‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 710 sur 956 · kmi · texte numérisé non relu

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CENTURION (son — lat. cen turio, onis; de cenlum, cent) n. m. Antiq. rom. Officier de l'armée romaine, placé à la tête d'une centurie : Les soldats se plaignaient des mauvais traitements qu'ils éprouvaient de la part des centurions. (Acad.)

— Encycl. Lors de la division de l'armée en légions, il y eut deux centuries par manipule; le centurie prioris centurix avait le commandement du manipule et marchait à l'aile droite ; l'autre centurion se te nait à l'aile gauche. Il y avait, entre les centurions d'ui.( légion, une hiérarchie correspondant à l'ordre des manipules.Lorsque la légion fut organisée par cohortes, la hié rarchie fut établie d'après l'ordre dos cohortes et des cen turies dans les cohortes. 'V. primipilaire.

— Milice papale des centurions. Abolie par Sixte-Quint en 1587, rétablie par Grégoire XVI, après la répressior de la révolution de 1831, cette milice s'appela eu derniei lieu II les volontaires pontificaux ».

— Allus. ; Le centurion de l'Evangile. V. centenier di Caphahnaûm.

Centurion.

Antiq.

espèce

CeNTURIPE. Géogr. V. Centorbi

CENTUSSIS (son, siss — mot lat.) n.

Monnaie de compte valant 100 as.

CÉNURE ou CŒNURE (du gr. koinos, ce queue) n. m. Larve vésiculaire d'une {txnia cœnurus), qui vit dans le cerveau an et aussi dans la cavité viscérale des lapins.

— Encycl. Passant dans le tube digestif des chiens de berger, le cénure y devient ténia. Les cénures produisent chez les moutons l'affection nommée tournis, qu'on avait longtemps cru causée par les larves d'une mouche appelée oéphalémyia. (V. ce mot.) V. ténia.

Cenves, comm. du Rhône, arr. et à 30 kilom. de Villefranche ; 957 hab. Moulins.

GÉO ou Ciel (Yolante ou Violante), femme poète, surnommée la Dixième Muse du Portugal, née à Lisbonne en 1601, morte en 1S93. Religieuse de l'ordre de Saint-Dominique, elle écrivit des poésies où se révèle un talent original et quelques tragédies, dont la meilleure, la Transformacion par Dios , fut jouée en présence de Philippe III, en 1619. Ses Œuvres ont été publiées à Lis-

CÉOCÉPHALE ou CEOCEPHALUS {sé-o-sé, luss) n. m. Genre d'insectes coléoptères rliynchophores, famille des brenthidés, renfermant six ou sept espèces de Madagascar, de Guinée et de Ceylan , remarquables par leur tête bifide. Le ceocephalus picipes provient de Madagascar.

CÉODE (du gr. kéôdês, odorant) n. m.Bot.Syn. de pi-

SONIE.

CeOLFRID ou CeOLFIRTH, connu en France sous les noms de saint Souffroy, Cèoulfroy ou Ceufrey,

né en Angleterre (Northumbrie) vers 642, mort en 716. Il fonda les deux abbayes de "Wearmoutli et de Tt'arrow, eut Bède parmi ses élèves, composa un Traité de la Pàque pour le roi des Pietés, entreprit, dans sa vieillesse, un voyage à Rome, et mourut d'épuisement près de Lingonum (Langres).

CÉOMACÉES ou CŒOMACÉES n. f . pi . Famille de champignons microscopiques parasites, ayant pour type le genre céonie, et syn. de urédinées. — une céomacée (ou cmomacée).

CÉOME ou CAOME n. m. Nom générique proposé pour réunir les deux genres de champignons microscopiques et parasites appelés dredo et écidie. (Il n'a pas été généralement adopté.)

GEORL n. m. Nom donné en Angleterre, à l'époque anglo-saxonne, à la classe des paysans libres.

CÉOS, lie de la mer Egée, la plus septentrionale des Cyclades, au S.-E. du cap Sunium et de l'Attique. Dans l'antiquité, elle était très peuplée et d'une grande fertilité. Patrie des poètes Simonide et Bacchylide. Auj. Zea.

jnsonne : Un cep {se) de ois ans. P sonne devant échalas. Au pluriel, s se in( été brisés. — Du lat.

CEP (P est nul devant une vigne. Un cep {se) de deux, de une voyelle : Un cep {sèp') et s lie et p est nul : Plusieurs SÈcippus, poteau, pieu) n. m.

Pied do vigne; bois de la vigne : En Bourgogne, les ortolans font leur ' ' ceps. (Buff.)

— Agric. Partie rue qui porte le soc.

— Antiq. Bâton, ordii ment en bois de vignt était l'insigne ' et dont ils se servaii frapper les soldats qui a^ commis quelque faute c la discipline.

— Archéol. Se dis; ciennement comme pr:

aussi comme appareil servant à retenir les gens par les pieds. (Dans ce dernier sens, 0

tains ceps étaient de véritables cangues où étaient pris les pieds, les mains et !a tête du patient. Dès le commencement du xviu» siècle, ces instruments de gêne étaient tombés hors d'usage, il Chaîne, lien : Avoir les ceps aux pieds et aux mains.

— Blas. Cep de vigne, Meuble de l'écu représentant un pied de vigne avec son échalas, ce qui Je distingue du pampre, n Cep de vigne pampre. Celui qui c-.>i muni ue

ses pampres et feuilles, n Cep de vigne

fruité. Celui qui est chargé d'un ou de F^""

— Bot. Syn. de cèpe.

— Mar. Cep de l'ancre. Nom que les marins du Levant donnent au jas.

CÉPACÉ, ÉE (du lat. cxpa, oignon) adj. Qui a la forme ou l'odeur de l'oi-

Cep (archéol.) 1 disait aussi buines.) Cer-

peut reprodu

indéfinimeu

aractères spé-

par le bouturage, le marcottage ou la greffe.

— Encycl. Les qualités d'un vin dépendent de causes nombreuses, mais particulièrement du cépage unique, ou des cépages déterminés, dont on emploie les fruits pour sa fabrication. Les grands vins de France ou les grands vins étrangers sont le produit de races spéciales de vigne : le pinot. en Bourgogne ; les cabemet, dans la région de Bordeaux ; le gamay, dans le Beaujolais et le Maçonnais ; la sirrah, dans la région de la côte du Rhône, etc. D'ailleurs, tous ces différents cépages sont admirablement adaptés au sol et aux autres conditions naturelles de la culture. Inversement, les conditions artificielles de la culture, celles qui dépendent de l'homme, et spécialement la taille, sont réglées à raison des exigences particulières du cépage.

L'importance du cépage, en viticulture, est donc primordiale. Parmi les qualités diverses qu'une race de vigne doit posséder, pour qu'on puisse tenter sa culture dans une région, on peut signaler comme essentielle une précocité suffisante de manière que les raisins puissent mûrir facilement chaque année. D'autre part, il faut qu'elle donne, suivant les cas, ou bien des produits peu abondants,

mais do hauto qualité (terrains maigres et do coteau), ou

lnon des pruduiis triis abondants s'ils do sont quo do qualité mcdiuci-Li (plamos loriilos).

intérôt, on rûi^lo gt-n'iiir i ,iii;i\.i ;. . | i.rs trùs

précoces, tandis qu a 1 i ' .: no aire,

en Algérie, par exempi. , , , . ,,r.- à no

CÈPE — CÉPIIALÉMYIE

mômo ]

langerait dans la cuve à viuilïer des lits verts). Si l'on fabrique au contraire ■ • vih avec autant de cépages mûrisditï'éroutos, il est essentiel, pour faci-

I de terre.

La q^tiestion si délicate du choix des cépages s'est encore compliquée depuis qu'il est devenu nécessaire, eu Franco et dans la plupart des autres pays à vignobles, de ne plus cultiver les vignes indigènes (ceci, bien entendu, à cause du phylloxéra) qu'après les avoir greffées sur des pieds américains ou sur dos hybrides franco-américains. Il faut, alors, satisfaire à do doubles conditions qui peuvent se contredire f.,ir-' ,;!> il , ^r indispensable que le piod • 1 nu'on lui destine, et il est

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II' cépage français et que le . iiatun doux, s'accommoder

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.,,,1 . . 1 . ... Paris, 1875-1879);

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