BIFORME
1 Janns, & Glauca;,
lEpithète quo les Romains do
à Bacchus, & Scylla, au Minotaure, etc.)
BIFRÉNAIRE n. f. Gonro do plantes éniphytos du Brésil, do la famille dos orcbidacées. il On dit
aussi IllFRESARIA.
BIFRON8(Aroni« — du lat. 6t«, deux fois, et ^ron», front) n. m. En T. d'archéol., Statue ou busto a doux visages, commo on rcprésiMite Janus.
BiFROST (pont Tremblant) ou ASBRU (pont de» Ases), nom du pont multicolore qui, dans la mythologie Scandinave, rolio lo ciel à la terre. Heimdallr, avec son cor, on jgarde l'entrée, pour que les géants no viennent pas surprendre les dieux à l'improvisto. Ce n'est évidcmchoso que l'arc-on-ciel, qui.
religions, sort do i
{tèk- -
nité.
I homme et la div
sur lo gril ou cuite dans la poêle.
— Bifteck à la Chateautrrmnd, Bifteck deux ou trois fois plus épais fju'à l'ordinaire et cuit entre deux autres biftecks que 1 on ne sert pas. il On dit aussi plus simplement, ot par ellipse : C'n chatraubriand.
genre fm IR qui est bifurqué :
CATION d'une artère, d'une veine, i: Endroit oii un objet se bifurque, so divise en deux : La bipcrcation d'une route,
— Bot. Endroit où un axe végétal (tige, rameau, pédoncule) se divise en deux, en formant uno sorte de fourche.
Il On dit plus souvent, en botanique, dichotomie. V. ce mot.
— EIcctr. Division d'un conducteur électrique en deux parties.
'■ seign. fliV ,
istèro Fortoul, dans l'enseignement secondaire, et consistant en ce que les élèves des classes supérieures suivent deux cours séparés do lettres ou do sciences, selon les carrières auxquelles Us se destinent.
— Technol. Point précis constitué par un aiguillage, où deux voies ferrées divergent.
— Encycl. Enseign. Bifurcation des études. Depuis longtemps, on reprochait à l'enseignement secondaire de l'Université de ne pas répondre aux véritables besoins de la vie moderne. Sous prétexte de remédier àcc grave défaut, For-
■" itruction publique, avait fait signer 1852, préparé le plan d'études du 10 avril 1852 et fait voter la toi du 14 juin 1854. Aux termes de cette législation, les études, à partir de la classe de quatrième, étaient partagées en deux sections : section des lettres, et section des sciences, entre lesquelles il était enjoint d'opter. C'est ce qu'on aappelé le ■ système de la bifurcation >, qui n'a plus qu'un intérêt historique. On ne tarda pas à s'apercevoir quo le système avait les plus déplorables effets. Les élèves, même les meilleurs de la section des lettres, restaient complètement étrangers : ces; ceuxd© la section dos sciences manqui culture générale quo donnent les études littéraires.
Dans ces conditions , une décadence assez accentuée frappa l'enseignement de l'Université, pendant qu'à côté d'elle prospérait l'enseignement des congrégations qui avaient eu le bon esprit de ne pas se soumettre au système. Aussi une dos premières mesures prises par Duruy, à son avènement au ministère, fut le rétablissement de l'enseignement philosophique, si malheureusement amoindri, et de l'histoire à laquelle il rendit la place qui lui convient (Décret du 29 juin 1863). Par un autre décret du 2 septembre de la même année, la bifurcation fut reportée après la classe de troisième. Aujourd'hui, la bifurcation n'existe plus ; on ne peut, en effet, donner ce nom à un système d'après lequel un seul ordre d'études conduit les études jusqu'à la fin de la rhétorique et ne se divise qu'en phiiosopnie, selon que les élèves prétendent au baccalauréat es lettres ou au baccalauréat es sciences.
Ajoutons, cependant, que le système de Fortoul eut aussi cet avantage de constituer une première expérience d'un enseignement plus pratique que n'était l'enseignement classique
le décret du
quaient de la
;t qu les modifica
visiblementi
^''— Cli. de f.
On donne, 1. Bifurcation & Toi< dans les che- à voie simple
mins do fer et
tramways, le nom de bifurcation al voies divergent. La bifurcation n'a ncu l'embranchement ou le croisement (v. ces souvent tenté de confondre. On dit qui située en pleine voie, lorsqu'elle trouve en dehors des signaux d'arrêt ^\ extrêmes limitant l'étendue des voies constituant une station ou une gare.
Dans le cas contraire, on l'appelle bi-
Le point précis où commence la bifurcation, dans l'un ou l'autre cas, est marqué par la présence des aiguilles.
(V.cemot.) Si la biOircation est située en gare, ce sont les agents mêmes de Bjfun-aUon (mines), la station, les aiguilleurs, qui exécutent la manœuvré des aiguilles de bifurcation. Si elle est située en plein© voie, on'installe à proximité des aiguilles un poste spécial, muni des signaux d'arrêt nécessaires pour assurer la libre circulation des trains sur les voies
point précis où deux
bifurcation est
BIFURQUE — BIGERRIONES
de bifurcation. Une équipe d'aiguilleurs se trouve localisée dans ce poste. Sur les lignes de tramways existent également des bifurcations. Ce sont les employés de la voiture qui manœuvrent les aiguilles.
Dans 1 exploitation des mines, on a fréquemment recours aux bifurcations. Les installations des voies en ces pomts sont singulièrement plus sommaires. Le plus souvent, les aiguilles de bifurcation se composent uniquement de deux bouts de rails mobiles, que les conducteurs de bennes manœuvrent au pied ou à l'aide d'une tringle métallique quelconque. Ces bifurcations s'établissent à l'intersection dos travers-bancs et des galeries qui y aboutissent.
BIFURQUE (rad. bifurqué) a. f. Genre de mousses. Syn.
BIFURQUER ( ké — du lat. bifurcus, fourchu ; formé de bis, deux fois, et furca, fourche) v. a. Diviser en deux, à la façon d'une fourche : Bifcrquer une branche.
— Par ext. Diviser en deux parties distinctes ; On avait BIFURQUÉ en France l'enseif/nement secondaire.
— Electr. Bifurquer le' courant 4ans un électro- aimant à deux bobines. Monter en fer à cheval un électroaimant, afin que, le courant parcourant les deux bobines d'une manière simultanée, la résistance se trouve diminuée du quart.
— V. n. Se décider pour l'étude des sciences ou celle des lettres, au moment de la bifurcation : C'est à partir de la quatrième que les jeunes gens bifurquaient.
Bifurqué, ee part. pass. du v. Bifurquer. Bot. Se dit de tout organe qui se divise en deux branches divergentes, formant une sorte de fourche, ii On dit aussi dichotome, ou
DICHOTOMIQUE.
— Classification bifurquée ou dichotomique, Celle qui procède en divisant chaque terme en deux autres opposés. Ex. : L'histoire naturelle comprend : 1*» l'étude des êtres organisés ; 2" celle des êtres inorganiques. Parmi les êtres organisés, on distingue : 1° les animaux; 2» les végétaux. Parmi les animaux, on trouve : 1" les vertébrés ; 2" les invertébrés. Les vertébrés comprennent : I°les animaux à température constante ; 2*» les animaux à température variaHe. Les animaux à température constante comprennent : I" les mammifères ; 2" les oiseaux, etc.
Se bifurquer, v. pr. Se diviser en deux, faire la fourche : Chemin qui SE bifurque. Les vallées se bifurquent quelquefois. (Milne-Edwards.)
— Fig. Se diviser en deux parties : Toute institution se bifurque. (Ballanche.)
BIFURQUES [ké) n. m. pi. Section d'arachnides du genre plectane, comprenant les espèces qui ont l'abdomen bifurqué. — Un bifurqué.
BiGA ou BiGBA, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie), ch.-l. de sandjak, sur le Kodja-Tchaï ; lo.ono hab. Alexandre remporta, près de cette ville, sa première victoire sur Darius, celle du Granique; au xiii' siècle, le sultan seldjoukide Ala-Eddin battit, sous les murs de Biga, une nomie Biga (o '
constitué en partie par 1 an-
BlGAA, ville de l'Océanie espagnole (Philippines [ilo de Luçon]), prov. de Bulacan, sur un affluent du neuve côtier San-Jose; 7.900 hab. Rizières.
BIGAILLE {H mil.) n. f. Entom. Nom générique par lequel les habitants des colonies françaises désignent tous les insectes ailés, et plus particulièrement ceux qui sont incommodes par leurs piqiires : Moustiques, maringouins, cousins et autres bigailles. (P. Labat.)
— Pêch. Sert à désigner le menu fretin.
BIGAME (lat. bigamus; de bis, deux fois, et du gr. gamos, mariage) adj. Qui est marié à deux personnes en même
— n. Personne bigame : Les bigajues sont traduits en cour d'assises. V. bigamie.
— Dr. can. Celui qui a été marié deux fois, ou même celui qui, ne s'étant marié qu'une fois, a épousé une veuve.
BIGAMÉE (rad. bigame) n. f. Genre de diptérocarpées, comprenant des arbustes grimpants, à feuilles alternes entières, coriaces, de l'Asie, de l'Océanie et de l'Afrique tropicale.
BIGAMIE (rad. bii/ame) n. f. Etat d'une personne mariée avec deux personnes en même temps.
— Dr. can. Etat de celui qui, ayant perdu sa première femme, en épouse une seconde, ou même qui se marie en premières noces à une veuve.
— Dans le langage religieux. Etat d'une personne qui, étant mariée, prononcerait des vœux qui excluent le mariage : On ne peut être à la fois l'épouse d'un homme et celle de Jésus-Christ, il y aurait bigamie ; il faut savoir opter entre un mari et le couvent. (Balz.)
— Bigamie spirituelle. Etat de celui qui possède deux bénéfices qu'il est interdit de cumuler, comme deux évèchés, deux cures, etc.
— Encycl. Hist. Chez les Romains, les lois les plus anciennes ne contenaient aucune disposition particulière contre la bigamie; ce crime n'était point distingué de l'adultère ; la femme bigame était considérée comme adultère et punie de mort à ce titre seul par la loi Julia; le mari bigame pouvait seulement être noté d'infamie, d'après Je droit prétorien ; plus tard, une constitution des empereurs Dioclétien et Maximien enjoignit aux juges de prononcer une peine, mais en laissant cette peine à leur discrétion.
Chez la plupart des peuples chrétiens, la bigamie fut longtemps punie de la peine capitale. Il en était ainsi notamment en Suède, en Angleterre et chez les Suisses. En Angleterre, à partir du règne de Guillaume ni, la loi condamna les bigames à la déportation pour sept ans, ou à un emprisonnement de deux ans, avec ou sans travail. C'est, avec des nuances dans les pénalités, le même esprit
3 ni se retrouve dans les législations de toutes les nations e l'Europe moderne et celles des Etats de l'Amérique. En France, sous les rois des doux premières races, aucune loi formelle ne prohibait la bigamie. Cependant, peu à peu, sans qu'il existât de loi bien précise contre la bigamie, les parlements la considérèrent comme la violation d'un engagement sacré, et ils s'habituèrent à prononcer contre ce crime de sévères condamnations. A l'époque de la Révolution, les coupables étaient ordinairement condamnés au pilori ; on envoyait ensuite les hommes aux galèi
— Dr. La Révolution plaça la bigamie au rang des crimes définis et punis par les codes. Le Code pénal de ISIO porte dans son article 340 : » Quiconque, étant engagé dans les liens du mariage, en aura contracte un autre avant la dissolution du précédent, sera puni de la peine des travaux forcés à temps. ■
Malgré sa clarté, cette disposition a soulevé plusieurs difficultés dans l'application. Il peut arriver, en elTet. que le premier mariage soit nul, ou parce qu'il était entaché d'une nullité radicale au moment même de sa perpétration, ou parce que la mort du conjoint absent est venue le dissoudre, à l'insu même de celui qui a contracté un nouveau lien. Il peut arriver encore que le second mariage ne soit pas complètement achevé, ou qu'il soit contracté dans des circonstances qui le rendraient nul, inindépendamment du premier, et alors, il s'agit de savoir s'il y a crime punissable. Il est généralement admis que les simples préhminaires du mariage ne suffisent pas pour constituer la bigamie. Mais, si l'homme et la femme se trouvaient déjà en présence du maire on de l'adjoint lorsque l'existence d'un mariage antérieur vient à être découverte, il y a sinon mariage, au moins tentative réelle pour arriver au mariage, et cette tentative suffit pour donner matière à des poursuites criminelles (C.pén., art. 2).
Bien entendu, la bigamie n'existe que par fabsence de bonne foi, c'est-à-dire si l'inculpé ne peut exciper de fortes probabilités qui le portaient à croire à la dissolution du premier mariage.
La prescription de l'action publique et de l'action privée contre le bigame est acquise par le délai de dix ans écoulés depuis la célébration du second mariage (art. 637, C. instr. crim.), à moins qu'une instruction criminelle n'ait été commencée, et, dans ce cas, les dix ans partent du début de l'instruction . Cette prescription est strictement inhérente à l'action criminelle et ne s'applique pas à l'action en nullité du mariage, qui reste soumise aux règles des prescriptions civiles (C. civ., art. 2262). V. mariage.
Pour les efl'ets civils produits par le mariage contracté de bonne foi déclaré nul, tant à l'égard des époux qu'à l'égard des enfants (art. 201 et 202duC. civ.), v. mariage.
BiGANOS, comm. de la Gironde, arrond. et à 39 kil. de Bordeaux, près de la Leyre ; 2.039 hab. Parcs à huîtres, verreries, forges et fonderies.
BIGARADE ou BICARRADE [ga-rad' — provenç. bigarrado)D.{. Espèce d'orange amère, à peau rugueuse, que l'on emploie pour la fabrication du curaçao, n Variété de poire grosse, plate, d'un gris jaunâtre et de qualité médiocre.
BIGARADE Ou BIGARADIER {di-é] n. m. Variété d'oranger qui produit la bigarade : Le bigaradier chinois fait l'ornement des jardins par sa forme élégante, le grand nombre et la beauté de ses fleurs. (Spach.)
— Encycl. On désigne sous le nom de biqaradiers des arbres formant une variété du genre cilrus. Ce sont les bigaradiers qui fournisseut les feuilles d'oranger, les fleurs d'oranger, avec lesquelles on prépare l'eau de fleurs d'oranger, l'écorce d'orange amère, les petits grains qui servent à faire l'essence de petit grain et les orangettes dont on fait les pois d'orange pour les cautères.
BIGARRÉ {ga-ré), ÉE (de bigarrer) adj. Qui a des couleurs ou des dessins variés : Fruit bigarre. Etoffe bigarrée.
— Fig. Formé d'éléments variés et disparates : Dans l'allemand, les mots sont bigarrés d'inflexions sourdes et d'inflexions sonores. (Vitet.)
— Blas. Se dit du papillon et de tout ce qui est nuancé de différentes couleurs.
— Géol. Grés bigarré. Partie inférieure du terrain triasique. V. grés.
Bigarré (Auguste-Jnlien, baron), né au Palais (Belle- Ile [Morbihan]) en 1775, mort à Rennes en 1838, était souslieutenant d'infanterie en 1793, et devint général de division en 1814, après s'être distingué dans les campagnes d'Helvétie (1798-1799), d'Allemagne (1800-1805), de Naples (1806), et d'Espagne (1808-1813). Pendant les Cent-Jours, il commanda en Vendée, et défit l'armée royaliste au combat d'Auray.
BIGARREAU (ga-ro) n. m. Variété de blanche, dont la chair est ferme, sucrée, mais de mé( qualité.
BIGARREAUTIER (ro-ti-é) n. m. Variété de cerisier qui produit le bigarreau.
BIGARREMENT n. m. Etat de ce qui est bigarré ; bigarrure. (Peu usité.)
BIGARRER {ga-ré — origine douteuse; peutêtre du lat. bis, deux fois, et variare, varier) n. m. Assembler sur un fond des couleurs et des dessins nombreux et variés : Bigarrer une livrée. Bigarrer une toile, n Etre disposé comme une bigarrure sur un fond de couleur difl'érente : besplaques denuagesviolacésBiGAr^UMEyT le ciel.{}i.Ta.iae.)
— Fig. Varier agréablement : Mirabeau m'enchante de récits d'amour, de souhaits de retraite dont il bigarrait des discussions arides. (Chateaub.) il Produire un ensemble disparate : Expressions gui bigarrent le style.
BIGARRURE [qa-rur' — rad. bigarrer) n. f. Assemblage de couleurs ou de dessins nombreux et variés : L'habit d'arlequin est le type de la bigarrure.
— Par ext. Assortiment, réunion de choses disparates : Style qui présente des bigarrures de trivial et de sublime.
Il Réunion de personnes différentes de caractère, d'état ou d'opinion : Société qui est une étrange bigarrure.
— n. f. pi. Fauconn. Taches d'un brun noirâtre que l'on observe sur le plumage de certains oiseaux de proie employés à la chasse.
Bigarrures et Touches du Seigneur des Accords, ouvrage d'Estienne Tabouret, qui s'était surnommé lui-même « sieur des Accords » . C'est, ainsi que l'indique le titre, un recueil de choses disparates (« bigarrées • , comme on disait alors), de rébus, de coq-à-l'âne, d'équivoques, c'est-à-dire de calembours, de vers coupés, léonins ou monosyllabiques, d'acrostiches, d'anagrammes, d'étymologies facétieuses, etc.
On peut croire que les bons contes ne manquent pas chez un contemporain de Brantôme, ni les satires chez l'admirateur de Rabelais. Mais Tabourot n'est pas seulement un homme d'esprit, il est aussi un érudit, et plusieurs de SCS anecdotes en portent la trace.
Après les quatre livres des Bigarrures, vient le livre des Touches, c'est-à-dire des épigrammes, auquel ce nom
Xc?:
convient parfaitement : « Car, dit l'auteur, c'est une espèce de légère escrime, où, avec l'espée rabattue, je donne simplement une touche, qui perce à grand'peine la peau, et ne peut entamer vivement la chair. » Ce livre est suivi des Escraignes dijonnoises, et l'ouvrage se termine par les Contes facétieux du sieur Gaulard, gentilhomme de la Franche-Comté bourguignonne, ajoutés au recueil, dit Tabourot lui-même t. pour le ir faire vendre » .
BIGAT {ga — \ax.bigatus)n.va.
Denier romain de la république, qui portait au revers Diane et, plus tard, la
Victoire, mon- Bigat.
tée sur un char
à deux chevaux (ou blge). On fabriqua de ces pièces environ de 217 à 64 avant J.-C. Tacite (Gérai., V) nous apprend que les Germains recherchaient particulic
qui, par consequ
leur
BIGATTIÈRE (ga-ti-èr') n. f. Vaste bâtiment pour la cul-
BIGAUDELLE n. f
Variété de cerise blan che ou à peine rosée.
^ Bigauts.
BIGAUT ou BIGOT (f/o) n. m. Sorte de houe, parfois à crochets, pour le binage des vignes.
BIGE (lat. bigatus) n. m. Antiq rom Char a deux ou à quatre roues, attelé de deux chevaux et ser-
pour le triomphe ou pour le transport des fardeaux.
— Encycl. Au pluriel, le mot biges désigne deux chevaux attelés ensemble par une barre transversale et portant sur leur garot singulier, ce qui est le cas le plus fréquent, gne un char à deux chevaux, tels que les bas-reliefs, les peintures de vases, et celles de Pompéi nous montrent souvent les chars de guerre. Le musée du Vatican possède une fort belle sculpture en marbre blanc qui figure un bige attelé de ses deux chevaux, presque de grandeur naturelle.
Le blge servait de type à certaines monnaies romaines. V. bigat.
BIGEARREYN (ja-rin) n. m. Biges.
Filet rappelant par sa forme celui connu sous le nom de demi-folles. (V. ce mot.) On l'emploie pour la pêche du poisson plat, n On dit aussi bigear-
REYNES, n. f. pi.
BiGELOW (Erastus Brigham), industriel américain, né à West-Baylston (Massachusetts) en 1814, inventa un métier à tisser à la main, un métier mécanique pour le tissage des couvertures, et, en 1839, il employa au tissage des tapis de laine le premier métier à vapeur. Il a fondé, en 1849, la ville manufacturière de Clinton.
BiGELO'W (John), publicisté et diplomate américain, né à Malden (New- York) en 1817. Chargé, de 1845 à 1848, des fonctions d'inspecteur des prisons, il provoqua d'utiles réformes dans le régime pénitentiaire. Les relations qu'il donna de ses voyages à la Jama'ique, à Ha'iti, en Italie, achevèrent de le mettre en lumière. Nommé consul des Etats-Unis à Paris en 1861, et ministre plénipotentiaire en 1865, c'est à lui qu'incomba la mission d'aplanir les difficultés survenues dans les relations de la France avec le cabinet de 'Washington, à la suite de l'expédition française au Mexique En 1874, il devint secrétaire de l'Etat de New York mais, dès 1 année sul^ante, il se retira de la vie politique On lui doit plusieurs ouvrage» estimés la Jamaïque en IS50 (1852) les Etats Inisd Aviei ique (Pa ris 1S63) la France et la Marine con ^^
fédeiee (1888) Il a publie, en outre TtS.
les Œniies de Fianklm, en 1887 7\
Lhac
de folioh
Fenêtre bigéminée.
SSi FLEURS BICON-
comme dans la sensiti\e
— Fleurs bigémmées. Fleurs au nombre de quatre, portées deux par deux sur deux pédoncules, ii On dit a
JUGUÉES.
— Archit. Se dit d'une baie divisée en quatre parties : Fenêtre bigeminée.
— Miner. Qui offre la combinaison de quatre formes, lesquelles, prises deux à deux, sont de la môme espèce.
BIGÉNÈRE (du lat. bis, deux fois, et genus, eris, genre) adj. En T. dliist. nat.. Qui provient de deux genres ditîé-
BIGÉNÉRINE (de bl, et du gr. généa, genre) n. f. Genre de foraminifères, famille des textularidés, tribu des textularinés, créé par d'Orbignv pour de petites formes qui vivent dans la mer Adriatique.
BiGERRIONES, peuple d'Aquitaine qui fit sa soumission à Crassus, lieutenant de César. Pline le désigne sous le nom légèrement altéré de Begerri. — Un Bigebrione ou
Encycl. Ce nom est évidemment le même que celui
dép. dos Hautos-Pyrés-flo-Bigorrcj fut transt qui devint succcssivc-
o ot les Anglais Dnitédo Dodl'ord)
t kilom. environ. — La Big-Horn-ltiver
i>l,' 1 ijii ainr(> contrefort oriental des montagnes Hoh. ti„s un polit massif montagneux qui s'appelle les
BiGLAND (John), historien anglais, né à Skirlang en ",ii, iiiuri on 1832, maître d'écolo do village. Il a laissé des luia^i's historiques estimés : Système de géographie
BicLANDULAiRE n. f. Bot. Syn. de voTRiE. il Section du
BIGLE .11 !iM inccnnue) adj. Louche: Tcim; bigles.
h l'ii ^ jiil louche : On ne sait jamais à quoi s'en
' (i'im BIGLE. Il Le fém. biglesse est par-
s'om donné, à Rome, aux soldats spé-
1 rôlo do sentinelles.
) n. m. Chien courant angfais, de faible
iEAGLE, et BIGLE. V. BEAGLE.
BIGLE au BIGLER V
— Activ. Koi;arJcr quelqu'i
BIGLOCHIDÉ, ÉE (de bi, et du gr. glôchis, pointe) adj. Qui est muni de deux pointes.
BIGLDMÉ, ÉE (de bi, et glume) adj. En T. do bot., Qui renferme deu.^: glumos.
BiGNAN, comm. du Morbihan, arrond. et à 35 kilom. do Plocrmel, sur la Claye; 2.756 hab. Minoteries; foires.
BiGNAN (Anne), poète français, né à Lyon en 1795, mort à Pau en 1861. 11 remporta plusieurs prix de poésie à l'Académie, et dut surtout sa notoriété à des traductions en vers de Vlliade (1S30I et do l'Orfi/ssfV ( 1841',. Parmi ses recueils de vers élégants et corrects, mais sans imagina-
géli(jiies (1850) : u mssie (1839). Il a romans en prose.
f. Tu
, bosse, (
iVie
SIGNE ((/i mot dont on a laii beugne, et beigne.
— En T. d'agric. Sorte de pioche.
BiGNE (Gace ou Gaces DE LaI, poète français, né vers 1428, dans le diocèse de Bayeux, fut chapelain de Philippe do Valois, du roi Jean, ([u'il* accompagna dans sa captivité, et do Charles "V. On lui doit un poème, le Boman des oiscaub-, <iui a été imprimé, mais avec quehiues retranchements, à la suite des Déduits de la chasse des bêtes sau- >'(i(/is et des oiseaux de proie, par Phébus Gaston de Foix (Paris, 1520).
BIGNON {gn mil.) n. m. Filet appelé aussi trdble.
BiGNON (I.e\ coram. de la Loire-Inférieure, arrond. et à 13 kilom. de Nantes; 1.747 hab. Bétail; forges. Ruines de l'ancien cliâteau de Toufou.
BiGNON (Jtrorae) magistrat ne à Pans en 15^i mort en 1656. Il se ht remarquer par une prodigieuse precoute intellectuelle publia à di
Terri
Choî oqi aphu
peu plus tard Di la tille de Borne p
antiquités et s„
d'ici-lle 11604) pu
pape, etc. (160,)
mer par Henri I
roya
de r,i
dédis
et dans lequel il rélutait f
celui de Yaldts De dtgm Jerime Bignon
tate région Jlispants Après
avoir voyagé en Italie il entra dans le barreau puis fut
successivement avocat gênerai au grand conseil en 1620
conseiller d'Etat avocat gênerai au parlement de Pans
(1625), et bibliothécaire du roi en 1612 II fut chargé plu
tard de missions politiques — * '■ " "
Ma.culfe (.
rozs et de leui Jérôme II (ib-î lui ) fut" tus Ihécaire du roi — Un hls do mort à Paris (1662 1713) oratoi bhothécaire du roi de\intmeml président honjrairo dos Vtad
.11 Jl
iillaàf >n 1649
. Pall
Jis prédu ateur et bl \cademie française des s leuces et des a <- oUaboré au ajour s Médailles du règne
( rétaire do légation près les républiqu Ml, alpiao(1797-1799),pui8àBerlin(1800-1801),
H , : ,: , i< . dans cette dernière cour (1802-1803), et lu I intiairo à Cassol (1804-1806). Après léna,
1 lia l'administration dos domaines ot dos
l'iusse (1808-1808), ot de l'Autriche (1809).
\ I. I p \ ursovio, il releva les espérances des
I' I 1 , Il I- aux mesures énergiques qu'il prit, la
n I I III I 11 1,1 l'ologne retarda de plusieurs mois la mari-lio des Russes et des Autrichiens en 1813. Pendant les Cont-Jours, Bignon fit partie de la Chambre des représentants, fut nommé sous-secrétaire d'Ktat, puis reçut le portefeuille des affaires étrangères. Ce fut à ce titre qu il dut signer la convention du 3 juillet 1815, qui livrait Paris aux alliés. Il siégea comme député à la Chambre de 1817 & 1837, époque oii il reçut un siège à la pairie. Bignon fut un diplomate habile et un orateur remarquable par la jirofinulcur ot lo libéralismo de ses vues. Son œuvre capitale , ,f -^m: llJ-.t-.::-r rlr l-'r^iiire dcpuis le iS brumairc jus-
■ ■' '>' I II- . iiiMiinuée par son gendre le baron 1 i ; !,l;lntcetouvrage,Bignon^épon-
| I ,; . I il ■ do Napoléon. Parmi ses autres
,1 , / i'<>\écomparatif de l'état financier, ,"' i-t moral de la France et des principales / Tope {,l&li); Du congrès de Troppau{l82l);
vées dans les jardins d'agroment.
BIGNONIACÉES (^n mil.; n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre bignone. — Une
NIACÉE.
— Encycl. Les bignoniaeées sont des arbres, dés arbrisseaux, ou, plus rarement, des plantes herbacées, mais .surtout des lianes qui se distinguent par une disposition toute particulière ; le corps ligneux est partagé en plusieurs lobes, dont l'intervalle est rempli par l'écorce ; ces lobes, au nombre de quatre, figurent une sorte de croix de Malte, à tige souvent sarmenteuse et garnie de vrilles ; à feuilles opposées, quelquefois verticillées, simples ou composées, sans stipules ; à fleurs hermaphrodites, irrégulières, presque toujours ornées de brillantes couleurs. Les bignoniaeées habitent pour la plupart les régions équatoriales de l'Amérique; on en trouve en Australie et dans l'archipel Indien. Les espèces arborescentes sont également répandues dans le nouveau et dans l'ancien monde.
BIGONTIA (si-a:
sure de capacité,
BIGOPHONE (de Bigot, n. de l'inventeur, et du gr. phônè, voix) n. m. Instrument de musique en carton.
— Encycl. Cet instrument de musique, tout à fait primitif, se compose d'une embouchure et d'un cornet de carton, auquel (
Bignone.
^aga
forme de serpent, d'escar got, de trom, po d'éléphant etc. Poi jouer, il
ffit
dans 1 emboufondéde
bi-
gophone
Types divers de bigophi
1 rond ou a
BIGOR-
DAN,ANE(on
dit aussi BiGOUEDAN, ANE), personne née
ou qui habite ce pays. — Les Bigordans(ou Bigodrdans).
— Adjectiv. Qui appartient à ce pays ou à ses habitants : Tradition bigordane (ou bigodrdane).
BIGORNE (provenç. bigorna; du lat. bicomis, à deux cornes) n. f. Techn. Sorte d'enclume dont chaque extrémité est en pointe, et qui sert à te grosses pièces. Il Masse de ht à fouler les peaux mouillées,
— Agric. V. bigot.
— Mar. Bigorne de calfat. Sorte do ciseau à froid, destiné à briser les clous qui s'opposent au travail du calfatage en traversant lesjoints des bordages.
— Encycl. Techn. Au lieu d"e reposer sur la chabotte, comme l'enclume, la bigorne y est encastrée à l'aide d'une tige ai^s^ant
emploient
Bigornes : i. De tonnelier; 2. A pince;
les ferblantiers, les plombiers, les bijoutiers, les charrons, les taillandiers en ont qui diffèrent de forme et de taille.
La bigorne employée pour la contremarque des objets d'or et d'argent est une sorte de petite enclume portant.
BIGGAR
gravées on creux, des marques spi