X, 16). V. EUCHARISTIE
— Iconogr. Parmi les plus anciennes représentations de la Cène, nous rappellerons : une fresque tirée de la latacombe de Saint-Calixte et qui a été placée au Vatican ; un bas-relief du portail de l'église de Nantua (xii' s.) et un autre bas-relief de l'église Notre-Dame de Dijon (xm" s.); une des verrières de la cathédrale de Bourges (xm" s.), etc. Giotto a représenté plusieurs fois la Cène, notamment dans une fresque de l'église de la Madone dell' Arena, à Padoue ; dans une autre fresque du couvent de Santa-Croce, à Florence, et dans deux petits tableaux, dont-l'un figure au musée de Munich, et l'autre dans la collection de lord Ward, en Angleterre.
On connaît la fresque de Fra Angelico dans le couvent de San-Marco, à Florence, dans laquelle l'institution de l'eucharistie est ici représentée sous la forme d'une communion ; celle de Léonard do Vinci, la plus célèbre de toutes les compositions représentant la Cène. Les fresques do Ra|.h.n'I, d'Andréa del Sarto, de Paul Véronèse,
son! ''l' ■!'■ Ml ' V, nues classiques. Il existe à Venise
pillai' V ' : I uitoret, notamment dans l'église de
,S;,Mi . . , I iriir, dans réglise de Santa-Erma-
c"- I ^lint-Protais-et-Saint-Gervais. Il en
exisi' n I ■ Ml 11 musée de Madrid.
Cituiis (iLMlenu'nt le tableau de Vasari, au Louvre; celui de Bonitazio, au musée des Offices ; la Cène de Gaudenzio Ferrari, dans l'église de la Passion, à Milan ; le tableau de Huheus, au musée Brera (Milan) j celui d« |
Ceneroth ou KiNNAROTH Mlle le 1 an lenne Palestine (tribu de Nephtali) près du lac de Génesareth ou Tiberiade capitale d un petit Etat cliananeen Détruite par Josue elle se releva de ses ruines et fut de nouveau livrée au pillage par le roi do Syrie, Ben-Adab, quand il fit la guerre à Baasa, roi d'Israël.
CÉNESTHÉSIE {né-sté-:l — du gr. koinos, général, et aislliêsis, sentiment) n. f. Ensemble des sensations vagues qui conduisent à la notion de notre propre existe
— Encycl. Cette notion est tirée de nos relati le monde ambiant, le 7«oï, c'est-à-di changeant pas, alors que les impressions que nous recevons se modifient incessamment, d'oii cette déduction que nous sommes distincts des choses extérieures. Si les excitations périphériques multiples (musculaires, viscérales, cutanées) qui sont l'origine de cette limitation de notre moi, dont le champ est uniquement celui de la synergie nerveuse, sont normalement confuses en arrivant aux centres, c'est probablement qu'elles sont habituelles, constantes, et perçues seulement sous cette forme d'existence présente et distincte, bien qu'elles puissent devenir douloureuses quand elles s'exaspèrent. Aussi, comme le remarque Ch. Richet, est-il absolument impossible de localiser nettement le siège précis de notre propre existence, ou de notre moi. Dans une telle hypothèse, la suppression de toute impression ou excitation devrait conduire, ainsi que l'a soutenu StrumpeU, à l'acénesthésie (du gr. a priv., et de cénesthésie). Il n'en est rien en réalité, car, par suite de l'éducation et de l'expérience antérieures, nous avons conscience, même dans l'immobilité, le silence et la nuit, de la limitation de notre synergie nerveuse et, par conséquent, de notre existence indépendante et distincte de ceUe du monde extérieur.
CÉNEVIÈRES, comm. du Lot, arrond. et à 25 kilom. de Caliors, près du Lot, qui reçoit le Girou; 547 hab. Vins de Prémiac, réputés les meilleurs du département. Phosphate de chaux.
Vieux château bâti sur le bord d'un rocher élevé, taillé à pic, sur le Lot.
CENIA (se) ou GÉNIE (du gr. kainos, étrange) 11. f. Genre de mollusques Cenia.
gastéropodes opistobran-
clies, famille des limapontiidés, renfermant des animaux marins ressemblant à des planaires, et habitant les mers d'Europe. L'espèce type du genre est la cenia Cocksi.
CÉNIDE, affranchie romaine, amie de l'empereur Vespasien. Femme d'une rare intelligence, eUe avait été employée par Antonia, mère de Claude, à écrire des lettres importantes. Vespasien, qui l'avait aimée dans sajeunesse, la prit chez lui après la mort de sa femme, Flavia Domitilla, et la traita presque comme une épouse légitime. Elle usa de son influence pour vendre les charges et les honneurs et acquérir d'immenses richesses. Les mauvaises langues prétendaient que Vespasien partageait avec elle les bénéfices de ce tratic.
GÉNIE (du gr. kénos, vide) n. f. Genre de composées, tribu dos anthémidées, renfermant des herbes annuelles ou vivaces de l'Afrique australe.
Cenina, CÉNINATES ou CÉNINIENS. V. Cœnina.
Cenis (mont), massif qui fait partie des Alpes Grées et oulmino ttu Signal 4« n)»i.l Coni» ^8.110 m.), la Puuta-Cl»iry
des Italiens. Au N., il est séparé du massif de Rocbemelon par une profonde dépression (2.091 m.), sorte de plateau allongé que recouvrent de riches pâturages. Ce facile passage fut pratiqué au moins dès le vin* siècle après J.-C. ; plusieurs souverains carolingiens le franchirent pour aller en Italie. La grande et belle route carrossable qui relie Lans-le-Bourg à Suse fut construite par Napoléon I", de 1803 à 1810. Les diligences devenant insuffisantes pour le "transport des voyageurs, on dut installer, en 1868, un chemin de fer, sys'tème Fell, qui suivait à peu près le tracé de la route. En 1871, l'ouverture du tunnel des Alpes, percé entre Modane et Bardonnèche, sous la cime de Fréjus, et non sous le mont Cenis proprement dit, fit de plus en plus délaisser la route. Un peu en dessous du point culminant du passage, sur le versant italien, on rencontre un lac (truites saumonées), un hospice-hôtel et de vastes constructions à l'usage des troupes, reliées par des routes stratégiques à des forts très élevés qui défendent le passage.
CÉNISME u. m. Littér,
Cenlle, 3.7;t5 hab.
précieux ouvrage
1U116 et de mots relatifs pcJint aiUeurs. Le manuscr
Cénobite (réd. de moitié).
à la peinscrit de ce été découvert qu'en 1820, et publié iste des fresques de ce peintre dans l'église Saint-François, à Volterra.
CÉNOBIARQUE (ark' — du gr. koinos, commun ; bios, vie. et arkiiê, commandement) n. m. Supérieur d'un monastère de cénobites.
GÉNOBIE (éi — du gr. koinos, commun, et bios, vie) n. f. Maison habitée par les cénobites. (Inus.)
GÉNOBION (du gr. koinos, commun, et bios, vie) n. m. Fruit régulier, partagé jusqu'à sa base en péricarpes privés de style, n'adhérant pas au calice, articulés sur un gynobase et portant un style unique : Les fruits des labiées et des borraginées sont des cênobions. (C. d'Orbigny.) Il On dit aussi fruit gynobasique. V. gynobase.
GÉNOBIONNAIRE (o-nèr')ou GÉNOBIAIRE adj . Qui ressemble ou qui se rapporte aux cênobions : Fruits céno-
niO.NNAIRES ou CÊNOBIAIRES.
GÉNOBITE n. m. Genre de crustacés décapodes macroures, famille des paguridés, tribu des birginés, comprenant des formes aUongées à céphalothorax sans rostre, et oui, comme les pagures, abritent leur abdomen dans une coquille de mollusque. (Les cénobites sont propres aux régions tropicales ; l espèce type, cœnobita rugosa, habite les cotes du Pacifique.)
CÉNOBITE (du gr. koinos, com-
vant en communauté. (On réserve d'ordinaire ce nom aux reUgieux des premiers siècles chrétiens) :
L'occupation manuelle des cénobites était de faire des cordes, des paniers, des nattes, du papie, (Chateaubr.) ii Ce mot s'oppose à
anachorète (celui qui vit retiré), et c'est par erreur qu'on lui a donné le sens, aujourd'hui fréquemment employé, de personne retirée dans la solitude, qui vit séparé des autres hommes. (Mais il peut s'employer au fig. en parlant d'une personne qui mène une vie ascétique.)
— Encycl. On appelle cénobites des hommes qui se réunissent pour vivre en commun sous la direction d'un supérieur et pratiquer ensemble les exercices de la vie ascétique. Chez les Juifs, les esséniens et les thérapeutes avaient adopté la vie cénobitique. Les premiers chrétiens qui quittèrent le monde pour se vouer à la pénitence dans les déserts de la Thébaide, en Egypte, étaient des anachorètes ou ermites vivant solitaires et séparés les uns des autres. Tels furent saint Paul et saint Antoine. .Saint Pacôme, le premier, groupa ses disciples autour de lui dans l'île de Tabenne, en 370, et inaugura ainsi la vie cénobitique parmi les chrétiens. Les premiers cénobites habitaient des huttes voisines les unes des autres, et se réunissaient dans la demeure du supérieur pour y vaquer aux exercices communs ; dans la suite, ils s'établirent tous sous un même toit et leur habitation prit le nom de monastère. Saint Pacôme composa la première règle cénobitique : il établit un noviciat, régla les occupations et les pratiques de chacun. Son exemple eut de nombreux imitateurs, comme saint Macaire, dans le désert de Sketos, et saint Hilarion, à Gaza. Les monastères se multiplièrent dans l'Egypte, la Syrie, la Palestine, l'Arménie et l'Asie Mineure. Les Pères de l'Eglise d'Orient et surtout saint Athanase, saint BasUe de Césarée, saint Grégoire de Nazianze parlent avec enthousiasme de la vie angélîque que menaient ces premiers cénobites. Ils pratiquaient des jeûnes extrêmement rigoureux et partageaient leur temps entre la contemplation, la prière et Te travail manuel, très grande majorité, ils étaient laïques. La renommée d'Orient leur suscita des émules en Occident, cernent du in« siècle, et surtout pendant le IV* et le V" ; mais la différence des climats, et des caractères donna en Afrique, en ItaUe, en Gaule et en Bretagne une forme particulière à la vie cénobitique : la contemplation, le jeûne et les macérations y tinrent moins de place ; les cénobites furent mêlés davantage à la vie
Vers le milieu du iv' siècle, saint Basile.ayant fait des emprunts aux règles plus anciennes et en particulier à celle d,> Saint Pacôme, en composa une règle unique qui
["'III t fut adoptée dans tout l'Orient; elle y
iiiiinastères de la Syrie, de la Grèce et de
I I : i Henoît de Nursie, en 529, fit une refonte
iii-.s les règles de l'Occident, et fut, dans
1 I - i -■ i.iii . . io ^rpand législateur de la vie religieuse.
Avec saint Basile et saint Benoît se termine le règne des
cénobites, qui sont remplacés par di
Cénobites hindous. Le cénobitisme ; d4& le v" sivcle avant
lobitisme apparaît dans l'Inde, ' ère, avec le bhikchou, discipl«
, des ana-
I , iiis, vivant on solitaires dans
I I m, selon la loi, lo couronnor, Il MM I ,o liouddhismo créa lo céno- I, aM -11 ;iii CLlil)atot la vioon commun. A |. .ailiiMfHit dos vidyâsthdnas, et, plus
II (S, sous l'impulsion do Çanitarâcârya,
ru I -. et leurs monastères vivaïqucs.
ccNiinriMQiir, ,i.lj. Qui appartient, qui est propre aux
rniMKihs ; J//i-(f;-.¥ CÊNOBITIQDES.
Ivir cxt. Austère, qui conviendrait à un cénobite :
Mrnrr une vie CÉNOUITIQDK.
CÉNOBITISME {tissm') n. m. Etat d'un cénobite.
cÉNOGOQUE {du gr. kénos, vide, et kokkos, grain) n. m. (..nir .lo champignons hvpogés, que plusieurs mycolo- (.iii s i.;4.irdont comme 1 état primitif d'autres espèces
CÉNOLOGIE (/'i — rad. cénologue) n. f. Science du vide.
CK.NOrUTIQUE
CENSORIEN
CÉNOLOGIQUE adj. Qui concerne la cénologio. (Vieux.)
CÉNOLOGUE (du gr. kénoa, vide, et logos, discours) 1. m. CiAm nui s'occupe de cénologie, do la partie do la .hy.sHiMo relative au vïdo. (Vieux.)
CÉNOLOPHIE (du gr. kénos, inutile, et lophion, petite ii-r.ih'i n. f. Bot. Syn. de sf.lindm.
CÉNOLOPHON (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. ;- Ml'- runiomées, comprenant une seule espèce, qui croit liiis lilii Célèbes : Ac cénolophon rouge a le port des
Lon
upérieur ou supracrétacé. (Il est représenté, i ■ B, la craie êlauconieu do Rouen, la craie grise du Boulonnais, etc.)
les sables du Perche, la craie glaucon
— Histoire. L'une des deux branches des Cénoman.s otait établie en Italie, dès le vi« siècle avant notre ère. Mlle occupait la rive gauche du Pô, de l'Adda à l'Adige. T.uit donne à penser qu elle venait de la région danubienne. 1. .iiitn^ occupait, dans la Gaule transalpine, un territoire i'IcimIii, représenté exactement par l'évêché du Mans, tel -|ii il ( i.ut avant la Révolution. Le nom du nMainei» dérive '\r i , irnnnnia. On disait d'abord en vieux français Ceimaine, imK, jiar une confusion de la première syllabe avec le (ironom indicatif cet, on dit indistinctement cel Maine ou le Maine. Cette dernière forme a prévalu.
CÉNOMYCE (du gr. kénos, vide, et mukès, champignon) n. m. Bot. nom générique tombé en désuétude et qui correspond maintenant aux genres cladie, cladine, cladonie, pycnothélie.
CenON, comm. de la Gironde, arrond. et à 3 kilom. de Bordeaux ; 2.587 hab. Vins rouges ; distilleries, savonnerie, fabriques de conserves alimentaires, taillanderies, commerce de vins. — Une commune de la Vienne, arrond. et à 5 kilom. de Châtellerault, sur la Vienne, près de son confluent avec le Clain (668 hab.), porte le même nom.
CÉNOSE (du gr. kénos, vide) n. f. Evacuation, spontanée ou artificielle, qui porte sur l'ensemble des excréta ou, plus généralement, des humeurs. (Le résultat de la cénoso est une diminution de la pression physiologique.) V. apo-
CÉNOSB.
CÉNOSITE n. f. Cénose portant plus spécialement sur le liquide sanguin, et obtenue toujours artiliciellement : La saignée est une cÉNOSiTt:. (Peu usité.)
CÉNOTAPHE (du gr. cénotaphion; de kénos. vide, et tnphos, tombeau) n. m. Monument élevé à la mémoire d'un mort et qui ne contient pas son corps : D'Urville érigea lui-même, sur tes rochers funestes de Vanikoro, un pieux CÉNOTAPHE à la mémoire du plus regretté de ses prédécesseurs.
— Kncîcl. D'après l'étymoîogie même, le cénotaphe est vide. Cet usage a existe chez beaucoup de
un tombeau peuples. Mai dait, chez les GreO!
une croyance très précise : quand un mort n'avait pas été enseveli régulièrement , il ne
Kouvait pas traverser 3 Styx et jouir du repos éternel. De là, cette coutume d'élever un tombeau vide à ceux dont on n'avait pu retrouver le corps : on
é^iS^i/y^
- -"^ikl
leur assurait
; solennellement leurs mânes à y u'on appela plus tard, à Rome,
— Anton. Sarcophage, sépulcre, tombe, tombeau.
CÉNOTË (du gr. kénos, vide) n. m. Se dit d'entonnoirs naturels, analogues aux avens des causses do la Lozère, ot qui sont lorés dans les roches calcaires du Yucatan. (L'cxti-i-initô inférieure de ces entonnoirs aboutit à des
CENS {sanss — du lat. census, compte) n. r dr. rom. Dénombrement des personnes et de citoyens romains.
— Dr. féod. Rodovanoo des roturiers au soigneur du liefdont ils relevaient, il Cens ttccordalile, Tenuro qui permettait au soigneur de réclamer, outre lo cens, des lods ot ventes, il Cens abonné. Celui qui était stipulé par chaque arjiont et pour certains fruits spécifiés. Il Cens double. Droit du double du cens, au cas do mutation du censitaire, il Cens à queste ou reguérahle. Celui que le seigneur était tenu do demander, i) Chef-cens, Cens consistant en une redevance modique, plutôt honorih'quo que représentative du revenu réel des liéritages. il
Il Cher-cens ou Gros-cens, Celui qui représentait à peu près tout le revenu de l'héritage.
— Loc. PROv. : Abandonner, Quitter la terre pour le cens, Renoncer à un bien, à un titre quelconque, pour être dispensé des charges qui y sont attachées.
— Hist. relig. Cens cathédratique. V. cathédratiqub.
— Polit. Quotité d'imposition nécessaire pour être électeur ou éligible, ou pour exercer certains droits politiquos : Cens ét/'ctttral. Le ckns électoral, partout où il existe encore, tni'l ,, .'>i..ir.r, !■: Schorer.)
— Kn' 'i' If ' 'liez les Itomains. La Iraclition attribuaii ,1 i I : 1 l'institution du cens ou dénombrement |"Hii- . I vir 1. liiso au recrutement do l'armée, à l'exorcico dos diuita l'ulitiques et au recouvrement do l'impôt. 11 avait lieu tous les cinq ans. Les citoyens inscrits et payant l'impôt étaient appelés assidui. On les opposait aux proletarii, qui étaient placés en dehors dos classes et ne payaient pas d'impôt. Après la chute de la royauté, l'opération du cens, précédemment faite par des euratores tribuum, fut confiée aux consuls, puis aux censeurs. On a désigné plus tard par les mots cens sénatorial et cens équestre le minimum de fortune nécessaire pour être sénateur ou chevalier.
— Dr. féod. Le mot cens exprimait toute redevance personnelle due à un seigneur, soit par des sujets de la seigneurie soumis à son autorité, soit par les possesseurs do terres roturières comprises dans la seigneurie. Le cens personnel, c'était le chevage ou la taille, le census capilis, payé même par les colons et les serfs affranchis. Quant au cens réel, c'est, le plus souvent, le prix de la concession d'une terre en vertu d'un contrat plus ou moins librc-
•lepr
ifûtl
d'impôt qui ou éfigil^le
les fonds grevés de charges analogues prirent le nom de fonds censuels. On appela ôai( à cens lo contrat par lequel le propriétaire d'un héritage ou d'un droit immobilier quelconque l'aliénait, sous réserve de la seigneurie directe et d'une redevance annuelle en argent ou en fruits. A la difl'érence avec le bail à fief, le bail à cens comportait toujours une redevance ; par contre, il n'y avait jamais l'obligation de foi et hommage, qui était essentielle dans le bafl à fief.
Le censitaire pouvait s'affranchirdo l'obligation de payer lo cens par le aéguerpissement. Le droit de seigneurie retenu par le bailleur à cens était appelé directe censuelle ou censive. Le censitaire pouvait vendre sa terre, mais cette vente donnait souvent lieu à la perception d'un droit, comme celui de lods et ventes.
— Polit. Cens électoral. Ce terme désigne le quantum ue chaque individu doit payer pour être électeur ' "n France, de 1789 à 1848, les constitutions
loins reconnu la propriété comme base fondamentale des droits de citoyen.
Sous l'Empire, on admit tous les citoyens jouissant do leurs droits civils dans les assemblées cantonales, qui étaient chargées de composer les collèges électoraux d'arrondissement et de département. Pour ces collèges, le cens était conservé.
La Charte de 1814, en établissant un cens électoral et un cens d'éligibilité, eut surtout en vue d'assurer l'influence de la grande propriété. La loi du 19 avril 1S31 abaissa
La révolution de 1848 le supprima (art. 25 de la constitution du 4 nov. 1848). La loi du 31 mai 1850 voulut le rétablir dans une certaine mesure, mais le décret du 2 décembre 1851 abolit cette loi. Le décret organique du 2 février 1852 porte aussi qu'il n'y a pas de condition de cens pour être électeur.
En Angleterre, aux termes du Représentation of the peopte act du 6 décembre 1884, pour l'électorat ainsi que l'éligibilité, il faut avoir l'âge de vingt et un ans et être propriétaire d'une maison ou d'une terre, ou payer un loyer annuel de 10 livres sterling au moins.
Des conditions de cens sont encore requises d'une façon plus ou moins rigoureuse dans beaucoup de pays d'Europe. Dans les colonies australiennes de l'Angleterre, la propriété est aussi une des bases du système électoral.
Aux Etats-Unis, il n'y a plus de condition do cens pour les élections concernant le gouvernement fédéral.
CENSAL n. m. Comm. Courtier ou agent de change, dans les pays levantins.
— Féod. Cens ; revenu en rentes.
CENSE {sanss') n. f. Agric. Ferme ou métairie, dans certaines parties de la France et en Belgique.
— Féod. Terre donnée à condition de
) payer i
CENSÉ, ÉE (s
•dul
, juger) adj.
CENSÉABLE (san) adi. Dr. féod. Se disait, dans la coutume de Bretagne, des héritages et des tenanciers qui devaient payer une redevance à titre de cens à un seigneur [[ui était le seigneur censier.
CENSELETTE (son, lèf — dimin. de censé) a. f. Petite ferme. (Mot usité dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais.)
CENSÉMENT (San) adv. Pop. Par supposition : Etre
CENSEMENT (
itre.
CENSERIE (ri) n. f. Courtage, dans lo commerce du Levant; fonctions du consal.
CENSEUR (San — lat. censor) n. m. Magistrat qui, chez les Romains, était chargé de constater la fortune et l'état civil des citoyens, de veiller sur leurs mœurs publiques. Il Table des censeurs, Recueils historiques, rédigés par les , depuis Servius TuUius.
' ' ' qui reprend, qui contrôle,
Jt n'y a point d'hommes
itoyables CKN- , personne qui vres littéraires ou artistiques, il Membre de censure, pcrsooac préposée par le gouvernement à
?n*fa
l'examen des pièces do théâtre, des chansons, etc.. avant leur publication, leur représentation, leur exécutioD, etc.
— Censeurs royaux. V. cunsobb.
— Adjcctiv. Qui est porté à censurer :
Lei plui censeurs ne me reprochent rien.
BOTKOU.
— Dr. comm. Dans les société» anonymes. Personnes, associées ou non, ayant une mission do contrôle et de surveillance sur les actes dos administrateurs : Cknseues de la Uanque de France. Il On dit aussi comhissairb.
— Enseign. Nom donné, dans l'ancionne Université, à l'officier chargé d'examiner la capacité du récipiendiaire : Les CKNSBORS de Sorbonne donnaient leur suffrage par billets. (Acad.l 11 Fonctionnaire cliargé, dans loa lycées et dans les collèges, do surveiller les études ot do maintenir le bon ordro et la discipline. (Dans les lycées, lo censeur surveille les études ot la discipline; le surveillaot général est plus spécialement chargé de cette dernière. Dans les collèges, le surveillant général remplit le rôlo de censeur.^
Il Elève chargé, dans les institutions et dans les pensions, do surveiller ses camarades on l'absence du maître.
— Encycl. Hist. On a donné le nom de censeurs à deux le l'ancienne Rome, créés vraisemblablement de Rome, et dont la fonction primitive était
de présider aux opérations du cens. D'abord choisis parmi lès patriciens, la durée de leurs fonctions varia de cinq ans à dix-huit mois ; il y eut des périodes de dix ans et plus, où Rome n'eut pas do censeurs. En 403 de Rome, un plébéien fut admis à la censure. D'abord chargés de la tenue des registres du cens, les censeurs répartissaient les citoyens entre les tribus, les classes et les centnries; et ils s attribuèrent bientôt un droit do surveillance générale sur les mœurs des citoyens [regimen morum). Us pouvaient exclure un citoyen des centuries de chevaliers, le transférer d'une tribu dans uno antre, ou l'exclure de toutes les tribus,.en l'inscrivant parmi les xrarii ou contribuables privés du droit de vote. Vers 388, on attribua aux censeurs la confection do la liste des sénateurs; ils eurent ainsi le moyen de punir ceux qui s'étaient rendus coupables d'actes réprouvés par la coutume des ancêtres {jnos majorum). Vis-à-vis des autres citovens, le pouvoir disciplinaire des censeurs s'exerçait par la no(a censoria. Les décisions des censeurs ne pouvaient tomber que devant l'opposition {intercessio) do leur collègue.
Les censeurs avaient encore dans leurs attributions l'entretien de tous les édifices publics et étaient chargés de la garde ou de la surveillance du trésor. Cette magistrature disparut définitivement sous Auguste.
— Dr. comm. et fin. Auprès des sociétés anonymes se trouvent des comités de censure, ordinairement composés de trois membres, qu'on nomme censeurs ou commissaires. Us sont nommés par l'assemblée générale annuelle ou, au besoin, par une ordonnance du président du tribunal de commerce. Ils exercent leur mission de contrôle et do surveillance en faisant à l'assemblée générale annuelle un rapport sur la situation de la société, sur le bilan et sur les comptes présentés par les administrateurs (loi du 24 juiU. 1867).
Censeur (le), titre qui a été donné à un grand nombre de journaux, soit littéraires, soit politiques : le Censeur hebdomadaire (1760-1761), par Cbaumeix et d'Aquin, dirigé contre les encyclopédistes; te Censeur des journaux (11 fructidor an III-18 fructidor an V), rédige par Gallais, contre-révolutionnaire; le Censeur, par Comte et Dunoyer (1814-1815); le Censeur, consacré surtout à l'étude des projets de lois, par B.-J. Légat (1838-1839) ; le Censeur des censeurs, feuille d'opposition (1815); le théâtres de
■ dramatique (
i Journal des principaux i rimod de La Jieiaire et financier, par'Fournier-Veraeuil (1834-1836)r
CENSIER i^san-si-ê), ÈRE adj. Dr. féod A qui le cens est dû : Le seigneur cbnsier. u Qui percevait le cens : Officier CENSIER. Il Où s'enregistrait le cens : Lii-re cessibr. Pa-
Cen
— Substantiv. : Payer le cens au cexsieb. Enregistrer un chiffre sur le censier.
— Nom désignant des métayers dans certoines parties de la France, et aussi de grands fermiers dans d autres
ij) adj. Dr. féod. Se disait Dr. féod. Celui qui devait oyens qui payent la quotité
CENSIF, rVE {san — rad. c des dépendances d'un fief.
CENSITAIRE (son, tir-) n. i le cens au seigneur.
— Politiq. Nom donné aux c d'impôt déterminée pour jouir âes droits i France, le suffrage universel a supprimé les censitaires.
— adj. m. Qui paye le cens : Paysan censitaire, a Qui paye la quotité d'impôt nécessaire pour être élu ou électeur : Les citoyens censitaires.
CENSITE (son) adj. Dr. féod. Sujet an cens : Personnes censites et taillabtes.
CENSITEUR (san — rad. cens) n. m. Magistrat romain qui était chargé de répartir équitablement les impôts et d'en assurer la perception d'après les lois et les règles de la justice, il Magistrat qui, sous l'empire romain, remplissait les fonctions de censeur dans les provinces.
CENSIVE (son) n. f. Manière dont était possédée terre assujettie au cens . - - • -
CENSIÏK. Il Etl
lui payer le ' Il Droit de s ' leur à cens.
— Encycl. La < regard du c
t devant
caractères. Celi
: n'avait le caractère roturier qn au i regard du seigneur censier, c était La dette du cens manifestait ces onait un fief, comme seigneur ou comme vassal, ava'it seul qualité pour accenscr des domaines compris dans ce fiel. V. cens.
CENSIVEMENT(son) adv. Dr. féod. Avec charge do cens : Tenir une terre cessivkment.
CENSORAT (son, ro) n. m. Exercice do la censure, temps pendant lequel le censeur exerce ses fonctions.
CENSORIAL, ALE, AUX adj. Qui appartient aux anciens censeurs de Rome : Pouvoir censorul. Autorité cb-nso- KiALE. Il Qui est relatif à la censure officielle.
CENSORIEN, ENNE (ri-in. M — du lat. censorius;ie censor, censeur) adj. Qui alTecte uno sevérito de censeur. (Vieux.)