‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 725 sur 956 · de CÉRUSITE · texte numérisé non relu

de CÉRUSITE

stance : Les deux astres 7n('s de CÉRUSE et de carmin.

CÉRUS

bonate n.

laient au zénith le (Chateaubr.)

— Encycl. Techn. ha.cérnse ou blanc d'argent s'emploie pour peindre les bois, les plâtres, etc. Elle s'étend aisément sous le pinceau, mais elle a le grave inconvénient de brunir par le contact des émanations sulfureuses. On emploie également la céruse dans l'impression sur étolTcs, celle dos papiers peints, celle des papiers glacés pour carlo» de visite.

tion dure do qi

quelles les lames de plomb

de céruso, sous l'influence de la fermeotatioD dû fumier

et la volatilisation do l'acide acé.tique.

Dans le prucôdô anglais, on remplace le fumier par du tan, mais 1 opération dure beaucoup plus longtemps; elle est do treize semaines.

Avec la méthode autrichienne, on fait usage de caisses de bois que l'on goudronne et dans lesquelles on tend des lames de plomb non jointives. Dans ces caisses, on verse un mélange de vinaigre et de marc de raisin, quelquefois de raisins de Corinthe additionnés de moût de pommes. Les caisses sont placées dans une chambre où l'on maintient une température de 25" pendant la première semaine, de 40" pendant la seconde, de 45° pendant la troisième, et, enrïn, de 50" pondant la quatrième. Sous l'influence de la chaleur et de la fermentation produite par les matières sucrées, le plomb se transforme partiellement en céruse, que l'on détache sous forme d'êcailles adhérentes au métal.

Le procédé français comprend deux phases distinctes. On transforme le plomb en sous-acétate; puis on produit l'acide carbonique nécessaire pour qu'il s'unisse à l'oxyde basique du premier produit. Le sous-acétate de plomb se forme dans une cuve renfermant un mélange de litharge et de solution d'acétate neutre de plomb, qu'on agite en ttes.Lo ' "

faisant usage d'i

ipale

: l'auge ' l'oxj-de d carbonate, grâce à un courant d'acide carbonique.

Quel que soit le système employé, la séparation de la céru»e s opère mécaniquement dans des appareils hermétiquement clos; cette opération constitue Vépîuchage. Il alieu,. à sec ou par la méthode humide, dans des auges fermées à leur partie supérieure. Â l'épluchage succède le broyage, qui s'exécute sous des meules. Les opérations suivantes comprennent VégoiUtage, le séchage, qm se fait dans des étuves, et enfin le blutage, donnant la céruse pulvérulente.

CÉRUSICR [zi-é) n. m. Ouvrier travaillant à la fabrica-

nslucide, d'un 1 blanche,

— Encycl. La cérusite, dont la formule est PbCo' poids spécifique 6,5 et la dureté 3,5, substance transparente ou transi éclat gras, présentant quelquefois métallique. Elle est, ou diaphane, (

ou jaunâtre. On trouve la cérusite i__

généralement aplatis, appartenant au systèn du prisme droit à base rliombe. On la troui également en cristaux acicuiaires, en massi compactes, en stalactites, etc. Elle occupe partie supérieure des filons plombifères. On l'e-vploite en Bretagne, dans les Vosges, en Languedoc, Bohème, Souabe, Ecosse, etc.

même sens} n. f. Géol. Syn.

HbCo", le

puis

CÉRUSSITE (du lat

Gerutti (Joseph-Antoine-Joachim), jésuite et littérateur français, d'origine italienne, né à Turin en 1738, mort à Paris on 1792. Il professa avec éclat dans le collège do son ordre à Lyon, écrivit une Apologie de l'institut et de la doctrine des jésuites (1762) qui fit grand bruit. Au début

tribun employait à la préparation de ses discours. Ce fut lui qui prononça son oraison funèbre dans l'église Saint- Eustache. Il venait d'être nommé député à l'Assemblée législative lorsqu'il mourut. On donna son nom à une rue ' " ■ ■ cllemont la rue Laffltte. Ses œuvres

CERVAI50N {sêr) n. f. Epoque, commençant fin juin et durant jusqu'à mi-septembre, pendant laquelle le cerf est gras et bou à chasser.

CERVANE n. f. Bot. Syn. de cËanANE.

Cervantes, comm. de l'Océanio espagnole (Philippines [île Luçon]), dans un pays montagneux; 16.150 hau.

Cervantes, ville d'Espagne (Galice [prov. de Lugo]) ; 5.700 liab.

Cervantes de Saijvzar (Francisco), né à Tolède vers 1514, mort a Mexico eu 1575, écrivain espagnol,

Cervantes SAAVi-DBA^MigaelDB), illustre écrivain espagnol, ue a Akala de Uonarès on 1547, mort i. Madrid en 1616 Quoique ses parents fussent sans fortune, ils purent, néanmoms, lui faire donner une éducation libérale, et il lit ses hunian K s s lus un savant maître, Juan Lopoz do Ho\ os I j ses premiers essais poéti-

ques Il mmo soldat, s'embarqua sur

la flotte I Juan d'Autriche, et assista

à la gloii I panto (Toct. 1571). Un coup

darqu. I I ipintio dos chirurgiens, lui

firent 1 1 main gaucho. Il rentrait en

Lspaf,iM il ro où il so trouvait fut prise

par un | I iptivité, accablé do mauvais

pour la 11

avait duré i . , ,

.spagne. Cor vantes, ne trouvant dans sa patrie que 1 indigence, fut bientôt obligé de reprendre son métier de soldat

Rentré dans la vie civile, après avoir essayé de difi'o rentes professions, Cervan tes se sentit tourmenté par son ancienne passion pour l.i littérature. De ce moment, sa vie est tout entière dans ses ouvrages.

Après avoir écrit une pas toraleenvers,Ga<a(('e(1584 , il fitreprésenterunevingtai ne de pièces de théâtre, parmi lesquelles la Vie d'A Igei , souvenir de son esclavage, et Numance, tragédie antique, méritent d'être signalées. Son nom était loin d'êti

tre, en 1604, la première partie du Don fjmciiotte, ouvragi qui devait le rendre immortel ; trente mille exemplaires se vendirent en quelques années, et il fut traduit dans toutes les langues. Cependant, Cervantes ne se décida à l'achever que dix ans plus tard. Dans l'intervalle, il revint au théâtre et fit jouer un certain nombre de comédies, pleines de traits brillants, d'esprit et de verve : le Vaillant Espagnol, les Bagnes d'Alger, l'Beureux Ruffian, le Labyrinthe d'amour, la Comédie amusante, le Juge des divorces, etc., qui toutes furent accueillies avec faveur. Ce n'est qu'en 1614 qu'une seconde partie du Don Quichotte ayant été publiée par un imposteur sous le nom de « Avellaneda », il se décida à terminer lui-même son chef-d'œuvre. (V. Don QuicaOTTE.) Ses autres ouvrages sont : Novelas ejemplares (^1613), recueil de contes enjoués, d'une grande finesse d'observation ; Voyage au Parnasse, poème, et Persiles et Sigismunda, roman plein d'extravagances, qui ne fut pas publié de son vivant.

GERVANTÉSIE (sér, :i — de Cervantes, auteur espagn.) n. f. Genre de santalacées, comprenant des arbres ou arbrisseaux qui croissent au Pérou et dans la Colombie.

CERVANTESQUE (sér, téssk' — de Cenantes, auteur de Don Quichotte) adj. Se dit d'un style qui a du rapport avec celui de Cervantes, ou d'un caractère semblable à ceux

CERVANTINE (sér) n. f. Variété de figue violette.

CERVANTITE (sér — de Cen'antes, localité d'Espagne) n. f. 0.\yde naturel d'antimoine, résultant vraisemblablement de l'altération de la stibine.

CERVARIA (sér — du lat. cervus, cerf, par allusion aux feuilles, découpées et ramifiées comme les bois de cerf) n. m. Section du genre peucédan, de la famille des ombellifères.

Cervaro (lat. Cerbalus), fleuve côtier d'Italie, qui baigne Bovine et se jette, au fond du golfe de Manfredonia, dans l'Adriatique.

Cervaro, bourg d'Italie (Campanie[pri

de Coni]),

i; lat.

CERVEAO ( ser-vo — du bas lat. cerebellu brum, cerveau) n. m. Anat. Masse de matière occupe la cavité du crâne chez l'homme et chez les animaux vertébrés, et que l'on considère comme le siège des sensations et le principe matériel des mouvements volontaires. (Dans le langage commun, on dit cervelle pour les animau.\et quelquefois pour l'homme) : Le cervead est regardé par les physiologistes comme l'organe de la pensée. (Acad.) il Sodit plus particulièrement de la partie antérieure de la masse encéphalique, et la partie postérieure prend alors le nom de « cervelet « .

— Fig. Jugement, entendement, intelligence : Cerveaxj étroit. Au besoin, le cœur tient lieu de cerveau. (H. Taine.)

Il Imagination, esprit d'invention : Tirer quelque chose de son cervead.

— Poétiq. Centre intellectuel : On appelle Paris le cervead du monde.

— Loc. fam. Cerveau vide. Défaut complet d'intelligence ; personne complètement dépourvue de jugement, il Cerveau creuT, Jugement fantasque, raison détraquée ; visionnaire.

Il Cerveau brûlé. Imagination ardente ; personne extrava-

fante, passionnée, irréfléohio.iiCeneaumo/adf, blessé, troulé, timbré, fêlé, Folie ou ivresse ; personne qui

Perdre la raison â force de boii

— Pathol. Transport au cerveau. Nom vulgaire de la congestion cérébrale. Il Hhume de cerveau, Nom vulgaire de 1 inflammation catarrhalo de la membrane qui tapisse les fosses nasales. (Son nom scientifique est coryza.) ii Etre pris du cerveau. Avoir un rhume de cerveau.

— Techn. Partie supérieure d'une cloche.

— Zooph. Cerveau de mer ou de Neptune, Nom vulgaire dos polypes pierreux du genre méandrine, qui affectent la forme d'un cerveau humain.

— Syn. Cerveau, cervelle. Le eerreau est l'organe, la cervelle en est la substance ; les cuisiniers accommodent des

CÉRUSIER — CERVEAU

, On dit aussi l/rûUr la cervelle

à un homme* elToD Dùdir&itpas brûler le cerveau. Au Û^Té^ la cervelle est ccDséo la subtttaDCO pcnsanle : Une tête tanê cervelle ; une cervelle Ugère, etc. ; le é

vraxe des vertébrés. Il dérive de l'octodcrme (v. ftyBBYOM) 01 résulte des transformations de la première réticule de la partie autériouro du tubo médullaire. C'est l'organe le plus noble, le plus important de l'homme.

Etudiée avec ardeur par les anatomistes, la topographie du cerveau est bien connue, mais sa physiologie n'a fait dos progrès que tout récemment. A la. docirino de l'uniiâ d'action du cerveau, centre de l'intelligence, s'est substituée celle dos localisations cérébrale», qai fait du cerveau, 'cdération d'organes distinctes. Les coluno mémo fonction sont, non disséminées, mais groupées, et leur association constitue les centre» des perceptions, des mouvements volontaires et des actes psychiques.

— Oescription du cerveau humain. Logé dans la bolto crauicnno, le cerveau a la forme d'un ovoïde à, face inférieure aplatie. Son poids, variable, est, en moyenne, de 1.157 grammes chez l'homme, et do 995 grammes chez la femme. Outre sou enveloppe osseuse, le cerveau est protégé par trois membranes : la dure-mère, la plus extérieure ;Ta pie-mère, en rapport direct avec la surface cérébrale, et, entre les doux, servant do séreuse, Varaehnolde.

Par suite de sa symétrie, on décrit au cerveau deux hémisphères, réunis entre eux par les fibres transversales du corps calleux. Entre les deux hémisphères s'insinue uu prolongement do la dure-mère, la faux du cerveau.

La surface du cerveau, lisse chez quelques animaux inférieurs, présente, chez les vertébrés supérieurs (appelés pour ce motif gyrencéphales),, de nombreuses saillies ditei circonvolutions, séparées par des dépressions dites sillons ou scissures. Ces circonvolutions témoignent du grand développement de la substance grise de l'écorce du cerveau ; elles en augmentent la surface. Chez l'homme, c'est un véritable fouillis : Gratiolet, le premier, a pu en faire une

doscripti

.Le

up C)

circonvolutions. Il y

prédominance do certaines facultés

mental subsiste toujours. Les figure

les principales dépressions et saUUes du cerveau

ndividuelles, par is le plan fonda- , D, K, montrent

CERVEAU A. Schéma du développemer A. Division en trois vésicules :

moyenne; 3. Vésicule postéric cules : 1 . Cerveau antérieur (hén (Chalamencéphale}

, du cerveau (d'après Hu^aenio). — l. Vésicule antérieure; 2. Vésicule

eau moyen ; 4. Cerveau posténei t) ; 5. Arrière-cerveau (moelle allongée). — C, Courbi épbale : !.• Flexion crânienne; 2. Flexion protubéraj

;. Flexion nucale.

Th, Thaï amen cép haie.

latéraux) ; ventricule quatrième

pinéale ou épiphyse; O, Lobe

ariétal;3. Lobe

13. Nerf optique; i;. Corps pîtuitaire; 15. Tubercule marolllaire;l8. Glande pinéale ; IT.Tubi'rcules quadrijumeaux; 18. Quatrième ventricule; 19. Valvule de Tarin; SO. Valvule de Vieussena; 21. Aqueduc de Sylvius ; S2. Ventricule moyen, ayant pour paroi la couche optique ; 33. Trous de Monro ; 24. Cloison transparente séparant les ventricules latéraux

du corps calleux ;

, Coin ; Q, Lobule qaadri-

l>. Face externe de l'hémisphère gauche (d'aprc fï-ontal ; S. Lobe pariétal ; 3. Lobe occipital ; 4. 5. Scissure de Sylviu» ; 6. Scissure ou sillon de Ro parallèle; 8. :

flrontale ascendante; P», P., P«, 1«, 2«. 3« Circonvolutions pariétales; P.. Circonvolution pariétale ascendante ; 0„ O,, O^T^. T„T,. lr«. S«, 3« Circonvolutions occipito-temporales.

Au fond de la scissure de Sylvius, entièrement caché, se trouve le lobe de l'insula ou lobule du corps strié. B. Face infùrieuro montrant l'oriêine apparente des douze paires

.^„. a T -.1 jx».i . <> Lobe

, Bulbe . OUve ; 10. Tubercules mamU- . Corps pituitaire;13. Espace perforé; 14. Chia^ma des nerfs optiques ; 15. SîUoa Interhémisphérique ; le.VernUs inférieur.- 1, Nerf olfactif {celui degauche).^.* droite, sur la fleure, on l'a enlevé pour montrer le sillon]; 11, Nerf oplique; III. Nerf moteur oculaire commun ; IV, Nerf palhétique ; V. Nerf trijumeau ; VI, Nerf moteur oculaire externe ; Vil. Nerf facial : Vll'.Nerfintennédiaire de Wrisbcrp; VIII. Nerf aodiUf; IX. Nerf fflosso-pharyncien ; X. Nerf pncumo-gasirique ; XI. Nerf spinal ; ^1, Nerf grand hypoglosse ; O^, O,, CircoavoluUons olfacuves.

Lobe orbitaire; 2. Lobe pariétal occipital ; 4. Lobe sphénoldal ; S. Cervelet ; 6. coupé; 8. Pyramides antérieures " ""

CERVEAUX — CERVERA

La conformation intérieure du cerveau est complexe. Une coupe tangentioUe à la face supérieure du corps calleux permet d'apercevoir, au centre de chaque hémisphère, une masse blanche, dite centre ovale de Vieussens, circonscrite par la substance grise de l'écorce cérébrale.

a( ; de chaque côté, deux grandes cavités, les ventricules latéraux, tapissés par la membrane épendymaire. Sous le trigone, une lame vasculaire s'étale, la toile ehoroldienne, logeant dans sa partie postérieure la glande pinéale.

cal, où domine la substance grise et qui est composé de couches alternantes au nombre de six, de substance blanche et de substance grise ; 2» les masses grises centrales, le corps strié et les couches optiques ; 3" une masse de substance blanche remplissant 1 espace situé entre la substance grise corticale et celle des masses centrales. Cette masse blanche est constituée par la capsule interne, dont les fibres issues des pédoncules cérébraux s'irradient dans le centre ovale en forme d'éventail et forment la couronne rayonnante.

Les cellules de la surface cérébrale sont pyramidales, à grand axe vertical, le sommet dirigé vers la surface. Elles possèdent un noyau etdes grains pigmentaires. De dimensions fort diverses, elles atteignent parfois un tel volume qu'on leur a donné le nom de cellules géantes.

Les fibres nerveuses qui constituent la substance cérébrale ne sont que la continuation des fibres de la moelle et du bulbe et ont même structure.

— Circulation cérébrale. Le sang est apporté au cerveau

Ear quatre grandes artères : les deux carotides internes, et )s deux cérébrales postérieures. Ces quatre artères s'anastomosent et forment à la base du cerveau Yhexagnne de n mis. Les branches artérielles, émanées de l'hexagone de WiUis, constituent deux systèmes : l'un pour les circonvolutions, l'autre pour les noyaux centraux. Ces deux systèmes, quoique ayant même origine, n'ont

donc être compensée par l'autre. Il en est, du reste, do même des subdivisions de chacun de ces systèmes, de telle sorte qu'une embolie ou une rupture vasculaire entraîne l'abolition complète de toute la partie irriguée par le vaisseau. Les artères les plus importantes, au point de vue pathologique, sont : 1 artère cérébrale moyenne ou sylvienne, qui irrigue les centres fonctionnels, et l'artère qui traverse la capsule interne, nommée par Charcot artère de l'hémorragie cérébrale. Les veines offrent moins d'intérêt; elles se. subdivisent en superficielles et profondes, et sont, en général, tributaires des sinus cérébraux.

— Physiol. Si l'on prive un animal de ses lobes cérébraux, on le rend incapable d'exécuter un mouvement spontané. Si on le touche, le pique, il peut se mouvoir; mais, à la même excitation , correspond fatalement le même

s grenouille sautera et viendra constam- ;ter sur le même obstacle, un pigeon volera, obéra au hasard. L'excitation extérieure, grâce à 1 de la moelle épinière, donne lieu à un réflexe, mais n'est plus perçue et, par suite, il n'y a plus d'actes psychiques : conscience, mémoire, jugement, volonté. Par 1 ablation non plus de tout le cerveau, mais de quelqu'une de ses parties, ou encore par l'excitation électrique, on est allé plus loin, et c'est dans la couche corticale qu'on a localisé les manifestations intellectuelles, les mouvements volontaires.

■Voici les principaux centres décrits :

— Centres psycho-moteurs : 1" le centre de la mémoire des mouvements du langage articulé, situé sur le pied ou extrémité postérieure de la troisième frontale gauche ou circonvolution de Broca. (Sa lésion produit l'aphasie ou perte de la parole articulée.) Pour avoir l'ensemble de la faculté du langage, il faut y joindre : le centre de la mémoire auditive des mots, situé dans la troisième temporale gauche, dont la lésion produit l'oubli des mots parlés {surdité verbale) ; le centre de la mémoire visuelle des mots, situé dans le lobule pariétal inférieur ; sa lésion produit l'impossibilité de lire les lettres {cécité verbale) ; le centre de la mémoire des mouvements de l'écriture, situé dans le

s pour écrire {agraphie) ; 2'» les centres des mouvements de la face, du membre supérieur et du membre inférieur, échelonnés sur les deux tiers supérieurs de la frontale et de la pariétale ascendante.

— Centres psycho-sensoriels : 1° centre visuel, situé à la surface du lobe occipital ; 2" centre auditif, partie postérieure des deuxième et troisième temporales ; 3* centre olfactif ou gustatif, à la partie antérieure de la deuxième circonvolution temporo-occipitale , ou de l'hippocampe; 4» le centre des sensations tactiles et de la douleur ou de ïliémianesthésie, encore mal déterminé.

Les fibres nerveuses issues de ces centres unissent l'écorce cérébrale au pédoncule cérébral du même côté ; mais, par suite, plus tard, de leur entrecroisement dans le bulbe et la moelle, les lésions produisent des paralysies dites M croisées u , les lésions de 1 hémisphère gauche déterminant la paralysie du côté droit du corps. Le trajet cérébral do ces fibres est connu : et, aujourd'hui, le médecin peut faire, pendant la vie, le diagnostic topographique

— Méd. Les symptômes cérébraux compliquent souvent des maladies dont le siège est éloigné du cerveau ; ils seront décrits pour chaque atfection particulière. Certains symptômes se groupent d'une façon constante et constituent des syndromes étudiés à part. V. apoplexie, hémiplégie, épilepsie, HÉMIANESTHÉSIE, HÉMIANOPSIE,APHASIE.

Les maladies cérébrales peuvent se subdiviser comme il suit : 1» les maladies sans causes connues, dont l'autopsie n'a pu révéler les lésions et aboutissant à l'irrégularité ou l'abolition des fonctions cérébrales. Ex. : aliénation mentale, démence, imbécillité, idiotie, paralysie générale, etc. ; 2** les affections immédiatement liées à des lésions matérielles résultant d'un trouble de la circulation par hémorragie, embolie, trombose, compression, par une tumeur, etc. Dans ces maladies, « la nature des lésions est d'importance secondaire, leur localisation est tout • . (Charcot.) 'V. apo-

PiEXIE, HÉMORRAGIE CÉRÉBRALE, SYPHILIS, CONGESTION

GÉRÉBRAm. A ces maladies succède fréquemment le ramollissement cérébral, les cellules nerveuses dégénérant par

Chez veaur

l'absence de la circulation ; 3" les maladies inflammatoires aiguës ou chroniques (v. encéphalite, méningo-encéphai.iTE); 4° les maladies résultant d'un traumatisme ayant fracturé, déprimé la boîte osseuse crânienne.

— BiBLioGR. : Ch. Morel, le Cerveau, sa topographie anatomique (Paris, 1880): D^ Ferrier, Recherches expérmentalessurla physiologie etlapathologiecérébrales{Pans, 1874); J. Luys, le Cerveau et ses fonctions (Paris, 18'Î5); Ch. Richet. Structures des circonvolutions cérébrales (Paris, 1878) ; D' A. Sibut, De l'atrophie cérébrale partielle d'origine périphérique (Paris, 1890); H.-G. Hervé, la Circonvolution de Broca (Paris, 18881; D' François-Franck, l'Encéphale (Paris, 1886); Charcot, Hémorragie et ramollissement du cerveau (Paris, 1890); E. Azam, les Troubles sensoriels organiques et moteurs, consécutifs aux traumatismes du cerveau (Paris, 1890).

— Anat. comp. Chez les poissons, les batraciens et les reptiles, les hémisphères cérébraux se développent peu. Ils sont plus volumineux chez les oiseaux, et chevauchent postérieurement audessus de la portion moyenne des lobes optiques.

' is mammifères, ils enveloppent plus com- i. Fa

!nt ces lobes et les parties voisines (cer- "eur.

)yen) et, chez les plus élevés, ils recouvrent ° ^'"'

le cervefet. ,, «

Chez tous les vertébrés (oiseaux, reptiles, batra- ^iéur-

ciens, poissons), sauf chez les mammifères, les 5. une

deux hémisphères ne sont unis entre eux que par

la commissure antérieure, située vers leur partie

re et postérieure. Cependant, chez les poissons omes, ils sont coalescents.

es mammifères, dans la région moyenne du cer- 1 appareil commissural s'étend d'un hémisphère à l'autre, très réduit chez les marsupiaux et les monotrèmes. Certaines différences existent, chez les mammifères, dans la structure de plusieurs parties du cerveau. Ainsi, les éminences ou tubercules mamjllaires sont peu distincts chez beaucoup de mammifères inférieurs, et, parfois, paraissent former qu'un seul lobule arrondi ( cheval, ruminants, ■ ■' int saillants et bilobés chez les singes, les lins carnassiers et quelques rongeurs.

La conte d'Amman ou pied d'hippocampe est, proportionnellement aux parties voisines, beaucoup plus grosse chez les marsupiaux et les rongeurs.

La surface des hémisphères est lisse ou à peine creusée de quelques sillons superficiels chez beaucoup de mam-

se ramifiant vers la substance grise corticale ; l'aspect arborescent de cette disposition, sur une coupe de cervelet, lui a fait donner le nom d'arbre de vie. Six gros cordons, les pédoncules cérébelleux, émanent de la substance blanche et mettent le cerv elet en relation avec la masse encéphalique. La physiologie du cervelet est encore peu connue ; on peut néanmoins, avec quelque raison, considérer cet organe comme un centre d'équilibration et de coordination des mou-

bérance coupée

Lobes et lames du cervelet; 3. Verrais infé- (lu pneumogastrique; B. Valvule de Tarin; ricule; 7. Le bulbe relevé; 8 Pédoncule céré-

annulaire (ou pont deVarole).

Lobes et lames du cervelet ; 2. Vermis supé- '. cérébelleux moyen ; 4. Olive cérébelleuse ; 6. Lobule du pneumogastrique; 7. Protu- 8. Aqueduc de Sylvius.

A. Eléphant (face latérale des hémisphères) ; B, Mouton (face supérieure! ; C, Taupe (face supérieure sans circonvolutions); D, Poule (face latérale); E, Crocodile; F, Ammocète (poisson); O. Lobeoubulbeolfactif; P, Glande pinéale ; Ca,Cervt.au antérieur; Ci, Cerveau intermédiaire; M, Cerveau moyen; H, Hypophyse; Cp. Cerveau postérieur; Ac, Arrière-cerveau; M, Moelle épi-

ntermédiaire (d'après Wiedersheim).

as primitives; 5. Fissure de Sylvius; 6 1 signification des chiffres ro

voir la planche cerveau

, 2, 3. 4. Cire

(flg.

mifères(rongeurs, insectivores, chéiroptères, ouistitis, marsupiaux, ornithorhynques). Au contraire, il existe des plis cérébraux nomb'reux ou circonvolutions chez les carnassiers, les ongulés, les cétacés, les amphibiens, les singes (gyrencéphales). On appelle quelquefois • cerveau «les ganglions sus-œsophagiens des arthropodes. "V. ganglions. CERVEAUX {sèr-v6) interj . Cri par lequel on appuie les chiens chassant en crainte et eu rapprochant, il On dit

aussi CERF-VA-HAtJT.

CER'VELAS (sf /•, la Charcut. Grosse sauc

mêlée de blan

.fait

Industr. Variété de marbre que sa couleur rouge.

instrument à vent, à ècles. Il On écrit aussi

CER'VELAT (sèr, la) n. m. Ancianche, du genre des bassons, trè trous, et en usage aux xvi* et xvii<

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