieu consacré situé sur lo territoire des Carnutes, entre Chartres et Orléans, qui passait pour lo centre do la Gaule. Les druides ne formaient pas une caste fermée ; l'ordre se recrutait par libre cooptation, surtout dans les rann^s de la noblesse. II so divisait on trois classes ; r'.T.-noMt, pnr iT.Iro ilnnp.>rtri'i'^'^ ■ )>^-< ''-'liffesAos enhages, >li'\ l'i- ri v:,,.ri;i, .ii.'iir.. n Ir. '.,/ ,/. :, |ii..Hos et historiot-'i':', ■'■■'• ■■■■■■■'..'; !■ . - :-■ ..■!.■ 11! .■; 1rs hauts faits dcs i"i > ■ 1 1 . 1 ,1 ' 1 ; . M|,iiHon répandue.

seuscs uo nunne aventure.

iides et surtout la pratique des sabrent contre eux le gouvernement le fait remarquer Fustel de Cou-

' le, ils

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le Hn des Cadurques, leurs tissus en laine teinte (saies) étaient renommés. Les Gaulois excellaient dans la métallurgie : ils exploitaient le fer dans le pays des Bituriges (Berry) et des Petrocorii (Périgord), l'étain en Bretagne, le cuivre en Espagne, l'argent chez les Ruteni (Rouergue) ot les Gabali (Gévaudan), l'or dans les Pyrénées et les Cévennes. Les Bituriges inventèrent l'étamage en chau-

celtiqaes.

dronnerie et le placage d'argent sur bronze. Alise était le principal centre de cette industrie. Le monnayage n'avait rien d original. Les Celtes se bornèrent à copier, mais dans la perfection, les types des colonies grecques ot les pièces macédoniennes. Signalons encore l'industrie si intéressante de l'émailterie chez les Eduéns, et l'école do peinture céramique (vases noirs avec ornements en blanc) que la région du nord-est de la Gaule conserva sous l'em-

Firo romain. De l'architecture, nous ne connaissons que habile castramétation décrite par César. La musique était cultivée par les bardes, qui s'accompagnaient sur une petite harpe (la chrotta). la rotte du moyen âge. Les chanteurs celtiques de Bretagne et d'Irlande restèrent longtemps célèbres.

Tous les auteurs anciens s'accordent à reconnaître aux Coites la bravoure, le coût de l'éloquence, l'esprit d'imitation, la franchise, mais aussi la jactance et la présomption, et leur propension au découragement dans les revers. César les a accusés de légèreté et de mobilité d'esprit, mais le même reproche a été appliqué à tous les Barbares, ce qui lui fait perdre beaucoup de sa portée.

Somme toute, les Celtes sont une race historique intéressante, plus idéaliste que les Hellènes et les Latins, plus apte à la culture que les Germains et les Slaves, et il est infiniment regrettable que les circonstances ne leur aient pas laissé une indépendance leur permettant de développer une civilisation originale.

— BiBLiOGR. : Les textes sont réunis au t. I" des ffistoriens des Gaiilt-s et de la France, de dom Bouquet (Paris, 1738) ; dans Cougnv. extraits des auteurs grecs concernant l'histoire et la qt-oqraphie de la Gaule (Paris, 1878 et suiv.), et surtout dans le" Trésor du vieux celtique, de Holder (Leipzig, 1896). Sur les langues celtiques : Zeuss, Grammatica ce Itica {Berlin, 1870), et Stokes, Vrceltischer Sprachschatz (Gœttingue, 1894). Sur les littératures : "Windtsch, au mot A*e/;en(dans !'« Encyclopédie» d'Ersch etGruber),etSullivan, Celtic litftratur (dans V ■ Kacyclopédi» brîtaoïuquo • ).

CKLTES — CKLl I

Sar l'histoire, la géoi^aphio, lo droit : d'Arbois de Jubainvillo, le> Premieri Unbitanl, de lliurope (Paris, 1877-1894), ot CouTi de lilléralure celtique (Pari», 1889-1897) ; Em. De»jardins. Géographie de la Gaule rimnine (Paris, 1878-1885). Sur la religion iGaidoz, /lelirjion </'i"/..n.. .Incis 1'. Kncyclopédio des science» rcligiouiies • il. i • ii r.-r .clBIoch (dans la« Revue iotematioii.'il' m .,1895).

oRogot I858-l»7r,, -iir J i.i- :.. .. .^-iiicoltiquo: Salomon Keioach, Deteriplion ruituniuK du mv.ce de Saint- Germain (Paris, 1898), et Uevuc cellii/ue (i»;o ot suiv.).

Celtes (Conrad PiCKKL, dit), littérateur et poète allemand, né à 'Wipfolt, on Bavière, en M59, mort à Vienne eo 1508. Il suivit les leçons do K. Agricula i Heidolbcrg, où il fonda une société littéraire, voyagea à l'étranger, s'attacha à propager le goût des lettres en Allemagne, devint professeur de poésie et d'éloquence à Vienne (1497), et bibliothécaire de Maximiliea I", qui fonda & son instigation un Collcgium poelarum. Pendant ses recherche» dans les bibliothèques, il découvrit les œuvres de Hroswi- Iha ot la famouso carte de l'empire romain, publiée par Peutingcr. Ses principaux ouvrages sont : Art tertifieandi et carminum (1486); yi««/i«>r ''*ri amorum (1502) ; Odarum W/ri/K (1513); etc.

CeltibËRES, auc. peuple de l'Espagne. — Un, uiw Cbltiuèbe.

— Encycl. Dans l'antiquité, ce mot avait deux sens. Dans le sons lo plus étendu (et le plus usité), il désigne toutes les populations celtiques du centre de l'ibérie (Espagne). Au sons restreint, il s'entend des peuples occupaDt • près de la rive droite do l'Ebre, eo Aragon, an S.-O. do Saragosse, une bande de terrain qui, do là, s'étend au S. jusqu'au bassin du haut Tago, du haut Guadiana et du haut Jucar, en Nouvelle-Càslille, au S.-E. de Madrid

u une p

Les Celti-

'jclebre est le siège de Numance par Scipion Emilicn (133 av. J.-C), c© peuple vaillant fut soumis aux Romains. Les Espagnols (de Castille en particulier) descendent, pour une grande part, des Ccltibères.

Celtibérœ, partie centrale de l'Espagne, habitée par les Cellibères.

CeltibÉRIEN, ENNE [ri-in, en), personne née en Ccltibérie, ou qui habitait ce pays. — Le* Celtibkriic<s. V. Celtibères.

— Adjectiv. : Alphabet celtibkbien. (On donne ce nom aune écriture très ancienne dont on a rencontré des spécimens en Espagne. Son origine, en réalité, est inconnue, et il n'y pas de raison pour la rattacher aux Celtibères.)

— BiBi.ioGE. : Philippe Berger, Histoire de l'écriture (Paris, 1891).

CELTICISME {sél,

CELTIDÉES (du lat. eeltis, micocoulier) n. f. pi. Tribu d'ulmacées, ayant pour type lo genre micocoulier. — Cne

CELTIDÉK.

CeltUXUS, chef arverne. II avait obtenu le premier rang (le principat) de toute ta Gaule ; mais, soupçonné d'aspirer à la royauté, il fut mis à mort par l'aristocratie arverne. Il est le père de Vercingétorix {César, VII, 4).

CeltinË. Myth, gr. Fille de Bretannos. Elle fut aimée d'Héraclès quand il traversa la Celtiquo avec les bœufs de Géryon ; elle eut de lui un fils, nommé Koltos, héros éponyme des Celtes.

CELTIQUE adj. Qui appartient aux Celtes : La langue

CKLTIQUi:.

— n. m. Idiome parlé par les Celtes : Le celtiqije.

Celtique, une des subdivisions principales de l'ancienne Gaule, circonscrite par l'Océan, entre la Garonne et la s;cino, à 10. et au N.-O. ; par la Seine, la Marne et les Vosges, au N'.-E. ; par lo Rhin et les Alpes, à l'E. ; par la Durance, le Rhône, le golfe du Lion, les P vrénées orientales et la Garonne, au S. Les habitants de cette contrée furent soumis par César en 51 av. J.-C., et leur territoire forma, sous Auguste, une province spéciale appelée Lyonnaise, abstraction faite du pays compris entre la Loire et la Garonne, qui fut réuni à l'Aquitaine.

Celtiques (lat. Celtid). Les anciens désignaient particulièrement sous ce nom deux tronçons parmi les Celtes qui

habitait la Bétiquo (Andalousie)

CELTIS {sèl-tiss — lat. eeltis. fruit du lotus, ou de Celti, Celtes) n. m. Nom scientifique du genre micocoulier.

CELTISANT (sèl, zan) ou CELTISTE {sél-tisf — rad. celte) a. m. Celui qui s'applique à l'étude de la langue et de l'hisioire des Celtes.

CELTOMANE [sil — de celle, et manie) adj. Qui a la celtomanie : Le savant Ballet était celtomanb. CELTOMANŒ {sèL, ni — rad. celtomane) n. f. Manie de ats systématiques, qui voyaient dans le ccldo la plupart des languesdo l'Europe, et pardo la langue française, ou mémo la langue 1 toutes les autres étaient dérivées.

. i plus loin', ne peuvent jamais s'employer que suivis des relatifs qui, que, dont, ou de la préposition de.

— Celui gui, La personne qui : Consoles celui QCi est affligé.

Ctlui qui met un frein k la Tuteur des flots.

Sait aussi des méchants arrêter les complots. Racims.

— Celui de, La personne ou l'objet défini qui appartient à, qui a rapport & : Vois tes propres défauts, et non ceux DE ton frère, il La personne ou I objet défini, parmi d'autres personnes ou d'autres objets : Vous pouce: garder CELUI DR ces livres qui vous conviendra le mieux, i) .\vec un verbe à l'infinitif. L'acte, le fait ou l'objet défini jui consiste à : Le premier besoin de l'àme est celui d aini«r et Détre aimée. (Alibert.)

Celui-ci, celle-ei. Cette personne ou cette chosc-ci : Laisset ce fruit, cbldi-ci vaut mieux. — S'applique pani-

tiqu

CÉLUNE — CENCI

Le l,U

'ifticii

de i

les préceptes est

— Ci'iui-Ui, ccile-td. Cette personne ou cette chose-là. Il Quand doux personnes ou deux choses sont mises en

opposition, celui-là, celle-là désignent ordinairement la

Sorsonne ou la chose la plus éloignée ou dont on a parlé "abord. II Souvent, celui-ci ou celle-là ne se rapporte pas à un nom exprimé, mais à une idée que le contexte fait comprendre : Jl a été décoré ? Ohl cklle-lX est trop forte !

— Celui-ci... celui-là, Celle-ci... celle-là... s'emploient souvent comme simple énumération et signifient, L'un, l'autre ; Les uns, les autres : Celdi-ci meurt dans les prospérités et dans les richesses ; celui-lX dons la misère et dans l'amertume de son âme. (Fléch.)

— Celui-là, Celle-là qui, que ou dont. Se disait dans le sens de Celui, Celle qui, que ou dont : Celui-là est pauvre, DONT la dépense excède la recelte. (La Bruy.) [Cette tournure s'emploie encore, mais elle a vieilli.] il Celui-ci ou Celui-là qui, que, dont s'emploie aussi lorsque l'objet qu'il désigne est mis en opposition avec d'autres, et qu'il s'agit de le préciser par exclusion : De ces deux témoins, c'est CELUI-CI Qv'il faut croire.

— Gramm. On trouve, même dans de bons auteurs, des exemples de celui, celle, non suivis d'un relatif ou de la préposition de. C'est ainsi que Montesquieu a écrit : On confondait la blessure faite à une bête et celle faitk à un esclave ; Ra.cine : Je joins à ma lettre celle écrite por le prince ; Voltaire : Le goût de la philosophie n'était pas celui DOMiNAMT. (Mais si ces constructions ont été tolérées autrefois, elles sont aujourd'hui regardées comme incorrectes.) Celui, celle peuvent être suivis d'un adjectif ou d'un participe dans un seul cas : c'est lorsque ce participe ou cet adjectif font partie d'une incidente, après laquelle vient celui, que ou dont, comme dans les phrases suivantes : La résignation des martyrs, et celle, si toucliante, dont Jeanne d'Arc fit preuve... Les Victoires d'Alexandre, et celles, pluséctatantesencore,gueremportaBûnaparte... Il Demême, malgré une phrase célèbre de Bossuet, parlant de Dieu : Je suis celui gui suis, il faut, pour être correct, faire accorder le verbe avec celui, qui est de la troisième personne et dire : Je suis celui qui est, gui A... etc.

CÉLUNE, rivière de France. V. Sélune.

GÉL'ÏI>B£ ou CELYPHUS {se, fuss — écaille) n. m. Genre d'insectes diptères bn des acalyptères, tribu des téphritinés, renfermant des mouches indomalaises, remarquables par le développement extraordinaire de leur écusson,qui cache l'abdomen et les ailes quand celles-ci sont au repos.

(Cet écusson, très bombé, forme une chambre close en dessous par un plancher membraneux et pleine de gaz qui, suivant certains, peut faire office d'aérostat et aider au vol de l'insecte.) Le celtjphus obtectus est originaire d'Indo-Chine.

CEMBRE ou CEMBRO (sin) n. l cembra, espèce de pin dont les comme ceÛes du pin pignon.

CÉMENT {man — du lat. cœmentum, biocaille) n. m. Céramiq. Nom donné à certaines argiles qui, brûlées forte-

Célyphe (gr. 3 fois).

i que renferme

ment, ont la propriété de permettre i la pâte de s'évaporer facilement.

— Anat. Substance qui entre dans la composition des dents de certains mammifères.

— Métall. Charbon en poudre dont on entoure un métal pour le soumettre à la cémentation, c'est-à-dire pour déterminer en lui, au moyen du feu, certaines combinaisons ou décompositions.

CÉMENTATION (man, si-on) n. f. Opération qui a pour but de modifier les propriétés d'un métal, en le combinant avec une substance, généralement du charbon, et quelques autres matières, mises en contact avec lui et soumises à une forte chaleur.

— Enctcl. Le fer, combiné directement avec le carbone, produit l'acier de cémentation ou acier poule ; les qualités de cette espèce d'acier varient selon la nature du fer employé, la conduite et la durée de la cémentation. Avant la trempe, cet acier a une texture lamelleuse ; après cette opération, sa cassure présente un grain plus fin et plus égal que celui de l'acier naturel ; sa couleur grise tire un peu sur le blanc.

Bien que l'opération de la cémentation tende à dispa- ' I plus en plus, on l'emploie encore pour " ^ " " " " " n fer forgé, pourvu que c

1 chauffer en vases clos des barres de fér dans un lit de charbon de bois. L'appareil employé à cet usage est un four, dit à cémenter, se composant d'un creuset rectangulaire appelé caisse de cémentation, qui surmonte un foyer. Le four est disposé de façon à pouvoir chauffer uniformément toute la surface de la caisse que l'on charge par couches alternatives de charbon et de barres de for. Une fois emplie, la caisse est fermée hermétiquement, et la température maintenue an rouge vif pendant huit à dix jours, après lesquels on laisse refroidir pour retirer le fer cémenté.

Un moyen très rapide de cémenter le fer à une assez grande profondeur consiste encore aie plonger dans de la fonte en fusion.

CÉMENTATOIRE {n

ipité par le fer d'une dissolutio

n) adj. Qui sert à la cémentation :

■ cémentatoire. Cuivre pré- - "- -ulfate.

{man) v. a. Soumettre à la cémentation : CÉMENTER le fer pour le transformer en acier malléable.

Se cémenter, v. pr. Etre cémenté : Le fer se cémente facilement.

CÉMENTEnx]man-/ei!), EDSE adj. Qui a les caractères du cément : Enduit cémenteux. Matière cémenteuse.

CÉMÉTÉRIAL, AIE, AUX (du lat. ccemeterium, cimetière) adj. Qui concerne le cimetière, qui est situé dans un cimetière; Chapelle céwktkrialk. Monuments csMBTÉRlAtix.

: fois).

CEMONUS {se, nuss — du gr. kémos, muselière) n. m. îenre d'hyménoptères porte-aiguillon, famille des crabrolidés, tribu des pemphrédonidés, renfermant de petites fornes noires à abdomen à long pétiole, qui font, dans le bois

siennes avec des pucerons bris, commune en France, mons du genre ephialtes, dos chalcidiens (eurytoma rubicola) et des chrysidiens [omalus auratus).

CemPUIS, ce mm. de

l'Oise, arrond. et à 26 kilom.

de Beauvais, entre la Celle

et le Thérain ; 589 hab.

Orphelinat de Cempuis.

à Paris, devint, en 1881, la propriété du département de la Seine, qui l'agrandit et le réorganisa. On y reçoit gratuitement des orphelins des deux sexes, à qui l'on donne une instruction professionnelle. Le système de la coéducation des garçons et des fUies a été maintenu en 1894, après la révocation du directeur Robin, qui le premier l'avait organisée.

CEN. V. par cŒN un certain nombre de mots venant du gr. koinos, commun, et que l'on écrit à tort par un é.

Çen-RAB-MIVO (. Çen l'homme suprême .). auquel les Thibétains attribuent l'institution de la religion Èonpa, paraît être un personnage mythique. On le fait vivre à une époque antérieure à l'apparition du bouddhisme au Thibet ; sa biographie est formée d'emprunts à la légende du Bouddha. D'après la légende thibétaine, Çen-Rab, à treize ans, voyage, et il épouse successivement trois cent tronte-six filles de dieux, de nâgas, et la princesse fille do l'empereur de Chine Kong-tsé. A trente et un ans, rassasié de plaisirs, il se tourne vers la religion, et, grâce à ses études et ses austérités, il s'élève jusqu'au Svarga, ou ciel d'Indra. Redescendu sur la terre, il devient supérieur aux hommes et aux dieux, convertit la Chine à la religion Bon, dont le taoïsme chinois actuel n'est qu'une forme corrompue. Çen-Rab disparut sans laisser de traces. On le représente avec un teint blanc, dans l'attitude et le costume des saints bouddhistes, coiffé de la couronne des Bodhisattvas, tenant dans sa main droite une boîte magique et dans la gauche un svastika de turquoise.

CÉNAC-ET-SAINT-JULIEN, comm. de la Dordogne, arrond. et à 1 1 kilom. de Sarlat ; 1.266 hab. Meules de moulin ; atelier de constructions mécaniques.

CÉNACLE (du lat. cxnaculum, salle à manger ; de arnare, souper) n. m. Chez les Romains, Salle à manger, réfectoire, qui prit ensuite du grec la dénomination de triclinium. (Ce mot n'est plus employé en ce sens que dans l'Ecriture sainte, pour désigner le lieu oii Jésus-Christ célébra la Cène et où les apôtres reçurent le Saint-Esprit.)

— Par ext. Nom sous lequel on désigne quelquefois la célèbre peinture de Léonard de 'Vinci, représentant la Cène.

— Par allusion aux apôtres réunis pour célébrer la Cène, Réunion ou parti de gens qui partagent les mêmes idées, ont les mêmes habitudes ou poursuivent un même but.

— Enctcl. Le cénacle des anciens était une salle à langer placée à l'étage le plus élevé. Constantin avait

fait

vres. Il y

une église surmontée d'un dôme, qui, suivant les traditions, aurait été construite sur l'emplacement de la maison où Jésus fit la Cène avec ses disciples, où le Saint- Esprit descendit sur les apôtres, et où le Sauveur leur apparut après sa résurrection. Détruite par les infidèles en 640, cette église aurait été réédifiée par les croisés en 1044, et affectée à des moines augustins parGodefrov de Bouillon. — Hist. littér. Le premier cénacle littéraire à citer serait, paraît-il, celui qui réunit Ronsard, Jean Dorât, Jean Antoine de Baïf, Remy Belleau. etc., et dans lequel on aurait jeté les bases de la réforme de la langue et de la

, le pr.

qui la

littérature françaises. Beaucoup plus près de i mier groupe qui prit le titre de Cén

porté officiellement, avait à sa tête Victor Hugo"(i828). Autour de lui, A. de Vigny, Emile et Antony Deschamps, J. de Rességuier, Ulric Giittinguer, Sainte-Beuve, David d'Angers, Louis Boulanger, Alfred de Musset, etc., tous chefs ou apôtres d'une nouvelle religion littéraire et artistique. Cette société amicale d'hommes si admirablement doués n'était, d'ailleurs, qu'une reconstitution, car la plupart de ses membres étaient d'anciens collaborateurs de la Muse française, recueil qui avait paru pendant deux ans, en 1823 et 1824. Presque en même temps que le " Cénacle • , 56 constitua le Petit Cénacle, formé par des disciples, ou tout au moins des admirateurs des maîtres nommés plus haut. Sainte-Beuve a donné, sur ces épisodes de la vie littéraire, dans ses Portraits contemporains (t. I"), de curieux et intéressants détails.

D'autres cénacles naquirent depuis. Le D'mer Magni/, par exemple, réunit à un moment donné George Sand, Renan, Berthelot, les Concourt, Taine, Paul de Saint- Victor, etc. Vers 1866, se fonda, autour de Leconte de Lisle, le Cénacle parnassien. Chez le maître fréquentaient F. Coppée, Catulle Mondes, Sully-Prudhomme, Villiers de risle-Adam, Verlaine, Anatole France, Armand Silvestre, José Maria de Heredia, d'autres encore. (V. parnassiens.) Peu de temps après la guerre de 1870, un Cénacle réaliste commença de se réunir à Médan, chez Emile Zola. On y rencontrait Guy de Maupassant, Paul Alexis, J.-K. Huysmans, etc. (V. Medan.) Le Grenier des frères de Goncourt rassembla beaucoup des mêmes écrivains, auxquels il faut ajouter Alphonse Daudet, Octave Mirbeau, Jean Lorrain, etc. Au Cénacle des Décadents, on vit Stéphane Mallarmé, Edouard Rod, Laforgue, Jean Moréas, Paul Adam, etc. Enfin, l'on a fondé tour à tour des cénacles de déliquescents, de symbolistes, de féministes, etc. Toute école, littéraire ou artistique, déjà créée ou simplement en voie de formation, débute par constituer un cénacle.

CÉNAC-MONCACT (Justin-Edouard-Mathieu), littérateur français, né et mort à Saint-Elix (Gers [1814-1871]). Ecrivain laborieux, il a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels nous citerons une série de romans historiques qui appartiennent tons à l'histoire ou aux légendes du Midi : Forlun-Peda ou les Aventures d'un grand agitateur {mv) 1 Aquitaine et Languedoc {\ti3-\tH); Adélatdc

outre, divers ouvrages historiques d'une certaine valeur ; Histoire des Pyrénées et des rapports nationaux de la l'Espagne (1853) ; Voyage arcliéologique et I

des 'Etats pyrén cogne (1868).

CENAGE {naj') n. m. Droit que l'on payait au seigneur, pour l'autorisation de pécher dans une rivière.

CÉNAIRE (nèr* — du lat. ca^na, souper) adj. Qui a rapport aux repas : Lois cénaÎres.

CÉNANGIÉS {ji-é — rad. cénangion) n. m. pi. Groupe de champignons, ayant pour type le genre cénangion. — Un

CÉNANGIÉ.

CÉNANGION ( n. m. Genre de cl auxquelles il paraît devoir rester réuni : Le cénangion fei rugineux croît abondamment sur les rameaux dupin sylvestre.

CÉNANTRE n. m. Section du genre phaque ou phaca.

CÉNARRHÈNE (du gr. kénos, inutile, et arrhén, màlcj es arbres glabres, de la Tasmanie.

CenchrÉES (lat. Cenchrese), ville de l'ancienne Grèce (Péloponùse), dans l'isthme de Corinthe,surle golfe Saronique. (Là se trouvaient les bains d'Hélène, célèbres dans l'antiquité. La source thermale qui les alimentait est encore très fréquentée aujourd'hui.)

CenCBRIAS. My th. gr. Fils de Poséidon et de la nymphe Pirène. Il fut tué par un trait qu'Artémis avait lancé contre une bête sauvage. Sa mère le pleura tant, que de ses larmes naquit la source Pirène (sur l'Acrocorinthe).

CenchrIOS. Géogr. anc. Fleuve d'Ionie, près d'Ephèse. Dans ses eaux fut lavée Latone, après sa naissance.

CENCHRIS {sin-kriss — du gr. kegchris, crécerelle) n. m. .Sous-genre de crécerelles, dont l'espèce type {cenchris tinnunculoides) est répandue dans les régions plates, stériles et chaudes de l'ancien monde. C'est la crécerelle cercérine, crécerellette, crécerelle rouge du midi de l'Europe, du nord de l'Afrique et de l'Inde où elle passe l'hiver. (Ce petit rapace est surtout insectivore.) V. crécerelle.

Cenchris. Myth. gr. Une des filles de Pieros, qui furent changées e'h oiseaux par les Muses.

CENCHRITE {san-kriV — du gr. kegkhros, millet) n. f. Miner. Nom donné à de petits corps organisés fossiles, de forme ronde, présentant l'apparence de petits grains de millet agglomérés.

— Joaill. Diamant brut, dont la grosseur n'excède pas celle d'un pois chiche.

CENCHRUS {sin-kruss — du gr. kegkhros, millet) n. m. Genre de graminées, tribu des panicées, comprenant une trentaine (Tespèces, presque toutes annuelles, qui croissent dans les régions tropicales des deux continents.

Cenci, illustre famille romaine, remarquable surtout par ses crimes. Au x* siècle, elle a compté deux personnages de premier rang : le pape Jean X, prcire-soldat.

Marozia, et vainqueur des Sarrasins ; et le fameux tyran Crescentius, qui tint en échec deux empereurs, Ôtton II et Otton III, fit deux antipapes, Boniface VU et Jean XVI, et mit àmort deux papes, Benoît VI et Jean XIV.

Au XVI' siècle, elle se signala par les forfaits les plus monstrueux. L'un des Cenci, trésorier du pape Pie V, s'enrichit prodigieusement par les concussions les plus éhontées. — Son fils adultérin, Feancesco Cenci, se souilla de tous les crimes jusqu'à convoiter ses propres enfants. (Il fut emprisonné trois fois et, ruiné en partie par ses débauches, dut se retirer dans un château isolé à la Rocca- Petrella. Il s'était marié deux fois, et ses cinq enfants ne valaient pas mieux que lui : les deux aînés exerçaient le brigandage et périrent les armes à la main. — Son troisième, Giacomo, était perdu de vices. — Sa fille, la fameuse Béatrix Cenci, plus connue sous le nom de la Belle Parricide, avait peut-être nn enfant naturel. (Une tragédie nouvelle termina la sombre histoire des Cenci : Béatrix, séquestrée, maltraitée, peut-être violentée par son père, le fit assassiner de concert avec sa belle-mère Lucrèce Petroni et son frère Giacomo, par l'intendant Olympio, qui était peut-être l'amant de la jeune fiUe. Le pape Clément VIII, épouvanté parles crimes de cette horrible famille, dont un proche parent venait en même temps d'assassiner sa mère, livra au bourreau Giacomo et BéatrLx. Les biens des Cenci furent vendus à vil prix aux Borghèse par Bernardine Cenci, le dernier des enfants de Francesco. Autour de cette horrible histoire, on a fait une légende immortalisée par Shelley, et Béatrix Cenci est devenue 1'» Ange du parricide . .)

— BiBLloGB. : Muratori , Annules it.'Xi: Bertolotti , Francesco Censi e sua familia Florence, IS"'.'.)

Cenci (représentations de Béatrix). Il faut citer d'abord le portrait ^

belle, d'une bea poétique et ti chante. Son teiD

nie. Sa tête est coiffée d'un turban Il a été fait de ce

Eortrait d'mnomrables copies, qui se sont répandues à Rome et dans les

garde nne sorte de culte pour 1 infortunée Béatrix Une copie en mosaïque est au musée de Munich. — Paul Delaroche a représenté la Cenci marchant au supplice, dans «ne composition simple et dramatique.

Béatrix Cenci, d'après le Guide.

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-a^,'(^die en cinq actes «t en vers» par IIS i-utto belle œuvre, où la splendeur do II" s'allio aux énergiques et sombres I. , .lu moyc-n ftpô, lu himih^ do Sholley

crimes les plus leur de sa Allé, t d'un cardinal frappera à sa

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do Saint-Denis était ilr . i ni i! m n . i',,i r.i. n- .m

a quelquefois donné le nom liv n ctMHlat " a un vinrin<^iii, à un étui, une housse, uue ouvelopiio, faits Uo ce tissu.

CENDRAILLE (snii-rfrày') n. f. Débris mélangés à la cendre et provenant de la cuisson de la pierre à chaux.

GENDRE {sandr' — du lat. cinis, cineris , môme sens) n. f. Matière pulvérulente qui reste après la combustion do la plupart des corps : Cendre de bois, de houille.

— Restes, ruines, débris de ce qui a été détruit par le feu, livré à l'inn^niiie : lU'duire une ville en CKNliRES.

K'-ii^ !■ '- 1'! Il ■- puis conservés dans dos urnes

ou il I ,■ I I i; ii-s mortels en général : Pour

('■i'> V. ta puissance divine ne fait

i(. , I t . (Boss.) Il Mânes, mémoire

d un. Il 1 -MI :■ . . |. .1 li.^iim- des larmes à la cendre

d'un ami. I .\cad.)

— Fig. Restes éteints, ii Par allusion à la cendre dont les anciens se couvraient ta tête en signe de deui" tir. Douleur ; signe extérieur de pénitence, de mortificati

— Poétiq. Renaître de ses cendres, Revivre, recevoir une existence nouvelle. (Se dit par allusion au phénix, qui renaissait des cendres de son bûcher.) il Bemner, Troubler la cendre de quelqu'un, Rechercher, examiner, apprécier ses actes après sa mort. Il Lamartine a dit ; Remuer la cendre du passé, pour Renouveler le passé, en parler, s'en occuper, il Venger la cendre, les cendres de quelqu'un. Venger sa mort. Il Couver sous la cendre, Durer, s entretenir, se développer en secret, sans qu'il y paraisse, comme le feu qui se conserve sous la cendre.

— Agric. Cendres rouges. Cendres de lignite employées comme engrais.

— Chim. Nom donné à divers résidus pulvérulents, provenant de la combustion ou d'autres décompositions.

Il Cendre bleue, Carbonate de cuivre artificiel. (Il est utilisé, mais rarement, en peinture, notamment pour l'enluminure.)

Il Cendre verte. Carbonate do cuivre terreux. (S'emploie beaucoup en aquarelle.)

— Comm. Cendres du Levant, Espèce de soude, n Cendre de plomb. Menu plomb dont on se sert pour tirer le petit gibier. (On l'appelle aussi cendrée.)

— Liturg. V. partie encycl.

— Méd. Certaines substances médicamenteuses dont les principales sont : cendres d'antimoine ou bézoard minéral (acide antimonieux), cendre bleue (carbonate de cuivre), cendres claveUes (potasse impure de tartre), cendre ou potée d'étain (oxyde d'étain), cendre de plomb (massicot),

idu (

que i on donne au cuivre azuré pulvérulent, mélangé naturellement à des matières terreuses, et ressemblant à la cendre bleue artificielle. (La cendre bleue native est employée eu peinture.) Il Cendre verte. Carbonate de cuivre naturel, mêlé de matières terreuses, il Cendre noire. Variété terreuse de lignite à l'état naturel, ii Cendre permienne. Nom que l'on

neuhleet bitun

ndres volcaniques résulfluide, au moment où Elles peuvent

a la partie moyenne ou terrain pernnen. il Cendre volcanique, Matériaux composés de fragments extrêmement ténus, et contenant les mêmes éléments minéralogiques que les laves, c'est-à-dire de petits cristaux complets ou fragmentés de feldspath, pyroxène, fer oxydulé, leucite, etc., microlithes divers, petites bulles vitreuses ducs probablement à un refroidissement brusque de la lave, inclusions galeuses, etc. Les ' ' '

tent de la pulvérisation d'une n elle est projetée par l'expansi

des distances

calciné, dont

font usage les potiers. 11 Cendres' gravelf es. Résidu obtenu par la combustion dos sarments de vigne. (Elles sont employées avec succès dans la teinture.) ii Cenrfre d'azur. Azur réduit en poudre, il Cendre dur. lioruro oliloiuin avor la cendre imbibé© d'or dissous dans II III i'. il" ; r, ,,', bronze, Calamine blanche, n ' 1 : .

des matières d'or et d'argent .jh i ., , 1 s métaux précieux qui s v ti \ i . :

I cueille toutes les poussier i ! i . seleurs et de batteurs d or . . ('iMuiri'

II \ enant do la foUp,ère et ,■ lo vcrro liai I Lttdre de II Boqiet . li,,. végé-

it de la

. fort I

Elit, do celte action.

de la cendre. Se dit pour faire entendre

— Encycl. Chim. Les cendres constituent lo réfiidu solide obtenu dans l'incinération des combustibles végétaux : leur production est duo aux substances minérales qui entrent dans la constitution dos plantes, concurrommont avec les éléments organiques.

Pour un mémo végétal, lo poids des cendres obtenues varie avec l'âgo et la naturo des organes incinérés. D'une façon générale, dans un mémo arbre, le tronc donne plus

tinguer l'écorco, l'aubier et le cœur : Dehérain a trouvé 0,287 p. 100 de cendres dans le cœur, 0,550 p. 100 dans l'aubier, 5,071 p. 100 dans l'écorco. Los racines, enfin, fournissent toujours moins do cendres que les organes aériens. Indiquons aussi ,|ii,. |,.sii....s des plantes vertes ronformont plus de c:oii.li.s .|iii. r.iiiliiir et le bois : on trouve jusqu'à 1/100» en |i. 1 i i|i iiiuins ilans les tiges vertes, 1/10" dans les mômes ti^'os (luaii.l illos sont sèches.

Les substances minérales qui constituent les cendres sont nombreuses. On trouve en quantité considérable de la potasse, surtout dans les cendres des plantes terrestres ; aussi, quand on -traite ces cendres par l'eau, obtient-on liqueur fortement caustique, qui se combjna aux corps

ifras et que l'on appollb lessive. (La soude no se renconir guère que dans les cendres des végétaux marins.) Citons encore : la chaux et la magnésie à l'état do carbona-

enfin, les oxydes de fer et de manganèse, qui donnent aux cendres des colorations plus ou moins foncées, suivant les proportions dans lesquelles ils y entrent. La seule nomenclature des composés minéraux qui con-

çut été épuisées par l'eau, les cendres sont encore utilisées : elles portent alors lo nom do charrées, et on s'en sert pour amender les terres argileuses.

— Liturg. On appelle mercredi des Cendres le premier mercredi de carême, à cause de la cérémonie des cendres qui se fait à la messe de ce jour. Ces cendres sont les restes des branches de buis portées en procession au dimanche des Rameaux de l'année précédente. Le célébrant les bénit et les impose aux assistants en traçant avec elles une croix sur le front et en disant à chacun en latin : M Homme, souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière. » Los membres du clergé reçoivent les cendres sur leur tonsure. Voici l'origine de cette petite cérémonie.

Dans un grand nombre de passages de la Bible, la cendre est considérée comme le symbole de la pénitence et du deuil ; il en est de même, d'ailleurs, dans les ouvrages de l'antiquité païenne, et en particulier dans l'Iliade. Dès que la discipline de la pénitence publique eut été établie.

Après leur avoir imposé les mains, l'évêquè leur répandait de la cendre sur la tête en prononçant les paroles que le prêtre répète encore aujourd'hui. Peu à peu, les fidèles

prirent 1 habitude de se joindre aux pénitents et de voir les cendres avec eux, pour faire acte d'humilité. Ainsi s'établit la coutume de l'imposition des cendres, qui survécut à la pénitence publique. Cette cérémonie avait lieu d'abord le sixième dimanche avant Pâques, qui était primitivement le premier jour de carême ; mais elle fut reportée au mercredi précédent, lorsque, sous le règne du pape saint Grégoire le Grand (590-604), l'ouverture de la période quadragésimale fut fixée à ce même jour.

— Mœurs et coût. Supplice de la cendre. Ce genre de supplice était en usage cnez les anciens Perses et réservé

Eour les plus grands criminels, ou du moins pour ceux que ;ur irrévérence envers le roi ou les dieux du pays faisait qualifier ainsi. On emplissait de cendre, jusquà une certaine hauteur, l'intérieur d'une tour très élevée. Du haut de cette tour, on jetait le condamné, la tête la première, dans la cendre amassée au bas, et ensuite, avec une roue, on ramenait cette cendre autourde lui jusqu'à ce qu'elle l'étoutfât. CENDRÉ, ÉE {San) adj. Qui a la couleur de la cendre :

— Astron. Lumière cendrée. Lumière faible dont brille la partie de la lune qui n'est point éclairée par le soleil. (Ce phénomène est dû à ce que la lumière du soleil, reflétée de la terre vers la lune, est renvoyée à la terre par co satellite.)

— Fonder. Métal cendré. Métal mélangé avec de la cendre qui s'échappe du haut fourneau.

CENDRÉE (san-dré) n. f. Techn. Ecume do plomb. Il Mélange de cendres de houille et de chaux en poudre, dont on se sert comme de mortier ou de ciment, et comme chaux hydraulique, il Cendrée bleue, Pierre bleue employée dans la peinture à la détrempe et qui provient des mines de cuivre, il Cendrée d'affinage. Syn. de coupelle ou casse d'affinage. V. coupelle.

— Comm. Menu plomb, employé à la chasse du petit gibier, il On dit aussi cendre de plomb.

GENDRER isan) v. a. Donner une couleur de cendre à : Ckndrkr un mur. il Mêler de cendre : Cendrek du ciment.

CENDREUSE (snji) n. f. S'est dit dans le sens de cen~ ilnllon. femme ne quittant jamais la maison, le foyer.

CENDREUX {san-drcfi\. EUSE adj. Qui est plein do cendre, souillé de cendre : Habit cendreux. Rôti cendreux.

— Qui a l'aspect ou la couleur do la cendre : Atmosphère cendreuse. (Gér. de Nerval.)

— Grav. Se dit d'une planche dont le métal n'est pas pur : Planche cendreuse.

— Techn. Acier cendreux. Fer cendreux. Acier, Fer dont la surface est grenue et prend mal le poli.

CENDRIER (san-dri-é) n. m. Récipient placé au-dessous d'un foyer pour recevoir les cendres provenant de la combustion.

— A signifié Suaire, linceul ; linge en général.

— Econ. dom. Vase dans lequel on met les cendres du ménage pour en faire usage comme lessive, n LiUjge dans lequel on met 1«« cendres quand on coule la Issaivei

1 1«« cendres quand on coule la Issaive. (On

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