CHALEUR
côté, les traditions des Grecs sont unanimes k reconnaître la haute culture intellectuelle de ces peuples. Les découvertes modernes ont confirmé cette appréciation et en ont môme précisé la portée ; on a retrouvé, en effet, la preuve de ces observations astronomiques sur des tablettes antérieures au règne de Sargon l'ancien, roi d'Agadé, et des tables du calcul des puissances des nombres élevés au carré et au cube avec un système de numération sexagésimale qui permet d'opérer rapidement, par de simples additions, les calculs les plus compliqués. Les arts qui so rattaclient aux sciences exactes, l'architecture, l'art de l'ingénieur, furent aussi cultivés avec succès en Chaldée. Il en fut de même de l'astrologie et de la magie. Dans l'antiquité orientale, grecque et romaine, les astrologues chaldéens étaient en possession d'une grande réputation et portaient le nom caractéristique do Mathématiciens.
CHALDÉENS (kal-dé-in) n. m. pi. On appelle ainsi les nestoriens d'Orient, qui existent encore aujourd'hui; on les distingue ainsi des nestoriens d'Occident, disparus de l'histoire depuis le vu" siècle. — Un chaldéen.
— Encycl. Le concile d'Ephèse (431) condamna et déposa l'hérétique Nestorius, patriarche de Constantinople. Mais la doctrine nestorienne , passionnément défendue par Jean d'Antioche, conserva des partisans en Orient et surtout à Edesse. De là, l'hérésie se répandit à la faveur des événements politiques sous les souverains parthes et perses ; sous Chosroès, tous les sièges épiscopaux de la Syrie, de la Mésopotamie et de la Chaldée furent occupés par des nestoriens. La secte continua ses progrès sous la domination d'Omar et des premiers califes, pénétra dans l'Arabie, l'Egypte, la Médie, fonda des établissements en Chine et sur la côte de Malabar. L'Eglise nestorienne, soumise tout entière à l'autorité du patriarche d'Antioche, resta prospère jusqu'à l'invasion des Tartares. Mais, alors, elle se morcela en plusieurs groupes. Les troubles, qui accompagnèrent la conquête des 'Turcs, précipitèrent sa décadence. Aujourd'hui les nestoriens d'Asie végètent dans une profonde ignorance : plusieurs de leurs communautés de l'extrême Orient et du Malabar sont rentrées dans le sein do l'Eglise romaine.
CHALE n. f. Pile de bois, dans les salines.
CHÂLE (de l'angl. shawl, mot d'origine persane) n. m. Longue pièce d'étoffe, à peu près carrée, décorée de dessins et que les Orientaux portent en ceinture, en turban, ou sur leurs épaules. Les femmes d'Europe ont employé ou emploient encore le châle de cette dernière façon. Il On appelle aussi châle français une imitation mécanique des châles indiens tissés à la main, il On fait également des châles de dentelle, de crêpe de Chine, etc. il Châle barlonq, Châle qui, tout en étant plus long que large, n'a pas une forme exactement régulière, il Châle boiteux. Celui qui ne possède qu'une bordure, ou n'a de palmes que d'un seul côté.
— Enctcl. Les châles de l'Inde, châles de Cachemire ou cachemires, fabriqués dans le nord de l'Inde depuis des temps très reculés, ne furent introduits en Europe que dans la seconde moitié du xviii* siècle. Ils étaient à la mode, en Angleterre, bien avant que d'être portés en France. C'est sous le Directoire, après la campagne d'Egypte, que ces châles devinrent un objet d'engouement. Pendant plus de cinquante ans, leur vogue persista, et, s'ils passèrent de mode, ce fut surtout parce que la contrefaçon européenne avait peu à peu substitué aux vrais châles de l'Inde des tissus grossièrement fabriqués sur de vilains modèles. Le poil des chèvres du Cachemire, ou pushm, a donné son nom do pushmiua aux châles cachemiriens. Les rampurs ou chadars de Hampur sont des châles colorés en blanc crème, en rouge écarlate, en bleu turquoise, en gris, fabriqués à Ludhiana. En diverses places du Pendjab, comme à Lucknow, ville sainte, à Sirsa, à Lahore, des fabriques importantes livrent des étoffes de laine de toute sorte, mais les plus estimées, dans toutes les catégories, viennent des montagnes du Cachemire, du Kangra et de Simla. Ces châles furent longtemps un objet de commerce important pour la Compagnie des Indes, et, dans l'antiquité, ils jouissaient d'une faveur aussi grande.
— BiBLiooR. : G. Birwood, the Jndustrials Arts of India {Londres, 1884); Baden Powel, Manufactures ofthe Punjab {huknovr , 1880).
CHALEF {U-f — de l'arabe khalef, saule, par allusion à la ressemblance de ces végétaux avec le saule blanc) n. m. Bot. Nom vulgaire des éléagnes.
CHALEIL {lèy') n. m. Lampe en usage au moyen âge et qui s'est encore conservée en certaines campagnes de France et aussi en Orient. (Le chateil, cracet, croisseul, est un petit vaisseau plat, circulaire, en cuivre, avec un bec oii est couchée la mècho âui brûle à l'air libre. Ce sont des lampes e ce type que l'on voit encore, en certaines contrées, suspendues sous les manteaux des grandes cheminées rustiques.)
CHALEMELLE {méf — rad. chalumeau) t;''^i«in. f. Sorte de sifflet, instrument champêtre usité au moj
âge. V. CHALEMIE.
CHALEMIE (même rad. que chalumeau) n. f. Ancien
du genre des hautbois, qui faisait le dessus de la bombarde et compor- '-'' -"- ' sept
berger, fait soit d'un brin d'avo branche de sureau ou de figu
, 50 kil
Chalemii - -Pt 1 Chalumi ou de seigle, soit d' (On dit aussi cbalemée, chalemel, chulem