‹ Nouveau Larousse illustré (volume 4)Chapitre 793 sur 956 · CHARCUTERIE · texte numérisé non relu

CHARCUTERIE

iiiitro oxclusivomont sous la forme Uo

!.m;^uour, parfois articulés les uns au !! i . I M , lundis qu'une température do 50" tuo w^.:i.iuvi;,s on un quart d'houro, les formes spo- ,iciit:i 11)0", et il faut atteindre 120" pour les tuer, on a été observé dans tous les pays. Commun ■z le mouton (sang do rate), il attomt aussi les los chevaux. La transmission aux animaux se |iio Pasteur la démontré, par la torro qu'infecxlavros dos animaux charbonneux, enfouis à ailjle profondeur." De plus, los vers do torro mener à la surface du sol los spores charbon-

|U6 et la marche des accidents très rapide ; hématuhémorragies nasales, œdèmes dilTus sont loin d'être ants. T.'oxamon du sang est nécessaire pour assurer

i-iin-Mr A l:i mort, ce sang apparaît neir, poisseux ;

'■^1 iiiiUtrôe de sang (sang do rate).

M louiours tuméfiés dans la région par •st faite. Les bacilles sont en nombre ; ,,ililr 1,1. . I.- sang, le foie, la rate, otc. Lorsqu'on • le iliaihoii à lies animaux de laboratoire, souris, s, cobayes, par inoculation sous-cutanée, on observe, 1 douze heures environ, de l'œdème au point d'inocu- I ; la température s'élève, et la mort, survient du

.11 ■! I l'.i 'il I ii^aint) à atténuer la bactéri-

i.mt à 55° le liquide des cul-

I II ../ !■«(<««(!, les animaux jouis-

; Il I il lin contre le charbon ; si,

', . , I ii\ semaines plus tard, du

,1: ,11,11 I I II 1 11 iK II- ^ll[|[)ortent sans pré-

r 1111. un j.; u- lu il', li'i rst le principe de

Il 1,1,!,. |,r,.|.|n 1,1, luiii,' luiiphn -■,. auiourd'hui par les .1 ,1 , , . ,1 la,|ii,-ll,- il^ |,arvu>iment à réduire , iiornifs ia uiorLaittê due au charbon. ,harbon à l'homme se fait le plus indirecte, par les mouches, les crins, . malades. Chez l'hommo, le charbon Vfnlème malin, assez rare, le charbon ir\ o\ro|iMi)!iiirl, et IsL pustulc maligne. Cette dernière, is commune, est caractérisée par une vésicule qui se oppo au point d'inoculation. La peau, à ce niveau, nt noirâtre, d'où le nom de « charbon " donné à la ma- , en mémo fem|is (|ii nno aréole inflammatoire, cousouvont do vesi, I, in 1 ih~ ■ , ,inilaires, so déveutour del'esiMri ij ,. un temps variable

t des synipl,,in. 1 1 ,vre, pouls petit,

lie progressnr |ii^,|u .1 t., nu, 11 [n-csque inévitable, ssant à temps par .lo» cauionsations énergiques, int en étendue et on profondeur les limites de la maligne, on peut quelquefois enrayer la maladie et s'opposer à l'infection générale.

Les mesures prophylactiques doivent donc être prises énergiqueme'nt ; on sait que l'enfouissement des animaux charbonneux n'est pas sufrîsant ; la destruction par le feu est nécessaire ; do même, aussi, il faut désinfecter par la chaleur les laines suspectes, dont le triage est dangereux.

adyuall Kn agi

* hypertrophié de sorgho.

— Bot. et agric. On donne le nom de charbon à. un certain nombre de maladies contagieuses qui s'attaquent principalement aux céréales et qui sont produites par des champignons du groupe des ustilaginées. Dans ces maladies, dont le type est le charbon du blé, qu'il ne faut pas confondre avec la carie, certains organes de la plante infestée, parfois déformés et tuméfiés, sont entièrement rc-jplacés par une poudre noire ou brune, comparable à d.^ la poussière de charbon et formée par les spores du champignon : ces spores, disséminées en automne, peu- — -, germer dès le printemps suivant et former ' ■ ■ ' idies ; 1

qui envahit, au niveau du le plant de blé et lui communique la maladie, naguèro à une seule espèce (ustilago carbo) 11 charbon qui s'attaquent au blé, à l'avoine,

■• u 'Il ,.:■■ ,1 I ,iiiir,. I In i-onnàît

, - , I I.nl;,■^.onprén,■ soiuuon étendue . I,' d'une pulvérisa- I charbon se dis- . ,0 traitement est

CHARBONNAILLE (bo-na-ilV [Il mil.]) n. f. Min. Nom du menu charbon, dans les mines et les usines.

— Fond. Mélange de sable, d'argile et do charbon, dont on fait la sole des fourneaux à réverbère.

Charbonnat, comm. do Saône-et-Loire, arrond. ot à 29 kilom. d'Autun, près de l'Arroux ; 930 hab. Huilerie.

CHARBONNÉE (bo-nà) a. f. Art culin. Petit aloyau, céto de bœuf. Il Morceau do porc ou de bœuf grillé sur le charbon : Mani/cr une cuARUONNiin.

— lî. .-iris. (lrLti|uis, ostiuisse au charbon.

T. il, I . (,' ;,■ , li.iiin.n n ,11^ un fourneau à bri-

I n ,1,1 il<' pierre à chaux.

f ;iiAt;HuNNi:i. I,. - |i', I 1,1 . I ,: Mi(?rito, comte), gé- ,111 ■ , l.i|,.ii.i, I :,,, ,1 aParisen IS-IO. Il

\,' I ' l'r' 'inii'ilmiOOtoU'lgode'qUlMrrl K;,.;'|,i,Ml MI

i.i ;-■ 1,1 '• iiavorsée, emmené à .1.11,111 , |,u ., 1 ., i.i il parvint à s'échappiM- 111 1 ■' [ ,1 1 ,, , i . ,lo l'Kmpire, obtint le i-ii'li- ,l,' :

I [.-inr sa belle conduite dans la rou-aiio îcteurg

pair de France on 1841 i.HAHBuNNiJn lio-né) v. 3. Réduiro on charbon : Char-

î^uirLir avec du charbon : Cuarbonnkr un visage.

II Grilfonner avec du charbon : Charbonner un mur,

— Fig. Noircir la réputation de quelqu'un. (Peu usité.)

— B.-arts. Tracer un croquis ou une esquisse au charbon.

— Techn. Enlever avec un charbon de bois les raies faites par la pierre ponce sur le cuivre.

— V. n. So changer en charbon, au lieu de flamber : Bois, Lampe, Mèche qui charbo.nne.

■ Pêch. Morue charbonnèe. Morue i

lilo délai, salies

''::':rt

charbon (

CHARBONNERIE (bo-ne-rl) n. f. Dépôt, magasin de charbon.

Charbonnerie, Société politique qui se forma en France sous la Restauration. V. carbonarisme, et carbonaro.

CHARBONNETTE ' forêts. Nom des bmbois. Il On dit quelqn. :

CHARBONNEUX i//-. , EU.SK i ij, Chim. Ql

du charbon, qui est -lu ia natun- du cliarbon.

— Pathol. Qui est de la nature du cliarbon : Typhus charbonneux. Affections charbonneuses.

CHARBONNIER {bo-ui-é), ÈRE n. Celui, celle qui fait ou vend du charbon.

— adj. Qui fait ou vend du charbon : Maître charbonnier. Garçon charbonnier. Il Qui a rapport à la fabrication ou à la vente du charbon : Industrie charbonnière.

— n. m. Techn. Celui qui dirige un haut fourneau, ii Four à cuire la houille.

— Art milit. anc. Soldat qui, dans les premiers temps où l'on employa la poudre de guerre, était chargé de préparer le cnar'bon de bois qui entrait dans sa confection.

— Chass. Renard charbonnier. Renard dont le poil est d'une couleur très foncée sur le dos et les épaules, et dont le museau est noir, il On dit aussi subst. charbonnier.

— Econ. dom. Vase en tôle ou en cuivre, qui sert à mettre du charbon de terre près d'une cheminée, n Lieu oii l'on serre le charbon.

— Econ. rur. Dans quelques départements de l'est de la France, Champignon comestible, sorte de cep qui a un chapeau de grandes dimensions.

— Hist. polit. V. carbonaro, et carbonarisme.

— Mar. Bâtiment qui sort à transporter le charbon de terre, il Par plaisant.. Officier dont le quart est souvent

— Allos. hist.

Chacun vit, so conduit chez soi comme il l'entend. — On attribue à ce dicton l'origine suivante : François P', s'étant égaré à la chasse, entra, à la nuit tombante, dans la cabane d'un charbonnier. Celui-ci, à son retour, lui permit de rester, mais prit pour lui-même le meilleur siège et la place la plus commode en disant : o J'agis ainsi sans façon, parce que je suis chez moi :

Or, par droit et par raison.

Chacun est maître en sa maison. '•

François I"' applaudit au proverbe rimé et mangea do bon appétit quelques tranches d'un chevreuil que son hôte avait braconné. Le lendemain, quand la suite du roi l'ont retrouvé, le charbonnier se crut perdu. François I" lui paya généreusement l'hospitalité qu'il en avait reçue, et lui accorda à perpétuité le droit do chasse. (Parfois, on donne aussi à ce dicton le sens de : Il n'y a pas de petit, do vilain chez soi.)

Charbonnier de Tolède (le), comédie en trois journées, en vers, do Mates Fragoso (xvii« s.). C'est le chefd'œuvre de ce poète espagnol. 11 y met en scène, bien avant le Huy-Blas de V. Hugo, l'amour d'un simple artisan pour une grande dame, mais sans en tirer des effets aussi puissants. Son drame est remarquable par la simplicité de l'action, l'enchaînomont des scènes, l'élégance et la sobriété du style.

CHARBONNIÈRE (bo-ni-ér) n. f. Endroit où l'on procède a la fabrication du charbon de bois, au milieu des forêts.

— Archéol. A bord dos galères des svi" et xvii' siècles. Une des onze soutes ou cnambres de cale. (La charbonnière ou f/avon de proue était la soute d'avant, la onzième dans l'ordre ; située sous le tarabouret, elle avait 4»,20 de long, et servait de magasin pour les menus objets et le charbon destiné à la cuisine du capitaine.)

— Mar. Vieille coque servant, dans les poris, à contenir le charbon destiné aux usages journaliers des torpilleurs, canots ù vapeur do l'arsenal, il Nom donné autrefois à la

pouillouse ot à la grand \ par la fumée des cuisine».

— Oisell. Nom vulgaire do la mésange i. této noire.

— Véner. Sol glaiseux dans lequel lo cerf frotte ses bois pour les brunir.

Charbonnières, comm. du RhAno, arr. ot à s kilom. do Lyon, au-dessus du ruisseau de Cliarbonnières, affluent do l'Vzcron ; »31 hab. Ch. do f. P.-L.-M. Source» minérales ferrugineuses.

Cbarbonniëres-lès-varennes, comm. du Pnyde-Dômo, arrond. et à li kilom. de Riom, sur l'Ambènc; 1.081 hab.

Charbonnières-les-vieilles, comm. du Puv-dc- Dômc, arr. et à 19 kil. do Rioin, près des gorges de la Morgo et du gour de Tazana ; 2.071 hab. Huilerie, tannerie.

CHARBOUILLB (iou-l7t [Il mil.

cula; lat. classique carbunculua) i ladio du froment.

— du lat. pop. carbuf. Charbon, nielle, ma-

CHARBOUILLON

M (bou-i/on) n. m. Ulcère do la memu cheval. (N'est plus usité.)

CHARBUCLE n. f. Nom vulgaire do la DicUo des blés.

Charbuy, comm. do l'Yonne, arr. et à 8 kil. d'Auxcrrc, sur un sous-affluent de la Beaulche; 1.183 Iiab. Moellons durs ; commerce de grains.

CHARCANAS {nà) n. m. Etofl'e hindoue de soie et coton.

ChaRCAS, nom originel du haut Pérou i qaefois à la capitale de la Bolivie. V. SOCRE.

Charce (Philis DE La Tour nu Pin de La), héroïne dauphinoise. V. La Tour du Pin DE LA Charce (Philis de).

CHARCLOIE (clo-â) n. m. rharcl ,i.-

Chariot portant un mantelet

derrière lequel, au xiii" siècle, les assiégeants se mettaient à l'abri pour s'approcher des murs.

Cbarcot (Jean-Martin), médecin, né à Paris en 1825, mort au lac des Settons (Nièvre) on 1893. Charcot devint médecin des hôpitaux on 1856, professeur d'anatomie pathologique et menibre de l'Académie de médecine en 1873, de l'Académie des sciences en 1883. C'est surtout par ses travaux sur l'anatomo-patholog:

l'étude clinique des névroses q leçons qu'il fit en 1873 et en 1884 à la Salpêtrière, où il était médecin depuis 1862, et où il organisa, en 1879, un musée anatome-pathologique ot un laboratoire complet, eurent un

phys lui d(

furent traduites dans toutes les langues et lui valurent la renommée et la fortune. Son ittitude imposante, sa belli^

isionomie, contribuaient a

donner sur les malades un incomparable ascendant. Les innomorables et excellentes observations de l'éminent clinicien resteront, pour les chercheurs, des matériaux précieux. Citons parmi ses écrits :

Be Vexpectation en médecine

(1857); De la pneumonie chronique (1860); ta Médecine empirique et la Médecine scientifique {IS61); Leçons cliniques sur les maladies des vieillards et tes maladies chroniques (1868), rééditées en 1874 ; Leçons sur les maladies du système nerveux faites à la Salpêtriére (1873), rééditées en 1875 ; Leçons sur les maladies du foie, des voies biliaires et des reins (1877); Iconographie photographique de la Salpêtriére, publiée par Boùrneville (187'8-1881) ; Leçons sur tes localisations dans les maladies du cerveau et de la moelle épinière (1880) ; Leçons sur les maladies du système nerveux faites à la Salpêtriére, publiées par Ch. Féré (1884) : les Démoniaques dans l'art (1887) ; les Difformes et les Malades dans l'art (1889), ces deux derniers en collaboration avec P. Richer. Ses Œuvres complètes ont été publiées en neuf volumes (1886-1890). Il dirigeait, au moment de sa mort, avec le professeur Bouchard, la publication d'un grand Traité de médecine. Un monument lui a été élevé par souscription internationale, en I89S, sur l'esplanade de la Salpêtriére (place de l'Hôpital), au centre de laquelle s© trouve la statue de Ph. Pinel.

— On a donné le nom de Cbarcot à plusieurs symptômes dont il a établi la valeur en séméiologie : athropathie de Cluircot dans le tabès ; vertige de Charcot dans les maladies du larynx; démarche labéto-cérébelleuse de Charcot

nuquo et au sacrum dans la neurasthénie ; atrophie muscu-

laii-e typeChareot-MarielceWeqm commence parles pieds);

cristaux de Ctiarcot-Leyaen dans la gangrène du poumon.

charcuter V. a. Découper de la chair, la mettre en

— Par cxt. Découper maladroitement, en parlant des viandes ou de tout autre objet : Charcuter une volaille. Charcuter son menton en se rasant. Charcuter une planche.

— Fam. Soumettre à une intervention chirurgicale maladroite : Charcuter un blessé.

Se charcuter, v. pr. Se couper, so taillader : Se cuarcuter pour se couper un cor.

charcuterie (ri) 0. f. Etat, commerce de charcutier : La charcuterie projtpère. Il Etablissement do charcutier : .Acheter une charcuterie, il Viande préparée par les charcutiers : Manger de ta charcuterie.

— Encycl. Techn. La c/iareuterie consiste à saler et fumer les porcs, à en faire des jambons, des boudins, saucisses, etc., et, en général, à préparer la chair, les viandes hachées dans lesquelles outre du porc. De plus, en char-

' ' -épare des pâtés danslesquels le veau. le gi-

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