LUMEAU
ChalencoN, comm. de l'Ardèche, arr. et de Tournon, près de l'Erieux ; 1.041 hab. Tani
CHALÉPOFHYLLE {ka - du gr. khak'pos, incommode, et phullon, femelle) n. m. Genre de rubiacées-rondélétiées, renfermant des arbrisseaux rigides à rameaux résineux en haut, provenant de la Gu3'ane anglaise.
CHALEPUS [ka-lé-puss — du gr. khalépos, difficile) n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, tribu des hispinés, caractérisé par les épines des jambes intérieures. (Les chalepus, dont on
onnaît une cinquantaine d'espèce;
5ut dans les régions chaudes de
eux dans l'Afrique équinoxiale. Ci-
le chalepus
licolor, des Etats-
Unis
CHALET {le — mot de la Suisse romande) n.m. Petit bâtiment à toit plat, fait de planches ou de troncs et de branches d'arbres, et recouvert de chaume, que les Suisses construisent sur les montagnes pour servir d'habitation : Chantez les CHALKTs, mais ne les habitez pas.
(Chateaubr.) Il Cabane où se font les fromages dans la montagne.
— Par ext. Habitation champêtre, parfois très luxueuse, faite chalepus (<»r i i„is) à l'imitation des chalets suisses.
— Chalet de nécessiti^, Petit édicule contenant des cabi-
Chalet (i.e), opéra-comique en un acte, paroles de Scribe et Mélesville, musique d'Adolphe Adam, représenté à l'Opéra-Co-
, sont répandus surl'Amérique ; une ou
t d'être
des soldats autrichiens, com- ' ' ' '■ '
mandés par le sergent Max, qui occupent militaireme chalet de Betly. Or Max n'estautre que le frère de la j fille, qui ne le reconnaît pas. Pour donner une leçon sœur, Max laisse carte blanche à ses homme
amoureux de Betly. Celle-ci, effrayée, il., . ^.
tection de Daniel, lin duel est décidé entre les deux hommes ; mais la vérité se découvre, et tout s'arrange par un mariage. Scribe avait tiré le sujet du Chalet d un opéra-comique, Jery und Bœtety, que Gœthe écrivit pour un compositeur, son ami, nommé Kaiser. On pourrait tout citer de cette musique, qui a conservé sa fraîcheur : les couplets de soprano : Dans ce modeste et simple asile; le duo des amoureux; l'air de basse. Arrêtons-nous ici; le doo des deux hommes, etc. Le Chalet reste l'une des œuvres les plus populaires, les plus aimables et les plus franches d'Adolphe Adam.
CHALETIER((i-('), ère n. Celui, celle qui habite un chalet.
ChÂLETTE, comm. du Loiret, arr. et à 3 kilom. de Montargis, sur le Loing, à la jonction des canaux d'Orléans, de Briare et du Loing ; 2.356 hab. Fonderie de fonte et de cuivre ; scieries mécaniques, ateliers do constructions métalliques; commerce de vins en gros.
CHALEUR (du lat. calor) n. f. Etat de ce qui est chaud ; sensation produite par un corps dont la température est relativement élevée : La chaleob du feu, du soleil, n Température plus ou moins élevée de l'atmosphère : La sieste es! utile pendant les fortes chaleurs de l'été. (Maquel.)
— Fig. Véhémence, vivacité des passions ou des sentiments : Chalegr de la jeunesse. Chaleur guerrière, il Zèle, empressement : Défendre arec chaleur la cause d'un ami.
Il Entraînement qui produit un oubli, un aveuglement, une résistance : Dans la chaleur du combat, de la dispute, de la composition. H Mouvement, animation, vivacité expressive : La chaleur du style, du geste, du regard.
— Particulièrem. Ardeur des sens qui porte les femelles des animaux à rechercher les mâles : Chienne en chaleur.
— Poç. Ahl chaleur!... Exclamation qui se lance à propos d une chose qui déplaît, que l'on refuse de faire, etc.
— Fam. Chaleur du foie. Promptitude à se mettre en colère, parce, que le foie sécrète la bile, à laquelle on attribuait les mouvements de colère, ii Taches rouges ou livides qui se produisent sous la peau, et que l'on croyait provenir d'une affection particulière du foie, il Chaleur du sang. Facilité à s'exalter : Les emportements de la jeunesse viennent de la chaleur du sang.
— Art vétér. Coup de chaleur. Asphyxie des animaux domestiques produite par l'élévation de la température et l'excès du travail, il On dit aussi coup de sang.
— Pathol. Sensation d'ardeur qui produit un'malaise ou accompagne une maladie : Chaleur d'entrailles, de tête, ii Chaleur sèche. Celle qui n'est pas accompagnée de sueur ou de moiteur, n Chaleur halitueuse. Celle qui détermine la sueur ou un état de moiteur, il Chaleur hectique. Chaleur sèche accompagnée d'une fièvre lente, n Chaleur acre. Celle qui produit sous la main une sorte de picotement, ii Chaleur septique, Chaleur acre peu intense.
— Peint. Chaleur du coloris, Qualité du coloris résultant de l'emploi de certaines couleurs qui ont de l'éclat sans être criardes, et qui donnent à la composition de la vie et du relief : La terre de Sienne parait être la couleur qui contribue le plus à la chaleur dd coloris.
— Physiol. Chaleur animale. Chaleur que produisent, dans l'organisme animal, les diverses réactions fonctionnelles : assimilation, contraction, sécrétion, etc. On reni:ontre une production de chaleur analogue chez certains végétaux, principalement dans les fleurs et au moment
— Physiq. Une des formes de l'énergie qui est perceptible à nos sens par l'action qu'exerce sur nous le contact des corps chauds ou froids.
— Syn. Chaleur, chaud. Chaleur est un terme relatif; on dit la chaleur de l'eau, d'un objet quelconque ; on dit aussi une grande chaleur, une chaleur excessive, la moindre chaleur. Chaud est un terme absolu et indéterminé. Do plus, chaleur est un terme abstrait ; la propriété qu'il désigne devient une chose distincte et active. Chaud est un
! suppose un être indéterminé et passif, marque un état sans désigner
oïl la chaleur réside ; l'être lui-même.
— Anton. Fraîcheur, frais, froid, froideur, froidure, tié-
vail mécanique ou électrique, une quantité de chaleur peut s'exprimer en kilogrammètres, puisque l'on connaît l'équivalent de la chaleur en travail mécanique.
La chaleur est perceptible à nos sens par l'action qu'exerce sur nous un corps chaud ou froid lorsqu'on le touche ; d'après lord Kelvin, le toucher comprend deux sens distincts : celui de la rugosité et celui de la chaleur, qu'il nomme le sixième sens. Le toucher donne la notion do température ; il nous indique qu'un corps est plus chaud ou plus froid qu'un autre, c'est-â-dire que sa température est plus ou moins élevée que celle de cet autre, mais il ne laisse rien préjuger du travail qui a été absorbé pour amener le corps à cette température. De même que la pression que possède un gaz dans un récipient est une notion insufnsante pour la connaissance du poids de gaz qu'il contient, puisqu'il faut connaître, en outre, le volume du récipient et le poids spécifique du gaz à la pression normale ; de même, pour connaître la quantité de chaleur qui entre dans un corps, il faut avoir non seulement son augmentation de température, mais aussi le poids et la chaleur spécifique de ce corps.
Les éléments qui interviennent dans l'étude physique de la chaleur sont donc : 1" la quantité de chaleur ; 2" la température; 3» la chaleur spécifique.
Les quantités de chaleur, ainsi que les chaleurs spécifiques sur lesquelles nous reviendrons plus loin, ;
La chaleur a la propriété de devaut un cadran divisé,
faire dilater les
corps. Si l'on chauffe une barre métallique, elle augmente l'augmentation est proportionnelle à l'ac-
de température. On les yeux des exemples de ce phénomène dans les cours à 1 aide du pyromètre à levier ou de Va7uieau de S'Gravesande. Pour une même variation de température, deux corps de mêmes dimensions, mais de natures différentes, ne se dilatent pas éga-
Jiqu
rrr
pass
eplu
dansl'auneau)
; à chauffer le même corps, on arrive à une température plus ou moins élevée où il change d'état; s'il était solide, comme nous l'avons admis, il devient liquide :
c'est le phénomène de la. fusion. La température continuant à croître, le liquide entre en ébullîtion et on assiste au phénomène de la vaporisachaleur comme provenant d'un fluide impondérable répandu dans la masse des corps, fluide qui pouvait entrer ou sortir de ces corps sous l'influence de certaines causes extérieures ; on expliquait ainsi l'augmentation de volume d'un corps dont la température croissait par l'augmentation du calorique qu'il contenait. Cette hypothèse du calorique, séduisante par sa simplicité apparente, a dû être rejetée par suite des divergences qu'elle donnait avec l'expérience.
La théorie dynamique, aujourd'hui admise parce qu'elle répond mieux à l'explication des phénomènes connus, est basée sur cette hypothèse que les molécules qui composent les corps sont animées d'un mouvement d'autant plus rapide que leur température est plus élevée. Bacon appelait la chaleur n un mouvement expansif, combattu, qui opère dans les molécules des corps « . V. thermodynamique.
IL Sources de chaleur. La chaleur d'un corps n'est utilisable que si ce corps est à une température supérieure à colle du corps qui doit la recevoir. L'énergie calorifique peut être produite par la transformation de l'énergie mécanique, de l'énergie électrique ou de l'énergie chimique.
a) Transformation de l'énergie mécanique. — Le frottement ae deux corps l'un sur l'autre dégage de la chaleur, et la quantité de chaleur produite est équivalente au travail dépensé pour produire le frottement; si le travail dépensé est de 425 kilogrammètres, la quantité de chaleur produite est d'une grande calorie. Quelle que soit la nature des corps employés, leur frottement produit toujours de la chaleur, et la loi d'équivalence que nous venons, d'énoncer est vraie dans tous les cas, si les corps sont» après l'expérience, dans le même état qu'avant. C'est sur cette base qu'a été conçue l'expérience de Joule pour la mesure de l'équivalent mécanique de la chaleur.
b) Transformation de l'énergie électrique. — L'énergie électrique se transforme en chaleur, dans un grand nombre de cas. Le passage d'un courant dans un corps électriquement conducteur produit un échaufi'ement qui est proportionnel à la résistance R du corps, au carré de l'intensité I du courant et au temps /;en appelant Q la quantité de chaleur dégagée et E l'équivalent mécanique de la
Q=T^RPi
Ce moyen de production de la chaleur est employé industriellement dans les fours électriques et commence à entrer dans la pratique domestique par les appareils tels que chauffe-fer, casseroles, plats et cheminées électriques.
On peut encore obtenir électriçjuement la chaleur par les courants dits «de Foucault» qui se produisent lorsqu'on déplace un corps conducteur dans un champ magnétique dû à la proximité d'un aimant ou d'un électro-aimant: également en utilisant les propriétés thermo-électriques de certains couples do corps métalliques, etc.
c) Transformation de l'énergie chimique. — C'est par la voie chimique qu'on a de tout temps produit la chaleur. Lorsqu'un corps change d'état physique, comme lorsqu'il change de constitution chimique, il so produit, simultanément à ce changement et suivant les cas, un dégagement ou une absorption de chaleur. Tous les produits naturels qui contiennent une forte quantité de carbone, tels qu charbon de terre, la lignite, la tourbe, t tiennent du carbone et de l'hydrogène, co