‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 724 sur 956 · MENT PRIMAIRE · texte numérisé non relu

MENT PRIMAIRE

CERTIFICATEUR (sér) n. m. Celui qui certifie la solvabilité d'une caution, la validité d'un billet, d'une promesse: Certificateor de caution.

— Adjectiv. : Notaire ci.rtificateur. Notaire qui délivre un certiticat.

— Encïcl. Dr. Certificaleiir de caution. On appelle ainsi une caution qui garantit en sous-ordre la solvabilité dune pronlière caution (C. civ., art. 2014, 2035, 2043; C. proc. CIV., art. 135-50). En droit romain, il y avait déjà le fidejussor fidejussoris. Le certificateur ne doit pas être confondu avec une caution supplémentaire garantissant la dette principale. Le certificateur peut demander la discussion de la caution qui, à son égard, est débiteur principal, et, du chef de celle-ci, la discussion du débiteur principal lui-même.

CERTIFICATir, WE adj . Qui certifie, qui est propre à certifier : Pièce certificative.

CERTIFICATION (si-oii — rad. certificat) n. f. Dr. par écrit : Certification de caution, n Certifi-

— Bourse. Certification des signatures. Sorte de légalisation donnée aux signatures, 'par un agent de change ou un notaire, pour le transfert de valeurs mobilières.

CERTIFIER (du lat. certus, certain, et facere, faire. — Prend deux i de suite aux deux prem. pers. pi. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. ; Nous certifiions. Que vous certifiiez'' \ .t- Aiip<^inr. (ip.-lnri»r vi-nj ..t .■.-ri-iin : Certifier un /'"./. 1 )i>ii:iri- I ,:i . .;i, :, ;,, , M-',!!. .1- à : IJieu

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subjectif, certifier' dovrait aussi bien vouloir dire donner la certitude à, que donner la certitude de, rendre une personne certaine, rendre un fait certain.]

— Pratiq. Assurer par acte authentique, il Certifier une caution. Répondre q^u'elle est solvabie. ii Certifier des criées. Attester que les criées ont été faites dans les formes.

Certifié, ée part. pass. du v. Certifier. Que l'on assure être vrai : Note, Copie certifiée conforme à l'original. Se certifier, v. pr. Etre certifié : Faits qui peuvent se

— Stn. V. affirmer.

CERTITUDE {sér — lat. certitudo ; de certus, certain) n. f. Caractère de ce qui est certain ; existence réelle et connue comme telle : La certitude d'un événement historique est parfois bien difficile 'i contrôler, il Adhésion ferme de l'esprit à un fait réel et connu comme tel : On ne peut arriver à la cERTiTpnE que par deux voies : par la démonstrntiun. et par Ve.rprriritee. qui mustale tfs choses de fait. {han\'u II l'ri.i],,- i.iiri.r, r,|.,i-i;M ,> ,|ui n'admet le d.ii]!. : I : . : ■ ,! /; i.rnced'une offre de i' , : ,, i - -«s. (Petit- Senn.) Il .'^i.i . ,.i.. i,M!,. ; , ,:,.:,,,; . i mui kk dans les

choses du mvntu.

— B.-arts. Fermeté de main : Un dessin tracé, des traits gravés avec certitude.

— Philos. Certitude physique. Celle qui est fondée sur le témoignage des sens, n Certitude métaphysique. Celle qui est fondée sur l'essence des choses. Il Certitude mathématique. Celle qui est fondée sur les rapports des nombres, des quantités. (Se dit communément dans le sens de certitude absolue, conviction qui exclut tout doute et toute erreur.)

II Certitude morale, Celle qui est fondée sur le témoignage de la conscience et sur les lois du cœur humain. (Se dit, dans le langage ordinaire, d'une persuasion qui admet quelques doutes et quelques chances d'erreur.) ii Certitude empirique. Celle qui est fondée sur l'expérience individuelle ou universelle, il Certitude rationnelle, Celle qui est fondée sur les déductions du raisonnement, il Certitude mixte, CeUe qui est fondée sur l'expérience et sur la raison.

— De certitude, loc. adv. S'employait autrefois pour Certainement, assurément :

Enctcl.

)hie. Elle

surgit en ôrèce, dès le jour où des penseurs relèvent les illusions des sens et de l'imagination. Elle est définitivement posée quand l'école d'Elée trouve une insurmontable difficulté à s expliquer le fait du mouvement et va jusqu'à traiter d'apparence un phénomène universel. C'est à cette école que le scepticisro» classique empruntera la plupart

, spéculation du côté de l'étude de la morale, ruine le scepticisme sophistique et relève la philosophie dogmatique. Mais la question de la certitude n'est traitée régulièrement ni par Platon ni par Aristote. Elle est, au contraire, très discutée dans l'école d'Epicure, dans le sto'icisme, dans la moyenne et la nouvelle académie. Entre le scepticisme et le dogmatisme, on voit alors surgir le probabilisme. Le problème disparaît pendant le moyeu âge. A la Renaissance, on voit se reproduire toutes les écoles do l'antiquité. C'est Descartes qi' ""

à la fois la question et sa solution ; parti du doute métho-

vidence rationnelle, qu'i"

confirme par la véracité divine. Son principe, l'accord d

dique, il aboutit à la théorie de l'évidence rationnelle, qu'il

la réalité avec la'conception claire et distincte, est adopté par Malebranche, Bossuet, Fénelon et Spinoza. Ce dernier surtout le pose dans toute sa rigueur et sans le subordonner à la notion de la véracité divine. Leibniz se rattache au même dogmatisme, mais en fondant la certitude sur deux principes : celui de contradiction ou d'identité, et celui de la raison suffisante. Pendant que l'école aprioriste de l'évidence cherche, avec ces penseurs et à leur à fonder la philosophie comme une science déduc-

iOcke et Berkeley, cet effort aboutit, chez Hume, à ramener la certitude à la croyance, et celle-ci à une attente empirique. Kant, à son tour, renouvelle encore le problème. Il no laisse subsister, des notions à priori, que ce qui est requis la possibilité de cette dernière en :

raison pure; la science, bornée du côté des choses en soi, possède la ccrtiuido dans son domaine; la métaphy- -l'im- :■-! "l'iri -ir . ,„x :,i,. r I ,..i .1, MIS l'école même de l< : I l'i.hte, Schelling et

H I ^ - , ' le positivisme,- qui

" .'Mi.. .. I'.. I , II- I . /i.|.' et la classification

de. :-uls iili' iiuuiciiLL-. Krii'.iiMir ,i iL-pris en France la tradition de Kant, mais en le rurrigeant par les analyses de Hume et en développant une théorie de Lequier, qui a mis en lumière l'élément volontaire et moral de toute certitude. »

Certon (Pierre), musicien français du xvi" siècle. D fut maître des enfants du chœur do la sain te Chapelle. Il apublié un grand nombre de compositions : un recueil de trente et un psaumes à quatre voix ; des messes, motets, cantiques, et surtout quantité de chansons françaises à quatre parties.

CÉRUANE ou CERRUANE ',sé-ru) n. f. Genre de plantes, do la famillo des couiposées-astéro'idées, renfermant des herbes raidos, dressées, de l'Egypte, de l'Arabie, de l'Afrique tropicale.

CERUCHUS (s

kuss) ou CÉRUQUE [du gr. kéroiMic cornuj n. m. uenre d'insectes coléoptères lamellicorne famille des lucanidés , renfermant des formes de tail moyenne, noires ou d'un brun brillant, avec des mamlibul développées et portant nue forte dent en dessus. (Les trois espèces connues du genre ceruchus habitent les régions montagneuses de l'hémisphère boréal.

" 'le d'F . .

it dans les souches <

ueiie a liurope, ceruchus r.hrysomelinus

[ou tarandus\ t ' '

les troncs des vieux sapins abatt

CeRULARIUS (Michel), c'est-; le Cirier, patriarche de Consiai pie en 1045. Il rit fermer toutes lèses des Latins, suscita contre eu violente sédition, et, après de lo!

et scandaleuses querelles, consom séparation de l'Eglise grecque l'Eglise romaine, encouragea la révolte d'Isaac Comnène et le couronna de sa '

main. Ses hauteurs et ses prétentions lo rirent chasser par ce prince lui-même, et il mourut exilé, on 1058.

GÉRULÉ, ÉE (lat cxruleus) adj. Qui a une teinte bleue ou bleuâtre : Des Oiseawx cérdlés. (Chateaubr.) [Peu usité.]

CÉRUUÉEN, ENNE [lé^ adj. Qui a une teinte ble d'une couleur cérulêenne. (P. de St-Victor.)

GÉRULÉINE (du lat. cspruleus, bleu) n. f. Composé qui résulte de l'action de l'acide sulfurique concentré et chaud sur la galléine ou phtaléine pyrogallique.

CÉRULESCENT {Irs-san), ENTE adj. En hist. nat., Qui tourne au bleu azuré : Couche cérdlkscente.

CÉRULÉUM (/f?-om — du \ât.c^7mleus,h\eu) n.m. Couleur minérale bleue, obtenue par un mélange d'oxyde d'étain et de protoxyde de cobalt. (Cest une couleur stable, ne changeant pas à la lumière. S'emploie pour la peinture à l'huile.)

GÉRULIGNONE {(jn mil. — du lat. cxruleus, bleu, et Uonum, bois) n. f. Nom donné par Lieberraann à un composé bleu qui se forme pendant la purirication du vinaigre de bois.

— Encycl. La céntUgnone C'H'^O* n'est autre que le cMriret de Reichenbach (1832). Pour l'obtenir, on peut purifier par de nombreux fractionnements la créosote de hêtre passant de 250" à 270» ; traiter le produit purifié par le chlorure de benzoyle : il se forme alors des cristaux d'un dérivé benzoylé fusible vers llO" ; purifier ces cristaux par cristallisations successives et les traiter par l'acide sulfurique; prendre la partie solide de l'huile qui se forme. On a ainsi l'éther diméthylic^ue du pyrogallol en beaux prismes blancs, qui, sous 1 action des oxydants, et plus particulièrement de la solution acétique de dichromate de potassium, produit la cérulignone.

La cérulignone se présente en masses d'un bleu violacé où l'on distingue au microscope de petites aiguilles. Dans l'action de l'eau sur la solution sulfurique de cérulignone il se produit toute une série de composés dont le terme final est l'hexaoxydiphénile. La cérulignone est sensible à l'action des hydrogénants : elle fixe H' et se transforme en Ayrfroc^ru;?(/noHeC'*H"0*. Les réactions de la cérulignone, et notamment ses propriétés oxydantes, en font une quinone.

CÉRULINE n. f. Corps obtenu en traitant la céruléino en solution ammoniacale par la poudre de zinc, ou la galléine par l'acide sulfurique.

CÉRULIPÈDE (du lat. cseruleus, bleu, et jîcs, pedi>, pied) adj. Qui a les pattes bleues.

GÉRULIPENNE (du lat. cxndeus, bleu, ei penna, aile) adj. Qui a les ailes bleues.

CÉRUMEN [mèn — du lat. cera, cire) n. m. Matière

frasse, amère, jaunâtre et épaisse, sécrétée par les glanules sébacées de la paroi cutanée du conduit auditif externe.

— Enctcl. Le cérumen sert à lubrifier le conduit auditif externe et à arrêter les corpuscules solides de l'air ; sa composition est, d'après Chevalier, la suivante, p. 100 : stéarine et oléine, 26; savons de potasse, 58; autres matières organiques, 12; eau, 12; chaux et soude, traces. Il peut s'accumuler facilement dans le conduit auditif, quand les soins de propreté manquent trop ; il donne alors lieu â des bourdonnements d'oreille et à une certaine dureté do 1 ouie ; on expulse le bouchon de cérumen à l'aide d'injections d'eau tiède additionnée de glycérine ou d'éther,

CÉRUMINEUX (neîî), EUSE [de cérumeyi] adj. ll Glandes cérumineuses. Glandes sudoripares et sébacées du conduit auditif externe cartilagineux.

— Enctcl. De ces glandes, ni les unes ni les autres ne donnent vraiment le cérumen, qui résulte du mélange de la sueur des glandes sudoripares ot de la matière sébacée des glandes pileuses de la région. Pour la constitution de ces glandes, v. glande {sébacée, et sudoripare).

CÉRUQUE [rxik') n, m. Nom que l'on donnait aux balancines, cordes qui lient chaque extrémité do la vergue au sommet du mât.

GeRUS. Myth. Vieille divinité latine, mentionnée plusieurs fois dans le chant des salions. Festus parle également de Cervs Manus, et on lit sur une coupe du Vatican l'inscription Keri pocolom (coupe do Cerus). Ce nom paraît se rattacher à la même racine que Ceres, et signifier Creator. Peut-être n'était-ce, à l'origine, qu'une épitbéte du Mars champêtre des Romains. On soupçonne aussi un rapport cniro Cerus et les Cabires, dont fos deux premiers s'appehnri, \ f .... \.3:w-Cersa. — Forme latine du

nême sens) n. f. Miner. Car-

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