CENDAL — CENDRILLON
dit aussi cdarrier.) n Petit platean, dan» lequel les fumeurs font tomber lo» cendres do leurs cigares, etc.
— Encycl. Mécan. Dans les machine» à vapeur fixes et dans les locomotives, le cendrier fait partie de la boite à fou. 11 se trouve placé sous la grille et a pour but d'om-
péchcr les menus morceaux do charbon enflammé s'échapper. Il se compose d'une boite rectangulaire en tôle, munie d'une ouverture, de manière à laisser pénétrer l'air sous la grille, et par cela mémo, activer la combiistiSn du charbon on du coke du foyer.
CENDRIER {san-dri-é), ÈRE n. Marchand, marchande de cendres propres à la lessive.
— Adjectiv. : Marchand ckndrieb.
CENDRIÈRE {san) D. t. Un des noms de la tourbe.
GENDRIETTE [san-dri-ff — dimin. de cendre) n. f. Ancien nom du genre cinéraire. V. cinbraibk.
Cendrieux, comm. do la Dordogne, arr. et à 23 kil. do Périgueux ; 902 hab. Champignons.
CENDRILLARD («an, llar'[ll mil.]) n. m. Nom donné par les oiseleurs au coucou d'Amérique, à cause do son plumage do couleur cendrée.
CEMDRILIX {san, et II mil.) n. f. Un des noms vulgaires do la mésange ordinaire.
CENDRILLON [Il mil. — rad. cendre) n. f. Se dit, par an-
Cendrillon {Il mil.) ou la Petite Pantoufle de verre (on de vair), personnage et titre d'un conte do Perrault. — Un gentilhomme épouse en secondes noces une femme hautaine pourvue de deux filles aussi altières qu'elle-même. Elles chargent des plus viles besognes une charmante enfant qu'il a eue d'un premier lit, et, comme la pauvrette passe ses rares moments de loisir dans les cendres de la cheminée, on ne l'appelle que Cucendron, on Cendrillon. Or Je fils du roi donne un bal, et los belles-filles du gentilhomme y sont conviées. Cendrillon se désole de n'y pouvoir aller aussi. Sa marraine, une bonne fée, d'un coup de baguette change ses habits sordides en merveilleuse parure, transforme une citrouille en carrosse, en chevaux des souris, etc. Cendrillon part dans ce bel équipage, mais à la condition expresse qu'elle sortira du bal avant minuit. Sa beauté, sa grâce plus encore, produisent sur le prince l'effet d'un charme. Il supplie cette belle inconnue de revenir à la fête du lendemain. Cendrillon n'y manque pas; mais, cette fois, elle se laisse surprendre par les douze coups de minuit qui commencent à sonner. Elle s'enfuit au plus vite, n'ayant gardé de son éphémère splendeur que deux pantouâ''es mignonnes. Encore l'une d'elles, dans la course, tombe. Le prince la ramasse et fait publier à son de trompe qu'il épousera la jeune fille dent le pied s'adaptera bien juste à la minuscule chaussure. On devine que Cendrillon seule put la chausser et qu'elle se montra généreuse envers ses deux méchantes demi-sœurs.
L'origine du conte paraît être une très antique légende égyptienne, qu'Elien rapporte dans ses Histoires diverses. Quant aux mythologues, ils voient en Cendrillon un symbole de la lumière du jour momentanément obscurcie, mais, en fin de compte, toujours triomphante.
En ce qui concerne les pantoufles de Cendrillon, on écrit tantôt de vair (fourrure), tantôt de verre. Cette dernière version paraît être la bonne, malgré son invraisemblance, parce que les ouvrages en verre filé de Venise jouirent d'une très grande vogue sous Louis XIV. Quoi qu'il en soit, le pied et la pantoufle de Cendrillon sont restés célèbres et servent à caractériser un pied ou une chaussure remarquables par leur petitesse.
Cendrillon, comédie mêlée d'ariettes en deux actes, paroles d'Anseaume, musique de I-aruetto, représentée à i'Opéra-Comique de la foire Saint-Germain, le 2Ifévrierl759.
Cendrillon, opéra-comique en trois actes, paroles d'Etienne, musique de Nicolo (Isouard), représenté à i'Etien-ne, ucsiqee de Nicolo,
-ion, Voila pourquoi l'on m ap-pel Mes sœurs, du soin du mëoage. Ne s'occupent pas du tout.
C'est moi qui fais tout l'ouvrage.
Quoique toujours je ni'empr.-i^âe.
Mon zèle est très mal paye .
El jamais on ne m'adressa
Mâirnimportc, on a beau faire.
Je me tais, et j'ai raison :
Dieu prot*gera.j'espère, I v- La petite Cendrillon. \ °"*
La petite Cendrillon- ( '*" l'Opéra-Comique le 22 février 1.S10. Le succès qu'obtint ce petit ouvrage engendra une foule d'imitations : on eut la 2Vout>«He Cendrillon i la Cendrillon des écoles ou fe Tarif
CENDROIEMENT — CÉNOBITE
des prix; la Fête de Perrault ou l'Horoscope des Cendrillons ; CendriUon ou ta Pantoufle merveilleuse, féerie en cinq actes ot trente tableaux par Clairville, Albert Meunier et Ernest Blum, musique de Victor Chéri, reiirésentée au théâtre du Châtelet le4 juin 1866; Cendrilionnette, opérette en quatre actes, paroles de Paul Ferrier, musique de Gaston Serpette et Victor Roger, représentée aux Bouffes le 24 ianvier 1890. (Ici, la CendriUon de Perrault est accommodée à la moderne : c'est une petite héroïne parisienne.) CendriUon est encore le titre d'un opéra-
iix tableaux, paroles do He Cain, 'd'après le conte de Perrault, musique de Massenet, représenté à l'Opéra-Comique le 24 mai 1899. V. Cene-
BENTOLA.
CENDROIEMEMT OU CENDROYEMENT (san-drot-mai, — rad. cendrouer) a. m. Action de réduire en cendres : Le CENOROiiiMiNT dune ville. (Vieux.)
CENDROYER (san-droi-ié) V. a. Réduire en cendres Cendboteb une forêt. (Vieux.)
CENDRURE (s(i?i) n. f. Etat d'un acier cendreux, grenu, impropre à prendre le poli, et dont la surface est couverte ■ ' ■ ^perceptibles. Il Défaut rencontré quel-
oppo
CENE (lat. C3?na, souper) i fit avec ses apôtres, la veill passion, et dans lequel il ir d'après l'enseignement de 1 catholique.
— H. -arts. Ouvrage qi sente la Cène de Jésus-Christ célèbre Cène de Léonard de \mci
— Liturg. Cérémonie du jeudi saint, dans laquelle le pape des prélats, des chefs de communauté, des princes sei-vent des pauvres, après leur avoir lavé les pieds en mémoire de la cène de Jésus Chr st
Il Communion, et particulièrement communion sous les deux espèce telle qu'elle se pratique chez les pru testants : Ce n est pas fane la cenl gue d'en recevoir les signes ^Boss )
— Encycl. H ist. sainte Au temps de Jésus-Christ, conformément a la loi de Moïse, qu'avaient quel {ue peu modifiée les traditions des rab bins, les Juifs se réunissaient i a que année, le soir du quatorzi jour du mois de Nisan, pour trer le festin pascal, symbol
usée de Bâlc. Un tableau du Louvre vement à Hol- Levde, à Quentin Matsys, à Le' tableau de Frans Porbus le Louvre, et celui de Gérard
Mabuse, niéri
le Jeune, que renferme
de Lairesse, également au Louvre, sont très remar-
Le sujet de la Cène n'a été traité que par un petit nombre d'artistes contemporains, parmi lesquels il nous suffira de citer Alphonse Périn, Pichon, Hippoljte Flandrin et Dagnan-Bouveret, dont l'œuvre puissante et hardie (Salon de 1896) fait songer à Rembrandt.
Ceneda (autref. Ceneta), village d'Italie (Vénétie [prov. de Trévisei), sur le Maohio ; 6.000 hab. C'est la fraction principale de la commune Vittorio.
CENELLE [nél') a. t. Fruit du houx et de l'aubépine. (Vx.)
Ceaerentola (la) len fram;. CendriUon], opéra bouffe en deux actes, livret de Ferretti, musique de Rossini, représenté à Rome, sur le théâtre Valle, le 26 décembre 1816. Il s'agit ici d'une CendriUon moderne, qui n'a guère à faire avec le conte de Perrault, et dont tout élément fantastique a disparu. Mais l'œuvre musicale est exquise. En France, où elle fut jouée au Théâtre-Italien, le 8 juin 1822, on l'a mise longtemps en parallèle avec le BarSiey de Séiille La Ceneientola qui n ad ailleurs jamais été traduite en tran ais est une œuvre délicieuse et char r :intc dont il fandriit ritcr pre^qun tous les pn^cnf^ns
Jésus Christ voulut célébrer pour la dernière fois le festin légal avec ses disciples Seul profitant d'une latitude tolérée par 1 usage
le célébra
de la fête, le jeudi treizième jour du mois de Nii dernier repas est contenu quatre fois Testament (Matth., XXVI,
Le récit de ce ins le Nouveau Marc, XIV, 18-26; XXII, 9-20 ; saint Paul, I. Cor., XI, 25-29). Saint Jean se contente d'y faire une allusion évidente (XIII, 1). On voit, dans ce récit, que Jésus-Christ se conforma fidèlement aux rits légaux, mais en leur donnant une signification supérieure. Il réunit ses douze apôtres dans une saUe haute, tendue de draperies et contenant des Uts de table. Il commença par annoncer sa mort et l'accomplissement des Ecritures, puis prédit avec douleur la trahison complotée par un des apôtres, et désigna clairement le coupable. Judas, à qui il tendit un morceau de pain trempé dans du vin. Au moment de l'ablution, il voulut donner à ses apôtres une leçon d'humilité en lavant leurs pieds de ses propres mains. A la fin du repas, il prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses apôtres en disant : « Prenez et mangez-en tous : ceci est mon corps. » De même, après le souper, il prit la coupe et, ayant rendu grâces, il la leur donna en disant : n Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance qui sera répandu pour plusieurs pour la rémission des péchés. Faites ceci en mémoire de moi. » Tous, ensuite, dirent l'hymne et sortirent pour se rendre au mont des Oliviers.
La recommandation suprême de Jésus-Christ, invitant ses disciples à recommencer eux-mêmes la Cène, fut fidèlement suivie après sa mort. Nous voyons les premiers fidèles se réunir pour rompre le pain et • manger la Cène du Seigneur « (Act., II, 42 ; XX, 7 ; I. Cor., X, 16 ; XI, 20). Des abus s'étant glissés dans ces réunions saintes, l'apôtre saint Paul les flétrit avec vigueur (I. Cor., XI; I. Cor.,