CENSORINUS — CENT
CensORINOS. nom do plusieurs Romains, dont le premier, consul l'an 310 av. J.-C, fut battu par les Samnites, et deux fois censeur, d'où son nom, avec Q. Fabius Maximus. — Le second, L. Marcius, commanda la flotte envoyée contre Cartilage, l'an 149 av. J.-C. (Le philosophe Carncade lui dédia un de ses livres.) — Le troisième, C. Marcics, fut UD des chefs du parti de Marius et fut mis à mort par Sylla, vers l'an 82 av. J.-C. — Le quatrième, L. Maki-ius, fut partisan d'Antoine, et obtint les honneurs du triomphe pour des succès remportés en Macédoine. (II fut l'un des doux sénateurs qui essayèrent de défendre César contre ses meurtriers. 1 — Un autre , enfin, C. Marcids, fut consul en l'an S av. J.-C, et gou-
Censorinus, grammairien et chronologiste. Il florissait à Rome vers le milieu du m* siècle. On a sous son
recueil où il est question de chronologie, d'histoire naturelle, de musique, etc. Le style en est clair et précis, et l'auteur se montre en général érudit et judicieux. On a une bonne édition de ce travail, avec traduction française et notes, par Maugeard (1843).
CensorinuS (Âppius Claudius) fut salué empereur malgré lui, par un parti de soldats qui voulaient l'opposer à Claude II, vers l'an 269 de notre ère; mais, sept jours après, les mômes soldats, mécontents de la sévérité avec laquelle il voulait maintenir la discipline, le mas-
CENSUEL, ELLE {san-su-èl' — du lat. census, cens) adj. Qui a rapport au cens : Droit censdel. Rente ohnsdelle. Retrait CKNSDiiL. Il Qui est soumis au cens : Terre cen-
SUELLE.
{san-su-ét-man — rad. censuel) adv.
isuel : Saisir censobllkment un héri-
CENSURABLE (sali) adj. Qui mérite d'être censuré : Proposition, Conduite, Action censurable.
— Anton. Louable.
CENSURE {san — lat. censura) n. f. Blâme, critique, action de reprendre : La censure est utiles et le mérite seul sait la supporter. (J.-J. Rouss.)
3 àl'égard d'officiers ministériels ou de magistrats, par mesure disciplinaire (loi du 3 août 1SS3). Contre les avocats, la censure se confond, depuis l'ordonnance du 20 novembre 1822, avec la réprimande, qui est le véritable
La censure est aussi le nom d'une peine disciplinaire prononcée contre un des membres d'une assemblée politique. On distingue la censure simple et la censure avec exclusion temporaire, qui, l'une et 1 autre, ne peuvent être prononcées que par le Sénat ou par la Chambre, à la majorité des VOIX et sans débats. Elles entraînent privation de la moitié de l'indemnité de sénateur ou de député ; la première pendant un mois, la seconde pendant deux mois.
— Antiq. Dignité et fonctions de censeur, chez les Romains : Briguer la censure.
— Dr. canon. En matière de dogme, Jugement portant condamnation : Censure d'un livre, d'une proposition, ii Suspension d'exercice et de charge ecclésiastique : Encourir les CENSURES ecclésiastiques, il Excommunication, interdit prononcé par un tribunal ecclésiastique : Les papes faisaient trembler l'Occident par leurs censures. (Machiavel.)
— Enseign. La censure est le second degré des peines disciplinaires qui (loi du 30 oct. 1886) peuvent être appliquées au personnel de l'enseignement primaire puolic. Elle est prononcée par l'inspecteur d'académie, après avis motivé du conseil départemental.
— Littér. et théâtr. Examen qu'un gouvernement fait faire des livres, journaux, pièces de théâtre, avant d'en permettre la publication ou la représentation ; jugement défavorable porté à la suite de cet examen : Etablir, Abolir la censure. Cknsuri! dramatique, il Comité des personnes chargées de cet examen, ii Bureaux où s'assemble le même comité : Pièce qui est à la censure.
— Anton. Apologie, éloge, flatterie, louange, panégy-
— En'cycl. Littér. : I. Censure des écrits. Ce furent les conciles qui prirent les premières mesures préventives contre les livres; puis, une ordonnance de 1275 plaça les libraires de Paris sous la surveillance de l'Université. Le légat Borgia, qui devint Alexandre VI, organisa un système do censure ; le concile de Latran décida que tout livre ~' '" ' l'après examen. En Angleterre, la
surveillance des livres. Des ordonnances furent rendue à ce sujet, par François I" en 1521, par Henri II en 1541. L'édit de Cnâteaubriant, en 1551, défendit les imprimeries clandestines. En 1629, le chancelier fut chargé de choisir qui il voudrait pour l'examen des livres. C'est l'origine des censeurs royaux, qu'on nomma en certain nombre vers 1741. En 1789, l'Assemblée constituante abolit toute censure sur les écrits.
Le conseil des Cinq-Cents établit la censure. En 1803, un censeur fut imposé à chaque journal.
Ce régime fut régularisé par un décret du 5 février 1810, qui établit un directeur général de la librairie.
La Charte de 1814 proclamait la liberté des écrits ; mais, bientôt, la loi du 21 octobre 1814 rétablit la censure préa-
lable.
Sous les Cent-Jo
) fut abolie
rétablit
De 1817 à 1830, la censure fut alternativi réintroduite dans notre législation.
ii,.a uaus uoiro legisiaiion.
La Charte de 1830 portait : « La censure ne pourra jamais être rétablie, i. Elle ne le fut pas pour les journaux, mais la loi du 9 septembre 1835 la rétablit pour les ouvrages dramatiques et l'exposition des dessins et gravures. Le décret de février 1852 fit revivre diverses mesures préventives. La censure préventive des dessins et estampes a disparu depuis la loi du 29 juillet 1880 sur la
IL Censure théXtrale. Dans la Grèce anciemie, toute pièce était présentée à l'archonte, qui donnait ou refusait le chœur, c'est-à-dire qui acceptait, ou non, la pièce,
La censure dramatique fut établie en Franco au xv" siècle. Mais elle ne fut régulièrement organisée qu'en 1706 : les pièces ne purent plus être jouées qu'après examen par un censeur, et la police des théâtres fut confiée au lieutenant général de police de Paris.
Une loi du 13 janvier 1791 abolit définitivement la censure, mais elle fut rétablie par le Directoire et conservée par le Consulat.
La censure se montra très sévère pendant la Restauration, et le mouvement romantique rencontra de sa part une opposition assez vive. La révolution de 1830 abolit la censure; mais la censure préventive fut rétablie en septembre 1835. A son tour, la république de 1848 abolit la censure, et elle fut encore rétablie par une loi du 30 juillet 1850.
Le décret du 31 décembre 1852 la maintint défii Un décret du 30 septembre 1870 supprima ' censure, mais elle rut rétablie le 2 février 1874.
— Dr. canon. La censure est une mesure disciplinaire que l'Eglise applique à un pécheur pour le corriger; c'est pourquoi la censure est appelée pxna medicinatis ( peine médicinale), par opposition à l'irrégularité, à la déposition et à la dégradation qui sont nommées peines vinaicatives. I^es trois principales censures sont : l'excommunication majeure et mineure, la suspense et l'interdit. La suspense
5'appliqu
; celle
, . ^ ^ clercs revêtus d'un ordre et d'
fonction ecclésiastique. L'excommunication et l'interdit peuvent frapper les laïques aussi bien que les clercs. Pour qu'une faute puisse entraîner une censure, il faut qu'elle soit extérieure, consommée, défendue par un précepte ecclésiastique, considérable et scandaleuse. Le pouvoir de prononappartient au pape et aux conciles œcu-
1 général à tous ceux qui ont juridiction au for extérieu dans les limites de cette même juridictii usure portée par le pape a son effet dans 1 irselle. tandis que l'évèque ne peut
CENSURER (san) V. a. Reprendre, critiquer : Tel qui censure autrui, souvent fait encor pire.
— Dr. Punir d'un blâme qui est une peine discipli dans l'ordre des avocats, la ' * ' des avoués : Censurer un avocat, un notaire.
— Dr. canon. En matière de dogme. Déclarer entaché ou suspect d'erreur ou d'hérésie : Censurer un livre, une proposition.
Se censurer, v. pr. Etre censuré : lout livre se censure plus aisément qu'il ne s'écrit.
— Se reprendre, se blâmer soi-même : Le sage se censure lui-même.
— Réciproq. Se critiquer mutuellement : Amis qui se censurent pour leur bien réciproque.
— Allus. littér. :
Faites-vous des amis prompts à vous censurer. ■Vers de Boileau {Art poétique, ch. I") qui signifie : Préférez les conseils justes, francs, et quelquefois un peu rudes, d'un ami éprouvé, aux louanges intéressées des flatteurs.
— SvN. Geusurer, blâmer, condamner, critiquer, désapprouver, épiloguer, fronder, improuver, reprendre, réprimander, réprouver, trouver à redire. V. blâmer.
— Anton. Approuver, exalter, louanger, louer, préco-
CENT {San — lat. cenlum) adj. num. Dix fois dix : Cinquante est la moitié de cent.
— Par exagér. Un grand nombre de : Une chose arrive aujourd'hui et presque sous nos yeux : cent personnes qui l'ont rue la racontent en cent façons différentes. (La Bruy.)
— Centième, en parlant d'objets numérotés : Le numéro cent. La page cent.
— n. m. Nombre contenant cent unités : Un cent, deux cents. Acheter un cent de noix.
— Loc. fam. : Numéro cent. Nom que l'on a donné aux latrines. 11 En un mot comme en cent. Bref, pour finir en un mot. Il Faire les cent coups. Avoir une vie désordonnée. — Signifie aussi Prendre toute sorte de moyens : Faire les CENT coups pour obtenir une place, n Etre aux cent coups. Ne savoir où donner de la tête, être dans un extrême embarras, et aussi, Etre fort en colère, ii Je vous le donne en cent. Se dit pour exprimer la grande difficulté qu'il y aura à deviner ce dont il s'açit. « Ilya cent à parier contre un que. Il est infiniment probable que, on est presque siir que. Il Des mille et des cents. Une très grande quantité de, une très grande fortune : Avoir des mille et des cents, il Ne parler que par mille et par cents. Se donner, dans ses discours, des airs d'un homme fort riche, ii De cent en quatre. Très rarement : Faire une chose de cent en quatre. (Peu usité.)
— En T. de métrol.. Abréviation employée dans le commerce pour 100 livres ou 50 kilogrammes.
Aux Etats-Unis, le cent est la plus petite monnaie de billon, centième partie du dollar, dont la valeur est de 0 fr.0523. En Belgique, lecenf vaut rfeiur centimes français.
— Comm. Cinq pour cent, Dix pour cent, etc., Gain que rapporte au commerçant la vente d'une marchandise et qui est de cinq francs pour cent francs, de dix francs pour cent francs, etc. n Placer de l'argent au cinq pour cent l'an, ou simplement à cinq pour cent, u S'emploie dans le langage commun pour exprimer une quantité proportionnelle quelconque : Les grands hommes, les artistes et les maris gagnent cent pour cent à mourir. (Scribe.) il Ces locutions : Trois pour cent. Quatre pour cent. Cinq pour cent, etc., se prennent substantivement pour exprimer des rentes de l'Etat de ces divers taux : Acheter du trois pour CENT. Le QUATRE POUR CENT est en hausse. 11 On dit souvent du cent au lieu de pour cent : Toucher vingt du cent de son capital. (Cette expression est populaire.)
— Comm. IjQ grand cent, en terme commercial, signifie qu'en vendant une marchandise quelconque, le négociant doit abandonner à l'acheteur, en sus de la quantité déterminée par l'achat, un surplus de cette marchandise, mais qui n'entre pas en ligne de compte, ii En T. de pêche,
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Quand on dit Faire un ce dominos, cela signifie que la partit
— Hist. Les Trois Cents, Les trois cents . commandés par Léonidas, qui périrent aux Thermopyles. Il Les Quatre-Cents, Conseil de quatre cents membres qui
tpoii
ompléter le rend encore
remplaça le sénat à Athènes. Il Les Cinq-Cents, L'une des assemblées législatives françaises, sous le Directoire.
— Gramm. Cent est toujours invariable lorsqu'il est employé, par abréviation, pour centième: L'an quinze cent. Page deux ciiNT. Il Cent est également invariable lorsqu'il n'est pas accompagné d'un adjectif numéral qui le multiplie : Louis XJl ava{t donné, pour l'investiture de Milan, cent écus d'or. ( 'Volt. ) 11 Cent prend un s quand il est multiplié par un autre nombre exprimé immédiatement avant : Deux cents hommes; quatre cents francs; à moins qu'il ne soit immédiatement suivi d'un autre adjectif ou déterminatif numéral servant à c nombre : Trois cent dix-huit francs, ii Cent pi un s quand il est employé substantivement ; Deux cents de noix.
Pour former le nombre qui dépasse cent d'une unité, on dit ordinairement cent un. Cependant on dit quelquefois cent et h«, quand on n'a pas en vue d'exprimer un nombre bien précis : Jl vous contera cent et une histoires. (Audessus, on n'emploie jamais et : Cent deux, cent vingt.)
Lorsque cent entre en composition avec un nom de nombre inférieur à cent, et forme avec lui un adjectif ordinal, il ne prend pas la terminaison particulière aux adjectifs et aux noms numéraux, mais il se joint par un trait d'union à l'autre adjectif : La cent-vingtième partie de... Le degré est le TROis-CENT-soiXANTiisME de la circonférence. (La construction inverse a lieu, si cent est le plus petit des nombres qui entrent en composition : La mille-deux-cen- TiÈME partie. Un trois-mille-six-centième du tout. Sauf le cas cité, on ne met jamais de trait d'union après le mot
— Au lieu de mille cent, mille deux cents, etc., on dit souvent onze cents, douze cents, jusques et y compris dixneuf cents ; mais on ne dit point dix cents pour mille, vingt cents, trente cents, etc., pour deux mille, trois mille, etc. (Cette façon de parler, tout à fait contraire aux règles de la numération, est cependant très usitée.)
Cent ans (guerre de). On appelle guerre de Cent ans la succession de luttes sociales, compliquées de luttes contre l'étranger, qui tourmentèrent la France, de l'année 1337 à l'année 1453. La guerre de Cent ans n'a pas seulement été la lutte des Français contre les Anglais, désireux d'implanter leur domination en France. Durant toute la première partie de la guerre, le sentiment national ne se manifesta ni d'un côté ni de l'autre. Nombre d'excellents Français soutinrent les prétentions du roi d'Angleterre, et, lorsque le sentiment national se fut développé, s'incarnant dans la sublime figure de Jeanne d'Arc, tous s'unirent, les Anglais furent expulsés. Mais ce sentiment national ne put précisément se manifester que le jour où se furent apaisées et éteintes les haines et rivalités sociales qui armaient le vassal contre le suzerain, l'artisan contrôle patricien, le petit noble, le «hobereau au nid étroit • contre le grand feudataire.
On peut diviser la guerre de Cent ans en quatre périodes. Durant la première, qui s'étend de l'origine de la guerre au traité de Brétigny (1360), les partisans de Philippe de 'Valois, après quelques succès, sont écrasés à Crécy (1346); Charles de Blois, le chef du parti français en Bretagne, est pris par les Anglais à La Roche-Derrien (1347), et Calais, après un siège héroïque, ouvre ses portes aux Anglais (1347). Jean II, qui avait succédé à Pliilippe de Valois, est battu et fait prisonnier à Poitiers (1356). La paix est alors signée à Brétigny. V. Brétigny {traité Je.)
La deuxième période, qui correspond au règne de Charles V (1364-1380), est marquée par des succès militaires dus à l'énergique clairvoyance du nouveau roi et à l'épée
année (1380), et avec Charles VI s'ouvre la troisième période, la plus triste, la plus atfreuse de la guerre de Cent ans, signalée par la guerre civile (Bourguignons, Armagnacs), la défaite d'Azincourt (1415) et le traité de Troyes(1420).
La quatrième période coïncide avec le règne de Charles VII : c'est la période de délivrance et de rénovation (1429-1453). Jeanne d'Arc apparaît comme une auréole d'espérance et de clarté : délivrance d'Orléans (1429), victoire de Patay (1429), sacre de Charles VII à Reims (1429). Le traité d'Arras (1435) amène la réconciliation du roi de France et du duc de Bourgogne, entraînant la réconciliation des deux grandes factions qui déchiraient la France. Les victoires de Formigny (1451), de Castillon (1453) et la capitulation de Bordeaux (1453) terminent la guerro de Cent ans. Aucun traité n'est signé, mais les Anglais sont hors de France, où ils ne conservent que Calais.
Les causes de la guerre de Cent ans sont de deux sortes ; il y a d'abord les causes accidentelles. Depuis le mariage de Henri Plantagenet avec Eléonore de Guyenne, répudiée par Louis VII, les rois d'Angleterre possédaient des fiefs en France, ce qui, à diverses reprises, causa de difficultés entre les deux royaumes. Lorsque le dernier des Capétiens directs, Charles IV, mourut sans héritier mâle, Edouard III, du chef de sa mère Isabelle, fille de Philippe le Bel, réclama le trône de France. Philippe de Valois, qui fut proclamé roi par les barons français, était fils de Charles de Valois, frère de Philippe le Bel. La lutte éclata.
A ces causes accidentelles il faut joindre les causes profondes de la guerre. La rapidité avec laquelle la monarchie capétienne avait étendu sa domination n'avait pas permis d'assimiler les grandes provinces réunies à la couronne. En outre, le royaume était désorganisé par le déclassement de la noblesse féodale dans les campagnes et celui du patriciat dans les villes. Les fiefs et seigneuries s'étaient constitués par l'union des vasseaux avec leurs seigneurs, les villes avaient prospéré et grandi par l'union des artisans avec les négociants qui formaient le patriciat. Cette union était devenue haine et antagonisme. Nobles et patriciens ne comprenaient plus les devoirs que leur « patronat . leur imposait, tout en prétendant continuer d'en accaparer les avantages et les bénéfices. Sur bien des points, ce patronat était devenu inutile, ne répondant plus à rien, tandis que toutus les charges en subsistaient au profit des nobles et des patriciens. Il faut y joindre les luttes de seigneurie à seigneurie, de ville à ville. Ainsi se perpétua la guerre. En quelque endroit qu'ils vinssent, les Anglais trouvaient une faction empressée à les soutenir contre la faction adverse.
De nouvelles conditions sociales se formèrent durant la tourmente séculaire, et la concorde revint. Le roi et son conseil, composé de gens de la classe moyenne, « les petites gens du conseil du roi » , créèrent les rouages d'une
CM