‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 792 sur 956 · TroU aie* de cellules m · texte numérisé non relu

TroU aie* de cellules m

tïiérozoldes Uolis.

CRARACHO I

. f. Matière qui se trouve

GHARACXAS {ka.si-oss) n. m.

Section du genre euphorbe.

CHARAGINE {ka—T^d.ckara) dans les charas etiesalgruesd'ca

~ Encïcl. La cAaracine, sorte de camphre, insoluble daos l'eau, est une substance blauclie, grasse, dégageant une odour marécageuse, volatile, inflammable, non saponifiable. Pour lobtenir, on dessèche à l'air des algues d'eau douce : palmelle, vaucherie, anabaine, oscillaire, des nostocs, des conferves, etc. ; on les immerge ensuite dans de l'eau froide, et, huit à dix heures après, on voit apparaître à la surface de minces couches de characine,

CHARAGINIDÉS (rad. characinus, nom de poisson, maintenant inusité) 0. m. pi. Famille de poissons physostomes, renfermant les genres macrodon, erythrînus, hemiodus, serrasalmo, myletes, mylesinus, etc. (Cette famille se caractérise par la tête nue, le corps écailleux, l'absence de barbillons, une petite nageoire adipeuse derrière la dorsale, etc. Tous les characinidés habitent les eaux douces de l'Amérique et de l'Afrique tropicales.) — Un characinidé.

CHARAGINS {même étymol. qu'à l'art-iprécéd.) n. m. pi. Formule générale sous laquelle les anciens naturalistes réunissaient les poissons salmonoïdes des genres hydrocyon, cynopotamus, etc. (V. salmonidés.) u Variété de saumon, de taille plus petite que le saumon ordinaire, et dont la chair est à peine rosée. — Un cbabacin.

GhARACOMA, ville de l'Arabie Pétrée (appelée aussi Kir par Isaïe, et Characa dans le livre des Machabées), probablement une ancienne place forte dos Moabites. (Cette ville a joué un rôle important pendant les croisades et existe encore aujourd'hui.)

CHARADE (du mot provenç. charrado, qui signif. concertation, causerie — rad. charra, bavarder) n. f. Sorte de jeu d'esprit dans lequel on définit vaguement les différentes divisions d'un mot que l'on donne à deviner, en les désignant successivement par les dénominations de mon premier, mon second, etc. ; on définit après cela le mot luimême en l'appelant mon tout ou mon entier. Exemple : Mon premier est cruel quand il est solitaire ; Mon second, moins honnête est plus tendre que vous. Mon tout à. votre cœur dès renfance a su plaire. Et parmi vos attraits ftst le plus beau de tous. Mon premier est ver; mon second est tu; mon tout est vertu. Il est entendu que les mots qui peuvent se diviser en deux ou plusieurs mots renfermant chacun un sens propre et complet, comme ver et tu dans vertu, sont les seuls qui prêtent à la charade. La charade n'est pas toujours une simple devinette ; souvent, elle cache sous sa forme un madrigal ou une épigramme.Ce çenrede composition a joui d'une grande vogue à partir des dernières années du xviu* siècle. Le o Mercure galant » et le (i Mercure de France » donnèrent asile à ces énigmes, jugées dignes alors d'occuper l'attention de la ville et de la cour, de Paris et de la province, et dont une seule suffisait pour faire à un homme une réputation d'esprit.

— Charade en action ou simplement Charade, Sorte do jeu scénique dans lequel, une charade étant convenue entre plusieurs personnes, elles exécutent des scènes qui symbolisent le tout et chacune des parties, puis donnent le mot à deviner : Jouer une charade.

GHARADJ n. m. Syn. de cabadj.

GHARAORIIDÉS (de charadrius, n. m. pi. Famille d'oiseaux échassie viers, courvites, vanneaux, etc., tous caractérisés par la tête assez forte, le cou court, le bec moyen et dur. — Un chakadriidé.

— Encycl. Les charadriidés sont des oiseaux de taille moyenne, coureurs, vivant à terre et déposant leurs œufs dans les creux du sol, sans faire de nids. On les subdivise en quatre tribus ; cursorinés, charadriinés, vanellinés, hématopodinés.

CHARADRIINÉS n. m. pi. Tribu d'oiseaux échassiers,

ictérisée par la . __:.

des ailes, le nombre des doigts qui r paux : pluvier [charadrii

GHARADRIOMORPHES n. m. pi. Division proposée dans l'ordre des échassiers et qui formerait un sous-ordre comprenant les coureurs (^charadriidés), et les bécasses (scolopacidés), tandis que 1 autre sous-ordre, dit « des pélargomorphes •, comprendrait les hérons (ardéidés ou hérodiidés), les râles (rallidés) et les outardes (alectoridés).

CHARADRIUS — CHARBON

pas et

Charaas (gr.

Cette division, créée par les naturalistes anglais ment par Gray, bien qu'elle soit très bonne, n'a partout adoptée. — Un chabadbiomorphe.

CHARADRIUS (dri-uss — du gr. charadrios, n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre pluvier.

CHARMAS {ka-ré-ass — de Charxas, n. pr.) n. f. Genre d'insectes lépidoptères, sousordre des noctuélines, famille des apamidés, renfermant une noctuelle rousse et brune, propre à l'Europe moyenne et septentrionale, et dont k chenille est parfois très nuisible aux plantes fourragères. (La charsfas graminis est nocturne ; sa chenille vit enterrée au pied des graminées, qu'elle ronge la nuit. Elle a causé de véritables désastres en Suède et en Norvège, au xviii« siècle [n41-l'318j).

CHARAGNE {gn mil.) n. f. V. CHAEA.

CharamoNTI (Scipion), astronome italien, né àCésène (Romagne) en 1565, mort en 1652. Il est connu surtout par un ouvrage contre Tycho-Brahé, VAnti-Tycho (Venise, 1621), qui fut réfuté par Kepler et Galilée.

CHARANÇON n. m. (du bas lat. cahndrus, même signif.). Entom. Nom vulgaire des insectes rhynchophores en général, et de ceux dugenre calandra ou sitophilus en particulier.

— Âdmin. Poinçon de garantie portant Cbarancon (gr. 6 fois), l'empreinte gravée

d'un charançon et servant à marquer, en France, les bijoux d'or ou d'argent de fabrication étrangère.

Charançon (lk), comédie. 'V. Corctlio.

CHARANÇONNÉ, ÉE adj. Se dit des céréales attaquées par le charançon.

Charas (Moïse), médecin, né i Uzès en 1618, mort à Paris en 1698. Il enseigna la chimie au Jardin du roi, et se lit surtout connaître par ses travaux sur la préparation de la thériaque. Lors de la révocation de l'édit de Nantes, il se réfugia à l'étranger, puis revint à Paris, où. il fut élu membre de l'Académie des sciences (1692). Parmi ses nombreux écrits, sa. Pharmacopée galênique et chimique ( 1672), et ses Mémoires sur la thériaque (1668) et sur les vipères (1669) tiennent le premier rang.

CHARASSE n. f. Espèce de caisse à claire-voie, dans laquelle on emballe les porcelaines.

CbarA'VAY (Jacques), bibliographe et expert en matière d'autographes, né à Lyon en 1809, mort à Paris en 1867. Huissier et libraire à Lyon, il se prit de passion pour les autographes, et se fixa à Paris, en 1843. 11 devint un des experts les plus habiles en matière d'écritures anciennes et modernes, dirigea des ventes et donna une grande extension au commerce des autographes. Il avait formé une belle collection de livres, de journaux, etc., particulièrement de l'époque de la Révolution. Il a édité des livres curieux. — Son frère, Gabribl Cbaravay, né à Lyon en 1818, mort à Paris en 1879, fut d'abord libraire à Lyon. Ardent républicain, il fut condamné pour cause politique en 1840 et en 1851, et transporté en Algérie en 1858. Après l'amnistie, il se fixa à Paris, fonda 1' « Amateur d'autographes a (1862), ï a Imprimerie », la « Revue des autographes «, acheta, en 1865, le cabinet d'autographes de Laverdet et rédigea de nombreux catalogues d'autographes. On lui doit divers écrits et des articles de politique, d'histoire et d'érudition, etc. — Marie-Etienne Charavay, fils de Jacques, né à Paris en 1848, archiviste paléographe, fut expert en autographes et collaborateur du Grand Dictionnaire Larousse. On lui doit : Elude criliytte sur les moyens de reconnaître les faux autographes (1876) ; Revue des documents historiques (1876-1880); la Science des autograplies (1887); Correspondance générale de Carnot (1S92 et ann. suiv. dans la « collection des Doc. inédits»); le Général Lafayette (1898) ; etc.

Charavines, comm. de l'Isère, arrond. et à 19 kilom. de La Tour-du-Pin, sur la Fure, sortie du lac de Paladru ; 1.042 hab. Taillanderie, moulinage et tissage de la soie, papeterie.

CHARAX (ka-rakss — du gr. kharaXf nom d'un poisson) n. m. Genre de poissons acanthoptères famille des sparidés, caractérisés par un corps

ovale, latéralement comprimé couvert d écailles moyennes, le museau pointu, les joues écailleuses

— Encycl. L'espèce type du genre est le charax puntazzo, ou sparus d'Aldrovande, ;

o«i,35 de long; commun dans la Méditerranée et l'Océan, où les pêcheurs du golfe de Gascogne !e confondent avec le sargue de Rondelet.

CHARAXES (ka-ra-ksèss' — du' gr. kharassein, denteler) n. m.

Genre d'insectes lépidoptères rhopalocères , famille des nymphalidés, renfermantde grands et beauxpapillonsde l'ancien monde, à ailes dentelées, avec des prolongcmentsenqueueauxinférieu- charaxes (réd ' fois' res. (L'espèce française du genre, ' •- •

le charaxes Jasin [vlilgairement j)iiclta à deux queues], se trouve àToulon6tàHyères;sachenille vit surlesarbousiers).

ChARAXOS, frère de Sapho la poétesse. Il est célèbre par le chant q^ue sa sœur.'si nous en croyons Hérodote et Athénée, lui avait adressé pour lui reprocher l'achat et l'affranchissement del'hétaire Rhodopis, qu'il avait rencon'rée et aimée à Naucratis, en Egypte.

CBARBEILLE (6éj/') D. f. Tiges do cbauvro broyées.

agut des Niçois.

CHARBON (du lat. carbo, onis, même sens) n. m. Substance particulière, de couleur noire, qui compose presque en totalité la matière du bois, et dans laquelle les chimistes ont reconnu du carbone presque pur. a Se dit plus particulièrement(cAa7'ionrfe6ois)d'un résidu provenantdu bois carbonisé à l'abri de l'air, à une température de 350» env.

— Bois ardent, qui brûle : Griller des côtelettes sur les

;calc

l action du feu ; Côtelette en charbon.

— Fig. Objet vil, méprisable, sans valeur. (Dans ce sens, s'oppose en général à diamant.)

— Charbon de Paris, Mélange solide de poussier de charbon, de tourbe, de bois, de tan épuisé, de résidus charbonneux et pulvérulents des usines à gaz, de brai gras fondu ou de brai sec et pulvérisé. (On l'emploie dans les cuisines, à cause de sa combustion lente).

— Charbon de terre, Charbon minéral. Charbon fossile emploj'é comme combustible. V. houille.

— Charbon animal. Charbon provenant de la calcination des os en vases clos, qui possède à un haut degré la propriété décolorante, et est principalement employé dans les raffineries de sucre, li On dit vulgairement noir animal

les

— Charbon de cornue, Charbon qui se déposi parois des cornues, où l'on distille la houille po quer le gaz d'éclairage.

— Charbon sourd, Nom donné à la houille de ; pulvérulente.

— Charbon incombustible. Nom impropre de l'an qui brûle assez difficilement.

■ Charbon à poudre. Charbon de bois de bourdaine, qui . à la fabrication des poudres.

- Charbon moulé, Syn. de aggloméré.

- Charbon ardent. Cause de cruelle douleur ou de grave Le secret des princes est un trésor qui se

— Loc. Brûler comme un charbon. Avoir une fièvre ardente, il Etre sur les charbons. Eprouver une vive anxiété, ou un très grand embarras, il Amasser des charbons ardents sur la télé de quelqu'un. Attirer sur lui toute la colère divine. (Locution empruntée aux livres saints.)

— Agric. Maladie des céréales, causée par des cham-

crayons pourles lampes électriquesàarc. ti Morcea drique ou prismatique de charbon de cornue, ou d bon aggloméré et cuit, qui sert de pôle positif da

— Pathol. Nom de deux maladies : 1° le charbon symptomatique ou bactérien (exclusif aux animaux), causé par le bacterium Chauvœi; Z^ le charbon bactêridien, commun à l'homme et aux animaux, dû à la bactéridie charbonneuse.

— Phot. Procédé au charbon, Procédé de tirage des photocopies, basé sur les propriétés de la gélatine bichromatée soumise à la lumière, permettant d'obtenir des images inaltérables de toutes couleurs. (Ce procédé, dû à Poitevin, porte le nom de procédé au charbon, parce que, dans les débuts, on se servait uniquement de charbon, alors que, maintenant, on utilise de nombreuses matières colorantes. [V. photocopie.])

— Techn. Charbon de sucre. Ce charbon est le résidu de la distillation sèche du sucre. (On l'emploie dans le mélange de charbons servant à l'éclairage électrique.)

Charbon à souder. Charbon spécial artificiel très dur, sous forme de tablettes. Les bijoutiers posent sur ce charbon les pièces qu'ils veulent souder au chalumeau.

Charbon animalisê. Substance complexe que l'on obtient

;des

I epu

Charbon chimique. Substance employée dans la préj tien des toiles teintes, et que l'on prépare en traitant U de fumée par l'acide sulfurique et la soude caustiqu

Charbon .sulfurique. Produit obtenu en traitai] poudre de garance par l'acide sulfurique. fOn donne il iriellement le nom de garancine à ce charbon ; il s'em

Exploitation des mines. Dans certaii on appelle charbon les i que l'on donne le no houille à la grosse gaille

— Encycl. Les com blés généralement employés dans les usages domestiques et dans l'industrie sont: lo chai bon de bois, le charbon dp terre et les charbons arti-

— I Charbon de bois. Le charbon de bois est le produit de la combustion et de la distillation incomplètes du bois.

Les bons charbons sont durs, j compacts, sonores, brillants ; ils se cassent aisément et ont une cassure irisée; s'ils sont ''"^ ' ternes, insonores, ils ont été trop cuits ; s'ils sont grisâtres et s' ment, ils ne le sont pas suffisamment

La carbonisation du bois s'opère en meules chaudières, en fosses et en vases clos.

1» Carbonisation en t pratique généralement bois, propre aux usages domestiques. Sur un sol uni, on plante

ticale, puis on

Is cassent difficile-

Sieurs étages, en "ayant soin de ménager une galerie horizontale aboutissant au centre et débouchant d'une couche de terre

Four Schwariz, à foyer »

feu par la galerie horizontale.

rieures de ta galerie, que l'on bouche à

!TT-.-rim

Four à foyer extérieur pour la carbonisation

Ce procédé consiste à renfermer le bois

à carboniser dans des fours en brique, tels que les fours à charbon de tourbe ou d'OberndorfT, celui de Schwartz pour le bois, etc.

3» Carbonisation en chaudières à l'air libre. Ce procédé s'emploie pour fabriquer le charbon destiné à la confection de la poudre. Les chaudières sont munies d'un couvercle de tôle soigneusement luté, portant plusieurs évents pouvant se fermer à volonté. Dans ces chaudières, on allume un feu de copeaux, sur lequel on jette de temps en temps une petite quantité du bois à carboniser. On continue jusr|u'à ce que la chaudière soit remplie. On ne bouche les cvents que quelques minutes après le remplissage. Le charbon peut être retiré deux jours après.

4" Carbonisation en fosses. Lorsqu'on ne peut pas disposer de chaudières, on opère la carbonisation de la même manière, dans des fosses en terre ou en maçonnerie de brique. On étoufl'e ensuite avec des chifi'ons mouillés, recouverts de terre ; le refroidissement dure environ trois jours.

5» Carbonisation en vases clos. La carbonisation en vases clos produit le charbon roux, utilisé dans la fabrication de la poudre; elle s'opère en fauldes, en cornues ou en cylindres chauifés par un foyer ou par la vapeur d'eau surchauffée.

— II. Charbon de terre. V. houille.

— III. Charbons artificiels. Les charbons artificiels, créés pour utiliser les poussières et les menus morceaux, comprennent : les péras ou agglomérés (v. ce mot), et les charbons de Paris. Après mélange intime des matières contenues dans le charbon de Paris, on procède au moulage, qui s'eff'ectue mécaniquement. Puis a lieu le séchage à 1 air libre, et la carbonisation dans des fours à mondes. Cette opération dure douze heures. Il ne reste plus qu'à étouffer le charbon dans des étouffoirs en tôle.

— Electr. Le charbon employé en électricité est le dépôt pulvérulent obtenu, dans là distillation de la houille, sur les parois des cornues. C'est cette substance qui constitue le pôle positif des piles de Bunsen, de Grenet, de Leclanché, etc. Elle est parfaite pour ces usages ; elle l'est moins pour l'éclairage, car elle est mélangée de silice et, par suite, insuffisamment homogène. Le charbon de cornue destiné à l'éclairage est purifié dans un bain d'alcali, puis lavé, desséché, et soumis enfin à un courant de chlore. On en fabrique d'artificiels avec des goudrons purifiés, ou encore avec des pâtes diverses formées de coke en poudre, de noir de fumée et d'un sirop de sucre et de gomme,

de houille, coke et acide borique, donnant des pâtes

l)astinu ainsi de

fait <

tout. On obtient les détaille selon ; plus guère qu

meilleurs

sont préférés aux

d'éclairage à bas

raison inverse du

plaques, des baguettes, la forme voulue. Ces charbons ne pour les lampes à arc, et sont d'à teurs qu'ils sont plus durs, et ce charbons tendres pour les syst^ potentiel, où l'on emploie des arcs courts. La conductibilité diamètre, et on peut faire un charbon dur de même conductibilité qu'un charbon tendre, en lui donnant un plus petit diamètre : aussi l'usure de deux charbons d'égale dureté, mais de diamètres différents, est plus grande pour le petit charbon ou pour le plus dur, s'ils sont d'inégales densités. Ces notions jointes à l'emploi des régulateurs permettent d'arriver à une égale usure et, par suite, à un éclairage constant. Les charbons tendres, à diamètre égal, donnent plus de lumière que les charbons durs, et ceux-ci,, en de certaines limites, donnent d'autant plus de lumière qu'ils sont plus minces.

Le fil des lampes à incandescence n'est autre que du charbon végétal, du fil carbonisé de ramie, généralement; il a une forme spiralée, et sa durée est infiniment variable ; sa conductibilité diminue avec l'usage.

— Pathol. l" Charbon bactérien ou symptomatique. Dans cette maladie, l'infection, qui se fait sans doute par les voies respiratoires, est caractérisée par des tuméfactions crépitantes, emphysémateuses des muscles, avec accompagnement de phénomènes généraux plus oumoins graves.

2» Charbon bactêridien. C'est en 1850 que commence l'étude scientifique du charbon. A cette époque. Rayer et Davaine découvrent la bactéridie charbonneuse. Davaine, continuant ses recherches, affirme, en 1863, que les filaments trouvés par lui dans le sang des animaux charbonneux sont bien la cause de la maladie ; il reconnaît les propriétés virulentes du sang desséché, montre le rôle des mouches dans la contagion. Koch (1876) découvre un fait capital : la bactéridie est susceptible de produire des spores en dehors de l'organisme ; ces spores présentent une résistance remarquable aux agents destructeurs, à la chaleur, aux antiseptiques.

Puis viennent les travaux de Pasteur , Chamberland, Roux, qui finissent par réaliser la prophylaxie du charbon. La bactéridie charbonneuse présente trois aspectsdifférents : a) Sur les milieux artificiels (gélatine, gélose, etc.). elle offre l'aspect de longs filaments, divisés par des espaces clairs en segments réguliers. — b) Sur ces mêmes milieux, la bactéridie donne naissance à des spores, lorsque h à s'appauvrir en substances lui est fourni abondamment à une température dVoS". (Ces spores, en s'allongeant, reproduisent la bactéridie.) — c^ Dans lo sang et les organes d'animaux charbonneux,

CHARnONNAGE

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